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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 06:28

Highland2 (121) [1600x1200]

                Dans le cadre de la préparation de mes cours de rentrée, j’ai relu de près cette œuvre de Maupassant et c’est toujours un plaisir. Comme à chaque fois avec les classiques, on y redécouvre des beautés... Cette lecture tournait autour de la figure du personnage romanesque puisque le cours de 1ère, s’il laisse le professeur libre du choix du roman, propose de le considérer sous l’angle du personnage.

                 Mais les choses ne sont jamais simples dans l’optique d’heures de français qui sont toujours comptées et qui supposent que les élèves soient un tant soit peu connaisseurs... Car il faut en effet mettre en perspective cette approche et les faire réfléchir sur l’évolution du statut du personnage de roman dans une histoire littéraire qui s’apparente parfois elle-même à un parcours picaresque réservant au héros bien des surprises et vicissitudes... Tenons-nous en pour l’heure à une relecture de « Bel Ami ».

                Bref, je vous propose ces allers et venues dans l’œuvre qui témoignent du souci de « compactage » !

 

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Eric Bertrand - dans livres
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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 06:12

             Alors que la perspective de la publication de mes ouvrages qui ont pour toile de fond notamment La Rochelle se précise (j’ai reçu dans ce sens un mot de mon éditeur), je propose aux amateurs cette petite promenade par le ciel afin d’embrasser tous ces lieux auxquels je consacre de nombreuses lignes...

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 04:10

             « La Vague » est un film allemand réalisé par Denis Gansel en 2008..... Il offre une troublante réflexion sur la montée du totalitarisme à travers une expérience pédagogique intéressante dans son idée.

             Un professeur connu comme « anarchiste » est chargé par son institution de faire un cours sur l’autocratie. Malgré ses protestations et son envie de s’exprimer au sujet de son domaine de prédilection, il est obligé de se pencher sur la question... Qu’est-ce que l’autocratie ? Comment ça marche ? Pouvez-vous citer un exemple d’autocratie ? Hitler bien sûr... Pensez-vous qu’un régime comme le nazisme puisse un jour revenir dans notre pays ? Non, évidemment ! Les étudiants de la classe en sont presque offusqués...

             Pour donner du relief à son cours et expliquer le fonctionnement du concept, le professeur met d’emblée en place un certain nombre de codes et de rituels : l’ordre de l’espace de la classe, le salut, la position de réponse, la nécessité de l’entraide entre membres, (on peut taper du pied en même temps pour sentir la force du groupe et faire vibrer le plafond de la salle d’en-dessous, celle qui bosse sur l’anarchie....), la création d’un nom : « la vague », d’un sigle, d’un costume, d’un signe de reconnaissance...

             Et petit à petit, à l’exception de certains esprits forts, les étudiants sont conquis par ce cours qui s’insinue dans leur vie, qui comble les manques, qui répond à des pulsions, des envies, des aspirations jusque là informulées ou refoulées.

              Le professeur se prend au jeu, devient un chef, une figure charismatique qui manipule le groupe. Dans la salle des profs, le vide se fait autour de lui. Où l’expérience va-t-elle s’arrêter ? Le cours est censé durer une semaine, mais en deux séances, l’esprit s’est embrasé et la fureur adolescente s’est emparée de l’idée. L’énergie de groupe est immense. Un dérapage grave est désormais inéluctable et le professeur, dont l’évolution devenu trouble dans son comportement, flatté, grisé peut-être par son succès, convoque son groupe en urgence le samedi matin, s’enferme dans l’amphi de la fac et tente une expérience ultime...

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Eric Bertrand - dans Cinéma
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 06:01

Highlands1 (86) [1600x1200]

                 Margoton, Marinette, Fernande, Hélène aux sabots, Pénélope, femme d’Hector, Cendrillon... Elles ont des charmes d’un autre âge les dames du temps jadis que chante Brassens. Comme sous les boules à neige qu’on vend aux touristes, elles se mettent à bouger dans les « flocons des neiges d’antan ».

               Pamphile, Nestor, Archibald, vieux Léon, brave Martin... Les hommes qui les courtisent appartiennent eux aussi à une catégorie à part de séducteurs. Ils se retroussent les manches et ils vont à la chasse aux papillons.

