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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 05:27

Nantes-toussaint--44----.jpg

Je rassure les spectateurs et spectatrices potentiels, tout a très bien marché... A la place de la vidéo que je pourrais offrir au lecteur suite au spectacle sur Gulliver, j’offre ce matin l’une des scènes qui ont bien marché !

 

Scène 2

(La scène est sur la plage, trois élégantes jeunes Lilliputiennes parlent chiffons et ne voient pas encore le géant qui est échoué à l’avant-scène)

 

Lillie : Lilla, Lillou ! Que c’est bon de marcher sur la plage de bon matin ! J’adore ça !

Lilla : t’as raison, Lillie, j’adore enlever mes hauts talons et sentir mes pieds s’enfoncer dans le sable...

Lillou : je me sens plus belle avec le vent dans les cheveux et l’air vif sur les joues ! C’est revigorant comme un bon bain moussant ! On se sent plus belles, pas vrai les filles !

Lillie : il faut être belles ce soir ! Le roi nous a invitées au grand bal de la cour. Je ne sais pas quoi me mettre...

Lilla : (lui caressant la joue) Lillie, tu es tellement ravissante qu’un rien t’habillerait... Mais nous sommes ravissantes toutes les trois et il faut bien faire un effort de toilette pour ce genre d’occasion !

Lillou : nous allons forcément plaire au prince... L’une de nous trois doit même réussir à lui chavirer le coeur !

Lillie : les autres sont laides et vulgaires, elles n’ont qu’à aller se cacher ! Nous avons en revanche beaucoup de grâce et d’élégance...

Lilla : je trouve aussi... Et puis, je vais vous le dire, les filles, ce qui plaît à la cour, c’est la distinction et l’éloquence.

Lillou : nous parlons avec des mots choisis et gracieux et nous écrivons des vers.

Lillie : et puis, quelle éducation dans notre façon d’être, notre démarche, nos gestes...

Lilla : nous prenons des cours de danse et de musique et nos vêtements sont nos plus beaux instruments. (Elles se sont arrêtées et s’admirent mutuellement)

Lillou : nos petits pieds sont des danseurs et nos chevilles jouent de la musique ! Allez, orchestre, en avant la musique !

(Elles se mettent à courir en riant et s’arrêtent pile devant le corps de Gulliver Changement radical dans l’attitude. Elles révèlent un côté bestial et vulgaire, et la scène va virer à une sorte de danse du totem autour du corps)

Lillie : qu’est-ce que c’est ? Quel affreux sac de patates arrivé sur le rivage des Lilliputiens, quel ignoble bibendum ! Il ne ressemble à rien ce gros patapouf !

Lilla : t’as vu ses fesses Lillou, on dirait de gros sacs poubelles !

Lillou : et ses pieds, une paire de grosses courgettes !

Lillie :(se retournant) j’aime mieux pas regarder ! Je crois que ça va me porter malheur !

Lilla : quel truc bizarroïde ! Des machins comme cà ont leur place à la foire ! Nous autres Lilliputiens, on veut pas de ça chez nous !

Lillou : quelle abominable tête de citrouille hérissée !

Lillie : voyez ces cheveux en fil de pêche, on dirait des pétards à mèches. On dirait que le feu va lui péter le crâne et embraser la plage, au feu, au feu !

Lilla : pas de danger !... Voyez plutôt son oreille en feuille de chou. C’est une grosse baignoire rose ! En cas d’incendie, on pourrait plonger à l’intérieur et s’y abriter en s’accrochant aux rebords ! Deux oreilles, deux baignoires ! C’est l’hôtel grand luxe !

Lillou : (Elle s’approche du corps avec une grimace de dégoût) dégoutant ! Moi, je ne rentre pas là-dedans une seule seconde ! (Elle fait signe aux autres) Approchez-vous un peu ! Tu parles d’un hôtel de luxe ! C’est un hôtel bas de gamme ! Regardez plutôt ! Cette oreille, ce tympan, c’est un tunnel affreux, écoeurant, il y a une sorte de purée de poix à l’intérieur, beurk !

