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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 18:17

Quelques nouveautés dans cette remise à jour : les projets dans la partie ""en cours de création" (en matière de théâtre et à partir de chansons) et un nouveau clip à partir de Rimbaud : cliquer sur "multimédias" et "Reportage sur les traces de Rimbaud".

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 04:57

La fonction des claquettes dans un spectacle ne doit pas être purement ornementale... Elles doivent jouer un rôle dans le spectacle, lui apporter quelque chose de particulier. C’est dans ce sens que les deux formes d’expression artistique peuvent étroitement collaborer.

Dans son œuvre fondatrice, « Sur la route », l’écrivain Jack Kérouac, apôtre de la génération beatnick, en même temps qu’il relate ses voyages au travers des Etats-Unis, part en quête d’un nouveau langage, « le beat », marqué par un rythme particulier, fondé sur des associations de sons et de mots proches de la réalité observée. La pièce « Jack Kérouac sur la route et sur les planches », réécriture de ce récit, utilise le motif des claquettes dans ce sens.

Ainsi, le rythme du train qui quitte la gare, se lance à la conquête des territoires immenses du « wild », roule, ralentit est-il souligné par la voix du narrateur doublée du ballet de claquettes...

Jack : Le train qui passe, boum, boum... L’énorme fracas de la machine noire… La route qui tape, tic, tac, tic, tac... Les hommes rouges et barbouillés sur la loco, ouah, ouah... Les conducteurs cyniques aux compteurs de vitesse, Cadillac, Pontiac, Ford Mustang, vroum, vroum... Tout défile à toute allure, gratch, gratch… Le monde entier défile… Rocs de l’étrange nuit tout illuminés… shit, shit, tic, tac, vroum, vroum, gratch, gratch…

Les danseurs portent des tenues en rapport avec la légende de l’ouest. Ils simulent des voyageurs à bord de la locomotive, mise en abyme du spectacle à venir...

La part des claquettes dans les spectacles de « Jack sur la route et sur les planches » au « Ponton » (1/4)
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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 05:00

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Reprise active de la mise en scène de « Jack, sur la route et sur les planches » à l’occasion de la rencontre interdépartementale baptisée « Créateuf » qui a lieu ce samedi au Palais des Congrès du Futuroscope de Poitiers.

             Après la pause des vacances et les absences des uns et des autres liées à des causes diverses, il faut reprendre avec acharnement les repères et les personnages laissés « sur le bord de la route » il y a plus d’un mois. Le jeu en vaut la chandelle et le plaisir est intact ! Répétitions demain midi et soir. Départ samedi aux aurores vers Poitiers. 

 

https://jeunes.poitou-charentes.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=48&Itemid=100008

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 04:50

Pour être tout à fait « complet » sur le dossier et en attendant la période où il va falloir « remonter sur la route » (version Créateuf), voici un nouveau film tourné pendant le festival « Mimésis » que l’on m’a transmis et qui a notamment le mérite d’être complet !

 

http://www.facebook.com/l/uAQHmQBPd/www.youtube.com/watch?v=AjJ3Aw0Rsl8

 

jackXL

 

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 04:45

 

 

« Une femme adroite »... Ainsi Goldoni désigne-t-il en français sa Mirandoline, aubergiste à Florence. L’écrivain italien, maitrise la langue de Molière et propose cette traduction alors que la pièce reste intitulée « la Locandiera ». Dans l’interprétation qu’en fait Marc Paquien à la Coursive, Dominique Blanc est cette « locandiera ». Adroite, fine, lumineuse dans sa robe jaune soleil, elle trône, dans sa « locanda ». Au lever de rideau, sous l’éclairage à la Watteau, Vermeer ou Fragonard, la tablée qu’elle préside a des airs de radieux tableau. L’hôtesse de la « fête galante » contrôle les entrées et les sorties. Elle illumine, elle rayonne, bien mieux que la prétendue « duchesse Déjanire dal Sole » parce qu’elle a, comme la comédienne au nom abusivement solaire, décidé ouvertement de feindre et de plaire.

