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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 05:02

« L’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut » : la pièce de théâtre

Dans un hôpital psychiatrique des êtres égarés, brisés par la vie, racontent une histoire à leurs infirmières. Ils sont cinq, figures schizophrènes d’un seul et même patient, « produit des chansons de Gainsbourg » (ce n’est pas Gainsbourg, mais il s’appelle Serge) à la fois le romantique, le cynique, l’amateur de femmes, le séducteur, le dandy, le peintre, le fumeur...

L’histoire qu’il raconte, c’est un peu celle de Bonnie and Clyde... Flash-back... Pour satisfaire le goût du luxe des sept danseuses du « Kangourou club » rencontrées un soir de débauche, pour sauver Marilou de la spirale de la drogue, Serge et ses quatre comparses ont besoin d’argent... Ils forment le « gang Barrow », association de malfaiteurs dans le genre pieds nickelés !

Braquages dérisoires, cambriolages, kidnapping... La scène suit les ravages d’une passion dévorante qui conduit le gang à la limite fatidique ! Quand Clyde décide d’arrêter l’aventure, c’est déjà trop tard, les autres sont allés trop loin dans la violence et la corruption, le destin les attend au tournant.

Gainsbourg, quatrième de couverture (première partie)
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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 04:56

Au début de l’été, j’ai donc écrit la version scénique de mon texte afin de me « dégager du souci » de fournir le texte à mes comédiens au moment voulu. J’ai une idée de la distribution et par conséquent, la tâche en est facilitée. D’autre part, face au scénario que j’ai imaginé, je me suis trouvé en mesure de satisfaire les attentes de mes comédiens. Je dépose demain la partie 1 du quatrième de couverture qui concerne ce travail afin de donner davantage d’indications au lecteur curieux de cette aventure !

Gainsbourg, la pièce de théâtre !
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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 05:00

Après l’aventure de Kérouac, la dernière réunion de l’atelier théâtre avait cautionné cette idée qui me taraudait : la reprise de la pièce « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut »... Belle expérience vécue sur scène à Loudéac et dont le but premier était de faire redécouvrir les textes de Gainsbourg qui, cela s’est avéré, se prêtaient bien à la scène. L’idée était de tout changer, de garder le « fond gainsbourgien » mais de créer des personnages, d’approfondir l’histoire et de centrer le texte sur une plongée dans « l’humanité » : ecce homo ! Et par ailleurs, délibérément ne plus citer constamment les textes, mais les évoquer discrètement, en d’autres termes se libérer du modèle et écrire « mon propre texte » afin de le proposer également à l’édition... Suite demain.

Gainsbourg au cœur de l’été
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 05:00

Veille de rentrée c’est aussi le rendez-vous avec ce blog qui sommeillait depuis un moment... L’activité autour du livre (et de l’écriture !) a été dense, preque plus dense encore que jamais puisque je n’ai fait aucun salon, aucune signature, et j’ai réduit mes sorties et déplacements pour me concentrer sur les deux ouvrages que je présenterai succinctement dans les jours à venir. Les illustrations que je proposerai seront fournies par des photos de voyage dans le sud ouest et plus récemment en Bretagne où nous nous sommes échappés quelques jours après le point final de l’écriture !

Reprise du blog
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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 14:54
Retour prochain sur ce blog !

Et en attendant, une "photo de vacances" !

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 08:52

Qu’importe la quantité de soleil, qu’importe la destination choisie, tant que l’esprit vagabonde… Je vous souhaite à tous un été de départ, de franchissement de frontières et, quoi qu’il en soit, d’affranchissement.

L'été, frontières à franchir et esprit affranchi...
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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 12:50

Parmi tous ces noms qui émergent presque spontanément du « maquis » arthurien figure le nom de Tristan et de sa compagne Iseut. Tristan est originaire de Bretagne armoricaine et est venu au monde de sa mère Blanchefleur, veuve inconsolable de Rivalin. Son père est mort peu avant sa naissance et cette forte mélancolie est marquée dans ce nom qu’il prote comme une cicatrice. Tristan fait partie de ces hommes valeureux, désintéressés par la vie et capable de s’oublier par désespoir. Il a toutes les qualités du chevalier errant et cette sensibilité exarcerbée qui le met un jour au contact d’Iseut la Blonde, créature des terres d’Irlande. Tristan se rend en effet en Irlande pour se faire soigner, suite à l’affrontement de l’un des ces monstres dont la littérature arthurienne est friande. Iseut fait partie de ces femmes dotées de pouvoir magiques : c’est elle qui soigne le beau chevalier de sa blessure et qui le garde auprès d’elle. C’est elle aussi que Tristan doit ramener à son oncle le Roi Marc.

