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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 05:13
Deuxième étape du “mot” du metteur en scène pour vous accompagner dans cette expérience unique de la représentation. Je reviens aujourd’hui sur cette relation particulière que le comédien et sa troupe entretiennent avec le public. Relation si particulière qu’elle fait de l’instant de la représentation une expérience unique.
               Le grand metteur en scène Peter Brook analyse les choses en ces termes : il dit que le public “assiste” à la représentation aux deux sens du terme : “assiste” parce qu’il voit, mais aussi “assiste” parce qu’il aide... L’idée d’aide me paraît très juste dans la mesure où en effet, le public est ce dernier intervenant dans la collaboration à la mise en scène d’un texte...
               Dans un passage du Tennessee club, j’avais mis dans la bouche d’un personnage, Thelma, femme blessée et exaltée, une conception de la scène qui résume aussi ma conception de la relation au public : je la relis avec vous en cette occasion :
 
« (…) Thelma : Je m’avancerai devant le public, comme ça… (Elle suspend son jeu, se met à rêver, s’approche de l’avant-scène…) Il est là, il ouvre la bouche, il s’attend à tout. Je me donne le luxe de quelques secondes de silence. Le temps est suspendu, les yeux sont grands ouverts, quelques sourires attendris sur les lèvres bienveillantes, un chuchotement ou deux à des oreilles attentives, les coudes qui se frôlent, la toux masquée d’un spectateur, un regard collectif… Je m’avance vers l’avant-scène… « Se décidera-t-elle enfin à parler ou à dire quelque chose ?…» La musique s’élève, une musique troublante, la chorégraphie imaginée par Miranda et Sissy, je trouve ma place dans le ballet, les claquettes se mettent à résonner sur le parquet, la porte du « Ziegfeld Follies » vient de s’entrouvrir… »
 
Vision exaltée d’un public qui « se donne » dans les premiers instants mais qu’il s’agit ensuite de captiver… Tout est là, car cet instant de grâce peut ne pas durer !...

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Sono belle le cose...

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 04:30
             Nous y voilà enfin. L’aboutissement de tout le travail dont ce blog peut constituer une mémoire... Ultimes modifications sur “Power Point” pour ajouter de nouvelles diapos, derniers points relatifs à l’organisation du spectacle (et des classes qui viendront)... Infos disponibles sur le site du lycée : http://www.stationbienvenue.fr/ (semaine du 21 au 27/05)
             Et maintenant, quelques indications importantes pour que ce moment vous apporte, à vous comédiens, musiciens, les émotions les plus intenses... Je commence par des recommandations, je continuerai demain sur le thème du plaisir de la relation au public.
             Mesurer l’audience... Tout est là... Rien à voir avec les répétitions... Le public est devant, agité, exigeant, bruyant, il tousse, il siffle, il réagit (surtout les lycéens !).. Il faut donc en tenir compte dans l’interprétation et modifier insensiblement sa façon de jouer et d’être sur scène...
-         Parler fort, pour le dernier spectateur un peu sourd, situé tout là-bas, au fond de la salle...
-         Occuper l’espace, s’amuser avec ses partenaires, éclabousser les planches de cette énergie qui doit se communiquer au public.
-         Ne pas dire le texte quand le public réagit (rires, sifflements...)... Suspendez, suspendez ! Le silence est une parole... attendez que le silence revienne pour continuer.
-         Savourer le texte, le personnage, “l’occuper” pleinement car le plaisir ne dure pas. Attention à ne pas gâcher “la cérémonie” et “la parade” du personnage... Le stress fait parfois accélérer le débit de parole, ce qui génère une mauvaise articulation. Rappelez-vous que les silences font partie du texte...
-         Jouez avec votre personnage et avec les autres. Par définition, le personnage que vous incarnez est un “éphémère” qui s’évanouit après la représentation. Mettez le en suspension sous la lumière du projecteur pendant la durée de la “veillée théâtrale”. Pensez à tous ceux qui, du côté de la technique, vous soutiennent dans cette opération d’équilibrisme! 
Et prenez du plaisir ! Le plaisir immense d'un bonheur subtil dans lequel vous pouvez entraîner peu à peu la "foule sentimentale" du public. (Musique, fragments d'émotion, souvenirs enfouis, palpitations intimes... "on a soif d'idéal", et cet idéal, le théâtre le cotoie...) J'y reviens demain !

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"Adesso, un spettacolo unico ! Quello della Befana sotto le stelle ! "
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 06:20
Avant d’ultimes recommandations, voici donc ce qui devra être repris lors de la représentation prochaine.
 
