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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 05:55

               On y pensait depuis un moment avec Fred et Christian...

               Pourquoi ce clip et pourquoi ce texte ? Les raisons sont nombreuses et complexes, mais au moment de la discussion avec Christian puis avec Fred, ce que j’avais écrit (dans un contexte tout autre) m’est soudain apparu comme une évidence...

                Un père aviateur, des photos et des films en noir et blanc, une soeur et un beau-frère qui adorent voyager dans les déserts et qui y ont amené leurs deux enfants, des photos de dunes, des oasis, des magnifiques portraits d'enfants... et puis un été, un drame épouvantable au détour d’une route : Guillaume, mort tragiquement à 13 ans, enfant rêveur, fou des avions et des nuages, son image éternellement attachée au désert blanc d'Egypte...

                 Voici ce clip, dans sa version publique, une version plus privée ayant déjà circulé entre nous...

 

 

 

 

 

 

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Eric Bertrand - dans voyage
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 07:30

              Marcher dans « les plis sinueux des vieilles capitales » comme l’écrit l’ami Charles, toujours en quête d’une « passante » ou de l’écho lointain de la ville... C’est un peu à ce vertige qui prend l’amoureux des vieilles villes que je convie par intermittences le lecteur de ce blog à travers une nouvelle rubrique consacrée au lacis des rues de la Rochelle.

              Cette ville que je découvre toujours avec le plaisir d’un voyageur de passage alors que j’en suis devenu un habitant satisfait fortement ma quête de nouveaux horizons. Comme à Saint-Malo, de nombreuses rues de La Rochelle aux noms pittoresques permettent de remonter le charme d’une époque révolue ou de rencontrer les traits fugitifs d’une silhouette évanouie. Rue des Fagots, rue de la Repentie, rue de Pernelle, rue des Dames, rue de la Désirée ...

               Prochainement, entamons ces quelques promenades...

 

Rues de La Rochelle (30) [1600x1200]

 

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Eric Bertrand - dans voyage
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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 06:50

                La situation est donc hautement tendue dans la pièce de Corneille dont les personnages sont directement impliqués dans le conflit entre Rome et Albe : pour éviter le bain de sang, il a été décidé que les deux camps enverraient chacun trois de leurs meilleurs guerriers. Belle occasion pour les héros de Corneille de faire valoir leur « réputation » et leur « gloire » (les mots sont ô combien cornéliens) ! D’ailleurs, aucun d’eux ne recule devant le défi. C’est un défi viril par excellence et le héros y voit justement l’occasion logique de briller de façon unique pour sa patrie.

                Disons-le simplement : l’acte héroïque est un impératif moral chez Corneille. Mais on ne fait pas de bonne tragédie avec de la morale. Et nous y voilà ! Tout le génie de Corneille tient dans ce que la langue courante (pas si courante que cela tout de même) qualifie justement de « cornélien ». Il y a situation cornélienne sitôt que le sentiment contrarie la raison : dans cette pièce, Sabine est originaire d’Albe, mais elle est mariée à Horace qui est de Rome (ah, le prestige de l’étranger !) De son côté, Horace est le frère de Camille, qui elle, en bonne Romaine qui se respecte (et qui cherche elle aussi la complication !) est fiancée à Curiace de... Albe !

                 Le lecteur entrevoit ici le terrible dilemme qui se pose à la fois aux hommes et aux femmes. Curiace doit-il, pour honorer sa patrie, tuer le frère de sa fiancée, et Horace tuer celui qui doit devenir son beau-frère ? Sabine doit-elle espérer la victoire de son pays ou la mort de son mari ? Camille doit-elle préférer voir mourir son frère ou son amant ? Toute la tragédie est construite sur cet insupportable cas de conscience, d’autant plus insupportable que chacun des héros, homme ou femme, possède un sens exacerbé de la famille et de la patrie.

 

Dirlot-mermaid.jpg 

 

 

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Eric Bertrand - dans livres
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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 05:52

Il arrive d’utiliser, à propos d’un problème ou d’une situation inextricable, l’adjectif « cornélien ». Etre confronté à un choix « cornélien »... Que vient donc faire le vieux Corneille dans cette affaire ? On pense immédiatement aux cas de conscience de Rodrigue et Chimène dans le Cid, mais une seule pièce ne suffit pas à justifier une étiquette et Corneille est coutumier de la chose ! Je profite de ma relecture de la tragédie Horace  pour fournir une explication.

               La pièce nous plonge dans l’histoire de Rome... Un même territoire, un même soleil, et pourtant deux cités bien distinctes se livrent une guerre acharnée : Albe et Rome. L’actualité illustre tristement comment ces conflits qui remontent à des temps immémoriaux (et que rien ne semble pouvoir apaiser) continuent d’ensanglanter une même région du monde. C’était le cas entre les Capulet et les Montaigu dans la fameuse pièce de Shakespeare et c’est aussi le cas dans « Horace » de Corneille. Du temps de Romus et de Romulus, les frères en étaient venus, comme leurs ascendants, à s’entretuer pour des raisons similaires. On approfondira demain un conflit qui génère la situation cornélienne.

