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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 04:14

                   C’était hier le pot de fin d’année et le départ à la retraite de nombreux bons collègues que nous avons pu célébrer avec émotion. J’ai pour ma part pris du plaisir à rédiger le petit mot suivant pour honorer ma collègue de lettres...

 

                   Le saviez-vous ? B. part en retraite ! Qu’elle veuille bien m’excuser cette confidence que je m’autorise à rendre publique, quand je pense à ce départ, me vient aussitôt à l’esprit le titre du beau roman de Julien Gracq qui est, le saviez-vous, l’un de ses petits chouchous littéraires, « un Balcon en forêt »... En littérature, c’est pas comme en classe, on a le droit d’avoir ses chouchous !

                  « Un Balcon en forêt » donc ... Quel beau symbole pour dire un départ en retraite ! Dans un environnement où le silence est un aliment que seuls savent goûter ceux qui en connaissent la saveur, B. est, comme l’un des rares personnages féminin du roman, un ange qui passe... Or, en Poitou-Charente, à Cognac comme à La Rochelle, c’est appréciable, nous avons droit à notre « part des anges »

                   Après avoir tiré la fine fleur... de sel... des élèves de l’île de Ré, elle s’est, tout au long de ces années au collège Beauregard (14 ans... comme le temps passe Brigitte !) dévouée à ces chères « têtes blondes » (qui ne sont, rappelons-le, pas tous des anges !)

                    Elle leur a ouvert avec patience et clairvoyance, les ailes d’un horizon pas forcément bouché... Et dans le rite sacré qu’implique tout passage (même s’il n’est pas en classe supérieure !) avec le rayonnement intérieur qui est le sien et qu’elle tâche de nous transmettre à présent à nous autres ses collègues, elle passe aujourd’hui le témoin.

                    Merci B. ! C’est donc pour toi aujourd’hui l’instant du « Balcon en forêt » !... Au seuil de cette retraite brillamment méritée, nous te laissons monter la voix et lever le regard vers d’autres chorales, moins discordantes que celle au milieu de laquelle, c’est promis, nous continuerons à nous agiter afin de faire de notre mieux... chorales où les anges n’ont ni casquettes, ni carnets de correspondance, ni rapports d’incidents !

                      Tu comprendras à quel point ces quelques lignes de Julien Gracq, (encore lui !) prennent à nos yeux une valeur métaphorique : elles diront mieux que moi tout le sens d’une retraite qui, n’en doutons pas, sera bien employée :  

 

« Au sortir de l’escalier sur les terrasses du château, comme sur le pont d’un haut navire engagé sur les houles, les splendeurs du soleil jusque-là seulement interprêtées par les dalles de cuivre, les minces ogives, les épaisses murailles de soie, se déployaient dans leur farouche liberté. »

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 05:11

             C’est un genre dans lequel je ne me suis guère essayé jusqu’à présent car je n’ai pas forcément le profil d’un chanteur à succès... Mais  il se trouve que j’ai éprouvé un très grand plaisir à rédiger, à la demande de mon collègue de musique, la chanson baptisée « le grand amour du Petit Prince »...

             A l’issue du spectacle, la musique posée sur les mots m’a particulièrement accroché et il se trouve qu’après échanges avec Christian, le collègue devenu ami, lui-même m’a avoué qu’il avait trouvé, sur ce texte-là, l’air qui lui convenait...

             Au point que lui et moi sommes embarqués dans la folle idée d’aller plus loin et, dans un premier temps, de faire connaître la chanson. Elle est disponible en format MP3 et je peux l’envoyer à la demande à quiconque manifeste un intérêt pour « le Petit Prince ». Nous avons reçu des retours très encourageants, indiquant à quel point la chanson faisait remonter des souvenirs...

             Aventure à suivre donc !

 

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Eric Bertrand - dans livres
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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 05:05

                      Je fais souvent référence dans ce blog au travail du linguiste Claude Hagège dont je lis en ce moment les articles passionnants du « Dictionnaire amoureux des langues ». Non seulement cet auteur connaît son sujet (c’est le moins qu’on puisse dire !), mais aussi ce qui me fascine en lui c’est la force d’un vécu qui nourrit son érudition et la somme de ses expériences dans des contrées reculées du monde où des langues sont en voie d’extinction...

