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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 06:10

             Dire la poésie est affaire de pudeur. Souvent, l’opération se joue « à huis clos » dans le secret de la conscience et de l’intimité. Baudelaire dit assez bien l’opération particulière qui se fait au moment de la lecture de la poésie. Mais quand cette lecture devient publique, difficile d’éviter la déclamation ou l’emphase.

             Je trouve particulièrement émouvant cette « lecture » que nous offre cette jeune étudiante chinoise... Assortie de son commentaire, on constate que l’émotion que provoque une poésie naît souvent d’un écho personnel...

             Par ailleurs, moi qui ai enseigné le « français langue étrangère », je suis aussi sensible à l’hommage aux grands auteurs que rendent ces étudiants étrangers... Ils considèrent avec un immense respect des textes que nos étudiants natifs ont tendance à balayer du revers de la main.

 

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Eric Bertrand - dans Poésie
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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 06:27

Nantes--3-.jpg

                J’avais annoncé il y a quelque temps que j’étais dans une phase de précipitation et que je sentais que l’ouvrage allait enfin pouvoir se ficeler... C’est toujours vrai, mais je modère mes propos ! Pas de précipitation ! Pas d’échéance définitive liée à des contraintes de dates ! Ce serait céder à la tentation d’une logique plus « commerciale ».

                Le fait est que j’ai manqué de temps (logique, dans une période de fin d’année scolaire où il y a toujours fort à faire). Ce délai est aussi lié à la volonté d’approfondir mon sujet en profitant de sources que je veux exploiter : les ressources de la médiathèque de la ville et celles du tourisme... Non que je veuille réaliser un ouvrage savant, mais plutôt pour me donne le temps d’aller davantage à la rencontre de mon personnage et de la ville qu’il découvre. Toujours La Rochelle...

                 Il y a notamment, à partir du mois de juin, une attraction qui s’appelle « Ronde de nuit » et qui consiste à visiter La Rochelle secret... Moment important qui devrait mettre la touche finale à cet assemblage d’impressions, d’intuitions et de connaissances qui vont nourrir le livre. Et puis un retour à Nantes, second volet de cet ouvrage sera bien venu dans ce temps de vacances à venir.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 04:48

 

Annee-2011 1141 [1600x1200]

 

                 Au détour de cette série consacrée à une auteure nieulaise, je mets en ligne aujourd’hui cet article paru dans le petit magazine trimestriel paru ce mois de juin dans notre commune qui a décidé de consacrer une chronique régulière aux écrivains du lieu.

                 C’est une initiative qui va bien dans le sens de la politique culturelle de la commune dans le sens où elle s’efforce d’encourager les habitants à aller au devant des artistes et d’échanger très spontanément et simplement autour de ces derniers.

 

Eric Bertrand est nieulais, voyageur

invétéré mais aussi écrivain à la

plume sensible dans les domaines

qui l’animent, et ce que l’on pourrait

communément appelé un « touche-àtout

littéraire ».

Né à Metz d’un père rétais, Eric

Bertrand, à l’origine enseignant,

a répondu à l’appel de l’océan

atlantique voici 5 ans, en posant son

écritoire et ses valises à Nieul.

L’auteur a débuté par des études

de lettres à Lyon avant de

devenir spécialiste dans les écrits

romanesques de Victor Hugo. Il

a assouvi ensuite sa passion de

communiquer au travers de l’écriture

et des 14 ouvrages qu’il a rédigés à

ce jour.

Sa dernière oeuvre intitulée

« l’organisme » nous entraîne dans le

dédale incommensurable du mal de

vivre d’un adolescent fragile, fuyant

la réalité et ses contrariétés en se créant un monde fantastique. L’ado fragile se

métamorphose en insecte et rencontre un autre insecte mutant : un prof.

Présent à la bibliothèque lors de la rencontre des auteurs Nieulais face à leurs

lecteurs, il a su captiver son auditoire en donnant lecture de pages extraites de

ce livre. Chacun a pu découvrir et apprécié le talent de cet auteur mêlant à la

fois humour, absurde et détresse au milieu de toute une palette de sentiments et

d’impression.

Il ne restait plus qu’à l’imagination de faire le reste.

Pour mieux connaître cet écrivain aux multiples facettes, nous vous invitons à

visiter son site mais également son blog, aussi intéressants et généreux que

l’est l’homme lui même. De l’analyse de film, à l’écriture de chansons, de pièces

de théâtre aux maximes et citations, son regard curieux se pose toujours avec

sensibilité et gourmandise sur son environnement, prétexte à nous livrer ses

ressentis.

