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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Mardi 13 mai 2008

Le travail d’Annie Ernaux m’intéresse depuis que j’ai lu ce beau témoignage sur son père que l’écrivain a livré dans la Place. Vient de paraître les Années et Annie Ernaux était invitée sur France Culture récemment. Elle s’exprimait au sujet de ce qu’elle appelle une « autobiographie impersonnelle », ce qui constitue un bel oxymore dans le genre de ceux qui me plaisent…

En effet, cette figure de style qui associe deux termes contraires ne constitue pas seulement une figure, elle a souvent le mérite de signifier une vérité plus profonde : à savoir, et c’est ce qui me touche dans le travail autobiographique auquel je me suis moi-même livré, qu’elle montre qu’un écrivain, quand il se penche sur son passé, interpelle en même temps le passé de ses lecteurs. Et l’écriture (la lecture) devient alors une opération magique…

Loft History 2084 (6) : cours de bêtise...
par Eric Bertrand publié dans : livres
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Lundi 12 mai 2008



Depuis que nous sommes arrivés dans la région, les choses se sont précipitées et nous avons dû notamment nous empresser pour trouver un logement afin d’aborder l’année scolaire dans de bonnes conditions. Nous n’avons pas pour autant perdu de vue la possibilité d’acheter une maison afin de nous stabiliser définitivement.

A la faveur de ces quelques jours de mai léger, nous nous sommes lancés dans la quête effrénée d’une maison dans le périmètre restreint que nous souhaitions. Elle est sur une colline, la mer est tout près, ainsi que le pont de Ré qui continue d’exercer son attraction parce qu’on le distingue au loin.



Loft History 2084 (5) : crise dans le Loft
par Eric Bertrand publié dans : voyage
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Dimanche 11 mai 2008



Parmi le cercle de mes lecteurs, je compte désormais un certain nombre de fans de Julien Clerc qui ont pu s’exprimer sur mon dernier livre et m’envoyer de sympathiques courriels. Je fais désormais partie de leur cercle baptisé "les patineurs" et l’un d’entre eux m’a demandé de me présenter à ceux qui ne sont pas forcément lecteurs mais qui ont en commun la passion Julien Clerc. Voici donc le texte de cette présentation sur le site : http://www.julien-clerc.net/forum/forum.php

Il ne m’est pas facile de parler de Julien. Paradoxalement! Il m’a fallu un livre pour essayer de faire le tour de la question et "d’y voir Clerc"… Une chose est sûre, j’ai découvert Julien à 10 ans, sur un lit d’hôpital. C’était "Ivanovitch" et cette chanson là m’a ébranlé. Pourquoi ? Quel terrain propice a permis à "Ivanovitch" de se déployer en moi ? C’est encore ce que j’ai essayé d’expliquer.

Mais depuis cette chanson, je n’ai cessé de m’exalter à découvrir les autres chansons et textes de l’idole (dont les posters tapissaient ma chambre). "Zucayan", "Ce n’est rien", "la Californie", "L’’éléphant est déjà vieux", "Les menhirs", "La veuve de Joe Stan Murray"… Tous ces textes qui sont entrés en résonance avec mon moi profond au point de tracer comme un destin entre les States et les menhirs d’Ecosse ou de Bretagne.

Je suis resté trois mois immobilisé à écouter "Ivanovitch", trois mois à rêver de neige et de pays étrangers, et quand j’ai fini par me relever, j’ai suivi l’ombre voyageuse de Julien Clerc… J’ai fait pousser mes cheveux frisés, j’ai fredonné les airs et surtout j’ai voulu "éprouver" le texte des ces chansons dont le sens me fascinait et m’échappait parfois.

Et puis il y a eu Gainsbourg, Brassens, Souchon, mais toujours Julien Clerc et l’événement de la sortie de chaque album… Aujourd’hui, j’habite La Rochelle, je me suis fait un CD de ses meilleurs, ceux que j’ai sélectionnés pour le livre, et j’écoute à tue-tête ces vieux airs qui ont tant de force et qui épousent si bien l’horizon de la mer.

 



Loft History 2084 (4) : entrée en scène des lofters...
par Eric Bertrand publié dans : Manifestations autour du livre
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Samedi 10 mai 2008

       

      De quoi est-il question dans ce roman ?

      Tout commence par le naufrage du narrateur, frêle et distingué écrivain qui est sauvé par « le Fantôme », goélette qui croise dans les eaux au large de San Francisco. Au moment où le jeune homme demande à ses sauveurs de bien vouloir le déposer sur la berge, le capitaine, Loup Larsen, lui rit au nez et lui impose d’entrer à son service comme mousse à bord de ce bateau qui part pour de longs mois à la chasse aux phoques.

      Commence alors l’Aventure en haute mer et dans les eaux froides de l’hémisphère nord. La version maritime des romans du Yukon et du Klondike, et le plongeon dans les thèmes chers à Jack London : ceux de l’Appel sauvage et du ballotement entre la civilisation et la sauvagerie.

      Cet écrivain cultivé et civilisé, n’est-ce pas la figure idéale vers laquelle tendait, à ses débuts, l’auteur de Croc blanc, quand il était en quête de reconnaissance ? Cette brute sauvage et sans morale, ce loup primitif, n’est-ce pas encore ce jeune homme venu du « peuple d’en bas », et qui s’imposait à ses semblables par la force de ses poings ?


Loft History 2084 (3) : corruption de Big Brother
par Eric Bertrand publié dans : livres
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Vendredi 9 mai 2008

J’ai souvent eu l’occasion dans ce blog de louer les livres de Jack London et je sors à l’instant encore tout décoiffé de la lecture du « Loup des mers ».

       Le livre est présenté sous un format « littérature jeunesse », ce qui, une fois de plus, traduit la mauvaise appréciation de la hauteur de vue des livres de l’auteur. Il y est question de pleine mer, de monstres et de tempêtes, autant de thèmes proches de ceux de Hugo dont j’ai souvent parlé dans mes ouvrages et le blog.

      A la différence que les monstres chez Hugo sont liés au romantisme de l’époque et renvoient à une vision cosmique et fantasmagorique de l’univers. Chez Jack London, le monstre est incarné par un être redoutable, le capitaine d’un vaisseau baptisé « le Fantôme ». Il tire ses traits de la sauvagerie du milieu et de la rudesse de ces brutes qui lui servent d’équipage et qui n’ont pour toute idée que de massacrer le maximum de phoques pour en extraire la peau. Loup Larsen est galvanisé par cette fiole qui balance en haute mer et qui se compose de la démesure d’un tempérament, nourri de conceptions philosophiques qu’un Nietzsche n’aurait pas reniées…

      Je reviendrai demain sur le thème principal du roman qui correspond tout à fait à ce goût du « wilderness » si souvent évoqué ici…


Loft History 2084 (2) : indécence.
par Eric Bertrand publié dans : livres
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