Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte Libre

<a href="http://www.paperblog.fr/" rel="paperblog sheumas" title="Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs" >
 <img src="http://media.paperblog.fr/assets/images/logos/minilogo.png" border="0" alt="Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs" />
</a>

Recherche

Fictions et variétés

undefinedundefinedundefined
Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 05:22

La Rochelle Toussaint (8) [1600x1200]

 

                   Je crois que je tiens là, et depuis cette nuit (ce qui justifie l’heure précoce à laquelle j’envoie cet article !) mon titre... Et souvent le titre induit la réalisation de l’ensemble. Il faut en effet qu’il fasse toujours écho, et ceci à différents niveaux, au contenu de l’intrigue. En d’autres termes, cela va permettre au lecteur aujourd’hui d’en savoir un peu plus sur le contenu que j’ai voulu taire jusqu’à présent.

                  « Nantes-La Rochelle sur un nuage »... Ce nuage, c’est celui qui unit l’intimité de deux jeunes femmes à travers leurs parcours de vie (et de ville), l’une à Nantes en 2100, l’autre à la Rochelle en été 1999. Elles ont toutes les deux leur histoire d’amour et se ressemblent beaucoup parce qu’elles sont issues de la même famille.

                    Par un dispositif narratif particulier, et dans deux villes phares dont elles éprouvent le charme et la beauté, elles se trouvent réunies, au-delà du siècle qui les sépare, par maints indices que le lecteur devra retrouver.

                    Voilà, je n’en dirai pas plus sur ce sujet avant parution. A demain pour « les balades de La Rochelle ! »

 

Repost 0
10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 05:53

Hub et Babou (9) [1600x1200]

 

               Ce chapitre est loin d’être fini et j’ai, au sujet de La Rochelle, déjà publié une quinzaine d’articles... D’autres sont prêts depuis un certain temps et je les distille au fil des événements dans ce blog, avertissant le lecteur qu’ils constituent aussi la base du travail de fond sur lequel je me penche en ce moment...

                Rendez-vous donc à partir de demain pour une nouvelle série de balades. Rue des Mariettes, rue des Cloutiers, rue du Minage... Si vous le voulez bien !

 

Repost 0
9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 05:58

Happening (2) [1600x1200]

                Je ne souhaite pas à l’heure actuelle dévoiler quoi que ce soit sur l’ouvrage en gestation... Personne, même mes plus proches, ne savent exactement ce vers quoi je m’oriente. J’ai cette hésitation sacrée chez moi devant l’œuvre à venir. Tant que je n’en ai pas fini avec elle, elle est toujours susceptible de se modifier en moi et c’est la raison pour laquelle je n’en révèle aucun pan.

                Tout ce que je peux donner comme indication aujourd’hui (puisque j’ai, comme je l’indiquais hier, franchi un cap), c’est que l’ouvrage est à nouveau d’un genre différent des autres. Différent de tout ce que j’ai pu faire jusqu’à présent.

                 Ce genre porte un regard sur notre temps et sur notre futur, et puis il visite autrement deux villes que j’affectionne.

 

Repost 0
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 05:53

friedrich

               A l’issue d’une fin de vacances particulièrement marquée par des aternoiements sur le choix de la forme à donner à mon prochain ouvrage, j’ai trouvé ! Je serais presque tenté de dire « Euréka ! » car, vraiment, cette « trouvaille » va me permettre de couler beaucoup plus facilement la matière autour de la forme.

               Un grand nombre d’éléments ayant été déjà accumulés, dans les semaines à venir (particulièrement chargées du point de vue du collège notamment) je vais pouvoir avancer d’un pas assuré. Reste à mettre à ce squelette de la chair et du cartilage...

Repost 0
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 05:43

Objets 7526 [1600x1200]

                 J’avais annoncé en août me semble-t-il la « commande » par « les Cahiers pédagogiques »  d’un article au sujet de l’histoire des arts. L’article était envoyé et « l’affaire » suivait son cours.

                 Je viens de recevoir un courrier m’indiquant que les choses se précisaient et que, comme l’exige la logique d’une publication collective, il fallait « recalibrer ». Non seulement « recalibrer » mais, à l’examen, réactualiser l’article car depuis le mois d’aoüt, étant donné que je m’y exprime au sujet du projet « théâtre », beaucoup d’éléments sont à ajouter !

                       Cette évidence marquera aussi une nette différence par rapport à l'article paru dans l'ouvrage ci-dessus.