 

Dirlot-mermaid3.jpg

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Eric Bertrand - dans livres
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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 05:51

                Il se passe toujours quelque chose d’intéressant dans la ville de Nantes à laquelle j’ai déjà consacré de nombreux articles et il se trouve qu’en ce moment je suis en train de remanier de fond en comble une nouvelle parue dans « Chaussée de la Madeleine de Proust ». La nouvelle était construite sur une idée intéressante que j’ai gardée mais j’ai voulu entièrement en modifier le contenu.

                Il s’agit d’un récit qui, outre son aspect narratif et analytique, offre deux approches majeures : un retour sur ce qui fait de Nantes, depuis les années 90, une ville « expérimentale » surprenante, et l’anticipation puisque le récit se borne à une journée : le 1er janvier 2100.

                En illustration au caractère novateur de la ville, cet extrait des spectacles de la troupe Royal de Luxe qui a toujours proposé des spectacles de rue d’une extraordinaire énergie et inventivité. Voyez par exemple de quelle façon ils revisitent l’histoire dans les pages du livre « la folle histoire de France »...

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 07:01

                Au détour d’une émission consacrée aux années 50 aux Etats-Unis (j’ai décidément une étrange attirance pour ce pays et particulièrement pour cette période), j’ai entendu cette chanson qui me renvoie au travail effectué autour de Jack Kérouac et des beatnicks au moment de la creation de “Jack on the route again!”…

                 La chanson est intéressante du point de vue du texte et renvoie à l’un des aspects de cette génération dont Kérouac est considéré comme le leader : le « beat », façon particulière d’aborder les « grandes questions » de sa société avec une certaine dose de relâchement et d’impertinence.

                 L’essentiel n’est pas là nous dit Jack, ni dans le fric, ni dans la nécessité de la carrière ou du ciment familial... Il se joue ailleurs, dans le rêve, dans l’éveil du corps refoulé, dans les contrées immenses de l’immense territoire américain, sous ces millions de « feuilles d’herbe » que chantait Walt Whitman, sur la route ! « Into the wild » pour reprendre le titre d’un film auquel j’ai consacré également un long article.

 

 

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Eric Bertrand - dans livres
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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 07:05

              Qu’on se rassure, je ne suis pas en train de lancer un nouveau concept « dans le vent », visant à flatter le goût de la légèreté ambiante dont nos contemporains semblent raffoler...

              Le lecteur de ce blog a déjà remarqué, au fil des derniers articles, que le genre de la chanson commençait à m’intéresser. Ce genre ne chasse pas l’autre (celui du récit que je pratique toujours – je suis d’ailleurs en train de commencer un nouveau projet  sur lequel je m’expliquerai peut-être prochainement -) : disons que l’avantage de l’écriture d’un texte de chanson, c’est qu’il mobilise immédiatement l’énergie créatrice et qu’à la différence d’un roman ou même d’une nouvelle, son espace de réalisation n’excède pas deux ou trois heures.     

              Je peux l’affirmer avec cette précision car mon partenaire musicien m’a envoyé la semaine dernière une musique relative à la thématique des étoiles. L’air m’a tout de suite plu, le thème aussi, et tout cela a fait son chemin. (Rajoutez-y un beau ciel étoilé dans la nuit de mardi...)

              Et jeudi matin, profitant d’une plage de liberté, j’ai bouclé le texte : 6 couplets en alexandrins et 1 refrain... Tout ça est dans les tiroirs et va finir par sortir sous la forme de clips dont il sera fait l’annonce ici même.

 

piper.jpg

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 06:16

 

 

 

           Chaque année, je profite de l’opération « Collège au cinéma » pour amener les élèves voir trois films qui méritent une réflexion au moins préalable. Ce premier trimestre, c’est « Ridicule », de Patrice Leconte, qui est à l’honneur.

           Pas un univers facile d’accès à première vue puisqu’il plonge le jeune ado illettré au cœur de la courtisanerie et de ces salons « post-précieux » dans lesquels se faisaient ou se défaisaient les réputations. A travers une image vigoureuse, l’acteur Jean Rochefort résume bien la situation : selon celui qui incarne un petit marquis, tout se passe un peu comme dans un western dont les colts seraient les bons mots.

           C’est dire le climat particulier qui règne entre les personnages. La légende veut par exemple que, sur son lit de mort, Louis XVIII, songeant à son successeur Charles X, ait lancé à ses médecins cette formule jolîment ambiguë et digne du film : « dépêchez-vous, Charles attend (charlatans) ! »

           On n’est plus à la cour de Louis XIV, mais on retrouve bien le climat de « la cour du Lion » si souvent évoqué par La Fontaine. Les singes et les léopards, les renards et les ours s’y font concurrence et rivalisent de moyens et d’artifices... C’est donc le masque d’une fête du bel esprit qu’il faut décrypter pour faire apparaître la vérité contemporaine du film : les élèves seront alors à leur aise. Avec un minimum de perspicacité, ils prendront sans doute plaisir à retrouver les jeux impitoyables des sociétés libérales qu’ils habitent, sociétés où l’intérêt personnel et le goût de l’argent l’emportent largement sur les qualités humaines.

