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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:47

La relation amoureuse n’est pas un long fleuve tranquille dans les chansons de GAINSBOURG et les amants sont tourmentés, assaillis de violents desirs ou de moments de crise, la jalousie étant un passage oblige dans cette “carte du Tendre” d’un genre un peu tumultueux. Aussi les insultes y tiennent leur place, moyen de manifester violemment les tourments de l’âme.

Dans la pièce, Sergio a des raisons d’être jaloux et Marilou, de très mauvaise foi, ne supporte pas ses humeurs et lui réplique hardiment en le traitant par exemple de “plouc, de minable, d’abominable bouc”… Tous ces charmants noms d’oiseaux sont par exemple dans la chanson “aéroplanes”, extraite de “l’Homme à la tête de chou”.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 05:09

Les personnages de la pièce ne sont pas des « vedettes » en anglais ! Ils sont davantage au goût d’Emmanuelle qui aime « les manuels » comme dit la chanson. Cependant, lorsqu’ils constatent que les filles du Kangourou Club parlent la langue de Shakespeare, ils s’essaient maladroitement à quelques phrases, ce qui donne lieu à un moment cocasse...

“Bloody Jack : (avec un fort accent français, comme les autres) please, please ! I’m a french man, and I prefer to say : « je t’aime ».

L’ami Caouette : yes, me too !

Max Coiffeur : (se précipitant vers Paméla Popo) I like your body, your eyes, baby blue !

Tatoué Jérémie : (se précipitant vers Lola Rastaquouère) I’m afraid I don’t speak very well english but I think you are the most pretty little girl I ever knew !”

Cet épisode fait écho à quelques chansons que Serge chante en anglais. Intéressant au passage, quand on connaît bien les paroles de l’originale, de confronter à la traduction proposée.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 07:32

« Jouer la farce du grand amour » préconisait « la recette de l’amour fou »... Les hommes qui vont au Kangourou club négligent un peu l’orthographe mais se lancent dans les serments d’amour qu’ils font lire aux filles. L’occasion pour elles de se moquer de leurs pauvres compétences dans ce domaine !

C’est justement le thème de la chanson « en relisant ta lettre » qui s’attache à démonter le pathétique et le lyrisme amoureux par la grille austère de l’orthographe. Pour les besoins de la pièce, la situation est retournée car dans la chanson originale, c’est l’homme qui « joue les maîtres d’école » et la femme qui souffre « la leçon » !

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 06:36

C’était voilà trois semaines, j’ai pu rencontrer un journaliste dans l’ile de Ré au sujet de mes « projets » de signature et de conférence. Il faisait beau, j’ai pu au préalable prendre un bain de mer puis savourer une boisson fraiche en terrasse, juste en face de la librairie où je vais signer mes livres dans la commune du Bois Plage (je connais bien l’établissement car suis déjà venu y présenter « l’Organisme » puis « les Cent tours de la Lanterne magique »).

Il y a toujours de l’agrément à venir parler livres dans l’ile de Ré, d’autant que le journaliste était très agréable de conversation et que nous avons pu élargir le compas en cette fin d’après-midi ensoleillée qui sentait bon la mer et le sable de la plage. Je ne serai pas présent cette année sur le salon du Livre auquel j’aime participer en début août, mais c’était une bonne occasion de venir sur « le territoire » de certains de mes ancêtres !

Phare de Ré Gainsbourg Rue de Verneuil

Phare de Ré Gainsbourg Rue de Verneuil

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 04:57

La réalisation d’une vidéo est un art en soi... Format court, variété des supports, choix des prises, sélection... A partir de cette base, Fred a relevé le défi et le résultat est très réussi. Plutôt qu’une longue captation pendant laquelle il faut bien le dire, on perd beaucoup de l’intensité du direct, ce clip a le mérite de fournir un magnifique instantané. A découvrir...