(Elles tournent autour de lui, furieusement, perdant toute mesure, scandant une sorte de chant de guerre... Le couplet peut être répété deux ou trois fois)

Lillie : son nez, une patate pourrie !

Lilla : son nez, un groin, un énorme groin de cochon !

Lillou : ses yeux, des citrons bouffis !

Lillie : ses lèvres, deux saucissons !

Lilla : ses jambes, deux gros boudins !

Lillou : son crâne, une grosse noix de coco !

(Elles arrêtent brusquement de tournoyer)

Lillie : bouchez-vous le nez, le géant est indigeste... Son visage, rosâtre comme une tranche de jambon, a viré !

Lilla : ses doigts sont des cornichons ! Un pique-nique ? Non merci !

Lillou : (montrant le ventre) Lilla privée de dessert ! Le ventre est une pastèque et elle va crever ! Attention, Lillie, le jus va gicler !

Lillie : (détroussant l’une des chaussures et la reniflant, elle pousse soudain un hurlement) tirez-vous vite, sa chaussure est une bombe à retardement, une grotte malodorante capable d’infecter tout le peuple des Lilliputiens... (Elles sortent en courant)

 

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 05:18

Ce retour en Sicile par la relecture du Guépard me ramène à tous ces hauts-lieux de la terre sicilienne si riches en connotations. Lampedusa n’est pas seulement le nom de l’auteur du Guépard, c’est aussi celui d’une île au large de Trapani.

           L’un des traits du Ponton avait été de solliciter tous ces noms de lieux siciliens. D’autre part, de restituer l’esprit sicilien, cette marque du commérage et de la surveillance si présents dans les petits villages (« paese ») comme Santo Stefano di Camastra dont les deux Befana sont l’incarnation. Relisons ce passage du chapitre 8 du Guépard :

Tout se répand dans cette île qui, au lieu du trident grec, aurait dû choisir pour emblème la syracusaine oreille de Denys, répercutant le plus léger soupir à cinquante mètres…

Voyons à présent un extrait du Ponton (version théâtre) :

Epilogue

 

La scène se joue sur le ponton, dans une lumière d’automne. On retrouve le décor désormais familier des deux artistes.

 

Carolina : on est aujourd’hui le premier octobre. L’été est définitivement terminé et, cette fois, Gigi est bel et bien parti, Francesca !... Bel et bien parti !... Par le train de six heures. Direction Palerme et puis l’aéroport de Punta Raisi… Que veux-tu, nous n’avons rien pu faire…

Francesca : laisse-le donc aller vivre sa vie, Carolina ! Pourquoi se lamenter maintenant ? 

Carolina : je l’ai déjà assez dit, pourquoi ! Je l’ai clamé haut et fort... Les garçons du pays doivent rester au pays ! Le pays a besoin d’eux !... Tu étais pourtant d’accord avec moi ! On dirait que ça te fait plaisir, à toi, qu’il se soit en allé ! 

Francesca : vois-tu, Carolina, j’ai bien réfléchi suite à la discussion avec Gigi, Salvatore et Ornella… L’Americana n’est pas qu’une petite sotte, et elle a vu juste dans ce qu’elle nous a dit… Nos histoires sont le miroir de la vie… L’imagination ne joue pas toujours le beau rôle… Elle n’est pas la seule aventurière à bord… Quand le temps est venu, on s’installe sur les planches, comme sur ce ponton, et la mémoire nous ballotte… On raconte et on a l’impression de ne pas avoir à bouger… On se tourne vers le passé, on se tourne vers le présent… On regarde ceux qui s’en vont, on croit qu’ils ne reviendront plus et pourtant, un jour, ils reviennent… Au fil de l’eau, ils ont suivi les mêmes courants !...

 Mais écoutons-les, via You tube :

  

 

 

 

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 06:09
                 Pour tourner provisoirement la page de la Sicile, j’ai déjà indiqué dans ce blog que j’avais travaillé pendant mon séjour sicilien à une traduction du prologue afin de le rendre accessible à tous ceux de mes amis qui ne comprenaient pas le français. En voilà donc la réalisation, spécialement dédiée à tous ceux d’entre vous qui comprennent l’italien ou à ceux que les langues attirent !
 