-         Dans la scène du prologue, accentuer la dispute et la fâcherie entre les deux sœurs.
-         Le passage de Gilda dans la rue : moins de stress ! Plus d’aisance et d’insolente provocation… Le rituel du gant est trop timide : il faut exagérer cette référence à « la déesse de l’amour » !
-         L’entrée en scène de Gilda sur le ponton : le texte du monologue doit être revu afin d’éviter les trop nombreuses hésitations. Accentuer le plaisir de la provocation : Gilda est belle et effrontément ivre de l’être.
-         Dans la scène du bar entre Gigi et Salvatore, Salvatore doit monter la voix et mieux articuler, surtout dans le début de la scène. Quand Gigi développe sa stratégie, il doit aussi impliquer le public en l’associant à « la machination » des « tigresses sur le ring »…
-         Quand Gilda laisse la place à Salvatore sur le ponton, elle appuie son regard et s’assure de son pouvoir de séduction en ralentissant sa démarche.
-         Sur le ponton, Tiziana doit penser à s’accrocher avant que Salvatore ne constate son agitation. Cela rappelle l’état de perturbation dans lequel elle se trouve. A la fin de la scène, piquée dans son orgueil, elle joue la femme fatale. Davantage travailler « la pause » : « Salvatore, est-ce que tu m’as déjà bien regardée ? »
-         Le duo amoureux est forcément un sommet d’intimité. Mais en même temps, il faut le faire partager au public qui se trouve dans une situation de voyeurisme. Par conséquent, les voix (censeées murmurer) doivent être projetées en avant, sans quoi on n’entend rien !
-         Dans la scène d’affrontement qui a gagné en énergie et en intensité, Gilda doit penser à jouer « l’inspecteur de police » quand elle plonge dans la conscience des befana : cela doit se voir, elle se rapproche, retient la voix et lance son œil inquisiteur et lance :
 
« (…) Gilda : et quand ils ont grandi, vous leur interdisez d’interpréter vos histoires !... Il a grandi, Gigi !... Il a grandi et il a certainement compris dans votre dernière histoire quelque chose que vous ne voulez pas admettre !... Quelque chose qui vous dérange et que vous avez refoulé !... Peut-être que vous jouez un double jeu dans vos spectacles ! Peut-être que cela vous aide à supporter la vie, parce qu’entre nous, elle n’est pas drôle votre vie !... »
 
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La passeggiata di Gilda...
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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 05:54
             D’abord un lien qui complète l’article d’hier… Où l’on verra à l’œuvre la fameuse Gilda et son gant… Que notre Gilda s’en inspire ! http://www.youtube.com/watch?v=_Q1SMBjfSjI
 
              Au lendemain de la générale, que j’ai savourée aux côtés de tous les partenaires et visiteurs présents dans la salle, je reviens sur quelques détails que j’ai notés afin d’aider les comédiens à parfaire leur jeu. J’enverrai, avant le spectacle de mardi prochain, deux articles spécialement dédiés à ceux qui sont sur la scène.
              Commençons par les petits reproches et les suggestions… J’avoue que j’ai passé un très bon moment lors de cette répétition. Comédiens, musiciens, vous avez continué de m’étonner par certains accents, moments de jeu, trouvailles qui indiquent encore une progression.
              L’ambiance générale du « Ponton » est agréable, le rythme enlevé. Les morceaux de musique, le diaporama assuré par Liliane, les costumes variés, le ton général et la bonne voloné des acteurs contribuent à ravir le spectateur. Comme l’a dit avec humour quelqu’un dans la salle : « ce n’est pas Santo Stefano di Camastra, mais di kamazutra »… Il soulignait ainsi la légèreté des tenues et des discours et il faut dire que les comédiennes n’ont pas eu froid aux yeux dans le choix de leurs tenues de scène.
               Je reviens samedi matin (demain, je suis sans connexion du côté des abers) sur les dernières indications à considérer en priorité.

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Amore nel cuore sul pontile...
 
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 04:21
              Au lendemain d’une bonne répétition sur laquelle je reviendrai, actualité oblige, parenthèse dans cet éventail de devoirs qui ont pour fond “le Ponton” : hier, sur France Inter, Caroline Cartier dans sa chronique “Cartier libre” a évoqué les vingt ans de la mort de Rita Hayworth... http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/cartierlibre/
              Je rappelle que le personnage de Gilda est directement inspiré de la comédienne qui jouait la sulfureuse créature... Dans le film du même nom, le spectateur se souvient qu’elle se livrait notamment à un strip-tease très suggestif à travers la fameuse scène du gant...
              Clin d’oeil à cette scène au moment où Gilda passe dans la rue, sous les yeux médusés des deux garçons assis au bar. Sur la musique de Paolo Conte, “Sotto le stelle del jazz”, Gilda se livre à un numéro de séduction chorégraphiée qui débouche sur l’abandon du gant, ce “refuge à doigts tièdes” que respire Gigi sitôt qu’elle a disparu...
 
« (…) Gigi : (sous le coup de l’éblouissement) : che marevigliosa ! ...Non ci credo, non ci credo ! Merveilleuse élégance ! Des yeux brillants, malicieux, insolents, des yeux de braise, Salvatore ! Una principessa ! Les cheveux en diadème, la nuque torsadée comme un thyrse, l’échine de bronze ! (Comme un somnambule, il se lève pour mimer la démarche de la jeune fille) Quel déhanchement Salvatore, tu as vu cela ? Un coup à droite, à coup à gauche, une vraie balade entre deux hémisphères !... Je n’ai jamais vu une fille comme ça, Salvatore ! Elle me fait l’effet d’un coup de tonnerre… »

12m.jpgUn colpo di fulmine.
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 04:37

             Avant la générale de ce soir, retour sur la période de présentation pédagogique du « Ponton » dans les classes. En même temps que les exposés oraux dont se sont chargés les comédiens de la troupe, il y a eu divers sujets d'écrit qui ont permis de revenir sur le texte. La présentation orale s’est faite sur des temps de permanence des classes de Terminales.... Difficile apprentissage des « intermittences du spectacle » pour les comédiens. Que cela n’entame pas leur panache… 

De mon côté, je présente au fil de ces trois jours les devoirs que j’ai proposés en seconde et en première et quelques pistes de corrigés. Volet un peu plus scolaire, mais c’est aussi une partie de la réalité de la préparation !

 
Sujet de bac blanc (Premières S2)
Persuader, convaincre, délibérer : l’apologue.
 
Corpus :
-          Document A : La Fontaine : “La Fille” (Fables, livre 7)
-          Document B : Brassens : “Pénélope”
-          Document C : Souchon : “j’attends quelqu’un”
-          Document D : extrait de la scène 5, acte 1, le Ponton (Création atelier d’expression artistique 2007)
 
Questions : (sur quatre points) :
Analysez comment chacun de ces textes prend une valeur d’apologue.
 
Sujet d’écriture : (vous traiterez au choix l’un des trois sujets suivants)
 
Sujet type commentaire : vous ferez le commentaire composé de “la Fille” (Document A)
Sujet type invention : à votre tour, imaginez une fable sur le thème de l’attente.
Sujet type dissertation : la valeur de l’apologue se réduit-elle au message qu’il cherche à délivrer? (Vous prendrez le soin de vous appuyer sur les textes du corpus et ceux que vous connaissez déjà)
 
Le Ponton (Acte 1, scène cinq)
 
 
(La scène se passe dans une petite ville balnéaire de la Sicile au début de l’été. Elle met notamment en scène cinq adolescents originaires de cette région marquée par le déterminisme du climat et le poids des traditions)
 
Scène 5
 
Place de village. Soleil écrasant. Un garçon assis à une table. Lunettes de soleil. Il prend son café.
 
Gigi : (avec un fort accent) Ma che calore, dio !
 
