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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 06:09

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              La période des vacances étant cette fois vraiment lancée, je vais suspendre ce blog pour un bon mois... Un retour en Ecosse est prévu cet été mais, pour l’heure, ma véritable préoccupation d’écriture tient dans la rédaction de mon livre et ses deux versions parallèles, à savoir « le document » et la réalisation du web site.

               Par conséquent, je cours après le temps dans une période où je souhaite aussi relâcher un peu la pression. Lorsque, toutefois, le site sera réalisé, je ferai un « flash blog » afin d’avertir mes lecteurs.

               D’ici là, à vous tous et toutes, bonne vacances constructives !  

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 06:17

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                  Le destin particulier de la future Osa Johnson emportée dans une série d’aventures dans le monde à la suite de son mari qui a pris Jack London pour modèle. Le destin de cette femme est rapporté par un « ghostwriter », une certaine Wennie, originaire de la même ville que la prestigieuse Osa dont elle découvre les différentes facettes.

                  A leur retour de la jungle de Bornéo, New York est méconnaissable. La guerre a eu lieu et ils ignorent tout de ce nouveau monde au point de se demander s’ils vont trouver des amateurs de leurs films de cannibales. Une  frénésie s’est emparée de New York avec ses « flappers » à l’image de Zelda qui commence à faire parler d’elle, ses cabarets où se ruent tous les fantasmes du sexe et de la transgression, exemple du Ziegfeld Follies, préférant New-York à Paris et une jeune actrice délurée à la célèbre Mistinguett... New York surnommée « la Grande Voie blanche » sous l’effet des sun-lights permanents.

                   Ainsi commence le bel ouvrage de Michel Le Bris (que j’ai souvent cotoyé au Festival « Etonnants voyageurs » de Saint-Malo), ouvrage qui peut aussi se lire comme une encyclopédie du monde américain au début du XX° siècle. Ouvrage dans lequel je picore...

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Eric Bertrand - dans livres
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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 06:08

                  Alors que chacun prépare secrêtement ce temps offert des vacances, (et que cette « saison du blog » touche à sa fin) je voudrais vous faire partager un peu du plaisir intellectuel ressenti hier au cours de la visite de l’expo que la médiathèque de La Rochelle consacre en ce moment à l’écrivain Jean-Claude Carrière à l’occasion de sa venue dans le cadre du Festival de cinéma.

                 Jean-Claude Carrière, c’est d’abord, pour beaucoup de profs de lettres, l’auteur de la fameuse Controverse de Valladolid si bien incarnée par de grands comédiens comme jean-Pierre Marielle et Jean-Louis Trintignant. C’est aussi un homme de cinéma qui s’est associé à de grands réalisateurs pour tourner des films comme « Cyrano de Bergerac »... Mais c’est avant tout un homme passionnant à écouter parler car sa culture est immense et soutenue pas une réflexion mature et curieuse de tout. Un document tournait en boucle et restituait l’émission que lui avait consacrée Jacques Chancel.

                 J’ai pu en saisir quelques bribes, notamment lorsque Jean-Claude Carrière évoquait ce beau récit d’origine persane qui raconte comment un philosophe arrivé à la fin de « son parcours de vie » espère, son heure dernière arrivée, rencontrer son dieu. Il se trouve alors confronté à un grand miroir, et ce miroir lui donne à voir un oiseau. « Cet oiseau de vie », lui dit une voix, c’est lui-même... Ce qu’il est parvenu à réaliser au cours de sa vie d’homme. Jean-Claude Carrière explique que peuvent aussi apparaître dans ce miroir plusieurs oiseaux de vie, car il ne faut jamais considérer qu’un être vivant soit dissociable de la communauté qui l’accompagne. Tout être humain est en effet le résultat de particules spécifiques qui ne cessent d’entrer en intéraction avec un milieu, un temps et une communauté donnés, (ce qui fait que jamais un être ne pourra être cloné et reproduit à l’identique dans son propre devenir). En citant Shakespeare et en répondant à une astucieuse question de Jacques Chancel, il affirme que « la vraie vie » : « c’est la sensation, le chaud, le mouvement »...

                Tout est là, essayez « chaudement » votre « chemin de vie », entrez en mouvement, déployez vos organes sensoriels et... trouvez votre oiseau  (vos »oiseaux de vie ») et passez de bonnes vacances ! (Eventuellement, lisez Jean-Claude Carrière !)

 

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Eric Bertrand - dans livres
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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 06:14

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               Nous sommes au milieu de l’année 1555. Comment pénétrer plus profondément la terre du Brésil et fonder une « nouvelle France » ? C’est la question posée par le chevalier de Villegagnon au début de cet ouvrage de Jean-Christophe Rufin. Il faudrait des interprètes auprès des sauvages comme celui dont Montaigne parle dans ses Essais : ce « cannibale » a été ramené d’Amérique, a servi d’attraction et, depuis qu’il s’est « installé » dans le « Nouveau Monde », il refuse de repartir là-bas dans son pays, quelle que soit la mission proposée.

               Alors il faudrait envoyer des enfants. Personne n’a, comme les enfants, le génie des langues. Ils serviront remarquablement bien la propagation de la mission occidentale. Les deux héros du roman sont donc des enfants orphelins que le lecteur va suivre, deux enfants de 11 et 13 ans intimement unis, Just et Colombe...

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Eric Bertrand - dans livres
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 05:38

 

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                  Tout ce qui touche Nantes ou La Rochelle m’intéresse particulièrement en ce moment où je suis dans la phase définitive de mon livre et où je peux prétendre, sans fausse modestie, en connaître un rayon sur ces deux villes et en avoir parcouru « quelques kilomètres »...

                  Voici par exemple un petit film produit par la ville de Nantes et qui présente, malgré son caractère un peu surprenant et délibérément burlesque, l’intérêt de focaliser sur certains points forts de la « culture » et de « l’espace » nantais actuels.

 

http://www.levoyageanantes.fr/

 

 

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Eric Bertrand - dans voyage
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 05:27

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Comme le titre l’indique la mort n’est-elle pas l’héroïne éponyme de ce roman encore une fois très sombre de Maupassant ? Le peintre Olivier Bertin est pourtant une force de la nature, doué à la fois d’un tempérament artiste, d’une puissance de sensation et d’un pouvoir de séduction irrésistible. Mais il arrive à une période critique...

                 Le début de sa relation avec l’un de ses modèles, la comtesse de Guilleroy, est relatée avec précision. A l’origine, la jeune femme est belle, vertueuse, passionnée et finit par lui accorder ses faveurs à un âge où il sent qu’il n’a déjà plus la force de changer de maîtresse aussi rapidement. Et puis Mme de Guilleroy n’est pas une lorette, son âme est délicate et il ressent pour elle une infinie tendresse. Cette Any a une petite fille âgée de 5-6 ans qui l’accompagne quelquefois...

                  Les années passant, Olivier Bertin se sent de plus en plus attiré par cette fille de la comtesse : Annette… Douze ans plus tard, la jeune fille le trouble même profondément dans la mesure où sa ressemblance lui rappelle à tous les niveaux la mère. Même voix, même taille, même démarche. « Bertin sentit en lui s’éveiller des souvenirs, ces souvenirs disparus, noyés dans l’oubli et qui soudain reviennent, on ne sait pourquoi. Ils surgissaient rapides, de toutes sortes, si nombreux en même temps qu’il éprouvait la sensation d’une main remuant la vase de sa mémoire. » 

                   La métaphore « la vase de la mémoire » renvoie bien à cette idée de petite mort que soulèvent toutes les occasions de réminiscences que sollicitent dans le souvenir de l’ancien séducteur les diverses sensations (p84).

                   La phase de rivalité gentille entre la mère et la fille ne dure pas bien longtemps car un événement vient précipiter les choses : la mort de la mère de Mme de Guilleroy. Chagrin, épreuve, fatigue, elle n’est plus la même en quelques semaines alors qu’Annette a gagné en maturité et dignité. Le peintre reconnaît en elle le portrait qu’il a réalisé 15 ans plus tôt... C’est alors un peu l’histoire du portrait de Dorian Gray qui se joue cruellement entre la mère et la fille et, impitoyablement à ce moment du livre, la descente infernale vers le destin impitoyable auquel Maupassant mène immanquablement ses personnages.  

 

 

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Eric Bertrand - dans livres
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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 05:16

Fleuriau [1600x1200]

 

                Dans le cadre de mon travail sur la Rochelle, nous avons eu la chance lundi soir d’assister à une petite animation autour de « Aimé-Benjamin Fleuriau » et de sa famille organisée par l’équipe du syndicat d’initiative de La Rochelle.

                 Le principe est le suivant : Mr Fleuriau « reçoit » en son hôtel particulier une trentaine de ses amis qui, sur présentation d’un « sauf-conduit » (obtenu à l’office de tourisme) ont la chance de pénétrer dans les salles majestueuses de l’une des plus belles demeures construites au XVIII° siècle à La Rochelle. D’y être reçu avec courtoisie et d’écouter le discours généreux de ce Mr Fleuriau (il a sa rue à La Rochelle, et son hôtel porte à présent le nom de « musée du Nouveau-Monde ») qui a tendance à raconter sa vie, et c’est bien cela que l’on veut entendre !

                 Mr Fleuriau est un homme cultivé qui connaît l’art d’entretenir ses hôtes et toute sa maison est « tenue » pour cela. Son domestique, sa femme, ses filles... C’est un mondain, qui reçoit de façon impromptue Mr le Maire, qui disserte avec lui et son épouse au sujet des philosophes et des problèmes moraux que pose la pratique de la traite d’esclaves... Car Fleuriau, fils d’un raffineur rochelais ruiné, s’est lancé dans sa jeunesse le défi de refaire la fortune du père. La seule chance de réaliser son pari a été de prendre la mer et de partir à l’aventure pour l’ile de Saint-Domingue où un oncle à lui travaillait dans un domaine d’exploitation de canne à sucre. C’est là qu’il a pris la succession et qu’il a exploité le commerce du « bois d’ébène »... Système très rémunérateur dont il a su « abuser » puisqu’au bout d’une vingtaine d’années il est revenu à La Rochelle et s’est acheté ce bel hôtel particulier, s’est marié, a fondé une famille (bien qu’il ait eu déjà à Saint-Domingue onze enfants avec une « indigène » dont sa jeune épouse de plus de vingt ans sa cadette ne cesse de se moquer). Le temps de la prospérité est revenu dans la maison Fleuriau.

                  Lorsque ses visiteurs arrivent sur le seuil, Aimé-Benjamin cesse de jouer du clavecin, accueille, fait offrir du chocolat, montre ses peintures, tapisseries, parquets, horloges, présente ses deux filles occupées à lire, son épouse occupée de philosophie et aimant (un peu trop à son goût) la discussion, fait conduire dans quelques-unes des nombreuses pièces, puis conclut la promenade par une petite pièce musicale jouée dans le jardin (troublée malgré tout par le passage de carosses un peu volumineux). On entre en plein jour par la rue Fleuriau. Après le moment de harpe, devant l’hôtel légèrement éclairé, on passe dans la rue Gargoulleau, et c’et un ravissement qui se prolonge dans la rue blanchie par le soleil couchant.

 

Fleuriau (3) [1600x1200]

 

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Eric Bertrand - dans voyage
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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 05:20

             Ce livre constitue une belle autobiographie qui explique par quels détours l’auteur s’est construit contre sa mère et a su dépasser sa haine pour cette « Folle Cochonne » contre laquelle il n’a de cesse de vouloir se dresser du temps de son adolescence.

             Tout commence à la mort de la grand-mère qui élevait les trois « petits anges » en toute sérénité et leur inculquait des valeurs de paix et de charité. Mais au moment du retour des parents d’Indochine, tout va changer. « Grand-mère mourut. Ma mère parut. Et ce récit devient drame ». La mère impose aussitôt à l’ensemble de la communauté des Réseau un règlement drastique qui n’admet aucun répit. (Voir p45-46) Heureusement pour les frères, il y a autour d’eux des individus plus tendres ou compréhensifs : le père, dominé par sa femme, la gouvernante, le curé qui leur sert aussi de précepteur.Et nous voici réunis, tous les cinq, réunis afin de jouer le premier épisode de ce film à prétentions tragiques, qui pourrait s’intituler : « Atrides en gilet de flanelle »