Comme tous les preux, il ne demande qu’à accomplir sa mission pour contenter son roi, mais cette histoire est marquée par une forme particulière de la fatalité. Pendant la traversée qui doit ramener le couple sur les rivages de Cornouailles, un « vin herbé » fait son effet et Tristan et Iseut tombent éperdument amoureux. Les yeux de l’amant mélancolique sont désormais définitivement détournés, et l’un et l’autre, malgré la présence du Roi Marc et d’un cour soucieuse d’honorabilité, n’auront de cesse de déjouer les pièges des regards pour tâcher de s’aimer en secret.

Cette belle histoire aux maintes péripéties (souvent cocasses, car il s’agit de tricher ou de mystifier) s’est construite sur des versions variées. On lit souvent la version d’un certain Béroul qui écrivait au XII° siècle, mais ce même Béroul s’est largement inspiré des contes qui circulaient à cette époque dans le royaume d’Angleterre d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine, via troubadours (du pays d’Oc, sud Loire) et trouvères (du pays d’Oïl, nord Loire). Des influences diverses nourrissent cette littérature qui découvre notamment l’esprit de la courtoisie.

Le chevalier courtois rend hommage à cette « dame » qu’il aime de loin, de façon religieuse et platonique. En ce sens, Tristan comme Lancelot se voue à un seul amour. Mais il consomme presque sauvagement cette relation à l’autre. L’étreinte d’Iseut lui est nécessaire au point qu’il est prêt à tout pour la retrouver. C’est le sens de la fable du chèvrefeuille et du coudrier que raconte Marie de France dans son célèbre poème connu sous le titre « le Lais du chèvrefeuille », « Ni vous sans moi, ni moi sans vous ». Enlevez le baton de coudrier au chèvrefeuille et tous deux dépérissent.

Tristan dans le maquis arthurien
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 04:37

Justice, accomplissement de soi, charité, amour, Dieu... Toutes les voies de la prouesse sont impénétrables et, de toute manière, on ne devient pas chevalier à la cour ! Tout au plus a-t-on droit à la cérémonie de l’adoubement. S’il veut vraiment se réaliser et mériter son titre, le chevalier ne peut le faire qu’en temps « d’aventure ». En cela, il est un moteur de littérature et explore trois éléments essentiels : l’amour (revisité par la poésie des troubadours), les aventures (relatées par les chansons de gestes) et le contact avec le surnaturel (tel qu’on peut le trouver dans les vies de saints).

En effet, le roman breton combine admirablement ces trois ingrédients. Il y a toujours à l’origine, égaré dans la lande, la forêt, la campagne ou sur la falaise, un château isolé dans un monde sauvage. Dès son départ du château (celui du Roi ou celui d’un quelconque seigneur), encouragé par son roi ou sa quête, le héros s’en va représenter un nouvel ordre du monde et éliminer les forces maléfiques ou encore à faire l’expérience d’étranges réalités (mondes enchantés, objets magiques, lumière particulière : par exemple, certains récits font de Gauvain un chevalier solaire qui trouve la plénitude de sa force avant midi. Le Graal est trop souvent assimilé à la coupe du sang sacré mais il est aussi, d’après la tradition celtique, une corne d’abondance fournissant une nourriture intarissable, un objet qui suscite la quête et l’interrogation sur la vie et la mort.

Arthur et les merveilles alentour
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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 05:50

On le voit à la lecture de ces récits, le lecteur, plus ou moins édifié, se trouve confronté à une aristocratie de personnages. Ces chevaliers sont-ils pour autant tous construits sur le même moule ? Ce serait ennuyeux et pauvre littérairement ! Même s’ils n’ont rien à voir avec les guerriers de l’époque d’Arthur, ces hommes sont différents les uns des autres. Tel chevalier est gouverné par son tempérament. Ainsi, le sénéchal Keu ne peut retenir sa langue acerbe. Arthur est confronté à travers lui à la réalité de la querelle, de la violence et, d’une certaine façon de l’humanité : en cela, sa parole dérangeante agit comme un déclencheur de la prouesse et de la courtoisie. Piqué au vif, tel autre chevalier aura à cœur de sublimer ce tempérament par la force de l’esprit. Gauvain, incarne cette valeur. Il dispose d’une véritable autorité morale et s’impose naturellement, comme un bon conseiller, par son charisme et sa lucidité.

Tel autre, qu’il s’appelle Tristan ou Lancelot, est mu par la force de son coeur. Le chevalier courtois pratique la religion de l’amour : sublimation de soi, recherche quasi maniaque du raffinement, exercice de la contemplation et de la méditation, tels sont les élans du cœur qui guident le personnage au fil de ses aventures. Cet enthousiasme de l’amour mène à un but ultime, celui de plaire à la dame et de lui rendre service. Pas besoin de retour charnel (en cela le cas de Tristan et Iseut est particulier).

Tel autre enfin, et cet aspect est essentiel et correspond au dernier développement de la figure du chevalier, n’obéit qu’à son Dieu et à la charité chrétienne qu’il lui impose. Le chevalier ne vit que pour rendre service et venir en aide à la détresse d’autrui. Yvain et Perceval accomplissent dans les romans dont ils sont les héros un véritable itinéraire qui les mène, par le dépassement d’eux-mêmes, à la découverte d’une essence de nature religieuse : c’est le cas avec le personnage de Galaad qui se lance, après Perceval dans la quête du Graal).

Quel chevalier chez Arthur ?
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 16:19

Rien de confortable et de « petit bourgeois » dans cet amour-là ! L’attente et la quête impliquent à la fois patience et prouesse afin d’élever l’image de l’être aimé. Erec et Enide de Chrétien de Troyes illustre bien cela : le vaillant Erec s’embourgeoise au château, il faut qu’il quitte sa femme pour se rehausser à ses yeux par des prouesses, sans quoi il est menacé de devenir un simple mari en pantoufles et robe de chambre. C’est également le cas d’Yvain dans le Chevalier au lion puisque sa jeune femme Laudine lui demande de partir pendant un an afin d’accomplir des exploits. Et l’amant (mari ou chevalier servant) s’exécute sans broncher afin de mériter toujours la considération (sinon le baiser !) de sa dame. Cette conception particulière de l’amour renvoie une image forcément inversée de la réalité des mœurs de l’époque, la littérature fournissant déjà aux lecteurs (et lectrices !) une opportunité de rêve et d’évasion qui fasse oublier les violences et les goujateries des messieurs empressés au retour de la chasse ou de la bataille.

Point de bassesse dans le monde arthurien ! La cour d’Arthur est rendue prestigieuse parce qu’elle est composée de grands et noble chevaliers. Comment définir cette classe particulière de la chevalerie si éloignée de notre société ? Tissue d’influences diverses, visant toutes à l’excellence, elle emprunte ses caractères à la fois à la matière de France, celle de Bretagne et celle de Rome. On peut ainsi définir la figure du chevalier selon trois critères : celui de l’errance, celui de la quête et celui de l’élection. Le critère de l’errance est lié à la volonté d’affirmation de soi à travers une recherche vague des « merveilles » que le monde recèle. Mais l’errance pour l’errance ne mènerait à rien, sinon à une vague forme du narcissisme.

A l’idée d’errance se joint celle de la quête. Viviane indique à Lancelot qu’il doit se dévouer aux faibles et servir un idéal de justice. Dans cette quête, le chevalier trouve un accomplissement de soi : par exemple, Yvain, fils d’Urien, perd son nom, avant de devenir « le chevalier au lion ». Inversement, Lancelot est d’abord seulement désigné sous l’appellatif de « chevalier de la charrette ». Perceval, quant à lui, n’a l’intuition de son nom qu’au terme de sa quête. Mais n’erre pas ni ne quête qui veut... Encore faut-il une élection. Le chevalier est désigné en fonction des exigences de sa mission : la tâche est écrite, Galaad, nouveau Christ, n’a qu’à suivre sa pente naturelle de chevalier « doué », doté d’une « grâce » pour trouver le Graal.

Le chevalier en quête... de quoi au juste ?
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