L’opera comincia da una legenda racontata da due vecchie donne : « la Befana sotto le stelle ». Questa legenda é stata sentita dagli protagonisti. Come Angelika, gli adolescenti Salvatore, Gigi, Ornella e Tiziana che sono di Santo Stefano di Camastra, scoprono l’amore… E poi le due narratrice rivelano i segreti della lora giuventù… Ma questo é il segreto del libbro che e scritto in francese…
 
Prologuo
 
Arrivano sulla scena due vecchie donne che si fanno chiamare « la Befana sotto le stelle » : sono bene conosciute nel paese perché racontano fabole ai bambini. Francesca é la narratrice principale e Carolina é quella che aiuta e che illustra le fantasie colle sue ceramiche. Tutte due sono ballerine (ma ora si stancano presto !) Quando entrano in scena, Carolina tira Francesca che é seduta su una caretta tipicamente siciliana, svetita di una vestita di camera.
 
Carolina : adesso, un spettacolo unico ! Stasera per i bambini e per i giovani, un spettacolo unico !Stasera è la serata della narratrice. « La Befana sotto le stelle » ! Ogni estate torna la Befana sotto le stelle sulla piazza del villaggio, porta Messina ! E l’estate siciliano che ricomincia e le tele della tradizione sono ricamate nel cielo. Seguite la storia, perché ecco Francesca che tiene il filo della narrazione !
Francesca : che esce della caretta : ecco Carolina che dipinge e illustra le fantasie ! Benvenuti ragazzi ! Quanto avete cresciuto dall’anno scorso, non ci credo ! Non si vede il tempo che sfuge ! Ma siete sempre fedele !
Le due donne : mostrando giovanni nel pubblico : Giorgio, Sandro, Gigi, Ornella, Tiziana, Lauredana, Alessandro, Ricardo, Giuseppe, Giusy, Carmella, Angelita, Maria, Giuseppina, Enzo, Gaetano, Luigi, Andrea, Lucia, Patrizia, Diletta, Ariana, Francesco, Marinella, Nino …
Francesca : Ancora quest’anno, qua, a Santo Stefano di Camastra, la città della ceramicha e del sole, fedele a la sua tradizione spirituale, « la Befana sotto le stelle » vi raconta una legenda e vi fa sognare e forse riflettere !(Butta la sua vestita di camera)
Carolina : e per cominciare, ragazzi, un po di fantasia e di danza ! (incominciano a ballare)                                    
 
 
Musica e danza : Paolo Conte : « Via con me »
 
 
Francesca : (senza soffio) : un po stanca !... Ho perso l’abitudine di ballare !
Carolina : avvicinate ! Presto ! Avvicinatevi ! Presto ! Presto ! Giovanotto !... Dai !... Ragazzina !... Dai !...Cio che Francesca vi racontera questa sera, non lo domenticarete mai !
Francesca : una volta, da lungo tempo, il cielo stellato copriva il mare e le montagne di Sicilia. L’Etna stava fumando l’ultima cigaretta prima di dormire quando, subito, una striscia luminosa e « badaboum ! », una stupenda specie di ragazzina cade a terra, sotto un olivo. Da dove arrivava ? Chi era ? Nessuno lo sa !
Carolina : chiede al pubblico : forse discendente del Piccolo Principe ?... No ! Strano tipo di pesce volante facendo il surf su un onde di nuvole ?... No ! Specia di sognatrice coi capelli d’oro caduta cosi del cielo ?... No ! No, no e no ! Niente cosi… Assolutamente niente ! Una cosa incredibile!
Francesca : Carolina esce dalla sua valigia il puppo Angélika. Quella notte, i pescatori che stavano a pescare colle lampare dissero che la creatura cavalcava su una stella sfilante.
Carolina : cavalcava perché era vestita con una armatura di cavaliere… Cavalcava su una cometa perché i suoi capelli erano biondi come i capelli delle comete. Capito ?
Francesca : con tutta quella ferramenta sulle spalle, produsse une grande rumore quando cade sulla terra.
Carolina : la ferraglia é pesante ! La ferraglia non é discreta !
Francesca : la ragazzina ruzzolo, pero, la ragazzina non anche sentisse male. Il suo corpo era tanto protetto, blindato, ricoperto di ferro…
Carolina : un cavaliere coll’armatura ! Una corrazza ! Un impenetrabile conchiglia !
Francesca : ma una conchiglia vuota ! Una     conchiglia scavata. Senza nocciolo. Un osso di sepia ! Un osso senza medollo !
Carolina : difficile inizio in nostro mondo per la viaggiatrice degli astri! Sotto la gogna, impossibile sentire ! Impossibile godere! Impossibile sognare ! Impossibile sorirdere ! Impossibile piangere! Impossibile amare !... Si ! Impossibile amare ! Capite questo ?... Lo potete imaginare ?... Appena il momento della sua nascita, la ragazzina sembrava di essere condannata ad un esistenza di folia morta !
Francesca : la povera ragazzina si messe allora a sorvolare su una terra sconosciuta. Forse viaggiando, forse maturando, le cose si arrangierrebero... Si rassuro cosi, quando si alzi colle sue fragile gambe, sotto la pesante armatura.
Carolina : si immerse nello Stretto di Messina, tra Scylla e Charidde, costeggio a lungo lungo il mare, si allontano un po verso le colline, colse i fiori e le arancie, cammino nei templi ed i teatri antichi, penetro nella montagna, bevve a fior di labbra il vino dell’Etna, sgranocchio qualche mandorla.
Francesca : e effettivamente, ogni giorno, cresceva un po di piu... Maturava... Apriva lo specchio dei suoi occhi fissi, cosi grandi come periscopi... I suoi capelli si muovevano come le onde sulle spalle e anche sull’armatura... Sotto il metale, il sole, la luminosità del mare, il calore tiepido della primavera sbocciovano le forme del suo corpo... Tutti gli uomini parlavano di lei e di quella armatura pesante che non lasciava alcune scia.
Carolina : parlavano di lei dappertutto in Sicilia ! A Messina, a Cefalù, a Palermo, a Taormina, a Catagna, ad Agrigente, a Syracusa, a Caltanissetta, nelle isole Lipari, Vulcano e Favignana, anche nei paesi come qua, a Santo Stefano di Camastra !   
Francesca : non si fermava mai a qualche parte la ragazzina.
Carolina : non poteva fare altro che sorvolare la terra siciliana !
Francesca : niente la disturbava, neanche i profumi saporosi dei fiori e delle frutte, neanche le fragranze forte del mare, neanche la carrezza tiepida dello scirocco tra i suoi capelli e le sue gambe. Gli uomini la guardavano, li mendavano baci... Lei non si ritornava ed il suo viso stava di marmo..
Carolina : una ceramicha rosa e fissa. Un viso di terra cotte, con un po di rosso sulle labbre. Era solamente sulla terra per sorvolare cosi...
Francesca : ma una notte, si é finalmente adormentata, in un posto non lontano di qua... Sulla spiaggia di Capo d’Orlando... E allora, e allora, per la prima volta, ha sentito qualche cosa che tremeva nel suo corpo, sotto l’armatura... Ha cominciato a sognare...
Carolina : allungia il puppo : un lungo sogno, un sogno tumultuoso, un sogno d’amore! Un bel sogno d’amore !
 
Musica e romanza italiana - Richard Cocciante : « Il mio rifugio »
 
Francesca : una lacrima é venuta nel suo occhio asciugato e blu... Una lacrima scorse… Poi un’altra, poi un’altra. Un ruscello inesauribile che si é sfuso nella sabbia, li ha solevata dolcemente e l’ha portata sulle onde. E poi, il mare ha tirato il suo bello corpo verso il largo. Allora, la ragazza ha stuffato a prossimita delle isole Eolie. Ed al mattino, rimaneva solamente la sua armatura sulla spiaggia, la sua armatura che brillava sulla sabbia come una conchiglia vuota… Ma certi pescatori di tono racontano che la contrano qualche volta. Racontano che lei é seduta su una zattera fantastica dove abondano fiori e frutta. I suoi capelli biondi ondeggiano, i suoi occhi sono aperti di stupore, ed il suo corpo luminoso e tiepido assomiglia a la prua d’un nave di sirena.
Carolina : cosi finisce la legenda di Angelika, la bella signorina impriggionata nella sua armatura !
Francesca : (si arrabia subito) : stai zitta ! Non é finita la legenda !
Carolina : lo so perfettamente che non é finita !... Ho detto cosi per lasciarti un po di tempo, per rimettere colori sul penello della tua ispirazione !
Francesca : non c’è bisogno !... Allora, io continuo !Un mattino dopo, una vecchia donna che racoglieva le conchiglie, trovo l’armatura sulla spiaggia… Quando vole raccoglierla, tutti i pezzi di metale se dispersero sotto le sue ditta e si solevarono come tanti petali nell’aria legera… Carolina, dai ! Piuttosto di fare il muso, apri il libbro della legenda !
Carolina : (dopo un momento si decide ad aprire il grosso libbro du fabole che sta sulla caretta) : una pioggia di petali si abbaté quello mattino a Santo Stefano di Camastra, provincia di Messina. Subito, e come se fossero animati da una forza sornaturale, gli abitanti si precipitarono per cercare tutto cio che tingeva colore : vino, frutta, fiori, pitture di tutte le colore, pitture vive come l’amore, porpore, rose, gialle, verde, azzure, sole, mare, passione, frenesia… Gli uomini e le donne ridevano e si abbraciavano, e poi… e poi, subito, i ragazzi e le ragazze coi pennelli incominciarono da pingere, da pingere dapertutto, sui piatti, sui bicchierri, sulle brocche, sulle giarre, sui muri delle case, sui marciapiedi delle vie, sulle scale, sui sciottoli della spiaggia… Cosi nacque la ceramicha nella città di Santo Stefano di Camastra.
Francesca : e cosi il futturo era iscritto perCarolina che è diventata pittore di ceramicha !
Carolina : e cosi il futturo era iscritto perFrancesca che è diventata narratrice !
Francesca : adesso é venuta l’ora del raccoglimento ! Giovanni, ragazzi, tornate nelle vostre conchiglie e rifflettete sul senso di questa legenda !
Carolina : quando andrete sulle vostre vespe, mettete i casqui, chiudete le cerniere lampo dei vostri giubotti, tirate il lincuolo fino agli orecchi e fate bei sogni !
 
Francesca torna nella caretta e Carolina tira…

HPIM1852.JPG   A Palermo...
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 06:11
             L’une des spécialités siciliennes... Le touriste la découvre principalement en été car elle convient particulièrement bien à la grosse chaleur. Je l’ai déjà décrite dans le second recueil paru sous le pseudonyme de Colette If du Loup des Acqs : « Chaussée de la Madeleine de Proust ». Atelier d’écriture proposé à des élèves de premières L… J’y avais écrit une nouvelle nommée
« Pierrot et Colombine » à l’intérieur de laquelle je faisais déjà référence à la Sicile. Voici l’extrait dans lequel l’un des personnages examine la sensation ressentie à travers la dégustation de la fameuse granita :
 
              « Un après-midi, au cours de l’un de mes voyages en Sicile, à proximité de la petite ville de Cefalù, sur la côte orientale, je me suis assise à la terrasse d’un café, et, incommodée par la chaleur intense, j’ai demandé au serveur quelque chose de frais. Il m’a alors apporté, dans la buée d’un verre en aluminium, une sorte de breuvage velouté et très frais à base de fraise et m’a annoncé, très fier : «Ecco una granita ! ». Ce n’était pas exactement de la glace pilée, ni une crème glacée plus ou moins fondue, c’était une substance adorablement fraîche, qui, du palais, se présentait jusqu’à la commissure des lèvres, pour offrir à mon envie l’hommage d’un plateau de sensations : parfums, goût de fraise, couleur pourpre et musique. Car, et j’avais sous les yeux l’horizon de la mer, la petite cuillère qui tintait contre l’aluminium, réveillait dans mon être une musique douce et sacrée, la chanson d’un carillon des anges, un soir de Noël, une mélodie éraillée dans le ventre d’un vieux pantin de grenier, le tintement d’un grelot à la table du Grand Meaulnes. »

HPIM1460.JPG
Altra specialità : brioche con gelato...HPIM1461.JPG
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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 03:50
               « La Sicile est une terre craquelée » comme le dit l’un des personnages du « Ponton ». Quand on parcourt la Sicile, ce n’est pas simplement une image. La terre est sèche, rocailleuse. La montagne tombe dans la mer et, sur les pentes, s’accrochent des maisons et très souvent, des vestiges. C’est une évidence en Sicile : la terre est stratifiée tant les civilisations qui y sont passées ont laissé leurs empreintes…
              C’est notamment le cas de l’ancienne cité prestigieuse d’Alaesa, antique cité grecque évanouie dont les archéologues sont en train de découvrir peu à peu la splendeur. Des hectares et des hectares séparent ce lieu haut-perché de la mer, tout en bas. Seuls quelques vestiges ont été mis à jour. Le sous-sol en regorge jusque sur le rivage…
              Mais c’est un malaise sicilien, les fonds financiers manquent douloureusement et des perles d’archéologie sont encore sous la terre à deviner.
 Tempo remoto
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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 05:13
L’un des objectifs de ce blog c’est l’invitation au voyage… En ce début juillet, peut-être certains d’entre vous ont-ils eu envie de rejoindre les rivages de la Sicile. Dans ce cas, je les invite à relire les articles de mon reportage du mois d’avril ou de suivre dans les jours à venir ceux que je n’avais pas eu le temps de mettre en ligne, débordé par l’actualité de la pièce.
Je recommence dès aujourd’hui pour une série de trois.
 
Porta Palermo, porta Messina (1/3).
 
              Porta Palermo, Porta Messina… Il est très souvent fait allusion dans la pièce à ces lieux stratégiques du village de Santo Stefano. En effet, comme celui-ci est situé sur une colline, lorsqu’on traverse le cours central d’est en ouest, on passe en 200 mètres de l’horizon de Messine à l’horizon de Palerme. Palerme ou Messine ? C’est à Palerme qu’habite la grand-tante d’Ornella. Dans le Ponton, on se souvient, du moins d’après la version narrative, que la jeune fille a commencé à s’émanciper à Palerme.
 
« (…) Ornella n’habitait pas le même quartier. Elle se distinguait des deux autres par son côté mauresque qui saisissait. Deux yeux noirs, piquants, un visage émacié et fin, des cheveux d’ébène avec des stylets de mèches assassines sur les tempes. Sur l’épaule, un tatouage : elle se l’était fait en cachette de ses parents, un jour qu’ils visitaient Palerme en famille… Elle avait soudain disparu, sous prétexte d’aller rendre visite à une vieille tante qui habitait près du Palais des Rois normands… Elle disposait du temps de visite, environ trois heures, pour embrasser la bonne tante... Emerveillement assuré pour le petit groupe de provinciaux lâchés dans la capitale.
 
Ils s’étaient donné rendez-vous en fin d’après-midi.
Eblouissement sous le soleil doux du printemps.
Avec un léger retard, Ornella parut enfin au bout de l’avenue.
Etait-ce l’effet de la lumière, du changement de cadre, de l’élégance de la toilette, de l’éblouissement qu’ils venaient de vivre ? Une enluminure ouvrait désormais un pan inconnu sur la chair brune de la jeune fille.
Ils la trouvèrent plus grande, plus femme. Pour la première fois de sa vie, elle portait quelque chose de suspect dans le regard, et dans la conscience.(…) »
 
Version narrative, extrait chapitre 7.

