Fictions et variétés

undefined undefined undefined
Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Dimanche 5 juillet 2009

                  Tout en relisant et en refondant chacun de mes chapitres et chacun des tournants de mon récit, je travaille à la structure.

                  C’est ainsi que j’ai fait apparaître les éléments suivants : le journal de la collégienne nommée Zoé, dont on découvre le témoignage. Le livre baptisé « L’organisme » est la mise en abyme de ce témoignage.

                   « L’Organisme » serait constitué de quatre parties : « Adolescence », « Métamorphose », « La Galerie interdite », « Monstrueuse vengeance du microbe ».

Par Eric Bertrand - Publié dans : Ecriture et réécriture - Communauté : Voyage et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009

                En comparaison à l’organisation du récit et au travail de l’écriture, le choix des noms des personnages d’un récit paraît un peu dérisoire. Il a cependant, le moment venu, son importance. Etant donné que dans mon récit, le personnage principal est un narrateur (qui dit « Je » et qui n’est, rappelons-le bien évidemment pas l’auteur !) le problème ne s’était pas vraiment posé et j’avais, à chaque fois qu’il était question d’un autre, utilisé des prénoms transitoires que j’ai dû fixer ces derniers jours.

               Le second personnage principal est une jeune fille dont est amoureux le narrateur : cette collégienne n’est pas particulièrement sympathique et il me fallait lui choisir un prénom « neutre » qui ne donne pas l’idée à l’une de mes élèves (amenée l’an prochain à lire le livre) de se projeter dans le personnage !

               J’ai donc établi une liste mentale, et ai demandé à ma fille qui passe en troisième de me donner son point de vue. Finalement, nous nous sommes entendus sur « Zoé ». Prénom d’un personnage que l’on a croisé dans l’une de mes nouvelles : « Pierrot et Colombine ».


 

Par Eric Bertrand - Publié dans : Ecriture et réécriture - Communauté : Voyage et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 3 juillet 2009

              « De la mécanique sur du vivant » comme le dit Bergson !


              Je retrouvai là un de mes anciens camarades que, pendant dix ans, j'avais vu presque tous les jours. On demanda à nous représenter. J'allai donc à lui et il me dit d'une voix que je reconnus très bien : "C'est une bien grande joie pour moi après tant d'années." Mais quelle surprise pour moi ! Cette voix semblait émise par un phonographe perfectionné, car si c'était celle de mon ami, elle sortait d'un gros bonhomme grisonnant que je ne connaissais pas, et dès lors il me semblait que ce ne pût être qu'artificiellement, par un truc de mécanique, qu'on avait logé la voix de mon camarade sous ce gros vieillard quelconque.     Pourtant je savais que c'était lui : la personne qui nous avait présentés après si longtemps l'un à l'autre n'avait rien d'un mystificateur.

                Lui-même me déclara que je n'avais pas changé, et je compris qu'il ne se croyait pas changé. Alors je le regardai mieux. Et en somme sauf qu'il avait tellement grossi il avait gardé bien des choses d'autrefois. Pourtant je ne pouvais comprendre que ce fût lui. Alors j'essayai de me rappeler. Il avait dans sa jeunesse des yeux bleus, toujours riants, perpétuellement mobiles, en quête évidemment de quelque chose à quoi je n'avais pensé et qui devait être fort désintéressé, la Vérité sans doute, poursuivie en perpétuelle incertitude, avec une sorte de gaminerie, de respect errant pour tous les amis de sa famille.

                Or devenu homme politique influent, capable, despotique, ces yeux bleus qui d'ailleurs n'avaient pas trouvé ce qu'ils cherchaient, s'étaient immobilisés, ce qui leur donnait un regard pointu, comme sous un sourcil froncé. Aussi l'expression de gaieté, d'abandon, d'innocence s'était-elle changée en une expression de ruse et de dissimulation. Décidément, il me semblait que c'était quelqu'un d'autre, quand tout d'un coup j'entendis, à une chose que je disais, son rire, son fou rire d'autrefois, celui qui allait avec la perpétuelle mobilité gaie du regard ».

Par Eric Bertrand - Publié dans : Citations et proverbes - Communauté : Maximes et citations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 2 juillet 2009

             Avec le recul du temps et le travail effectué en aval, la relecture de l’œuvre que je suis en train d’écrire s’avère à chaque fois un vaste chantier en restructuration.

            Depuis que j’ai remis le nez dans les premières pages, j’ai l’impression de me trouver en face de véritables « blocs de glace » dont il faut faire fondre la première couche pour en rendre la matière perméable à l’ensemble.

            Pour cette raison, je progresse à tout petits pas et l’été arrive à point nommé pour mener ce travail de « refonte » dans tous les sens du terme !


 

Par Eric Bertrand - Publié dans : Ecriture et réécriture - Communauté : Voyage et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009

            Depuis quelques jours, les martinets sont en liesse dans les rues du centre-ville et le soleil déjà lourd échauffe l’atmosphère dans le matin. J’aime les cris des martinets, ils me ramènent aux rues de Lyon à l’époque où mon frère et moi finissions l’année scolaire dans notre chambre d’étudiant. Le martinet est un oiseau qu’on n’entend qu’en ville, dans les soirs chauds d’été.

           Et pendant ce temps-là, dans la campagne, le long des sentiers, les blés ont déjà pris la blondeur d’été et leur tête incline sous le vent en meme temps que j’écrase les pédales du VTT. Le bruit fin du dérailleur et le chant de la chaîne accompagnent la mélodie de juin. C’est la fin d’une période de travail intense. Le temps du Pélican qui, selon le mythe, n’a plus rien dans le ventre ou le foie pour nourrir ses enfants.

           Dans le feu de l’été, Prométhée panse ses blessures et se refait un foie tout neuf, en se disant que l’été est bien long avant qu’il ne remonte en haut du Caucase et que les coups de pédale, les foulées sur le sentier, les bains de mer finiront bien par reconstituer « le stock » à donner en pâture à la rentrée prochaine, à de petits aigles qu’il trouve de moins en moins affamés !

Par Eric Bertrand - Publié dans : Pédagogie - Communauté : Pédagogie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus