Fictions et variétés

undefined undefined undefined
Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Dimanche 8 novembre 2009

         Nouveau tournant dans l’écriture du « Grand amour du Petit Prince ». Je propose au lecteur la suite de la « genèse » de ce travail d’écriture en fournissant en trois épisodes le bilan de la réunion que j’ai adressée également à mes collègues.

 

         La réunion sur « le Petit Prince » a eu lieu jeudi 5 novembre entre 12h30 et 14h00. Une bonne occasion de réajuster le programme en équipe et surtout de concilier les aspirations.   

          Nous sommes de plus en plus nombreux à investir ce projet et les ouvertures proposées sont diverses et riches de potentialités, d’autant que chacun a enfin lu ou relu l’œuvre et l’a redécouverte à sa façon...

          En histoire-géo, Sylvie note un certain nombres de pages qui l’intéressent directement : le Sahara, page 12, la terre page 21, le baobab page 26, les couchers de soleil page 32, la rotation de la terre d’un pays à l’autre page 33, les volcans page 46 , les étoiles page 63, la durée du jour page 67, le géographe page 72 à 75, l’Afrique page 80, la montagne et l’écho page 97, l’eau dans le désert page 97, les puits dans le désert page 99. Voilà une source à creuser en atelier d’écriture.

           En musique, Christian a commencé à travailler sur une variation musicale fondée sur une « réécriture sonore » de la 1ère page du Petit Prince, ce qui ouvre directement une fenêtre dans l’œuvre de Saint-Exupéry... Idée intéressante qui pourra s’intégrer au début, au moment où les fresques  réalisées en EPS donneront une première lecture – très visuelle – de la pièce. En Arts Plastiques, Laureline va s’atteler à la tâche en réalisant des symboles à partir des « étiquettes » fournies par le scénario. Cette réalité des fresques me rappelle en tout cas la nécessité de diviser la pièce en six scènes qui auront lieu, après le prologue, dans cinq espaces différents : la salle de dessin, celle de SVT, celle de français, celle de maths et celle d’histoire géo.


 

Par Eric Bertrand - Publié dans : Ecriture et réécriture - Communauté : Voyage et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 7 novembre 2009

La présentation de l’auteur

 

                Marina Julia Neary is an award-winning historical essayist, multilingual arts & entertainment journalist, published poet, playwright, actress, dancer and choreographer.  A specialist on the obscure works of Victor Hugo, she has lectured at the French Alliance.  Her historical tragicomedy Hugo in London featuring the adventures of the French literary genius in England during the Crimean War was produced in Greenwich in 2008 and recently acquired by Heuer Publishing.  A sequel, Lady with a Lamp: an Untold Story of Florence Nightingale, premiered in 2009 as a theatrical benefit for The Wyatt Foundation. 

 

In 2007 she was commissioned to collect and publish the memoirs of residents from an affluent retirement community in Stamford, CT.  The project involved interviewing over forty senior citizens over the age of ninety.  A new Connecticut-based leisure publication Norwalk Beat has recently brought her on board as a steady contributor.  She focuses on the entertainment industry in Connecticut.  Her poems have been accepted by literary journals such as Alimentum and The Recorder and First Edition (UK).   After having her short story accepted by Bewildering Stories Magazine, she was invited to join the editorial staff. 

 

Wynfield’s Kingdom is her first novel, in which she celebrates her love for Victorian history and the Romantic movement.  The novel was published by FireshipPress, a publication specializing in historical and nautical fiction.  Here are some of the reviews: 

The spirits of Charles Dickens and Victor Hugo haunt this darkly compelling novel of  the mid-Victorian underworld.  Exhaustively researched, ambitious in scope and rich in period detail, King Wynfield is a harrowing tale of wretched poverty and desperate survival, of monstrous child abuse and atrocious acts committed in the name of science.  Diana the wild robber maiden and her bandit lover Wynfield are larger than life anti-heroes destined to linger long in the reader’s imagination. – Eileen Kernaghan, author of Wild Talent: a Novel of the Supernatural

Neary writes with unbelievable power, yet never loses her sense of emotional insight…. Wynfield’s Kingdom is truly an extraordinary first novel. – Tom Grundner, author of Midshipman Prince.

 

In addition to her writing career, Neary has a career in the performing arts.  She has starred in several independent horror films shot in CT and NY.  In the 1990s she has competed in various talent competitions in New England and placed second in Miss LaSalle beauty pageant.

  

 


Par Eric Bertrand - Publié dans : livres - Communauté : Maximes et citations
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 6 novembre 2009

Wynfield’s Kingdom

Synopsis

 

                     Welcome to 1830s Bermondsey, London’s most notorious slum, a land of gang wars, freak shows and boxing matches.  Dr. Grant, a disgraced physician, adopts Wynfield, a ten-year old thief savagely battered by the gang leader for insubordination.  The boy grows up to be a slender, idealistic opium addict who worships Victor Hugo.  By day he steals and resells guns from a weapons factory.  By night he amuses filthy crowds with his adolescent girlfriend, a fragile witch with wolfish eyes. Their tragicomic idyll ends when Wynfield falls under the spell of an elusive benefactress and leaves his bohemian, semi-criminal circle to follow her to Westminster.  There, in the company of blue-blooded outcasts, he learns the secret of his origin and the role he is destined to play in the history of England.  Invoking the ghosts of English anarchists, Guy Fawkes and Oliver Cromwell, Wynfield enters the world’s biggest tavern – the Parliament, where he meets the most ruthless boy gang in the world – the British aristocracy.  Using the mixture of chemicals, satire and horror, Wynfield stages an unforgettable performance and subdues the ruling class – if only for one day. 

 

Par Eric Bertrand - Publié dans : livres - Communauté : Maximes et citations
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 5 novembre 2009

              Les lecteurs de ce blog connaissent Marina, cette amie américaine de longue date. Nous nous sommes connus par le biais de Victor Hugo dont elle est fanatique (le mot n’est pas fort) et notamment de « l’Homme qui rit » puisqu’elle avait eu en main mon essai à propos de ce roman.

              Autre point commun qui nous a rapprochés : le goût pour l’Ecosse et le celtisme. A travers « le Ceilidh », nous avons eu d’intéressants échanges puisqu’elle envisage de le monter un jour sur la scène américaine.

              Marina est en effet comédienne, metteur en scène et auteur. Son premier livre     Wynfield’s Kingdom vient d’être édité et on peut se le procurer via le site Amazon dont voici l’adresse :

 

http://www.amazon.fr/Wynfields-Kingdom-Marina-Julia-Neary/dp/1934757993/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1256823462&sr=8-1

 

               J’ai demandé à Marina de bien vouloir présenter son travail et je propose dans les deux jours qui viennent de livrer cette présentation à ceux d’entre vous qui comprennent l’anglais. D’abord le synopsis et puis ensuite une biographie.

Par Eric Bertrand - Publié dans : livres - Communauté : Maximes et citations
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009

          Les familiers de ce blog ont souvent croisé le nom de Levi-Strauss sur les différents articles. Notamment ceux qui ont été consacrés à l’étude de Vendredi ou la vie Sauvage de Tournier, fidèle élève du célèbre ethnologue.

          Ainsi celui-ci intitulé « Elèves de Lévi-Strauss » rédigé en avril dernier et qui annonçait une série d’articles sur le Robinson revisité par Tournier, façon Lévi-Strauss :

 

« Homme, il faut se taire pour écouter le chant de l’espace qui affirme que l’ombre et la lumière ne parlent pas (ces gens méritent plus notre respect que notre curiosité : Monod).

 

         C’est un proverbe touareg que cite en le commentant l’arpenteur de désert qu’était le grand Théodore Monod. Je relis en ce moment des pages de Claude Lévi Strauss dont la leçon essentielle pour les générations futures est dans la même veine.

         C’est aussi la grande leçon du livre « Vendredi ou la vie sauvage », de son illustre élève Michel Tournier.

         Les élèves apprécient en général cette œuvre que je ne me lasse pas d’étudier avec eux : au lycée, c’était la version « Limbes du Pacifique », au collège, c’est la version « Vie sauvage »…

 

         Je souhaiterais terminer cet hommage simplement sur quelques phrases du maître, pillotées çà et là dans son œuvre :

« Le barbare, c’est l’homme qui croit à la barbarie »

« La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition, à l’échelle mondiale, de cultures préservant chacune son originalité »

« Une humanité confondue dans un genre de vie unique est inconcevable parce que ce serait une humanité ossifiée »

« L’aube n’est que le début du jour, le crépuscule en est une répétition »

Par Eric Bertrand - Publié dans : Citations et proverbes - Communauté : Maximes et citations
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009

                  Pas de triomphalisme du côté de « la belle langue française ». A l’heure des SMS et autres déformations de l’écriture, la tendance actuelle est à l’économie et à la paresse intellectuelle. C’est du reste l’inclination naturelle propre à toutes les langues qui vise à la simplification...

                 Relativisons ces propos en livrant ce matin l’analyse éclairante du linguiste Claude Hagège que je lis et écoute toujours avec délectation...

                 Comment dire la diversité du monde ?... Comment enclore l’infini du monde dans la périphérie limitée de ce qu’il nomme « l’appareil phonateur » qui s’étend des lèvres au larynx ?... Nous ne disposons en français qu’une gamme bien restreinte de sons réalisables, voyelles et consonnes réunies.

                  D’autres langues sont riches d’un nombre beaucoup plus élevé de sons. Claude Hagège cite par exemple dans le Caucase, une langue qui dispose de 56 consonnes ou une autre au Cambodge qui comporte 24 voyelles... Ce qui invite sinon à l’humilité du moins à la curiosité intellectuelle...

                  Heureux le linguiste qui fait souffler dans « son appareil phonateur » les vents du large de toutes les langues !

Par Eric Bertrand - Publié dans : Citations et proverbes - Communauté : Maximes et citations
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 2 novembre 2009

A l’occasion de cette rubrique, je remets en ligne l’article rédigé en début de mois. Rien que pour le plaisir de « reparler de Baudelaire ».

 

             « Homme libre, toujours tu chériras la mer ! », « Fortes tresses, soyez la houle qui m’emporte », « Quand les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne... Je vois se dérouler des rivages heureux qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone... »

             Pas un cours de poésie sans une référence à l’un de mes trois maîtres : Hugo, Baudelaire, Rimbaud. Une évidence à mes yeux : quand on parle de poésie, un seul texte de l’un des trois suffit pour appréhender ce que poétiser veut dire... Et lequel des trois convient le mieux à des adolescents, ou à des étudiants ? Ou, plus exactement, lequel choisir pour « transmettre le message » et donner envie d’aller plus loin ?

             J’ai écrit deux essais sur Hugo, un roman dont le personnage principal est baptisé « Bateau ivre » du fait de son goût pour la poésie de Rimbaud... mais je n’ai écrit qu’une nouvelle et un petit article sur Baudelaire : cf « Baudelaire champion de surf ».

             C’est pourtant celui des trois qui me paraît aller le plus loin dans l’expérience poétique... Oui, Charles, malgré sa raideur de dandy et ses humeurs de cormoran, est à mes yeux le plus compréhensible et le plus viscéralement humain. Baudelaire est avant tout un sensuel. Le poète en lui respire, voit, écoute, savoure, « mange des cheveux bleus » pour quitter « le port » et s’en aller « vers de charmants climats ».