               Cupidon, grand Pan, Saturne, Vénus et Bacchus, ces dieux-là sont à chaque fois de la partie. Impossible de faire sans eux... Ces compères savent rigoler. Rigoler comme Villon, maître François et tous les « foutrement moyennâgeux » qui poursuivent les belles parmi les amandiers, les bancs publics, les bistrots, les chênes et les claires fontaines.

                Ils disputent leur place aux cocus, aux croque-notes, aux gros dégueulasses ou aux pandores. « Gare au gorille ! » Ils retroussent les nonnettes et les nonnains, les punaises de sacristies, les jeunes veuves et les filles à cent sous. Ils se font tout petits devant les jolies fleurs, et les poupées. Ils leur apprennent les ricochets, les marguerites et les filets à papillon. Ils réparent les paratonnerres, franchissent les ponts (« il suffit de trois petits bonds »), fument les bonnes vieilles pipes en bois et cueillent des baisers sous la treille ou sous le parapluie.

                 Ecouter Brassens, c’est se mettre sous le parapluie et entendre ruisseler toute la vieille langue qui nous vient de Villon, de Rabelais et de La Fontaine et qui traverse le temps ou le paradis, « on ne perd pas au change, pardi ! ».

 

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Eric Bertrand - dans Poésie
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 07:58

Highland2 (19) [1600x1200]

             J’avais déjà établi ce concept dans « l’Organisme » et j’y reviens aujourd’hui pour souligner que l’image du boxeur va au-delà des métaphores du gant de boxe et du peignoir... Le match commence tôt, très tôt. Et parfois se déroule en 6, voire 7 rounds. A ces matchs-là, il n’y a jamais de shows ni de paillettes pour réjouir et appâter le public.

              Sans effets de muscles, sans coach, le visage et le torse sobres, le prof tient le choc et accueille au fil des heures les jeunes loups. Il connaît les règles du ring. Constamment défier des classes de 37 punchers en éveil (pas toujours à l’offensive du reste, parfois engourdis, voire KO), tâcher de les intéresser, varier « les coups », les parer, les anticiper, reprendre son souffle, ne pas laisser paraître la fatigue. Le ventre qui tord, l’œil au beurre noir, la vilaine crampe, c’est pour le vestiaire.

               Bien parcourir le ring, rester dans les cordes, guetter les coups bas, tenir un rythme, ne pas montrer de signes de faiblesse, jouer des jambes, de la voix, de la main, de l’esprit, envoyer des chiquenaudes toujours bien maîtrisées (surtout ne jamais toucher l’adversaire !), se passer l’éponge sur le front, boire à l’intercours dans sa petite bouteille d’eau d’évian...

               Autant de mouvements qui ne s’improvisent pas en salle mais qui se cultivent au jour le jour par une hygiène de vie, préparation physique, préparation mentale, souplesse des rotules et souplesse de pensée.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 05:38

Highland2 (39) [1600x1200]

          Période de vacances c’est période de « rechargement » de matières diverses. Je suspens donc ce blog jusqu’au 1er novembre prochain.

           Bonnes vacances à tous et toutes !

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 07:06

             Objet de convoitises et de haines diverses, la voiture elle aussi est en crise. Folle de rage, implacable, Christine s’emporte, Christine s’enflamme et immole ses victimes par le feu. Puis ses ardeurs tiédissent et elle rentre au garage. A ce stade, le spectateur ne sait pas si le conducteur est au volant. Agit-elle pour son propre compte ? Son maître est-il allé assez loin pour partager enfin avec elle le frisson du Mal conquérant ? Le fait est que, tout au long du film, Arnie devient de plus en plus violent, de plus en plus imprévisible.

              A la fin, il n’appartient plus à l’ordre des hommes. La voiture l’a en quelque sorte « vampirisé »... Le dénouement le montre en effet jubilant au milieu des flammes et poignardé par le moyen d’un morceau de verre planté dans le cœur à la façon d’un pieu. Mais le cœur de Christine respire encore et la lueur du poste radio continue d’éclairer d’un éclat fauve le tableau de bord.

              Le cinéaste a magnifiquement joué des couleurs, filmé en multipliant les plans les allures anthropomorphes de la calandre, des phares, du capot avant, rouge de colère, noir de nuit, luisant. Et quand le monstre est enfin (en apparence) anéanti, écrasé par les chenilles d’un Caterpillar, dans la figure intestinale ou cérébrale que dessine l’amalgame de ferraille, dernière image du film, on perçoit encore, comme un frémissement, un vaisseau sanguin qui palpiterait dans l’organisme de métal. 

 

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Eric Bertrand - dans Cinéma
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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 05:58

                La belle lui est particulièrement reconnaissante et le lui rend bien. Une étrange complicité s’établit en effet entre l’élégante Américaine et le jeune homme : lorsque s’allume le poste de radio, le spectateur comprend que c’est Christine qui s’éveille, qui manifeste sa voix et son avis. Jalousie, mise en garde, colère, indignation... Les phares sont des yeux qui s’ouvrent car, en bonne créature de la Nuit, véritable vampire au féminin, la créature promène sa robe rouge au cœur des ténèbres. Et progressivement pendant le jour, son propriétaire se métamorphose lui aussi.

              Saisi du vertige de l’amour, de la révolte contre ses parents et ses tortionnaires, grisé par le pouvoir de la grosse mécanique laquelle, telle le Phoenix, renaît de ses cendres, Arnie s’enflamme au volant de sa voiture. Vêtu d’une veste trois quart rouge, les cheveux noirs, peignés en dérapage contrôlé, l’œil en feu de croisement, le rire en crissement de pneumatique, il apparaît finalement comme l’archange déchu, le monstre méphistophélique pétaradant au milieu des flammes du moteur.

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Eric Bertrand - dans Cinéma
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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 05:01

                « Christine » : le titre en soi est ambigu. Il ne désigne pas une maîtresse, une femme, un être cher (ou du moins « cher » tel qu’on l’entend communément) mais une voiture. (On connaît, du reste, l’attachement viscéral de certains conducteurs pour leur voiture et le déploiement de caresses qu’ils leur réservent chaque dimanche matin). C’est à l’origine le roman de Stephen King, spécialiste du suspense et des situations troubles, qui, en 1983, a inspiré John Carpenter, réalisateur notamment de « the Thing » : rencontre bienvenue entre deux sensibilités très proches l’une de l’autre.

                 Première scène, 1957, les usines de Detroit. Chaines de construction des Plymouth. Dans sa « robe rouge étincelante », un modèle diffère des autres. L’une de ces belles Américaines des années 60... Dés le début, le spectateur perçoit le malaise : la belle et coquette Américaine est une caractérielle qui ne supporte pas les « humeurs » ou les mufleries des mécanos ou de quiconque s’en approche... Les années passent, Christine est devenue « une épave », ce que les Américains appellent « a wreck » qui aurait fini sa carrière dans un champ si Arnie ne l’avait pas remarquée. Arnie, le héros du film, est ce qu’on pourrait appeler « un gentil garçon obéissant », un fils à papa qui, sitôt qu’il voit la Plymouth 57, tombe sous le charme irrésistible et ravageur de celle qu’on appelle « Christine ». Délaissant tout le reste, il la répare amoureusement et la fait rutiler.

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Eric Bertrand - dans Cinéma
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 05:05

               Je termine cette semaine un dossier consacré aux voitures que j’ai construit avec ma classe de BTS spécialistes en vente automobile. Pour terminer cette réflexion dans laquelle j’ai utilisé des spots de publicités sur la voiture, des documents d’infos sur la Tucker, sur la DS19, un extrait de « Mythologies » de Roland Barthes (concernant également la « déesse de 1957 »), une chanson de Gainsbourg consacrée à la Silver Ghost de 1920 et deux récits autobiographiques de Rouaud (la 2 CV du grand-père) et de Rolin (« la DS Remember » de « Tigre en Papier ») j’ai choisi d’analyser un film, « Christine » de John Carpenter.

               C’est l’occasion pour moi de travailler sur la critique de cinéma et de proposer un article aux étudiants. Comme ce que j’ai trouvé sur le net à ce sujet ne me satisfait pas tout à fait, je propose à partir de demain l’article « maison » que j’ai rédigé.

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Eric Bertrand - dans Cinéma
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