L’unité d’action réside en cela : quatre hommes pour une seule femme. Un marquis de la vieille école, marquis de Forlipopoli, héritier du Matamore de la commedia dell’arte, vaniteux et couard, le comte d’Albafiorita, espèce de Mr Jourdain au visage boursouflé et à la bourse gonflée, le Chevalier de Ripafratta, misogyne solitaire et dédaigneux, Fabrizio, le domestique, à qui le défunt père de Mirandoline a confié le destin matrimonial de sa fille.

Aucun d’eux ne résiste longtemps au charme ravageur de la belle Florentine qui constate cependant que seul le Chevalier a décidé de lui résister. Perché sur ses grandes bottes, ce dernier parade et méprise ses voisins aveuglés par une misérable femme « qui leur fait perdre tout leur sang froid ». Sous le cuir du noble voyageur tout en cape et en formules, l’homme semble définitivement endurci : « J’ai toujours pensé que la femme est pour l’homme une insupportable infirmité », ou « j’y ai plusieurs fois songé mais quand je considère que, pour avoir des enfants, il me faudrait supporter une femme, l’envie m’en passe aussitôt ».

Piquée au vif, et, comme « insultée » elle-même par la vigueur des propos, elle se lance le défi de l’humilier, et, par la même occasion, d’être une vengeresse et de « vaincre, abattre et mettre en pièces ces cœurs durs et barbares qui sont nos ennemis à nous autres femmes qui sommes ce que la bonne mère nature a produit de meilleur au monde ». Unité de temps oblige, il ne lui faudra pas plus d’une journée pour en venir à bout et réaliser ses ambitions de conquête ! « Quel est l’homme capable de résister à une femme quand il lui laisse le temps d’user de tout son art. »

C’est dans ce contexte sentimentalo-dramatique à l’italienne qu’interviennent les deux comédiennes Déjanire et Hortense. Elles ont de leur côté décidé de se donner la comédie et de la donner aux autres en feignant d’être des dames de qualité. Baronne Hortense del Poggio (de Palerme) et Comtesse Déjanire dal Sole (de Rome)... La feinte est plaisante, d’autant que l’une d’elles éprouve des difficultés à garder son sérieux sitôt qu’il faut jouer devant un public ! (Bel effet de mise en abyme sur la question du théâtre et du comédien) Elle l’avoue elle-même, « hors de scène, je ne sais point feindre ». Sous l’habit et la démarche empruntés des deux mijaurées, sous l’accent un peu faux et le geste maniéré, le jeu des deux actrices est tout en subtilité et le spectateur perçoit d’autant plus aisément la facticité de la feinte.

Dans l’économie de la pièce, cette intervention des deux comédiennes a pu paraître décalée et inutile (certaines mises en scène ont d’ailleurs délibérément choisi de les faire disparaître) : je trouve au contraire qu’elle renforce l’unité d’action. En effet, aux côtés de ces deux « pitres », Mirandoline apparaît encore davantage comme la meneuse de jeu, la professionnelle qui réussit là où les deux autres échouent lamentablement.

Pour parvenir à séduire le Chevalier, elle ne baisse pas la garde, n’éclate pas de rire, sait parfaitement son texte, joue des mimiques et des gestes, trouve la juste inclination de tête, l’intonation qui touche, la vérité du regard. Et méthodiquement déploie ses armes, use de tout son pouvoir de séduction (tant et si bien que certains lecteurs de la pièce, certains spectateurs en viennent qu’elle est en train de tomber amoureuse de lui...).

On n’est pas chez Marivaux... Le jeu ne dévoile pas les secrets du cœur. Mirandoline se plaît simplement à déployer le large éventail de ses charmes, à se « mirer » dans les miroirs de sa locanda. Elle y prend certes plaisir, mais cela ne va pas au-delà du divertissement. Bonne hôtesse, elle commence par « accrocher l’attention de l’homme à abattre » d’abord par la qualité du linge qu’elle prend elle-même le soin de laver. Puis, cordon bleu à ses heures, elle mitonne un bon petit plat en sauce dont le Chevalier se régale, enfin elle accompagne le déjeuner de saillies spirituelles, signes d’intelligence et surtout de bon sens. Le Chevalier n’est pas si coriace qu’il en a l’air, et, en l’espace de deux rencontres, il tombe à ses genoux. La belle n’a plus alors qu’à abandonner la partie et à savourer l’ampleur de la victoire.

Mais elle a déclenché la sauvagerie dans son auberge. Comme une meute de loups, les mâles frustrés hurlent dans les murs de la locanda et mettent la réputation de la « locandiera » en danger. Dans la mise en scène de Jean-Marc Paquien, le chevalier déçu est tonitruant et le marquis, particulièrement veule et venteux, ne cesse de souffler le chaud et le froid et de courir dans tous les sens pour sauver sa peau.

Cette fois, Mirandoline comprend que la récréation est terminée et qu’elle doit définitivement rentrer dans le rang en épousant l’homme qui va jouer le rôle du mari, du gardien, du mirador de la prison dorée.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 04:48

 

 

C’est dans ce contexte sentimentalo-dramatique à l’italienne qu’interviennent les deux comédiennes Déjanire et Hortense. Elles ont de leur côté décidé de se donner la comédie et de la donner aux autres en feignant d’être des dames de qualité. Baronne Hortense del Poggio (de Palerme) et Comtesse Déjanire dal Sole (de Rome)... La feinte est plaisante, d’autant que l’une d’elles éprouve des difficultés à garder son sérieux sitôt qu’il faut jouer devant un public ! (Bel effet de mise en abyme sur la question du théâtre et du comédien) Elle l’avoue elle-même, « hors de scène, je ne sais point feindre ». Sous l’habit et la démarche empruntés des deux mijaurées, sous l’accent un peu faux et le geste maniéré, le jeu des deux actrices est tout en subtilité et le spectateur perçoit d’autant plus aisément la facticité de la feinte.

Dans l’économie de la pièce, cette intervention des deux comédiennes a pu paraître décalée et inutile (certaines mises en scène ont d’ailleurs délibérément choisi de les faire disparaître) : je trouve au contraire qu’elle renforce l’unité d’action. En effet, aux côtés de ces deux « pitres », Mirandoline apparaît encore davantage comme la meneuse de jeu, la professionnelle qui réussit là où les deux autres échouent lamentablement.

Pour parvenir à séduire le Chevalier, elle ne baisse pas la garde, n’éclate pas de rire, sait parfaitement son texte, joue des mimiques et des gestes, trouve la juste inclination de tête, l’intonation qui touche, la vérité du regard. Et méthodiquement déploie ses armes, use de tout son pouvoir de séduction (tant et si bien que certains lecteurs de la pièce, certains spectateurs en viennent qu’elle est en train de tomber amoureuse de lui...).

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 05:44

Belle Ile février (91) [1600x1200]

 

Dans le sillage de l’article d’hier qui évoquait entre autres figures celle de Cyrano, une sortie à la Coursive est prévue la semaine prochaine : il s’agira précisément de « Cyrano de Bergerac » mis en scène par Dominique Pitoiset et avec Philippe Torreton dans le rôle éponyme. J’ai toujours eu une fascination pour cette pièce depuis que je l’ai découverte un soir à Lyon, dans une mise en scène de Jérome Savary avec un éblouissant Jacques Weber.

Je commençais à peine mes études, je n’étais alors jamais allé au théâtre, cette pièce fut une révélation. Par la suite, je l’ai souvent fait étudier à mes élèves sans jamais me lasser. J’ai également adoré le film de Jean-Paul Rappeneau dont je guettais la sortie, c’était à Nantes.

         En attendant un prochain article au sujet de la nouvelle « mouture » de Cyrano, je propose une série sur « la Locandiera » de Goldoni que j’ai vu avec ma classe à la Coursive le mois dernier.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 05:45

 


A peine retombé l’enthousiasme de la scène de Mimésis que la nouvelle est tombée : nous avons été retenus pour jouer notre pièce dans le cadre de la Créateuf à Poitiers. 188 projets ont été proposés, 66 ont été sélectionnés et nous en sommes.

Nous serons donc présents sur le site du Futuroscope le 4 mai prochain (qui tombe un samedi) : l’occasion d’une folle journée dédiée à la troupe et à tous ceux qui se sont associés à cette aventure ! Renseignements sur le site ci-dessous !