Repost 0
Eric Bertrand - dans livres
commenter cet article
6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 06:43

                    Quand j’ai parlé de sa fille avec René, Marilou avait sept ans. La sihouette de cette fille unique, protégée, tendrement aimée revient régulièrement dans ses ouvrages.

                     L’interview que je publie est d’ailleurs en lien avec un autre ouvrage : « On ne s’endort jamais seul »  (après « Elle danse dans le noir » évoqué hier). J’ai étudié en seconde ce livre, plus abordable me semble-t-il par de plus jeunes élèves (même s’il reste très sombre et plonge dans les méandres de l’humanité). Il y décrit le rapt d’une petite fille dans une école de Marseille et la quête déchainée du père qui finit par la retrouver dans des conditions invraisemblables.

                      Il s’agit donc bien d’un roman : (personne n’a jamais enlevé Marilou !) mais le narrateur ressemble trait pour trait à l’auteur qui n’a fait que se projeter, lui et son entourage, dans un scénario redouté. Derrière son narrateur, l’écrivain entraîne le lecteur  dans une fiction vertigineuse. Et pourtant le réel n’est pas loin. L’ouvrage rencontre tout l’univers de René, les truands qu’il connait, qu’il aime (ceux qu’il a aidés pendant ses ateliers d’écriture en prison) et les autres, ceux qu’il redoute... On se promène dans un Marseille à la fois attachant et inquiétant, rempli de soleil, d’ombre et de saveurs provençales.

Repost 0
Eric Bertrand - dans livres
commenter cet article
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 06:50

                  Je prolonge cette série d’articles consacrés à René, vu qu’il a, parmi mes lecteurs, ses inconditionnelles. Comme le font sentir les trois extraits d’interview que je republie à cette occasion, René excelle dans l’expression des ressentis... C’est un écrivain doté de cette « tendresse » des loups pour reprendre l’expression de l’un de ses romans.

                  L’article du  Telérama que j’ai cité hier insistait sur la beauté de « Elle Danse dans le noir » consacré à l’accompagnement de sa mère, et à l’épreuve du deuil d’un homme qui se sent tout à coup terriblement seul avec sa petite fille (après avoir été abandonné par sa femme).

                  Il y a sans doute la même détresse et la même émotion dans cette « Fiancée des Corbeaux » : la première fois que j’ai rencontré René, c’était dans un café un Saint-Malo, lors du Festival Etonnants voyageurs et il m’a vite parlé de son attachement à sa fille Marilou. J’y reviens demain...

 

Repost 0
Eric Bertrand - dans livres
commenter cet article
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 06:57

              J’ai déjà à maintes reprises consacré des articles dans ce blog à René Frégni qui est, en même temps qu’un écrivain que j’apprécie beaucoup, un ami. Il y a même sur you tube deux vidéos qui retransmettent « l’interview » improvisée chez lui, à Manosque.

              Un article dans « Télérama » vient d’attirer mon attention sur ce roman qui vient de sortir et dont j’ignorais l’existence (la rencontre à Manosque n’a pu se faire cet été suite à un malencontreux malentendu). Je viens de commander l’ouvrage et je promets d’en fournir le plus vite possible une synthèse personnelle ici même. En attendant, je livre ici l’article de Télérama qui souligne les qualités intrinsèques de l’écrivain. (J’en souligne les points pertinents)

 

Une fin d'octobre, René Frégni se met à table. Cahier, stylo plume, encre noire. Aujourd'hui encore, il ignore - dédaigne - le matériel informatique. Sa fille, que ses lecteurs ont rencontrée dans quelques-uns de ses précédents livres, vient d'avoir 18 ans. Le bel âge pour voler de ses propres ailes. Mais partir, c'est contraindre le père à la solitude - à l'écriture ? Dans un silence qui désormais l'envahit - il dit « vivre avec le silence » comme on dit vivre avec une personne - René Frégni habille de mots doux les riens des jours. La Fiancée des corbeaux est le douzième ouvrage de l'écrivain. Une sorte de journal, intime forcément, qui court de l'automne au printemps. L'auteur prend soin de noter les dates (27 octobre, 19 février ou 13 juin), mais n'indique pas l'année. Qu'importe, c'était hier, ou il y a dix ans, c'est toujours cuisant.