Erik.bertrand@orange.fr

Blog : http://genese.over-blog.com

Sites : http://www.ericbertrand.fr et http://www.atelier-expression-artistique.com

 

 

 

 

 

 

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Eric Bertrand - dans livres
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 05:14

 

 

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                  Avec la sensibilité écorchée vive de son personnage et la précision de l’écrivain qui s’est documenté et qui connaît bien son sujet, Pernelle Sévy nous amène dans ces rues familières de Royan jusqu’au moment de la guerre. Insouciante avec son frère, résistante à sa façon, Anna Blaine continue d’arpenter un périmètre qui lui est cher. Elle a déjà beaucoup lu, et beaucoup réfléchi sur la peinture. En compagnie d’Emmanuel, elle s’est exaltée devant des œuvres contemporaines et notamment le tableau de Guernica dont elle a perçu la tragique beauté... Lorsqu’il peint Guernica en 1937, la force de Picasso est d’avoir laissé planer une ombre au-delà du tableau. La mécanique du massacre, le « pignon sur rue » de l’atrocité et la roue libre de la violence absurde tournent désormais dans le vide du siècle...  

                 La ville de Royan n’échappe pas à cette logique infernale et dévastatrice... Avant la Libération, la ville est victime d’une « bavure » : la perspicacité d’Anna finira par révéler cet aspect inconnu du « bombardement de Royan ». Mais il y a aussi, derrière cet épisode tragique, une dimension relationnelle épouvantable... Poussée par la rage de la passion, le personnage d’Anna Blaine s’inscrit dans la lignée des « Diaboliques » que décrit Barbey d’Aurevilly. Anna porte en elle la croix d’une faute dont, quoi qu’elle fasse, elle ne parviendra jamais à se libérer...

 

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Eric Bertrand - dans livres
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:13

 

 

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                  Le récit de Pernelle Sévy commence comme une nouvelle de Maupassant ou de Zweig... Par un enchâssement. La narratrice s’est liée d’amitié avec une dame d’un certain âge qui s’appelle Anna et qui l’accompagne dans des promenades vivifiantes en bord de mer. En sa compagnie, la ligne de l’horizon se redessine, changeante, inattendue, éblouissante. Pernelle Sévy évoque avec délicatesse les buissons de lentisques, le serpolet, le bleu du ciel, les courbes plates et la craie de falaise blanche que les sentiers de ces communes du nord de La Rochelle (si chères à Simenon) font parcourir. Mais en même temps, la conversation des deux femmes imprègne le paysage, lui ajoute le pinceau des peintres qu’Anna a côtoyés du fait de son ancienne activité dans une galerie parisienne.

                  J’ai aussi évoqué l’univers de Zweig car le titre résonne de ce fonds de passion qui anime les personnages des nouvelles de l’écrivain autrichien comme « 24 heures de la vie d’une femme » ou « Lettre à une inconnue ». Inconnue, Anna l’est au fond elle aussi car, un jour (fin du prologue), la narratrice apprend avec stupéfaction le suicide de son amie. Elle découvre alors, en même temps que le lecteur, une lettre dans laquelle Anna livre son secret.

                  Il faut remonter aux origines de « la fêlure » qui explique en partie le suicide... Pour cela, Anna plonge dans cette enfance qui la ramène à Royan, aux côtés d’un père boulanger, d’une mère coquette et autoritaire et d’un grand frère chéri, Emmanuel, avec lequel elle a très tôt partagé la passion de l’art et des livres, le plaisir de penser, puis les plaisirs plus troubles du corps. Car, au creux du cœur noué d’Anna, c’est le souvenir du drame d’un amour passion, d’un amour tabou qui se love.

 

 

 

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Eric Bertrand - dans livres
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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 04:50

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                 L’un des avantages des salons littéraires, c’est de pouvoir y côtoyer et y rencontrer parfois des écrivains avec lesquels il est intéressant de partager des expériences et des pratiques, un ressenti, des lectures et des livres. Il y a quelque temps, je faisais référence sur ce blog à la « journée littéraire » proposée à Nieul sur Mer.

                 J’y ai eu l’occasion de converser avec Pernelle Sévy qui écrit toujours et qui a notamment fait paraître il y a quelques années chez Buchet-Chastel un ouvrage qui a connu un beau succès (et qui a été très apprécié par le cercle de lecteurs de la bibliothèque) : « la Passion d’Anna Blaine »... Je viens de le terminer et vous en propose, à partir de demain, une synthèse en deux temps.