           Et à cette occasion, relisons quelques-unes des Fables de La Fontaine qui demeure, plus que jamais, notre complice. Par exemple « la Cour du lion », « les Animaux malades de la peste », « les Obsèques de la lionne » ou encore « le Singe et le léopard ».

 

 

 

 

 

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Eric Bertrand - dans Cinéma
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 05:53

 

 

« In the heat of the night »... Beau titre lourd de grand sud américain au début des années 60. Relents de Ku-Klux Klan et de William Faulkner, « Lumière d’août », « le bruit et la fureur » et, du côté cinéma, le terrifiant début de « La Ligne verte », ou encore le grinçant « o’Brother » et ses scènes ubuesques de Ku-Klux-Klan.

                 Mais rien d’ubuesque « Dans la chaleur de la nuit ». Au contraire, beaucoup d’implacable sobriété. L’histoire se passe dans une petite ville du Mississipi. Alors qu’il fait sa tournée après sa pause dans le traditionnel drugstore de bord de route, le shérif pile sur le cadavre d’un homme. A proximité de ce cadavre, un Noir qui passe immédiatement pour le coupable idéal.

                  La ségrégation raciale est immédiatement perceptible dans cette ville à proximité de laquelle on récolte encore le coton pour le bénéfice d’un grand propriétaire. Et dans cette plantation, de toute éternité, les serviteurs noirs sont dévoués et soumis au maître. Or ce coupable idéal, incarné superbement par Sidney Poitier se révèle être un officier de police réputé qui décide de mener lui-même l’enquête, en même temps que les Blancs. Eux souhaiteraient la bâcler, c’est là toute la différence de méthode...

                  L’évidence s’impose aussitôt, « le négre » a beaucoup plus d’intelligence, de tactique, de métier, d’élégance pour traiter l’affaire et comme la victime est un homme d’affaire important, la veuve réclame que clarté soit faite sur l’assassinat. Ainsi, comme le spectateur, elle reconnaît immédiatement le talent de ce policier qui soulève indignation et  haine dans les milieux influents de la petite ville. L’enquête va-t-elle céder la place au lynchage ? Dans la petite ville, il y a deux bus, deux vitesses et deux destinations... Rien ni personne ne semble pouvoir venir en aide à l’audacieux policier qui mène, à sa façon un combat à la Rosa Parks.

 

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Eric Bertrand - dans Cinéma
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 06:03

             Beau sujet que les cas tératologiques et la fascination abjecte que la populace ressent devant les monstres de foire exhibés par un sinistre impressario... J’avais aimé « l’Homme qui rit », ce grimacier effroyable décrit par Hugo, j’avais aimé « Elephant man », cet « être humain » que la foule prenait pour « un animal ».

             Le nouveau film de Kéchiche ouvre le rideau sur cette atroce histoire de la Vénus Hottentote, Africaine aux formes hypertrophiées venue en Europe pour exercer ses talents de danseuse, de chanteuse et de musicienne, dotée d’un physique exceptionnel. Mais elle choque aussitôt, parce qu’elle est noire et disporportionnée. Elle est immédiatement étiquetée par ses « montreurs d’ours » comme « phénomène de foire ». Elle ne rapporte beaucoup d’argent qu’à condition de se laisser dresser.

              Il y avait dans cet apologue matière à réflexion sur la barbarie et la bêtise humaine toujours avide d’ausculter « les autres » avec le regard hautain du Civilisé. Dès les premières images du film c’est Cuvier, ce spécialiste en tératologie (science des monstres) qui donne la leçon, exhibe et commente les parties génitales du « phénomène ». Les bons élèves écoutent, examinent, commentent. Cette impression désagréable de voyeurisme consentant ne quitte pas le spectateur tout au long du film. 2h39 de corps, de chair, de fesses, d’alcool et de tripotage.

             Entraîné dans un spectacle grotesque, la malheureuse actrice, qui ne dit pas trois mots et qui s’enveloppe dans une tenue digne du déguisement de Mrs Doubtfire, est visiblement pour le réalisateur « objet cinématographique », et, en tant que telle, tout au long de ces longues 159 minutes, elle est livrée au sarcasme, au mépris, à l’abjection.

             Démuni face aux jeux de caméras appuyés sur les gros plans, les grosses fesses, les gros seins, démuni face aux skectches réitérés de la Vénus donnée à repaître au public de Londres, puis de Paris, dans les cabarets où piaffe la canaille, dans les salons mondains où les nobles viennent s’encanailler, le spectateur se trouve malgré lui complice. Complice d’un « voyage autour du globe » de la malheureuse, dont la rotation ne s’arrêtera enfin que sur un insupportable effet de bouclage... A l’épilogue, les scientifiques la tiennent enfin. Vénus est morte. Ils dissèquent (explosion d’étoiles !) les parties génitales de Vénus. Et le malheureux mont de Vénus retrouve enfin le bocal (et l’écran) du prologue.

 

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Eric Bertrand - dans Cinéma
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