L'homme se met à nu, ce n'est guère la première fois. Depuis ses débuts, en 1988, toute son œuvre (1), même baptisée roman, raconte son époque, ses aventures, bonheurs et malheurs. René Frégni est lui-même un personnage de roman. Il est son propre personnage, une mine d'or... noir. Parfois à peine dissimulé ou, au contraire, comme aujourd'hui, héros pour de vrai. Mieux encore : un antihéros, un homme à bout de souffle, père meurtri mais écrivain au mieux de sa forme, qui cherche une réconciliation avec la vie et la trouve avec les mots : « Rien que le plaisir d'attraper un souvenir, une lumière, un peu de vie. [...] Ecrire au fil de l'eau, des saisons, de presque rien. » Avec une nouvelle liberté, celle qu'impose la solitude, une espèce de réclusion volontaire.

La destinée de l'écrivain peut se lire rien qu'à travers les titres de ses ouvrages, romans d'amour ou romans noirs, tous trempés d'une sourde mélancolie, poésie des brumes et fougue libertaire : Les Chemins noirs, Tendresse des loups, Le Voleur d'innocence, Où se perdent les hommes, et le magnifique Elle danse dans le noir, hymne absolu à la mère disparue, et tant d'autres encore, marqués de cris de révolte, Lettre à mes tueurs, Tu tomberas avec la nuit...

Dans La Fiancée des corbeaux se mêlent des images de l'enfance, celle de la fille envolée, et la sienne - ivresse de la jeunesse. Surgit encore une fois cette mère tant aimée à qui il rend visite au cimetière, à la nuit tombée : « Maintenant que ma mère est ici, c'est l'endroit le plus rassurant de la terre, même à minuit. Mortes, nos mères veillent encore sur nous. »

 

 

Repost 0
Eric Bertrand - dans livres
commenter cet article
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 06:51

Nuit1.jpg

 

                Je suis en ce moment dans cette phase « assez douloureuse » de la bascule en termes de création du prochain ouvrage. C'est-à-dire que depuis trois jours, j’ai atteint le point limite de la gestation et que l’urgence d’en finir avec « l’œuvre » que j’ai en moi m’étreint, m’angoisse, m’excite.

                Le problème, c’est qu’en même temps, j’ai d’autres « chantiers » et que les vacances sont en voie d’achèvement. Quand j’atteins ce niveau de « proximité », j’ai besoin de consacrer de longues heures rapprochées à ce que je veux écrire. Alors je rogne à contre-cœur sur les sorties, les rencontres, les activités... je voudrais me retirer sur une île déserte et disposer ne serait-ce que de huit jours !

                Ce n’est pas de la hâte, c’est de la frénésie à vouloir tenir « l’objet » fini, tout en sachant que, comme le photographe capable de saisir l’objet dans l’instant, ou le sculpeur capable d’arrêter les lignes au moment opportun, je dois fixer l’ensemble et, comme à Sodome et Gomorrhe, ne plus me retourner !

Repost 0
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 06:43

               Alors que les différents médias rendent un hommage appuyé à Gainsbourg, je ressens une joie intérieure face à ce déferlement... Emissions, films, disques trouvés dans « les tiroirs », rééditions...

               J’ai commencé à aimer Gainsbourg en 1977 précisément, à une époque où il était souvent mal perçu. J’aimais en lui non seulement le musicien mais aussi le poéte, l’artisan des mots. Et à chaque fois qu’en face de moi on ironisait : « l’ami caouette » ou « sea, sex and sun », tu appelles ça de la poésie, j’opposais les deux albums concepts : « L’Homme à la tête de chou » et « Histoire de Mélody Nelson ».

               Et c’est apparemment ces deux albums qui forcent aujourd’hui le respect dans l’œuvre de Gainsbourg. En 2001, j’ai voulu rendre un hommage personnel à cet artiste hors norme à l’époque où, dans le cadre de mon atelier d’écriture et de théâtre, je choisissais de mettre en scène les « œuvres » d’auteurs-carrefours. Serge en était un, à la confluence de Nabokov, Lautréamont, lewis Caroll et Baudelaire.

               La pièce s’est appelée « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut », elle n’a pas été éditée pour cause de droits d’auteur, elle a été jouée trois fois en quinze jours et a remporté un vif succès dans les campagnes loudéaciennes. Depuis, elle est « dans les cartons » et sur « you tube », morcelée... Le son n’est pas bon, mais on en perçoit la folle ambiance et la jubilation de la troupe à jouer des textes violents, humoristiques, érotiques, oniriques et souvent décapants réinjectés au hasard des répliques et du scénario, dans le discours de personnages inattendus. C’est déjà beaucoup.

 

Repost 0