. https://jeunes.poitou-charentes.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=899:la-createuf-8-la-selection-officielle&catid=48:la-createuf&Itemid=100008

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 05:32

jackXL.png

 

La scène doit être le lieu de rencontre de personnages hauts en couleurs et de situations pittoresques. Elle est également un carrefour des arts : musique, claquettes, poésie, mais également cinéma : la référence en matière de « road movie » est à mes yeux « Thelma et Louise » de Ridley Scott.

         Tout naturellement, on les retrouve dans la pièce, à la fois dans leur opposition à Jerry et dans leur rôle de « grandes délinquantes »...

 

Thelma : Salut Louise ! Ça fait un petit moment que je ne t’ai pas vue…  Tu m’as laissée tomber comme une vieille chaussette !

 

Louise : Toujours autant d’humour Thelma ! Dis donc, t’aurais pas pris du bide toi, à force de rouler au volant de ta Thunderbird ?

 

Thelma : Non, pourquoi, tu trouves ? (Piquée au vif dans sa coquetterie, elle s’inspecte face public, Jack pouffe de rire) Et dis donc toi le jeunot, pourquoi tu rigoles ? Et d’abord, tu l’as garée où, ta trottinette ?

 

Louise : Laisse-le tranquille, Thelma! C’est un autostoppeur et c’est un novice !

 

Thelma : (Riant à gorge déployée) Un novice ! J’adore les novices !... Rappelle-toi le petit jeune qu’on avait pris en stop juste après que t’aies flingué le gros dégueulasse !... C’est qu’on en a fait de belles toutes les deux, sur la route, pas vrai Louise !

 

Louise : Eh ouais, c’était le bon vieux temps... Le temps où on semait les flics avec la belle Ford Thunderbird toute neuve...

 

Jack : (L’air terrorisé) Vous avez flingué un type ? Vous étiez recherchées par les flics !

 

Thelma : Oh... On n’avait pourtant rien fait de mal, on avait juste braqué...

 

Louise : Non, pas braqué ! On avait juste retiré de l’argent dans une « petite surface commerciale »... Petite surface, petit prix, petit butin, petit délit !

 

Jack : Et… Qu’est-ce que vous aviez dévalisé au juste ?

 

Louise : Voyons, faisons le compte… Une station service, deux, trois épiceries, des magasins d’alcool…

 

Jack : Non !!! Et comment vous vous y preniez ? Racontez !

 

Thelma : Bon… (Avec sa partenaire, elle se met à mimer la scène) D’abord, on discutait dans la voiture, juste pour rigoler. Ensuite, on repérait les lieux et on attendait le bon moment pour opérer. Ça, faut le sentir, ça ne s’apprend pas… Et après… Louise, à toi de raconter la suite…

 

Louise : Après… (Face public, elle joue la menace, durcissant la voix) On s’amenait et on disait à la compagnie, un peu avec la dégaine de Brad Pitt : « Mesdames et Messieurs, à qui la palme du sang froid ?... Jack a dit : « Tous à terre !... Ne perdez pas la tête, comme ça vous la garderez sur vos épaules… Sinon, c’est la morgue ! À vous de voir !… »

 

Thelma : Et on ramassait l’argent ! Et après, on mettait les voiles !

 

Louise : Un jeu d’enfant…

 

 

 

 

 

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 05:45

Belle Ile février (90) [1600x1200]

 

L’un des paris de cette pièce et de cette mise en scène consistait à mettre en relief le travail syncopé qu’effectue la musique sur le texte, bref l’effet du beat... Un passage fonctionnait très bien à ce niveau, c’est celui de la trépidation du voyage lorsque Jack « tape la route » et voit passer le train chargé de figures pittoresques : il se lance dans un monologue tandis que les passagers du train, équipé de sifflets et de claquettes, marquent le rythme.

 

Jack : Le train qui passe, boum, boum... L’énorme fracas de la machine noire… La route qui tape, tic, tac, tic, tac... Les hommes rouges et barbouillés sur la loco, ouah, ouah... Les conducteurs cyniques aux compteurs de vitesse, Cadillac, Pontiac, Ford Mustang, vroum, vroum... Tout défile à toute allure, gratch, gratch… Le monde entier défile… Rocs de l’étrange nuit tout illuminés… shit, shit, tic, tac, vroum, vroum, gratch, gratch…

 

 

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