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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 07:13

studio 9718 [1600x1200]

                      Même si la pièce que je consacre à Gulliver est prête (du moins sur le papier, puisque nous en travaillons la mise en scène) et qu’il y a, derrière, deux autres pièces (le Petit Prince, les Fables), ma préoccupation majeure en termes de publication est celle de la chanson et d’un ouvrage sur les rues de La Rochelle.

                     Profitant de ces vacances, je fais le point sur cette matière disponible que constituent mes dernières pièces de théâtre susceptibles d’intéresser des éditeurs. J’ai en effet pris le parti de réserver à Aléas la dernière œuvre et d’essayer de nouvelles stratégies pour mes pièces. En ces temps de printemps propices à la germination, je n’en dis pas davantage

 

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Eric Bertrand - dans livres
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 07:24

                       Fondement du travail théâtral engagé cette année avec les élèves de 6°, la sortie au cinéma des « Voyages de Gulliver » de Rob Letterman constituait pour moi ce qu’on peut appeler « un incontournable », même si cette version n’a pas grand-chose à voir avec le Gulliver de Swift, ni avec le nôtre du reste ! (« Gulliver mis en pièces », classe théâtre, 27 mai 2011...) L’essentiel est de pouvoir observer, analyser, comprendre comment une même base fournit d’autres prolongements.

                      Gulliver est un anti-héros, un malheureux employé au courrier dans une grosse entreprise. Il est amoureux d’une fille mais n’a pas le courage de le lui avouer... Alors les événements vont se précipiter pour que ce « petit homme » se retrouve en position de force au pays de Lilliput. L’essentiel du film se joue à ce moment et de nombreuses allusions sont évidemment faites à l’œuvre de référence : Gulliver attaché par les nuées de moucherons, Gulliver allié des Lilliputiens, Gulliver pompier dans l’incendie du palais, Gulliver envoyé chez les Géants...

                      Il est évident que le réalisateur n’a pas manqué l’occasion de gags désopilants : pipi de géant extincteur d’incendie, boulets de canons pois sauteurs dans le ventre de « l’homme-montagne », maison de poupée pour le géant devenu minuscule et attifé en grotesque poupée Barbie... le spectateur s’amuse au gré des aventures picaresques de ce brave Gulliver un brin mystificateur (nourri d’une culture « Titanic » et « maitre Ioda »). Mais qu’on se rassure ! Le héros du film n’est pas que la poupée gonflable d’un film à gadgets. Gulliver (qui, à l’issue d’une pirouette du scénario, découvre sa bien-aimée sur la plage de Lilliput) finit tout de même par prendre confiance en soi et par imposer des valeurs humaines à ce monde des Lilliputiens, tout aussi corrompu que le nôtre...

                       C’est précisément là que le réalisateur retrouve, au détour d’une dernière astuce (Lilliput transformée en rue de New York) la vraie leçon du conte philosophique jadis écrit par un écrivain irlandais de la même fratrie, rappelons-le,  que l’auteur de « Micromégas » ou que celui de « Supplément au voyage de Bougainville » ! 

 

 

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Eric Bertrand - dans Cinéma
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:10

studios (5) [1600x1200]

                   Nous en sommes cependant à ce stade où nous nous disons, « allez, il faut maintenant se débarrasser des états d’âme et enfin conclure ! » Pour nous y aider, voici une date : le 22 avril prochain... Je suis en effet invité par la médiathèque de Loudéac à présenter l’ensemble de mes livres et à parler de mes projets. Je disposerai à cette occasion d’un vidéoproejcteur de façon à pouvoir au moins diffuser le clip de la chanson du « Petit Prince » mais aussi, en avant-première espérons-le, celui de « la chanson de l’Organisme ».

                   Même si le clip ne sera pas tout à fait au point, il s’agira d’une version de premier jet afin de faire entendre la chanson. Quant au programme de cette conférence à Loudéac dans le cadre d’un programme intitulé « Paroles de lecteurs », je ne révèle encore rien à son sujet mais j’ai commencé à y travailler et je réserve à ce blog une série de publications a posteriori (l’idée étant d’en offrir la primeure au public de cette soirée.)

                    En attendant, essayons de tenir ce pari de terminer l’enregistrement et, surtout pour Christian les arrangements, dans les délais !

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 06:37

studios (39) [1600x1200]

 

                   Neuf mois ! Ça fait quasi neuf mois que le projet nous taraude, Christian et moi, de cette chanson pour ados... C’était un matin de juin, sur le port de La Rochelle... Nous nous félicitions de la réussite de notre chanson du « Petit Prince » et nous envisagions une collaboration sur un autre projet, en l’occurrence le roman « l’Organisme » qui nous inspirait l’un et l’autre.

                   Christian est parti en vacances avec la promesse d’une musique et de ses arrangements et moi avec celle des paroles d’une chanson. Depuis la rentrée de septembre, nous disposons de l’une et l’autre mais ce qui prend désormais du temps, c’est la réalisation et l’interprétation. D’abord parce que nous devons compter sur des chanteurs qu’il faut réunir au moment qui convient. Ensuite, parce qu’en période scolaire, nous sommes l’un et l’autre sollicités par nos diverses activités. Enfin parce que, de l’idée à l’œuvre définitive (et cela est valable pour tout type de création) on n’évite jamais les aternoiements, les changements, les remises en cause, les bouleversements, les repentirs...

                    On y revient demain et on annonce une date.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 07:06

Répétition du 19 [1600x1200]

 

                Je reviens sur les « jeux » de l’interprétation que favorise une séance d’enregistrement en studio comme celle qu’on a faite samedi. Je repars de ce refrain que je donnais dans l’article d’hier. Les effets de voix sollicitées par Christian qui a posé de la musique sur les vers rencontrent parfaitement le commentaire littéraire que j’en ferais : repartons du refrain et examinons-le vers par vers :

 

 Voix casse,  peau casse, carcasse, mon homard a craqué.

Ta Kattie t’a quitté, c’est Zoé qu’a cassé.

Ma tronch’s’est allongée, mes dents ont barbelé,

C’est Zoé qu’a cassé, et Zoé m’a quitté.

 

Voix casse,  peau casse, carcasse, mon homard a craqué.

          Cette formule exaspérée, écorchée vive, est proférée par le malheureux héros de la chanson victime de ce que Françoise Dolto appelle dans son livre « le complexe du homard ». Elle est dite sur un débit rapide, haletant.

Ta Kattie t’a quitté, c’est Zoé qu’a cassé.

           La référence à Bobbie Lapointe chère à Christian correspond à la moquerie mordante de l’opinion, le chœur (la meute) des ados qui « attaquent » sur un staccato particulièrement heurté.

Ma tronch’s’est allongée, mes dents ont barbelé,

           Autodérision lancée à bout de souffle. Auto-portrait désenchanté qui fait plaisamment écho au hurlement du début de chanson (un hurlement de désespoir pour invoquer le nom de la responsable de tout : la souveraine et détestable Zoé...)

C’est Zoé qu’a cassé, et Zoé m’a quitté.

           L’idée musicale, c’est de greffer à la chanson un passage de « dies irae » qui correspond sur ce vers à la déploration et au repentir... Peut-être une tentative de résolution de la crise par la voie religieuse !

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 07:20

Répétition du 19 (10) [1600x1200]

 

                 Le travail en studio d’enregistrement a pu reprendre samedi en ce premier jour de vacances et continuera samedi prochain... Les chanteurs ont posé la voix sur le refrain, et le rythme proposé par le musicien accompagne admirablement le texte dont voici le quatrain...          

                 Pour les couplets, il faudra patienter et les découvrir directement sur le clip.

 

Voix casse,  peau casse, carcasse, mon homard a craqué.

Ta Kattie t’a quitté, c’est Zoé qu’a cassé.

Ma tronch’s’est allongée, mes dents ont barbelé,

C’est Zoé qu’a cassé, et Zoé m’a quitté.

 

Répétition du 19 (11) [1600x1200]

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 06:05

Couple-of-sheep.jpg

(Sur un sentier, un gros chien chemine en « roulant les mécaniques ». Un loup maigre lui barre la route)

Le chien : (au public, d’un air lassé) : qu’est-ce que c’est que cet individu qui me barre la route ? (Il s’arrête au niveau du loup qui semble disposé à engager la conversation)

Le loup : (très poli)  bonjour monsieur... Quelle bonne mine vous avez ! Je vous regardais venir (il imite la démarche du chien) et je me disais « quelle allure a ce chien ! » Moi qui crève tout le temps de faim j’envie votre santé !

Le chien : (très satisfait, retroussant les manches) : merci mon ami, je me sens en effet assez en forme. Ce n’est pas votre cas ! (Il lui tâte les muscles) Vous m’avez l’air en piteux état !

Le loup : (baissant la tête) Oh, malheureux, si vous saviez comme je « galère » dans ces bois ! Il faut toujours se battre pour rester en vie et trouver sa nourriture !

Le chien : (s’approchant de lui, très amical) Vous voulez mon avis ? Quittez les bois ! C’est pas une vie pour un loup ! Venez plutôt avec moi, vous ne le regretterez pas !

Le loup : (l’air émerveillé) Vous croyez ? Si je vous suis, je pourrais être en aussi bonne santé que vous !

Le chien : (éclatant de rire) cela ne fait aucun doute ! Il vous faudra juste faire comme moi je fais, et vous aurez droit à tous les repas et à toutes les récompenses que me donne mon maître !

Le loup : (éclatant de rire à son tour, un rire d’innocent) : et ces repas, il vous les donne en échange de quoi ?

Le chien : (en se frottant les mains) : oh, vraiment pas grand-chose ! Il vous suffira d’être agréable avec lui, lui faire des ronds dans les jambes, et de chasser tous ceux qui viennent l’embêter !

