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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 05:45

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              Dans le cadre de l’enseignement d’exploration mené cette année en littérature et société autour de la Bretagne et de l’univers celtique, les élèves, qui ont, depuis le début de l’année, réfléchi en histoire et en littérature sur les ingrédients de la légende arthurienne, ont pu écouter une conteuse venue les accompagner dans une double aventure imaginaire. Cette aventure ne fait que commencer car, comme chacun sait, les contes, comme les volutes de fumée, ne cessent d’échapper à celui qui voudrait les saisir.

                 Au début, Justine a posé le décor. Un grand rideau, un projecteur. Une manière de lampe d’Aladin. Un malin génie complice de la métamorphose et invité pour l’occasion. Les élèves sont assis sur des sièges confortables. Impatients, curieux, ou, pour les plus sceptiques, intrigués. Le génie pose le masque et s’évanouit dans sa lampe. Plus besoin de lui, puisqu’à présent, les filles sont « des princesses » ou des « fées », des « dames » ou des « damoiselles », et les garçons des « jongleurs », des « troubadours et trouvères », des princes, des chevaliers... Des bouffons parfois, le terme « bouffons » fait toujours son petit effet au siècle qui est le nôtre.

 

Et pour un premier contact, voici l'adresse de son site !


http://www.justinedevin.fr/

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 05:45

 

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Ciel étoilé, pailletage du sol, visage doré sous la lumière jaune de la violoncelliste dont les lourds cheveux bruns me rappellent le visage jeune à cette époque de ma grand-mère. J’avais dix ans et elle fredonnait « le Patineur ». J’étais fier d’avoir fait découvrir Julien Clerc à ma grand-mère... Clin d’œil dans le public des Patineurs qui ont déployé la bannière. J’en reconnais quelques-uns sans jamais les avoir rencontrés autrement que par le biais de « Pour y Voir Clerc ». Cravate rouge de Sertao en accord avec le velours des sièges.

                Revoilà la gaze qui descend et sépare à nouveau les musiciens. L’imaginaire de la musique dans un écrin... Créatures qui ne seraient, dans cette lumière d’abîme, que bulles sonores appelées à remonter à la surface et à déferler en rêve de musique. Feu d’artifice de la lumière qui pleut en cascade, lumière qui remonte sur le parterre comme du fond d’un sol sableux. Extraordinaire recueillement du public. Les anges passent, ils ont le visage des anges de Chagall qui reçoivent la musique au plafond et qui la renvoient en écho aux tableaux de la cité des Doges projetés sur le fond de la scène, Canaletto, Turner... « Elle voulait qu’on l’appelle Venise ».

                Métamorphose finale. Tous ces gracieux musiciens, ces élégants dandys dignement vêtus de chemises blanches, de fourreaux noirs, bien peignés, cheveux vaporeux, gestes mesurés, abandonnent les instruments, guitares et joints cachés dans l’herbe des réminiscences, se mettent à chanter « Let the Sun shine » !  Combien de chemins parcourus depuis « Hair », combien de lumières psychédéliques et combien de fleurs dans les cheveux !

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 05:00

 

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Poussé par la vague romantique, le jeune Victor Hugo avait affirmé, vent en poupe, qu’il voulait « être Chateaubriand ou rien ». Lorsqu’il s’est retrouvé en exil à Guernesey, sur son « rocher d’hospitalité » son « tombeau probable » comme il l’écrit dans les Travailleurs de la mer, du haut de son « look-out », il apercevait la côte française, la ville de Saint-Malo et, imperceptible, le Grand-Bé, où gît toujours l’écrivain romantique dont il avait évoqué le nom.

En ces temps romantiques, l’appel à l’océan, aux tempêtes, à la roche granitique révèle une volonté. Hugo est bien conscient d’ériger en toute majesté sa propre figure d’Exilé, cet exilé républicain qui ne « rentrera en France » que « lorsque la Liberté rentrera ». Un martyr de la République, un peu comme le père de Gwynplaine (l’homme qui rit), Lord Clancharlie, envoyé derrière la barrière hérissée des montagnes suisses. 

Et en attendant, il demande à son fils Charles de le prendre en photo, posant contre un rocher, auprès d’un menhir, face à la mer... Il dessine l’océan, le peint, le réinvente, en fait le personnage principal de ses fictions.

Alors, si l’on se tourne du côté de Chateaubriand quelques années plus tôt, il est intéressant d’observer le travail qu’opèrent sur cette thématique ses Mémoires d’Outre-Tombe Lorsqu’il évoque sa naissance, Chateaubriand ne fait rien d’autre que Victor Hugo : un sens aigu de la mise en scène ! Les mots construisent la légende et la bouteille part à la mer laissant ainsi émerger les figures de proue du Romantisme français. 

« La maison qu’habitaient alors mes parents est située dans une rue sombre et étroite de Saint-Malo, appelée la rue des Juifs : cette maison est aujourd’hui transformée en auberge. La chambre où ma mère accoucha domine une partie déserte des murs de la ville, et à travers les fenêtres de cette chambre on aperçoit une mer qui s’étend à perte de vue, en se brisant sur des écueils. J’eus pour parrain, comme on le voit dans mon extrait de baptême, mon frère, et pour marraine la comtesse de Plouër, fille du maréchal de Contades. J’étais presque mort quand je vins au jour. Le mugissement des vagues soulevées par une bourrasque annonçant l’équinoxe d’automne, empêchait d’entendre mes cris : on m’a souvent conté ces détails ; leur tristesse ne s’est jamais effacée de ma mémoire. Il n’y a pas de jour où, rêvant à ce que j’ai été, je ne revoie en pensée le rocher sur lequel je suis né, la chambre où ma mère m’infligea la vie, la tempête dont le bruit berça mon premier sommeil, le frère infortuné qui me donna un nom que j’ai presque toujours traîné dans le malheur. Le Ciel sembla réunir ces diverses circonstances pour placer dans mon berceau une image de mes destinées. »

 

 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 05:00

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Lorsqu’il évoque sa naissance, Chateaubriand ne fait rien d’autre que Victor Hugo : un sens aigu de la mise en scène ! Les mots construisent la légende et la bouteille part à la mer laissant ainsi émerger les figures de proue du Romantisme français.  

 

« La maison qu’habitaient alors mes parents est située dans une rue sombre et étroite de Saint-Malo, appelée la rue des Juifs : cette maison est aujourd’hui transformée en auberge. La chambre où ma mère accoucha domine une partie déserte des murs de la ville, et à travers les fenêtres de cette chambre on aperçoit une mer qui s’étend à perte de vue, en se brisant sur des écueils. J’eus pour parrain, comme on le voit dans mon extrait de baptême, mon frère, et pour marraine la comtesse de Plouër, fille du maréchal de Contades. J’étais presque mort quand je vins au jour. Le mugissement des vagues soulevées par une bourrasque annonçant l’équinoxe d’automne, empêchait d’entendre mes cris : on m’a souvent conté ces détails ; leur tristesse ne s’est jamais effacée de ma mémoire. Il n’y a pas de jour où, rêvant à ce que j’ai été, je ne revoie en pensée le rocher sur lequel je suis né, la chambre où ma mère m’infligea la vie, la tempête dont le bruit berça mon premier sommeil, le frère infortuné qui me donna un nom que j’ai presque toujours traîné dans le malheur. Le Ciel sembla réunir ces diverses circonstances pour placer dans mon berceau une image de mes destinées. »

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 05:00

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Poussé par la vague romantique, le jeune Victor Hugo avait affirmé, vent en poupe, qu’il voulait « être Chateaubriand ou rien ». Lorsqu’il s’est retrouvé en exil à Guernesey, sur son « rocher d’hospitalité » son « tombeau probable » comme il l’écrit dans les Travailleurs de la mer, du haut de son « look-out », il apercevait la côte française, la ville de Saint-Malo et, imperceptible, le Grand-Bé, où gît toujours l’écrivain romantique dont il avait évoqué le nom.

En ces temps romantiques, l’appel à l’océan, aux tempêtes, à la roche granitique révèle une volonté. Hugo est bien conscient d’ériger en toute majesté sa propre figure d’Exilé, cet exilé républicain qui ne « rentrera en France » que « lorsque la Liberté rentrera ». Un martyr de la République, un peu comme le père de Gwynplaine (l’homme qui rit), Lord Clancharlie, envoyé derrière la barrière hérissée des montagnes suisses. 

Et en attendant, il demande à son fils Charles de le prendre en photo, posant contre un rocher, auprès d’un menhir, face à la mer... Il dessine l’océan, le peint, le réinvente, en fait le personnage principal de ses fictions.

Alors, si l’on se tourne du côté de Chateaubriand quelques années plus tôt, il est intéressant d’observer le travail qu’opèrent sur cette thématique ses mémoires d’Outre-Tombe (à suivre)

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 05:03

Salon Ré (23) [1600x1200]

C’était le mois dernier ! « Balayé par septembre tristement se démembre... »... « On coupe le bois à Trousse chemise »...

                Début août sur l’ile de Ré, Aznavour invité d’honneur au salon de « l’ile aux Livres »... « Emmenez-moi ! ». Il est loin désormais « Paris au mois d’août », « tu t’laisses aller, tu t’laisses aller... la mer était verte... Trainant un parfum poivré de pays inconnus et d’éternels étés où l’on vit presque nus », je la distingue à peine, la chaise du chanteur de légende, comme enfoncée dans une enceinte de dune, le temps d’un drôle de concert.

                Derrière les créneaux d’une sorte de château de sable improvisé (les barrières installées à la hâte pour canaliser les fans assagis) il est occupé à signer  ses livres pour les flâneurs de la plage, les amoureux « guettés par les vieilles derrière leurs volets, noyés dans la cohue mais dissociés du bruit, glissant les yeux mi-clos », serrés, quasi « joue contre joue » fredonnant, animés malgré tout d’une envie de se balancer, de danser les yeux mi-clos.

                Venir voir Charles Aznavour au salon du Livre, c’est venir en pèlerinage. C’est oser ouvrir en public le juke-box intérieur et glisser sur cet irrésistible toboggan des chansons et des souvenirs... Mais les fans, dont le nombre ne cesse de grossir, ne laissent rien paraitre et se tiennent ferme aux « tubes » de la barrière en serrant le livre qu’ils ont décidé de faire signer... « Il faut savoir coûte que coûte garder, toute sa dignité »

 


 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 06:00

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Un dernier mot avant de commencer : prenez le temps de faire un tour du côté du site de Jenny qu’elle vient de rénover. Beaucoup de choses à découvrir ou à redécouvrir sur ce site qui offre un beau parcours artistique et qui est le résultat de longues heures de cogitation.

                Une belle récompense pour finir l’été !

http://www.da-carolina.fr/

 

 

 

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