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 10:10

Dans la pièce, Max Coiffeur est un grand séducteur qui dispose de deux « bottes secrètes », l’art de faire rêver, et l’art de dire des poèmes. Il ne connaît certes pas beaucoup de vers mais les « ressert » dans toutes les circonstances. C’est Baudelaire qu’il affectionne et notamment le Baudelaire de la maîtresse « couleur café », la fameuse mulâtresse : les vers qu’il récite à la Javanaise (parce qu’il la trouve « très baudelairienne et très mulâtresse » sont extraits des « bijoux » et du « serpent qui danse ». Gainsbourg a mis en musique ce poème et le rythme samba convient tout particulièrement au caractère lascif de l’évocation.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 09:19

C’est la méthode de Sergio et de Max Coiffeur dans le Kangourou club. Lorsqu’ils s’adressent respectivement à Marilou et à la Javanaise, ils leur parlent du pays dans lequel ils leur promettent de les emmener. Ils vont plus loin puisqu’ils rendent palpables cet univers qu’ils décrivent :

« Sergio : Que dirais-tu, poupée, d’un voyage en Nouvelle-Guinée ?... Partir loin, très loin d’ici ! On décolle... Les heures passent... On survole la mer de corail... (Il lui prend la main et la fait déambuler au ralenti comme dans un rêve) On survole ces jungles mystérieuses au fond desquelles, parfois, s’agitent encore ces légendaires naufrageurs indigènes qui guettent les avions cargos de nuit... Imagine ! Nous sommes dans l’un de ces cargos. Eux, tapis dans l’ombre et armés de sarbacanes, nous voient passer au-dessus de leurs têtes... Nous ne craignons rien, nous sommes à bord de l’oiseau merveilleux, illuminé comme une Divinité de la Nuit...

Max Coiffeur : « et que dirais-tu, toi, la Javanaise, si moi aussi, Max Coiffeur, je te faisais prendre un grand paquebot pour te ramener dans ton ile ? (Il la prend à son tour par la main) Je te couvrirais de perles et de bijoux et je te logerais dans l’un de ces palaces cinq étoiles spécialement aménagés pour les amants en voyage ? Vois... Des escaliers à colonnades, des miroirs profonds, des lits à baldaquin ! Et, posés sur des meubles rococos, des bustes d’Aphrodite et de Vénus sortant de l’écume... »

Cette escapade dans le rêve passe par des références à la chanson déjà citée de « Cargo culte » mais aussi à une autre chanson de l’album : « Histoire de Mélody Nelson » : « l’Hôtel particulier ».

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 14:26

Un gros travail ces dernières semaines autour d’une conférence que je propose sur les diverses influences artistiques qui ont marqué les chansons de Gainsbourg... Vaste sujet qui mériterait tout un livre (j’y pense) et qu’il va falloir faire tenir dans le cadre d’environ une heure...

Voir infos sur la page du musée du Rock.

http://museedurock.com/conference-gainsbourg-au-musee-du-rock

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 17:59

C’est un personnage de la pièce qui l’affirme : « dandy à la dent dure, je traque les aphorismes ! J’aiguise le coupe-chou et la phrase assassine, j’mets du rouge à lèvres à la pensée et j’la fais saigner. J’adore le sang qui affleure et le rouge qui monte aux joues des timides cramoisies. »

Beaucoup d’élégance teintée de cynisme. Mélange de dédain et de distinction... Bref, le dandysme. C’est un peu la méthode Sergio héritée de toutes les influences des dandys prestigieux, Baudelaire, Oscar Wilde ou Bowie comme le chante si bien l’une des muses de Gainsbourg : Isabelle Adjani...

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 18:47

Au « Kangourou club », les cinq compagnons de misère n’ont rien d’autre à faire qu’à essayer de « draguer »... « Les filles sont tellement belles que n’importe qui se damnerait pour elles ! » s’exclame d’ailleurs l’Ami Caouette.

La question est : comment s’y prendre quand on n’a pas le physique de l’emploi ? « On a une sale gueule, mais on n’y peut rien ! ». C’est l’occasion de voir ce que proposent les chansons de Serge en matière de drague ! Et avant de commencer, un détour par une « recette » proposée par le dandy cynique, « la recette de l’amour fou ».

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