Le loup : (ravi) Alors c’est d’accord ! (Devenant soudain familier) Tope là ! Je viens avec toi !

Le chien : (regardant sa montre) allez, en route, il est temps de rentrer !

Le loup : (il suit le chien et voit soudain l’état de son cou pelé. Il s’arrête brusquement)  Qu’est-ce que tu as dans le cou ?

Le chien : (se grattant négligemment) oh, ça, c’est rien ! C’est simplement la marque de mon collier !

Le loup : (indigné) : un collier ? Tu es donc attaché chez ton maître ?

Le chien : (agacé) : oui, et alors, qu’est-ce que ça peut faire ?

Le loup : (rebroussant chemin) : ça fait tout simplement que je ne viendrai jamais avec toi !... J’aime mieux garder ma liberté et te laisser rentrer seul dans ta prison doré ! Bon vent, gros toutou ! Donne le bonjour à ton maître de la part de ceux qui préfèrent la liberté à l’esclavage !

Le loup se sauve et le chien reste là, les mains sur les hanches, à ne pas bien comprendre ce qui vient de lui arriver.

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 06:06

crazy-sheep.jpg

 

 

                     Dans ce blog, je consacre parfois certains articles à l’enseignement quand celui-ci opére dans le domaine de l’écriture. Ainsi, ce petit travail qui a consisté à demander aux élèves d’adapter la fable de La Fontaine « le Loup et le chien » pour la scène.... Exercice donné à la fin du chapitre sur le théâtre, avec les connaissances et les acquis supposés. Il n’en reste pas moins qu’il leur fallait un guide comme celui qui suit :

 

Préparation : préparation pour le passage d’un genre à un autre : de la fable à la scène de théâtre (didascalies, personnages, répliques)

 

- Lieu : sur un sentier près de la forêt

- Personnages : le loup, le chien

- Caractère des personnages : le chien : méprisant, cupide, corrompu. Le loup : hésitant, naïf, influençable, libre.

- Les étapes de la scène : le chien et le loup se rencontrent. Le loup admire la santé du chien. Le chien lui explique les raisons de sa santé et l’invite à le rejoindre et à l’imiter. Le loup accepte mais se rend compte des inconvénients que comporterait sa nouvelle situation.

- Les discours fournis par le récit : on peut les utiliser mais il faut les simplifier et les adapter à la langue moderne. 

                    Et demain, une proposition entièrement rédigée. En attendant, pour mémoire, voici la fable !

 

Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 05:51

                    Voici un moment attendu ! Le film « Gulliver » sort au cinéma ! Alors que mes élèves de 6° apprennent leur texte et s’apprêtent à travailler d’arrache-pied dès la rentrée des vacances avec le metteur en scène, on dirait que « l’événement » est téléphoné et que moi-même, en début d’année, j’avais prévu de « surfer » sur la vague pour retenir le choix de Gulliver !

                    Quoi qu’il en soit, j’aime que ce que font mes élèves en matière de littérature soit relayé à un niveau plus médiatique. Le travail des Lilliputiens intéresse alors le travail des géants et le travail des géants peut aussi s’intéresser au travail des Lilliputiens !

                    Certains élèves réclament d’aller voir le film « en classe complète » sur le temps des cours (bien évidemment – en 6°, ils ont l’esprit déjà retors -)... Ils n’ont pas conscience de la lourdeur administrative et logistique qu’il y a derrière chaque projet (surtout lorsqu’il est spontané !)

                    Je leur suggère simplement de se retrouver dans une salle obscure pendant les vacances !

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 05:56

Bridge.jpg

 

                   Ce que, à partir de la réflexion de Michel Serres, j’analysais hier comme « naufrage de la haie » est valable aussi dans le domaine de l’évolution de la pédagogie. Naguère, chaque professeur (notamment de français, discipline ô combien ouverte à l’aventure imaginaire, du moins c’est toujours comme ça que j’ai considéré ce métier) était un bosquet d’imprévisible jaillissement, un « buisson ardent » dans lequel l’élève un peu curieux venait « buissonner »... Buissonner pour dénicher de l’idée, de l’intuition, de l’invention, de l’énergie, de la saveur, du trouble, de l’enthousiasme, de la rêverie, de l’éveil, de la lucidité, du raffinement, de l’intelligence... Bosquets du printemps remplis de pollen et de plantes grimpantes aux fruits interdits... Instants de Paradou dans une journée un peu sèche

                    « Foin des délices de Capoue » dirait Brassens ! La tendance actuelle va dans un tout autre sens : celui de « l’acquisition et la validation de compétences ». Aucune discipline n’y échappe. Il faut désormais construire le cours en fonction de ces indicateurs à acquérir, défricher pour « démembrer », découper pour organiser, labourer pour produire... Un tableau de compétences est un champ exploitable par le soc informatique, mais, comme tout champ à cultiver, en adret ou en ubac, il lui manque ses moments d’oxygène, de fraicheur, de chaleur, d’ombre et de lumière.

 

 

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