              Alors, progressivement, Folcoche élargit son règne en écartant ces « opposants ». La vie en famille est le théâtre de la confrontation permanente : sans relâche, la mère aiguise son autorité et, sans désemparer, les enfants tentent de la contrer. « Jouer avec le feu, manier délicatement la vipère, n’était-ce point depuis longtemps ma joie favorite ? Folcoche m’était devenue indispensable comme la rente du mutilé qui vit de sa blessure. » C’est l’escalade dans la gravité des incidents, jusqu’au moment où le narrateur est obligé de fuguer pour éviter la maison de redressement. Recueilli par ses grands-parents paternels, il commence à comprendre pourquoi sa mère a agi ainsi. C’est le début de sa « reconstruction » et de cet hommage indirect qu’il est en mesure de lui rendre à la fin de l’ouvrage quand il reconnaît le « legs » (p235) : « Cette vipère, je la brandis, je la secoue, je m’avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi.Merci, ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing ».

 

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Eric Bertrand - dans livres
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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 05:49

La Rochelle Toussaint (8) [1600x1200]

                Voici comme indiqué hier l’avant-propos du projet de site web sur La Rochelle... Evénement à suivre dans les jours à venir !

 

Les rues d’une ville (« plis sinueux des vieilles capitales » écrit Baudelaire, bruissent d’une fascinante rumeur. Dans un écrit peu connu : « Facino cane », Balzac préconisait pour le chercheur d’idées, l’amateur de portraits, le dénicheur d’intrigues et d’histoires, une errance prolongée dans les rues des villes.

                 C’est, de fait, à ce type d’« errance prolongée » dans les rues de La Rochelle que je convie le visiteur (et le lecteur) de ce site... Afin de l’aider à découvrir autrement cette ville chargée d’histoire, je lui propose d’aiguiser son esprit et sa sensibilité à travers une promenade au fil des noms de rues. Chacune d’elles ouvre une porte vers le passé et entre en résonance avec un texte littéraire qu’il est bon de ressusciter : certains mots, certains textes évoquent aussi des souvenirs, ne serait-ce que scolaires... Les voix de grands auteurs comme Hugo, Maupassant, Flaubert, Villon, Verlaine, Simenon, Baudelaire, Rimbaud, Proust, Voltaire, Montesquieu, bien d’autres encore, accompagneront ainsi cette déambulation à travers le temps et les images intimes. 

                Par ailleurs, cette enquête révèle les pistes documentaires dont toute œuvre littéraire se nourrit avant la réalisation finale. Puisse le visiteur prendre plaisir à la découverte et manifester en retour sa curiosité pour la fiction intitulée « De Nantes à La Rochelle sur un nuage » dont la publication est prévue prochainement.

 

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Eric Bertrand - dans voyage
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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 06:27

 

Hub et Babou (9) [1600x1200]

                   Profitant de cette période d’entre-deux que favorise le temps des examens, des surveillances et de la disparition des cours, j’ai accompli ces derniers jours un énorme travail dont je suis satisfait. C’est ce que j’appelle mes « périodes embuscade ». Il y a sur mes brouillons un « charriot » bien rempli et je tombe dessus pour m’en emparer et en tirer parti…

                   Où en sommes-nous ? L’idée est simple : l’ouvrage va se diviser en deux blocs, un premier bloc plutôt « documentaire » qui permettra au visiteur à La Rochelle de mieux s’orienter dans la ville et d’en savourer la richesse (grâce à un guide littéraire et historique) et un second « bloc » fondé sur la fiction.

                    Le gros travail de recherche documentaire effectué ces dernières semaines notamment à la bibliothèque m’a permis de considérablement enrichir la matière de la première partie. Une fiction ne peut (sans risquer la lourdeur) s’embarrasser d’une telle matière. Par contre, tous ces éléments sont précieux pour l’information du touriste. C’est pourquoi, en y réfléchissant avec Jenny, nous avons eu l’idée de réaliser un site internet sur La Rochelle.

                    Une fois les difficultés techniques liées à la réalisation, d’un site muni d’un plan et de photos, je peux annoncer dès aujourd’hui au lecteur la publication de mon travail via un nouveau support : internet. Je publie demain l’avant-propos de ce site afin de mieux présenter l’idée au lecteur.

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Eric Bertrand - dans voyage
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