 

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Eric Bertrand - dans livres
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 04:39

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               Après cette longue « rubrique » destinée à la conférence tenue à Loudéac, je reprends le fil habituel et plus « hétéroclite » des articles. Au programme, des avis sur les films, les livres que j’ai lus, les événements récents ou à venir, une nouvelle chronique linguistique, un article paru dans le magazine « Nieul » et des nouvelles de mon activité créatrice du moment en plein épanouissement grâce à la perspective des vacances...

                A demain donc pour parler d’un livre...

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 05:55

               Indépendamment d’une réflexion sur le collège et les conditions d’enseignement dans ce milieu particulier, ce livre se présente surtout comme le prolongement d’une réflexion sur l’adolescence et sur la crise que produit la prise de conscience de la dualité des sexes. L’Organisme raconte l’histoire d’un ado tellement mal dans sa peau et tellement moqué par ses comparses qu’il se métamorphose en drôle d’insecte, ce qui lui permet de percevoir le monde (et les corps) à travers un nouveau filtre, celui des antennes et du dard.

               Souvenir de Rimbaud qui apparaît beaucoup dans ce roman et qui dans « les poètes de sept ans » reçoit dans sa chambre « une petite brutale qui ne portait jamais de pantalons » et dont il « mordait les fesses ».  

               Poussé par cet instinct désormais souverain, le nouvel insecte va se planter dans la fraicheur de l’épiderme de Zoé, Zoé la petite dévergondée du collège qui lui a préféré un affreux jojo beaucoup plus fort en gueule que lui. L’insecte suceur de sang et toujours doté de tendresse et de raisonnement (c’est lui le narrateur) n’hésite pas au passage à s’égarer et se délecter dans la  lourde chevelure d’une professeure dont il perçoit la force d’attraction.   

                Dans cette aventure au pays des insectes et dans la crasse des collèges, j’ai voulu aller au plus près du corps en ébullition de l’ado à l’âge où l’instinct de la femme rencontre l’instinct du sexe. 

                L’Organisme, c’est aussi une chanson dont, avec la complicité de mon ami musicien Christian Bourgeois, nous vous avons réservé l’exclusivité, un an après notre première collaboration sur un spectacle de théâtre écrit pour des élèves de sixièmes (pièce encore inédite, mais c’est une autre histoire...).

 

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Eric Bertrand - dans livres
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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 05:51

            Ouvrage autobiographique à travers lequel j’ai eu l’idée d’interpréter quelques uns des choix de mon existence en y appliquant la grille des chansons de Julien Clerc que j’écoutais en boucle dans les années 70 à 76. Les textes de Roda Gil m’ont donné en partie le goût de la littérature et du voyage, « la petite sorcière malade » et les contes d’Andersen, « Ivanovitch » avant Tolstoi, « la Californie » et « Niagara » avant Kérouac.

              A une époque où je me relevais d’un grave accident de la route, ces chansons m’ont aidé à reprendre goût à la vie, à rêver, à voyager, à m’interroger sur le monde et finalement à regarder les femmes autrement, à travers le prisme de certaines des images : extrait : p46-47.

              L’éveil au corps de l’autre, la prise de conscience du charme des « passantes » ou de « la fille de la véranda », « les fleurs des gares » qui me mettaient « le cœur volcan »... En d’autres termes, les chansons de Julien Clerc, à l’époque où je les ai écoutées, entre 10 et 17 ans ont accompagné mon basculement dans les tourments de l’adolescence.

              En cela, Pour y voir Clerc annonce « l’Organisme ».

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Eric Bertrand - dans livres
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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 05:09

             Les rayons du soleil, la torpeur de l’été et le désir qui monte dans l’épiderme et qui tourmente l’esprit dans la chaleur des mois estivaux propices au libre arbitre. Tel est le thème organique de cet ouvrage... J’ai voulu poser l’été, peser l’été, en faire sentir toutes les nuances, de juin à septembre...

             Tentations diverses, crises dans le couple, agacement, impatience, coups de folie, tous les cas de figure sont passés au crible à travers des personnages qui ont tous les âges, 7 à 77 ans, de la petite fille à la grand-mère, complices dans la première nouvelle « manger une glace » à mon grand-père italien, amateur de chianti et de mandoline, fan de Gino Bartali et Fausto Copi. C’est à lui que je rends hommage dans la dernière nouvelle qui est également le seul récit autobiographique. Il s’intitule « Aimer la vie » et il conclut cette réflexion en images sur le grand cycle de l’existence.

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