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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 06:36

C’était voilà trois semaines, j’ai pu rencontrer un journaliste dans l’ile de Ré au sujet de mes « projets » de signature et de conférence. Il faisait beau, j’ai pu au préalable prendre un bain de mer puis savourer une boisson fraiche en terrasse, juste en face de la librairie où je vais signer mes livres dans la commune du Bois Plage (je connais bien l’établissement car suis déjà venu y présenter « l’Organisme » puis « les Cent tours de la Lanterne magique »).

Il y a toujours de l’agrément à venir parler livres dans l’ile de Ré, d’autant que le journaliste était très agréable de conversation et que nous avons pu élargir le compas en cette fin d’après-midi ensoleillée qui sentait bon la mer et le sable de la plage. Je ne serai pas présent cette année sur le salon du Livre auquel j’aime participer en début août, mais c’était une bonne occasion de venir sur « le territoire » de certains de mes ancêtres !

Phare de Ré Gainsbourg Rue de Verneuil

Phare de Ré Gainsbourg Rue de Verneuil

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 04:57

La réalisation d’une vidéo est un art en soi... Format court, variété des supports, choix des prises, sélection... A partir de cette base, Fred a relevé le défi et le résultat est très réussi. Plutôt qu’une longue captation pendant laquelle il faut bien le dire, on perd beaucoup de l’intensité du direct, ce clip a le mérite de fournir un magnifique instantané. A découvrir...

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 10:10

Dans la pièce, Max Coiffeur est un grand séducteur qui dispose de deux « bottes secrètes », l’art de faire rêver, et l’art de dire des poèmes. Il ne connaît certes pas beaucoup de vers mais les « ressert » dans toutes les circonstances. C’est Baudelaire qu’il affectionne et notamment le Baudelaire de la maîtresse « couleur café », la fameuse mulâtresse : les vers qu’il récite à la Javanaise (parce qu’il la trouve « très baudelairienne et très mulâtresse » sont extraits des « bijoux » et du « serpent qui danse ». Gainsbourg a mis en musique ce poème et le rythme samba convient tout particulièrement au caractère lascif de l’évocation.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 09:19

C’est la méthode de Sergio et de Max Coiffeur dans le Kangourou club. Lorsqu’ils s’adressent respectivement à Marilou et à la Javanaise, ils leur parlent du pays dans lequel ils leur promettent de les emmener. Ils vont plus loin puisqu’ils rendent palpables cet univers qu’ils décrivent :

« Sergio : Que dirais-tu, poupée, d’un voyage en Nouvelle-Guinée ?... Partir loin, très loin d’ici ! On décolle... Les heures passent... On survole la mer de corail... (Il lui prend la main et la fait déambuler au ralenti comme dans un rêve) On survole ces jungles mystérieuses au fond desquelles, parfois, s’agitent encore ces légendaires naufrageurs indigènes qui guettent les avions cargos de nuit... Imagine ! Nous sommes dans l’un de ces cargos. Eux, tapis dans l’ombre et armés de sarbacanes, nous voient passer au-dessus de leurs têtes... Nous ne craignons rien, nous sommes à bord de l’oiseau merveilleux, illuminé comme une Divinité de la Nuit...

Max Coiffeur : « et que dirais-tu, toi, la Javanaise, si moi aussi, Max Coiffeur, je te faisais prendre un grand paquebot pour te ramener dans ton ile ? (Il la prend à son tour par la main) Je te couvrirais de perles et de bijoux et je te logerais dans l’un de ces palaces cinq étoiles spécialement aménagés pour les amants en voyage ? Vois... Des escaliers à colonnades, des miroirs profonds, des lits à baldaquin ! Et, posés sur des meubles rococos, des bustes d’Aphrodite et de Vénus sortant de l’écume... »

Cette escapade dans le rêve passe par des références à la chanson déjà citée de « Cargo culte » mais aussi à une autre chanson de l’album : « Histoire de Mélody Nelson » : « l’Hôtel particulier ».

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 14:26

Un gros travail ces dernières semaines autour d’une conférence que je propose sur les diverses influences artistiques qui ont marqué les chansons de Gainsbourg... Vaste sujet qui mériterait tout un livre (j’y pense) et qu’il va falloir faire tenir dans le cadre d’environ une heure...

Voir infos sur la page du musée du Rock.

http://museedurock.com/conference-gainsbourg-au-musee-du-rock

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 17:59

C’est un personnage de la pièce qui l’affirme : « dandy à la dent dure, je traque les aphorismes ! J’aiguise le coupe-chou et la phrase assassine, j’mets du rouge à lèvres à la pensée et j’la fais saigner. J’adore le sang qui affleure et le rouge qui monte aux joues des timides cramoisies. »

Beaucoup d’élégance teintée de cynisme. Mélange de dédain et de distinction... Bref, le dandysme. C’est un peu la méthode Sergio héritée de toutes les influences des dandys prestigieux, Baudelaire, Oscar Wilde ou Bowie comme le chante si bien l’une des muses de Gainsbourg : Isabelle Adjani...

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 18:47

Au « Kangourou club », les cinq compagnons de misère n’ont rien d’autre à faire qu’à essayer de « draguer »... « Les filles sont tellement belles que n’importe qui se damnerait pour elles ! » s’exclame d’ailleurs l’Ami Caouette.

La question est : comment s’y prendre quand on n’a pas le physique de l’emploi ? « On a une sale gueule, mais on n’y peut rien ! ». C’est l’occasion de voir ce que proposent les chansons de Serge en matière de drague ! Et avant de commencer, un détour par une « recette » proposée par le dandy cynique, « la recette de l’amour fou ».

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 18:08

La passion est tragique et mène à la folie. Folie dévastatrice dans « l’Homme à la tête de chou » puisque l’amant ivre de jalousie tue Marilou avant de sombrer dans la démence ou lente dérive vers des univers parallèles éloignés de la vie. C’est le cas du héros dans « Histoire de Mélody Nelson ». Dans la mer de corail, Mélody disparaît suite à un accident d’avion : « Où es-tu Mélody et ton corps disloqué hante-t-il l’archipel que peuplent les sirènes ? »... (Sinistre actualité de ces paroles qui évoquent une autre disparition d’avion...)

Ivre de douleur, celui qui reste n’a plus qu’une seule ressource : rejoindre les peuples indigènes de Nouvelle-Guinée, les papous, les sorciers de la nuit afin d’essayer de ramener Mélody en priant « les cargos de la nuit ». Définitivement, il tourne le dos à la civilisation occidentale et se rapproche de ce peuple primitif qui croit en ses totems et qui « espère encore des avions brisés ».

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 06:27

Les présentations ayant été faites et avant d’entrer dans une approche du contenu, voici un moyen simple de visualiser la pièce par extraits à travers la page du site qui lui est désormais consacrée. La version proposée et rebaptisée « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut » est « inédite » dans le sens où elle diffère légèrement de la version écrite puisque j’y ai effectué des modifications liées aux contraintes de « format » et de distribution. Le titre choisi est peut-être plus « accrocheur » que le titre de la pièce originale : « du Kangourou club au pays d’Alice », mais il enlève la référence au pays d’Alice qui renvoie à toute la part du rêve et de l’imaginaire, si présente chez Gainsbourg.

http://www.ericbertrand.fr/representations.htm

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 06:02

Ceux qui s’attendaient à ne trouver dans les chansons de Gainsbourg que du sexe et de la provocation sont, quand ils ouvrent « ma Rue de Verneuil », accueillis par un première surprise de taille : le prologue de la pièce (et du roman) se joue dans un hôpital psychiatrique. Le personnage principal (« l’homme à la tête de chou » en l’occurrence !) est un aliéné (« un débile mental perdu dans son exil physique et cérébral »).

Il occupe son temps comme il peut et remâche « sous son crâne végétal » le souvenir douloureux de la seule fille qu’il aimait et qu’il a tuée (à coups d’extincteur d’incendie) : l’obsédante Marilou. L’album « l’homme à la tête de chou » raconte sous forme de flash-back l’aventure qui a mené le narrateur à ce « lunatic asylum »...

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