             Au lieu de fermer les yeux et de s’abandonner à la langueur d’un plaisir égoïste, Baudelaire est un virtuose de l’observation et de l’analyse, toujours attentif à ce qui se produit en lui quand il cultive les sensations. Les sens en éveil, il entreprend dans les poémes de « l’Idéal » une quête obstinée qui lui permet de creuser et de dévoiler les ressources de l’imagination. Que ce soit auprès de l’une de ses maîtresses, au fond d’un verre de vin ou sur le culot de sa pipe de hachish, il parvient à faire résonner son vers à 100000 watts. Il est un amplificateur de sensations. Et il tend au lecteur cette magique enceinte... Comme il l’écrit dans « le poème du hachish » :

« Vous croyez être assis dans votre pipe et c’est vous que votre pipe fume. Une question : comment sortirez-vous enfin de cette pipe ? »

             Les poémes de Baudelaire fleurent bon l’Amsterdamer...

Par Eric Bertrand - Publié dans : Poésie - Communauté : Maximes et citations
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 1 novembre 2009

                Comme je l’avais indiqué dans un récent article, je participe aujourd’hui au salon du livre de La Jarrie dont je rappelle le site ci-dessous.

http://www.lajarrie.fr

 

                En cliquant sur « les auteurs » le lecteur retrouvera quelques figures locales que je commence à connaître pour les avoir rencontrées dans les divers salons et manifestations littéraires.

                Prenons par exemple l’écrivain Robert Bené (spécialiste de l'ile de Ré) qui bénéficie d’un franc succès lors des séances de dédicaces. Récemment, au salon du Livre du Bois en Ré, il me disait tout le bien qu’il pensait du Salon de La jarrie...

                Il se trouve qu’il est un ami d’enfance de mon père et que, dans mon souvenir éloigné, je revois responsable du « Ranch » dans l’île de Ré. J’y ai fait ma première initiation au cheval...

                Nous nous retrouvons ainsi trente ans plus tard sur « la même selle » !

Par Eric Bertrand - Publié dans : Ecriture et réécriture - Communauté : Voyage et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 31 octobre 2009

                J’ai toujours eu un rapport unique avec cet album de Gainsbourg. Cela remonte à loin et je dois beaucoup à ce disque que j’ai immédiatement aimé avec passion. C’est notamment à cette œuvre que j’ai emprunté de larges extraits dans mon adaptation pour le théâtre : « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut ».

                 Je garde aussi dans mes tiroirs, l’idée d’écrire quelque chose à partir de l’œuvre de Gainsbourg...

                 Et voilà une nouvelle qui vient de tomber et qui me réjouit : Bashung, dont j’écoute souvent le dernier album a pu enregistrer avant son décès un album consacré à « la tête de chou », on peut en écouter quelques extraits sur le site suivant : c’est délectable :

 

http://www.lexpress.fr/culture/musique/ecoutez-alain-bashung-chanter-l-homme-a-tete-de-chou-de-gainsbourg_824526.html

Par Eric Bertrand - Publié dans : Art - Communauté : variétés
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 30 octobre 2009

               Don Quichotte partant sur les chevaux de la mer, Mme Bovary rêvant dans la cabine d’un transatlantique... Ce serait un peu ça « Lord Jim » de Joseph Conrad... Un personnage qui rêve au grand océan à partir des lectures de récits héroïques, tempêtes, visions, actes grandioses...

               Autant de motifs qui donneraient la vocation à n’importe quel capitaine en herbe... Et c’est le cas de Lord Jim qui, le moment venu, après des années de traversées monotones, se trouve confronté à une grave avarie et abandonne le navire, et les passagers ( !) pour prendre la fuite.

               Mais, chose inouïe, ces derniers ne périssent pas en mer, ils sont sauvés in extremis et déposent contre le capitaine indigne. Celui-ci est alors torturé de remords, bien conscient en même temps d’avoir manqué « l’exploit » tant attendu. Il ne le voyait pas comme ça l’exploit ! L’exploit avait à ses yeux une allure plus romanesque !

 

Par Eric Bertrand - Publié dans : livres - Communauté : Voyage et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés