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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 04:45

 

 

 

Aucun d’eux ne résiste longtemps au charme ravageur de la belle Florentine qui constate cependant que seul le Chevalier a décidé de lui résister. Perché sur ses grandes bottes, ce dernier parade et méprise ses voisins aveuglés par une misérable femme « qui leur fait perdre tout leur sang froid ». Sous le cuir du noble voyageur tout en cape et en formules, l’homme semble définitivement endurci : « J’ai toujours pensé que la femme est pour l’homme une insupportable infirmité », ou « j’y ai plusieurs fois songé mais quand je considère que, pour avoir des enfants, il me faudrait supporter une femme, l’envie m’en passe aussitôt ».

Piquée au vif, et, comme « insultée » elle-même par la vigueur des propos, elle se lance le défi de l’humilier, et, par la même occasion, d’être une vengeresse et de « vaincre, abattre et mettre en pièces ces cœurs durs et barbares qui sont nos ennemis à nous autres femmes qui sommes ce que la bonne mère nature a produit de meilleur au monde ». Unité de temps oblige, il ne lui faudra pas plus d’une journée pour en venir à bout et réaliser ses ambitions de conquête ! « Quel est l’homme capable de résister à une femme quand il lui laisse le temps d’user de tout son art. »

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 04:45

 

 

 

« Une femme adroite »... Ainsi Goldoni désigne-t-il en français sa Mirandoline, aubergiste à Florence. L’écrivain italien, maitrise la langue de Molière et propose cette traduction alors que la pièce reste intitulée « la Locandiera ». Dans l’interprétation qu’en fait Marc Paquien à la Coursive, Dominique Blanc est cette « locandiera ». Adroite, fine, lumineuse dans sa robe jaune soleil, elle trône, dans sa « locanda ». Au lever de rideau, sous l’éclairage à la Watteau, Vermeer ou Fragonard, la tablée qu’elle préside a des airs de radieux tableau. L’hôtesse de la « fête galante » contrôle les entrées et les sorties. Elle illumine, elle rayonne, bien mieux que la prétendue « duchesse Déjanire dal Sole » parce qu’elle a, comme la comédienne au nom abusivement solaire, décidé ouvertement de feindre et de plaire.

L’unité d’action réside en cela : quatre hommes pour une seule femme. Un marquis de la vieille école, marquis de Forlipopoli, héritier du Matamore de la commedia dell’arte, vaniteux et couard, le comte d’Albafiorita, espèce de Mr Jourdain au visage boursouflé et à la bourse gonflée, le Chevalier de Ripafratta, misogyne solitaire et dédaigneux, Fabrizio, le domestique, à qui le défunt père de Mirandoline a confié le destin matrimonial de sa fille.

 

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 05:13
J’ai ramené mercredi à Rennes les caméras empruntées par Raphaël à la section « Arts du spectacle »… Désormais, le spectacle est « dans la boite » et nous restons en contact afin de suivre les étapes du montage… En attendant, je publie ce matin un article sur un événement scolaire qui met la Sicile en vedette… Le programme de Terminale L a été révélé pour les années scolaires 2007-2008 et 2008-2009, l’Italie est à l’honneur, d’abord à travers le Vérone (non pas de Laure Manaudou !) mais de Roméo et Juliette de Shakespeare et ensuite à travers la Sicile du Guépard, de Lampedusa, œuvre déjà citée plusieurs fois à propos du Ponton et de ses sources. Beau roman, très « psychologique »… Voici notamment un extrait du roman qui invite le lecteur à réfléchir sur ce « terreau » qui produit « la plante sicilienne ». C’est le Prince Salina, personnage délicat et cultivé qui propose cette analyse au chapitre 4 du roman.
 
« Le sommeil, voilà ce que veulent les Siciliens, et ils haïront toujours celui qui voudra les réveiller, fût-ce pour leur apporter le plus beau des cadeaux (…) Les nouveautés ne nous intéressent que déjà mortes, incapables de créer un quelconque courant de vie. De là cet étrange phénomène : la formation, aujourd’hui, de mythes qui seraient vénérables s’ils étaient vraiment antiques, mais qui sont seulement de sinistres tentatives pour nous replonger dans un passé d’autant plus attirant pour nous qu’il est en réalité mort. (…) Tout le monde chez nous passe par une voluptueuse torpeur. D’ailleurs j’ai dit les Siciliens, je devrais ajouter la Sicile, l’atmosphère, le climat, le paysage sicilien. Ce sont ces forces-là qui ont forgé notre âme, au même titre et plus peut-être que les dominations étrangères et les stupres incongrus : ce paysage qui ignore le juste milieu entre la mollesse lascive et la sécheresse infernale, qui n’est jamais mesquin, banal, prolixe comme il convient au séjour d’êtres rationnels, ce pays qui, à quelques milles de distance, étale l’horreur de Randazzo et la beauté de Taormine, ce climat qui nous inflige six mois de fièvre à 40° (mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, six fois 30 jours de soleil vertical sur nos têtes, cet été long et sombre comme un hiver russe, encore plus dur à supporter. Vous ne le savez pas encore, mais on peut dire que chez nous il neige du feu comme sur les villes maudites de la Bible (…)"

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Continuare in Sicilia... col gattopardo !
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 06:49
« (…) La municipalité a ouvert un nouveau terrain de camping du côté de Torremuzza…
-          Le cinéma en plein air va bientôt recommencer !…
-          Tu te souviens « Cinema Paradiso » à Cefalù ?…
-          Cefalù !… Pour moi, c’est d’abord la discothèque ! Et la plage !…
-          L’adjoint culturel nous réserve de bons spectacles de théâtre cet été.
-          Il connaît des gens hauts placés à Palerme. Deux pièces de Pirandello sont à l’affiche… »
Extrait du chapitre 2 de la version narrative
 
 
J’ai déjà mis en ligne récemment le plan d’étude de la pièce que je vais suivre dans les classes, mais je rajoute cet article plus particulièrement adressé aux sections littéraires qui réfléchissent pour le bac à un objet d’étude particulier : « écriture et réécriture »… Le Ponton constitue en effet une passerelle pour aller à Pirandello…
 
              Pirandello, auteur sicilien de la fin du XIX°. Peinture d’une société traditionnaliste, marquée par des figures pittoresques (les « Befana sotto le stelle » incarnent cette dimension-là.) Elles inventent des histoires qui renvoient à l’origine. Elles se réfèrent à la tradition des céramiques. Elles tiennent un discours passéiste.
              Impression d’étouffement dans les nouvelles de Pirandello : personnages prisonniers d’un milieu (c’est le cas des jeunes de la pièce qui n’arrivent pas à se libérer des usages et de l’éducation qu’ils ont reçue). Le cadre sicilien (paysage, société) est très présent chez cet auteur considéré comme « naturaliste », héritier de Zola, soucieux de décrire le fonctionnement de la société. Cet aspect est très présent dans le Ponton : nombreuses références au temps, aux paysages, aux usages, aux habitants…
              Enfin, explicitement dans le texte, au moment de l’épilogue, Carolina donne une clé pour le spectateur lorsqu’elle rappelle son retour auprès de la mamma après avoir commis sa « faute »
 
« (…) Carolina : elle sourit, de plus en plus émue. Je revois la scène, le jour de mon retour… C’était comme dans un conte de Pirandello… Il faisait très chaud, le sirocco soufflait… Pour me faire plaisir, elle m’a proposé un plat de polenta pour le dîner et des cédrats de Sicile… Longtemps, je l’ai serrée dans mes bras, puis je suis montée au grenier, j’ai enfilé une vieille jupe et je suis venue l’aider à préparer la polenta… Jamais on n’a travaillé la pâte comme je l’ai travaillée ce jour-là !... Je la tournais, la retournais, la tordais, et la malaxais avec acharnement (…) »
 
            « Les cédrats de Sicile », c’est précisément le titre de l’une des 365 nouvelles de Pirandello, l’histoire malheureuse d’un Sicilien amoureux d’une jeune fille devenue grâce à lui cantatrice et partie à Naples faire carrière…
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Tradizione litteraria a Santo Stefano di Camastra...
 
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 05:10
Comme à chaque période de spectacle, je vais entamer, à partir de la semaine prochaine, une série de présentations de la pièce dans les classes, ceci afin de préparer nos élèves à, à la fois respecter le travail de leurs camarades, mais aussi à mieux apprécier le contenu du texte qu’ils vont entendre.
              A la différence des autres années, dans le Ponton, je n’ai pas travaillé aussi profondément dans le sens de la réécriture d’une œuvre connue. Cette démarche de nature pédagogique était, on s’en souvient peut-être, explicite dans le Ceilidh (référence à Macbeth) ou encore dans le Tennessee club (référence à Tennessee), dans le Loft History 2084 (Orwell et Huxley), Jack, on the route again (Kérouac)… L’idée était donc de donner envie aux élèves, par le biais de la pièce, d’aller par eux-mêmes, à la découverte de ces grandes œuvres.
              Avec le Ponton , la référence est beaucoup plus subtile. Il s’agit de Pirandello, auteur sicilien né à Agrigente, célèbre à la fois pour son théâtre et pour ses œuvres de fiction. En outre, Santo Stefano s’enorgueillit du fait que Pirandello ait situé l’une de ses 365 nouvelles au pays de la céramique : « la giara »…
              Je reviens sur l’auteur du célèbre Six personnages en quête d’auteur demain.
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Il tempo del Pirandello...
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 16:46

Ecco la Primavera !

 primavera.jpg

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 05:03
HPIM1815.JPGD’abord une info pratique : suite à un problème inattendu (au niveau salle) la répète du 12 mai prochain est annulée : elle sera remplacée par une répète le mercredi 9 dans l'après midi en présence de tous les musiciens. Puis viendra celle du jeudi 10, celle du mardi 15 enfin, qui devrait être LA GENERALE, à partir de 19h00.
 
« (…) A ce moment, au beau milieu du corso, il vit s’avancer dans leur direction un « spécimen » qu’il ne put identifier. Interloqué, et tout entier à l’examen de la créature, il ouvrait la bouche, ajustait ses lunettes. Ce qui le saisissait, c’était la blondeur et l’élégance. Cette fille-là avait quelque chose de particulier dans la démarche et dans le vêtement, une grâce spéciale qui touchait tout, les pieds, les jambes, la taille, le ventre, la poitrine, le visage et jusqu’au petit bout de langue qu’elle tirait.
Le temps s’était suspendu. Le café faisait probablement effet : les doigts de Gigi s’étaient mis à trembler et le souffle haletait (…) » Version narrative, extrait chapitre 7
 
              Un mannequin qui pose pour un magazine… Une beauté au ralenti puisque, à la différence des autres passantes, elle ne passe pas…au contraire, elle appuie le geste, avance, recule, sourit avec un plaisir insisté. Le rouge à lèvres est à point, le pantalon moulant la toile des jambes, les cheveux artistiquement arrangés « à la Primavera » de Botticelli.
              Elle le sait, elle passe une main dans les cheveux qui ondulent. Les doigts tièdes de printemps. C’est devant la cathédrale, il Duomo, qu’elle pose pour un petit groupe de photographes et de techniciens complices du jeu de scène. Une Fiat 500 est posée là, devant la cathédrale, comme un volume supplémentaire, pour faire jouer les contrastes, les couleurs, les symboles, les anachronismes, que sais-je ce qui se passe dans l’esprit affolé du photographe qui joue de l’appareil comme d’une gachette.
              Et le matin suivant, sur un passage clouté, au détour d’une place remplie de palmiers, elle porte une robe à fleurs courte, le soleil est plus chaud. Elle a retrouvé le même sourire, le même pas de danse, au ralenti, Botticelli est peut-être derrière elle. Mais cette fois, le car de l’aéroport ne fait que passer, le chauffeur klaxoner et le photographe courrir derrière ce spectre de beauté prisonnier dans la lumière.
 
Momento di Primavera.
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 05:59
En prévision de la rencontre avec Arlette, notre partenaire musique pour le spectacle, dès les premiers jours de la rentrée, je dois faire le point sur les musiques et Jennifer est en train d’évaluer sur quels morceaux elle va proposer une chorégraphie. Voici en tout cas la liste des titres retenus pour l’ensemble du spectacle : amateurs de canzone italiana, laissez-vous bercer !
 
-         Angelo Branduardi : « la demoiselle »
-         Paolo Conte : « Via con me »
-         Richard Cocciante : « Il mio rifugio »
-         Gianmaria Testa : « Gli amanti di Roma »
-         Adriano Celentano : « C’é sempre un motivo ».
-         Adriano Celentano : « Ancora vivo ».
-         Toto Cuttogno : « l’Italiano ».
-         Paolo Conte : « Sotto le stelle del jazz »
-         Zucchero : « Senza una donna ».
-         Dalida : « Gigi l’Amoroso »
-         Adriano Celentano : « la barca »
-         Gianmaria Testa : « Sono belle le cose »

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Un po di musica ...

 

Rubrique Goncourt :
 
Interview d’Amélie Nothomb. Rencontre du 11 octobre. (3)
 
 
Dans quel cadre écrivez-vous, ce qui vous inspire, à quel moment ?
 
D’abord j’écris absolument tous les jours, sans exception. D’environ 4h à environ 8h du matin, au saut du lit, juste au moment où je me réveille. La seule chose que je fais entre le moment où je me réveille et le moment où je commence à écrire, c’est que je bois d’un trait un demi litre de thé trop fort et que je m’habille énormément parce que ça donne froid d’écrire. Mais tout de suite je me mets à écrire, j’écris frénétiquement dans un état mental et physique extrêmes pendant plusieurs heures et après ça va. C’est comme si j’avais expulsé ce que j’avais besoin d’expulser pour être viable.
 
 
Que cela vous apporte-t-il d’écrire ?
 
C’est mystérieux comme question, mais en même temps c’est quand même singulier. Cela fait maintenant tellement d’années que j’écris et je sais que je pourrai pas vivre sans. Tous les matins au réveil, je me réveille dans la même angoisse, qui est un peu l’angoisse d’Urbain quand il se réveille et qu’il ne sait même plus qui il est. Je sais que tous les matins je dois tout reconstruire, donc ça recommence…Et en même temps, cela m’apporte de la jouissance. C’est très difficile d’écrire, mais je le fais dans un état de jouissance extrême et cela donne des sensations fortes et c’est vrai que je suis toujours à la recherche de sensations fortes.
 
 
A partir de quand avez-vous commencez à écrire ?
 
Avant l’âge de 17 ans, je n’ai pas écrit une seule ligne. Jamais je ne me le serais autorisée. J’ai été élevée dans un très grand culte de la littérature. Très grande lectrice, fille de très grands lecteurs, sœur de grande lectrice. Du coup la littérature pour moi était un temple. Ce qui ne m’incite pas du tout à écrire, au contraire, on se sent tout petit devant la littérature et on se dit : « jamais je ne serai assez grotesque pour aller me commettre dans ce temple ». Finalement, ce qui m’a autorisé à écrire, ça a été un livre de Rilke qui s’appelle Lettre à un jeune poète que j’ai lu justement à 17 ans et où la question de l’acte d’écrire y est posée de façon tellement différente de la façon dont je me le posais moi, (c'est-à-dire que moi je me disais « je n’écris pas parce que je suis indigne »), tandis que Rilke répond à la question d’une façon totalement différente, à savoir, la question n’est pas « suis-je un bon écrivain ? » (Parce que ça de toute façon, on en sait jamais rien), la seule question qu’on peut se poser c’est « est-ce que je peux continuer à vivre sans écrire ? Est-ce que écrire est pour moi une question de vie ou de mort ? ». Et je peux vous assurer qu’à cet âge là, ma condition de vivante n’était pas si sûre. J’ai vraiment compris que oui c’était une question de vie ou de mort. Donc je ne peux pas me poser la question de savoir si je pouvais me mesurer à Proust, puisque évidemment je ne le pouvais pas, Mais je pouvais écrire parce que c’était une question de vie ou de mort.
 
 
Vous éprouviez donc un certain mal-être ?
 
Un mal-être phénoménal, comme je crois on en éprouve souvent à vos âges…
 
 
Vous en êtes-vous servie pour écrire Antéchrista ?
 
Ca il est clair que Antéchrista est à 95 % autobiographique. J’ai eu ma Christa, qui ne s’appelait pas ainsi, mais j’ai été Blanche. Et alors, c’est très singulier parce que tout le monde m’a dit « Blanche, c’est moi, les vieux messieurs, les jeunes filles, les jeunes gens, les mères de famille... », mais personne ne m’a dit « ah ! Je me suis reconnue dans le personnage de Christa », donc moi je me dis « mais où se cache-t-elle ? » (rire
 
Question cinéma, aimez-vous les films en général ?
 
Je passe ma vie au cinéma. Ca a commencé pendant mon adolescence lorsque je suis arrivée en Europe, me sentant terriblement seule, j’y allais tous les jours voir absolument n’importe quoi et c’est d’ailleurs une attitude qui m’est restée. Même si je ne vais pas au cinéma tous les jours je suis du style à aller absolument tout voir : les films américains comme Superman et puis la troisième rétrospective du cinéma turkmène.
 
Et le dernier film en date ?
 
Un film chinois que j’ai vu vendredi dernier qui s’appelle « Voiture de luxe ». Formidable.
 
Et est-ce que tout cela vous a donné envie de travailler au cinéma ?
 
Vous savez cela ne s’improvise pas. On a vu beaucoup d’écrivains ces derniers temps s’imaginer qu’il suffit de prendre une caméra et de filmer, Bernard Henry Lévy par exemple, on a tous vu le grand chef d’œuvre que ça a donné. Je n’ai pas tellement envie de me ridiculiser, d’autre part ce que je fais comme écrivain occupe tellement de mon temps, j’ai une telle passion pour ça que je me dis : à chacun son métier. Vous savez moi je suis tellement comblée par ce que je fais… En plus je vois des gens aussi merveilleux qu’Alain Cornaud qui se tournent vers moi pour faire des films avec ce que je fais que je me dis :  « -raison de plus pour ne pas se couvrir de ridicule, laissons faire les spécialistes ».
 
Réaction de collègue :
Un grand merci de Nîmes à vous tous qui animez ces rencontres virtuelles mais ô combien réelles quand régulièrement je me connecte à la machine infernale.
Phil le bloggeur m’agace un tantinet moi aussi et les commentaires des internautes ne méritent pas vraiment le temps que l’on passe à les consulter, même s’il y a quelquefois d’heureuses surprises.
Nous sommes tous orientés vers le tiercé gagnant : pour ma part, j’ai demandé vendredi à mes élèves de répondre aux questions suivantes :
1)Quel est mon tiercé d’après les romans que j’ai lus ?
2)Ce tiercé est-il modifié par les remarques de mes camarades sur les romans que je n’ai pas encore lus ? Quel est le nouveau tiercé que je propose ?
3)Quel est mon tiercé des romans que j’élimine ?
Après dépouillement de ces votes :
Sont éliminés sans contestation aucune :
Quartier général du bruit et Supplément au roman national. Rien d’évident quant au 3°
Le tiercé gagnant est assez loin d’être net car les élèves comptent sur les dix jours de vacances pour poursuivre ce marathon et avant de se prononcer pour 3 romans, je ne peux que comptabiliser les 6 ouvrages qui retiennent leur faveur au 20 octobre :
Journal d’Hirondelle
Marilyn dernières séances
Nitoi ni moi
Ouest
Disparaître
Contours du jour qui vient 
Juste après, Un Pont d’oiseaux et L’amant en culottes courtes sont à égalité.  
Le succès de Journal est dû au fait qu’ils l’ont tous lu, que le roman est court et à même de séduire des élèves de seconde qui lisent peu en général.
Celui de Marilyn et Nitoi ni moi est en partie lié à l’effet des rencontres avec les auteurs, le 3 octobre à Marseille, mais en partie seulement car les élèves avaient déjà apprécié les ouvrages et ont été en fait confortés dans leur choix.
Antoine Audouard les avait charmés lors de la rencontre et ils ont été nombreux à emprunter le roman, mais le succès n’est pas vraiment au rendez-vous.
Personnellement je voterais pour Fils unique mais mes élèves le trouvent sans intérêt. Dommage… J’exploiterai tout de même certains passages en espérant qu’ils garderont quelques souvenirs pour l’année prochaine.
J’ai encore une question à vous poser à tous : comment procédez-vous pour choisir le délégué régional ?
La semaine dernière, j’ai demandé aux élèves d’indiquer par écrit s’ils souhaiteraient être délégué et d’argumenter leur réponse. Sur une classe de 32 élèves, 8 sont réellement intéressés et ceux qui ont répondu par la négative ont justifié leur position de façon sincère et même touchante. Et ce ce moment je me torture pour savoir comment désigner le délégué…
 
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