Il lève le nez. Spectacle de la rue. Il s’impatiente. Met son baladeur MP3 sur les oreilles. Morceau de musique. Toto Cuttogno : « l’Italiano ».Il accompagne la musique d’un dodelinement de la tête. On voit apparaître un autre personnage. Il est à vélo, un vélo blanc. Il parade un moment sur la scène. Il porte un slip de bain. Un peu le même profil que l’autre. Serviette blanche sur l’épaule. Lunettes noires. Il finit par s’arrêter devant la table de Gigi. Salut appuyé.
Salvatore : ciao, Gigi !
Gigi : ciao, Salvatore !
Salvatore : et alors ?
Gigi : et alors ?
Salvatore : et alors ? Qu’est-ce que t’attends ?
Gigi : rien ! Je n’attends rien ; tu vois bien que je me repose. Je prends le café ! C’est l’heure de la sieste ! Tu veux prendre un café, Salvatore ?
Salvatore : non, je ne veux pas de café ! Tu fais comme les vieux toi, tu attends que le soleil se couche pour bouger le pantalon !
Gigi : eh !... Je suis sicilien ! Pas toi, Salvatore ? Qu’est-ce que tu fais là à parader sur ta bicyclette, il n’y a personne pour te regarder. A part moi !... Et puis, il n’y a rien à faire dans ce pays !
Salvatore : (il s’assied à la table, le prend par l’épaule) Allez, mon pauvre Gigi, je n’ai pas envie de me chamailler avec toi, il fait trop chaud !
Gigi : alors, laisse-moi prendre mon café tranquillement… après nous parlerons ! (Il sirote son café. L’autre le regarde faire comme s’il admettait de laisser passer un caprice.) Alors, mon cher Salvatore ! Qu’est-ce que tu as à me dire ?
Salvatore : viens avec moi à la plage.
Gigi : avec toi à la plage, par cette chaleur ! Mais tu es fou ! Il n’y a personne sur la plage avant seize heures ! Tu voudrais donc que j’aille me brûler avec toi !... Fanatique !
Salvatore : reste sur ton siège si tu veux ! Moi, je descends, et pas seulement à la plage !... Je vais au ponton…
Gigi : le ponton ? Quel ponton ? (...)
 
Corrigé
 
Question : chacun des extraits proposés constitue un bon exemple d’apologue. Dans “la Fille”, La Fontaine rappelle qu’il faut savoir trouver son bonheur dans la vie et ne pas attendre trop longtemps ni porter trop loin ses ambitions sans quoi on risque de tomber de haut. Dans la chanson de Brassens qui fait directement allusion à l’histoire de Pénélope, le chanteur avertit discrètement la femme un peu trop vertueuse qui risque de passer à côté de ses meilleures années.
 
Le texte de Souchon va dans le même sens puisqu’il met en garde une jeune fille dont l’attitude consiste à attendre, ce qui, par définition, ne viendra pas.
 
Enfin, dans cet extrait du Ponton, ces deux adolescents qui attendent son eux aussi placés dans une situation d’attente qui risque d’être stérile.
 
Invention : le principe est de reproduire la forme de l’apologue, de s’appuyer sur un récit dont la dimension peut prendre une valeur universelle et déboucher sur une moralité explicite ou implicite.
 
Commentaire : le commentaire s’attachera à montrer le tempérament de la fille puis dans un second temps pourra insister sur la façon dont le fabuliste ironise sur son comportement.
 

Dissertation : le plan attendu est celui qui s’appuie sur la représentation traditionnelle de l’apologue fondée sur sa vocation a livrer un message. L’utilisation des exemples proposés pourra analyser la relation profonde qu’entretiennent un prologue et sa morale. Mais la discussion doit porter sur la valeur particulière du récit qui fait apparaître le plaisir du conteur.

HPIM1156.JPGBambini sulla spiaggia de Torremuzza

 
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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 05:12
              Le dernier salon du livre après une série qui a commencé en 1998 avec Black Polaroïd et l’aventure de Colette If du Loup des Acqs. À cette période, j’avais un stand indépendant et des élèves écrivains puis acteurs m’entouraient. Puis, il y a eu Chaussée de la Madeleine de Proust, Jack, on the route again sous le même label. Enfin, le théâtre a relayé… l’idée était toujours d’assurer une animation sur le stand : musique, lecture de textes, petits gâteaux même à l’occasion.
              Mais depuis trois ans, je suis chez Majuscule, encadré par des collègues écrivains. Je vois circuler toute la journée les visages loudéaciens, des collègues, anciens et nouveaux, des élèves, des comédiens de la troupe élargie du temps qui passe, des amis... L’occasion de reparler à chaque fois de destins ou de livres. J’en ai six séries devant moi et je suis toujours étonné de la diversité des demandes… ce n’est pas le seul Ponton qui attire les gens mais encore et toujours la Route, la poussière, le sable ou encore les Nouvelles pour l'été, le Ceilidh et autre Tennessee Club. Les motivations des lecteurs sont variées, « pour compléter la collection », « pour partir à l’aventure », « faire un cadeau » …

              On parle aussi beaucoup du spectacle à venir. Certains ont déjà acheté le livre et vont le relire avant le spectacle, d’autres préfèrent attendre de voir avant de lire, d’autres encore ont lu la version narrative mais souhaitent découvrir complètement la version dramatique. D’autres encore me reconnaissent parce qu’ils m’ont simplement vu dans le journal. Je rappelle le rendez-vous, est-ce besoin de le faire sur ce blog, le 22 mai et le 2 juin prochains.