HPIM1437.JPG
Porta Messina...
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 05:25
Avant de reprendre la série consacrée aux réactions des élèves du lycée, un hommage à Jenny-Carolina en passant…
              Qui a lu les différentes étapes qui ont conduit à la création de cette pièce se souvient sans doute de la façon dont j’ai crée le personnage de Carolina. Il me fallait, à propos de la Sicile, parler de la céramique. Or, il se trouve que c’est un vieux rêve de Jennifer de travailler dans ce domaine…
              C’est là que la connaissance de l’actrice vient au secours de la création du personnage de fiction. J’ai imaginé Carolina et son fameux « atelier » à partir de ce talent qu’elle a pu exprimer lors de notre dernier passage à Santo Stefano di Camastra. Par le biais de notre ami Gaëtano, qui appartient à une grande famille très impliquée dans la céramique, les Gerbino, Jenny a pu passer du temps, à côté de Torremuzza, non, pas sur le ponton, mais dans l’atelier des céramistes ! « Da Carolina ! Artiste en céramiques… »
              Je joins une image de sa production et vous recommande son blog et notamment l’article qu’elle consacre à ce petit stage sicilien : « Une des leurs… »
 

HPIM1619.JPGHPIM1627.JPG"

"Da Carolina"... Mon annexe d'atelier !"

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 05:24
Jour important. Tournant sur « le Ponton », puisqu’on joue au Moulin ce soir… En attendant, un article de reportage sur la Sicile « pour se mettre dans l’ambiance » comme dit Carolina…
« (…) Carolina : elle plongea dans le Détroit de Messine, entre Charybde et Scylla, longea longtemps la côte, s’écarta un peu sur les collines, cueillit les fleurs et les oranges, marcha dans les temples et les théâtres antiques, s’enfonça dans la montagne, but du bout des lèvres le vin de l’Etna, grignota quelques amandes (…) »
 
                 Il y a une expression courante en français : aller de Charybde en Scylla. Cette expression est, comme de nombreuses autres, d’origine mythologique. Les Grecs se représentaient les dangers de la mer comme des monstres qui sévissaient contre les bateaux. Charybde était un récif et Scylla un tourbillon, situés l’un et l’autre au large du détroit de Messine. Malheur aux navigateurs qui s’aventuraient là !... Ou bien le navire était englouti, ou bien il se brisait. Aller de Charybde en Scylla, c’est donc redoubler un malheur par un autre.
                  La ville de Messine semble en effet hantée par le malheur. Lorsque le voyageur arrive du continent, après la traversée du désert de Calabre, il traverse ce détroit qui sépare la Sicile du reste du territoire. La présence de la mer et la confluence des courants prennent aux cheveux.
                 Je marche sur le quai avec mon amie Gilda (pas l’Américaine !). On longe la mer pour accéder au centre-ville. Elle est née à Messine et elle aime sa ville où, confie-t-elle sur un ton coupable, « les granite et les arancini sont les meilleurs de toute la Sicile… »
                 La ville est aérée, ouverte sur la mer. En cela, elle est plus agréable que Palerme où l’on étouffe en été. Mais Messine a subi des tremblements de terre dont le dernier, en 1905, a détruit une grande partie de la ville et notamment ses arcades. Les arcades ouvraient l’espace comme le déplore Gilda, c’était un merveilleux effet de perspective qui anticipait sur toute la Sicile, comme un décor de théâtre, un tableau de De Chirico
 
HPIM1338.JPG
Caminare a Messina...
 
