Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte Libre

<a href="http://www.paperblog.fr/" rel="paperblog sheumas" title="Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs" >
 <img src="http://media.paperblog.fr/assets/images/logos/minilogo.png" border="0" alt="Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs" />
</a>

Recherche

Fictions et variétés

undefinedundefinedundefined
Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 06:50

C’est le dernier personnage de la pièce. Docteur Jekyll est chargée de « la blanche clinique neuro psychiatrique » et « pilote » son bataillon d’infirmières. Elle paraît de prime abord autoritariste et ne supporte pas la légèreté des jeunes infirmières dont elle a la charge. Mais, au fil du prologue, elle subit l’attraction de la folie... Cette folie n’est pas mentale, elle est davantage le produit d’une sensualité en éveil progressif, d’une intéraction entre chacune des filles dont les propos deviennent, à travers l’évocation du texte de Serge, de plus en plus troubles.

Visuellement, sur la scène, c’est au moment où Docteur Jekyll s’est emparée du roman « Lolita » de Nabokov qui « traînait » sur la table de chevet de Sergio qu’elle tombe le masque et révèle la sensualité débridée de sa nature.

Repost 0
21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 13:39

Complice avec Shéhérazade, elle est agacée par Sergio, « le patient schizophrène »... Elle s’en méfie et le trouve même « vicieux ». Elle le dit avec son cheveu sur la langue, et ça lui donne un air charmant. Elle n’aime pas quand ses autres collègues se montrent trop attentionnées avec lui et ne supporte pas non plus quand elles se mettent à lui parler en anglais pour lui remémorer Marilou. Elle, « à part sea, sex and sun », elle ne sait rien de cette langue. De même, elle déteste le bocal à cornichons dans lequel elles ont enfermé le hanneton de Sergio. « Moi, ça me stresse cette histoire de hanneton dans un bocal ! J’ai une phobie des insectes et des serpents et j’aime pas les bocaux à cornichons, ça vient d’mon enfance ! »

Avec Jane B. Bambou est la seule des filles de la pièce dont le nom fasse référence au vécu de Serge : alors, une pensée pour la dernière compagne de ce dernier qui lui a aussi offert quelques chansons.

Repost 0
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 06:53

Parmi la joyeuse troupe des infirmières qui ont la charge de Sergio, la bien nommée Shéhérazade fait figure de râleuse. Elle n’a pas envie de traîner dans la chambre de ce patient qu’elle « ne sent pas » et qui la dérange. Elle a sans doute plein de choses à faire après le service « Shéhérazade : (remettant sa blouse à contrecœur) ah non, pas lui ! Je le supporte pas le Sergio, il est trop compliqué, j’ai jamais vu pareil oiseau ! Et puis j’étais sur le point de m’en aller, j’ai un rendez-vous, moi ! »

Dans les chansons de Serge, le thème de la belle orientale, de l’odalisque et de la fille du calife est très présent. Qu’on se rapporte par exemple à la chanson « oh my lady héroïne », dotée de « tous les charmes de la Perse ». Cette Shéhérazade traine dans son sillage quelqeu chose du sillage oriental, avec ses « doudounes comme deux rahat loukoums à la rose »...

Repost 0
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 04:26

Face à Samantha l’universitaire qui « cherche à faire son intéressante devant le chef », voilà Manon, aussi jeune mais beaucoup plus facétieuse et mutine. Elle n’arrive pas à prendre les choses au sérieux, et même face au « cas pathologique », choisit de s’amuser. Elle trouve que Sergio est marrant avec ses histoires de hanneton et de Marilou, la fille du calife de la « mille et deuxième nuit » !

« (S’emparant du bocal et s’amusant à le mettre à son oreille) c’est génial, on est comme au pays d’Alice de Lewis Caroll... tu as raison, Sergio, le hanneton parle ! Il est même très drôle et séduisant ! Il a la classe ! »

Manon trouve son modèle dans la chanson « Manon » dont la figure est empruntée à la fameuse « Manon Lescaut », la « perfide Manon » qui rend si malheureux le tendre et vulnérable chevalier Des Grieux, conquis par ses charmes.