Aur--lienbis.jpg HPIM0983.JPG

Tempo per parlare coi lettori...

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 06:29
Salon du Livre aujourd’hui à Loudéac. Le thème : « l’amour »… J’y reviendrai sans doute demain. Dans l’immédiat, revenons au travail de la scène qui a repris la vedette à mon reportage sicilien encore en veilleuse pour quelques jours.
               L’idée est de refermer le spectacle sur un moment en écho à l’ensemble : fond de diapos sur le thème déjà abordé des bonheurs simples en Sicile, (une tasse de café, une fleur, un paysage, une rue, un moment de détente au bar…) appui sur le beau morceau d’accordéon et texte de Gian Maria Testa que je viens de modifier de façon à souligner quelques uns des motifs forts de la pièce : je mets en caractères gras les modifications par rapport au texte original et entre parenthèses ce qui est remplacé :
 
Sono belle le cose
 
« Sono belle le cose, belli i contorni degli occhi e icontorni del rosso
Gli accenti sulle a, lacrime di pagliacci, le ciglia delle dive le bolle di sapone,
Il cerchio del mondo è bello, (l’ossigena delle stelle) la Befana sotto le stelle e la poesia dei ritorni di emigranti (e isole) come Gigi, cercando l’invisibile : (l’appartenenza) la Partenza.
E bello il fuoco e il sonno e il buio petulante gola dei fantasmi

E (il brodo) la polenta primordiale (padre nostro) della mamma nostra che cola in questi nomi… »

Elles sont belles, les choses.
 
« Elles sont belles les choses, beaux les contours des yeux et les contours du rouge

Les accents sur les a, larmes de Pierrot, les cils des divas, les bulles de savon,

Le cercle du monde est beau, (l’oxygène des étoiles) la Befana sous les étoiles et la poésie des retours des émigrants (et des îles) comme Gigi, cherchant l’invisible : (l’appartenance) le grand départ. Beau est le feu et le sommeil et la nuit pétulante, gorge des fantômes

(Et le bouillon) Et la polenta primordiale (notre père) de la mamma qui coule en ces noms. »

HPIM1435.JPGSono belle le cose...

 
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 06:05
Dernier faisceau de travail entre les comédiens. Répétition agréable avec tout l’attrait et la couleur qu’apportent les costumes… Le texte « se déplie » d’une autre façon quand il est dit par un personnage qui se découvre autrement sur la scène. Voici quelques détails sur « les couleurs » de la répétition d’hier…

              Les grandes jupes noires des befana, avec leur châle et leur chemisier pigeonnant, beaucoup d’élégance chez les deux conteuses, et en même temps, la touche burlesque qu’elles apportent quand elles surgissent en mer, équipées de combinaison de plongeuses…L’ombrelle et les gants noirs de Gilda, les bermudas des Siciliens sous le soleil, les mini-jupes des Siciliennes, la casquette de Tiziana que Salvatore défait pour « faire tomber les armures », le tablier du cafetier que j’enfile pour servir le café aux deux garçons, le canotier pour le poème final que je viens de retoucher et sur lequel je reviendrai demain.

HPIM1115.JPGCappuccino per favore !

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 05:11
              Enfin un vrai filage (malgré l’absence de deux comédiennes) et le verdict du chronomètre que j’attendais depuis longtemps : acte 1, environ 50 minutes et acte deux, environ 45 minutes. Je dis environ, car les choses se rôdant, le spectacle gagne en rythme. Les morceaux de musique ont tous été réalisés, à l’exception de l’accordéon final sur « Sono belle le cose » et c’est ce que nous ne maîtrisions pas jusqu’à lors. Il reste à parfaire quelques petits détails de jeu (c’était l’objectif d’hier soir puisque je suis revenu sur des points « sensibles » que j’avais notés.)
              Les musiciens sont une quinzaine regroupés de chaque côté de la scène sur des praticables. Certains d’entre eux se déplacent dans le public, éclairés par une poursuite : l’accordéonniste Alan, souvenir de l’amour perdu de Carolina, qui vient jusqu’au contact de la scène… Elle lui caresse les cheveux, dans un espace temps de souvenir que traduit la vibration musicale (la note grêle de « Gigi l’Amoroso », puis il repart et disparaît, elle a des larmes dans les yeux…) le chanteur de « l’Italiano » qui monte sur la scène rejoindre Gigi et échanger un peu de complicité machiste

              Je reviens demain sur la répétition d'hier soir, l'ultime entre nous.

HPIM1113.JPG

Andiamo Porta Messina...

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