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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 06:14
Avant de jeter un coup d’œil sur le dernier devoir à propos du « Ponton » donné en première L, quittons les murs du lycée et des classes pour un petit tour du côté de la Sicile et du reportage écrit sur place. Je vous amène à Pelerme ce matin…
              Palerme est une ville énorme, écrasée de soleil et « rumorosa », « rumeureuse » comme disent les Italiens pour indiquer le bruit. Je serais tenté par le néologisme.
              À condition de supporter Palerme, de faire abstraction du bruit et de la chaleur, de la foule et des voitures, alors la ville porte et l’esprit se débride.
              Palerme vous emporte au-delà des grandes avenues (via Roma, Maqueda, Corso Emmanuele), vers de petites rues étranglées, sinueuses, des façades de palais à l’abandon, des églises en ruines, fontaines baroques, des palmiers, des plantes luxuriantes un peu partout, dans les rues et sur les balcons, des touffes d’herbe entre les trottoirs des coins plus miséreux… Végétation parfois si présente qu’on a l’impression d’une étrange cité précolombienne reconquise par une jungle poussée dans les franges de l’imaginaire.
              Sur la Piazza Marina, tout près du port, d’anciens cytis magnolias se tordent sur des troncs aux racines compliquées : comme des cerveaux débobinés aux quatre vents, ils ont des contes à débiter… Dans les allées du jardin, une mariée circule doucement, environnée de la suite élégante de la noce. Un caméraman filme la robe blanche et le cortège des simulations, sourire ravi des mariés, premier baiser, visage ému, larme de citron, le citronnier fait partie de la noce. Le témoin mélancolique suit dans sa robe fourreau.
               C’est le théâtre de l’amour qui se joue, et c’est le caméraman le metteur en scène. Les deux époux futurs se livrent souplement aux doléances. Il y a, au bout du jardin, une estrade en bois… ça fait comme un ponton. Cachée dans un coin de palmier, une vieille femme, figure étrange, sorte de Befana della piazza, s’escrime à dessiner les formes des troncs des fameux magnolias séculaires. Elle rature, gomme, lève le crayon, c’est dur, si coriace, si rugueux, si proche et si lointain… au jardin des époux, ce vieil arbre, tout vouté, tout ridé, un arbre en miroir sur lequel sa main parcourt en tremblant les lignes de sa jeunesse.

HPIM1823.JPG
Albero e matrimonio Piazza Marina 
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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 06:29
Salon du Livre aujourd’hui à Loudéac. Le thème : « l’amour »… J’y reviendrai sans doute demain. Dans l’immédiat, revenons au travail de la scène qui a repris la vedette à mon reportage sicilien encore en veilleuse pour quelques jours.
               L’idée est de refermer le spectacle sur un moment en écho à l’ensemble : fond de diapos sur le thème déjà abordé des bonheurs simples en Sicile, (une tasse de café, une fleur, un paysage, une rue, un moment de détente au bar…) appui sur le beau morceau d’accordéon et texte de Gian Maria Testa que je viens de modifier de façon à souligner quelques uns des motifs forts de la pièce : je mets en caractères gras les modifications par rapport au texte original et entre parenthèses ce qui est remplacé :
 
Sono belle le cose
 
« Sono belle le cose, belli i contorni degli occhi e icontorni del rosso
Gli accenti sulle a, lacrime di pagliacci, le ciglia delle dive le bolle di sapone,
Il cerchio del mondo è bello, (l’ossigena delle stelle) la Befana sotto le stelle e la poesia dei ritorni di emigranti (e isole) come Gigi, cercando l’invisibile : (l’appartenenza) la Partenza.
E bello il fuoco e il sonno e il buio petulante gola dei fantasmi

E (il brodo) la polenta primordiale (padre nostro) della mamma nostra che cola in questi nomi… »

Elles sont belles, les choses.
 
« Elles sont belles les choses, beaux les contours des yeux et les contours du rouge

Les accents sur les a, larmes de Pierrot, les cils des divas, les bulles de savon,

Le cercle du monde est beau, (l’oxygène des étoiles) la Befana sous les étoiles et la poésie des retours des émigrants (et des îles) comme Gigi, cherchant l’invisible : (l’appartenance) le grand départ. Beau est le feu et le sommeil et la nuit pétulante, gorge des fantômes

(Et le bouillon) Et la polenta primordiale (notre père) de la mamma qui coule en ces noms. »

HPIM1435.JPGSono belle le cose...

 
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