Repost 0
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 06:35

Samantha tient une place à part parmi le groupe un peu fou des infirmières. C’est une jeune étudiante qui vient de terminer ses études et qui est toute fière de montrer aux autres ce qu’elle en a retenu, en l’occurrence les leçons du docteur Freud ! Elle met directement en application ces théories quand elle s’adresse à Sergio : « Essaie de te concentrer, refoule les penchants qui t’habitent ! Réconcilie ton ça avec ton moi, ton moi avec ton surmoi et appuie-toi sur moi ! » Elle trouve son modèle dans l’album de Serge : « You’re under arrest », où la malheureuse Samantha est une junkie qui s’est « foutue en l’air comme Edith... »

Repost 0
15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 07:23

Dans le « bataillon des infirmières » qui soignent « le patient schizophrène, figure la douce et conciliante Jane B qui est prête à tout pour être agréable à Sergio, même à croire en son histoire farfelue de hanneton et de « radio Pou ». L’actrice qui interprétait ce rôle avait affecté un petit accent à la Jane qui convenait parfaitement. La chanson est imitée du poème de « Lolita », le roman de Nabokov et la musique est inspirée d’un prélude de Chopin que voici, faites le rapprochement !

https://www.youtube.com/watch?v=ef-4Bv5Ng0w

Gainsbourg. Birkin

Repost 0
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 06:17

Dans la galerie de personnages de « Ma Rue de Verneuil », il ne faut pas oublier le groupe des infirmières... Et, dans le roman, celle qui s’appelle Judith, joue un rôle capital. C’est grâce à elle, à sa douceur et à son tact qu’elle accède au « journal de Sergio » et que, de ce fait, le lecteur découvre toute l’histoire...

Dans la pièce comme dans le roman, tout commence en effet dans l’univers psychiatrique. La folie tient une grande place dans les chansons de Serge. Elle est un moteur de sa poésie, ce côté étrange, surréaliste, qu’on trouve aussi chez l’un de ses auteurs favoris, le comte de Lautréamont, comme dit la chanson de Birkin : « Lautréamont, les Chants de Maldoror, tu n’aimes pas, mois j’adore ! »

Repost 0
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 06:47

Les présentations ayant été faites, passons à l’histoire et aux nombreux clins d’œil à l’œuvre de Serge. Puisque nous en étions arrivés à Hardy (alias Laetitia) restons avec lui. Les plaisirs de la scène et du Kangourou n’ont qu’un temps dans la pièce qui, de comédie érotico sentimentale vire au drame et à la tragédie.

Dans cette logique désespérée, les personnages amusants et facétieux tombent l’un après l’autre les masques et révèlent leur « fêlure existentielle ». Sous ses airs charmeurs et efféminés, Hardy est un être violent, sadique et sanglant, cherchant avant tout à tirer du plaisir de la souffrance des autres... L’argent, ça brûle les doigts, mais ça peut aussi te brûler le bide ou autre chose !

Repost 0
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 06:32

Dernière figure du Kangourou Club et membre de la « clique à Marilou », le personnage trouble de Hardy qui se fait appeler « Laetitia » et qui joue, sur la scène, de son ambiguité ! Il a déjà roulé sa bosse, vendeur de BD exclusivement pour adultes, serveur dans un restaurant de routiers, il arrondit ses fins de mois en venant danser au Kangourou. Il a la main leste et exige qu’on le respecte, autatn que ses copines : « Si jamais un gars me touche, « bang », réflexe mécanique ! « J’distribue les swings et les uppercuts, ça fait VLAM, ça fait SPLATCH et ça fait CHTUCK ou bien BOMP ou HUMPF, parfois même PFFF ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ ! »

Gainsbourg Laetitia

Repost 0
10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 06:33

La cadette et mascotte du groupe des filles : Mélody Nelson, alias Marilou... Celle par qui l’histoire commence. Dans l’œuvre de GAINSBOURG, Marilou, c’est l’héroïne de l’album de la Tête de chou. Dans « le Kangourou club » on la surnomme « la fille du Calife de la mille et deuxième nuit ». Elle plaît beaucoup aux garçons. Dotée d’un fichu caractère, elle mène son monde et ne mâche pas ses mots.

Toujours partante pour une partie de rigolade, elle souffre au fond d’une fêlure interne... Abandonnée par ses parents, elle se drogue, on la surnomme aussi « Poussière d’ange ».

Gainsbourg. Marilou

Repost 0