                      Ainsi, Claude Hagège m’apparaît comme un brillant ethnologue, et j’aime la façon dont il analyse sa pratique et dont il manie le verbe, avec ce détachement érudit et cette élégance vieille France. Que le lecteur écoute par exemple son discours au musée du Quai Branly :

http://www.youtube.com/watch?v=5ZLN6hAov4k

ou encore à propos de l’ouvrage que je cite au début de cet article :

http://www.youtube.com/watch?v=RFEsCHlySHQ

http://www.youtube.com/watch?v=fm6X1Ky2J5A

 

 

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Eric Bertrand - dans livres
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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 05:09

Il est des moments où la Littérature colle à la réalité... Dans « L’Organisme » il y a une partie consacré aux formes d’indiscipline au collège. Elle a été écrite l’an dernier, bien avant la déroute des Bleus... Son titre : « les 17 plaies »... Voici l’une de ces « 17 plaies », elle est d’une cinglante vérité car, aujourd’hui dans les couloirs et dans les classes, ça parlait encore plus de foot !

 

Plaie VI

Parler à tort et à travers du foot

« Allez les Bleus !... »

 

 

Jérémy Chanteclerc n’a pas encore la crête sur le crâne et il monte volontiers sur ses ergots, mais ce matin, il a franchi un seuil dans le poulailler… Le poitrail bombé, il a enfilé un tee-shirt Coq Sportif flambant neuf et il agite les rangs à propos du match de la veille au soir.

« On n’a pas été très bons ! Mais il nous reste une petite chance ! Faut nous soutenir ! ».

Dans l’espace du couloir, au moment d’entrer en salle, l’œil préoccupé, il cultive sa dignité et campe sur ses deux pieds, comme sur sa position, avec des airs d’arbitre. L’heure a sonné, il consent à laisser passer tous les autres. Il n’a pas de sifflet entre les dents, mais il geint par intermittences.

Pendant la première partie du cours, il a la tête dans les poings. Télécharge le film du match. Son pied sous le bureau tire dans la lucarne de la mémoire. Son doigt tambourine sur le bois du bureau.

Puis tout ça finit par lui monter à la tête ! Il s’agite, le cahier est une banderole, le stylo un carton jaune. Coup d’épaule à gauche, coup d’épaule à droite, coup de sifflet. Boulette de papier, shoot ! Premier avertissement :

« Qui a osé ? ».

C’est de notoriété publique, Chanteclerc excelle dans l’art du dribble !

J’ai le poil dressé et une montée d’adrénaline ! Je fais quoi ? Je botte en touche ou je tire au but ?

« Monsieur, vous avez vu le match d’hier ? ».

Il dit ça avec son air piqué à la Domenech.

« Chanteclerc, j’en ai assez que vous nous ennuyiez avec ça ! Vous descendez chez les surveillants et je remplis un rapport ! »

Doménech ne se contrôle plus ! Il saisit son « cartable », une poche sur lequel il a peint un liseré bleu blanc rouge. La salle est un stade. Il souffle, cherche l’inspiration, la trouve sur le drapeau de ses baskets, lève les bras au ciel, incline le torse et quitte le terrain en petite foulée sous les rires et les bravos des supporters. Je le rappelle :

« Quand vous aurez fini de vous donner en spectacle !... »

Je finis de rédiger le rapport et demande au délégué de l’accompagner.

« Monsieur, vous n’avez qu’à écrire : « Allez les Bleus ! » sur votre rapport !... Qu’au moins, ça serve à quelque chose ! » 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 04:39

                 C’est avec plaisir que j’ai accueilli l’info podomètre diffusée la semaine dernière sur de nombreux médias : pour une fois, la petite ville de Loudéac, située dans ce centre Bretagne dans lequel j’ai passé d’heureuses années, fait parler d’elle...

                  A l’initiative d’un employé de la mairie, sportif émérite dont je me souviens, la ville a distribué aux Loudéaciens volontaires un podomètre dans le but de calculer la distance que chacun parcourt tout au long de ses activités journalières. Belle initiative qui rappelle aussi (en ce temps où l’on court autrement qu’à pied...) l’importance de ce moyen élémentaire de locomotion, qui délasse à la fois le corps et l’esprit et qui facilite l’épanouissement de l’individu.

                   Est-il besoin de rappeler la mémoire (et l’empreinte !) des penseurs ou des poètes qui vantaient les mérites de la marche à pied ? Dans cette perspective, il aurait fallu équiper du podomètre loudéacien par exemple Aristote et ses péripatétiens pour les voir remonter l’espace qui sépare le Boulevard de la gare de la Rue Eon de l’Etoile (devant le lycée Fulgence Bienvenue).

                    Et après eux, l’ami Jean-Jacques qui serait allègrement monté jusqu’à la colline de Saint Guillaume pour vanter, juste avant « le Trail des Cerfs », les mérites de l’homme sauvage. Et j’imagine bien aussi là-haut, en lisière de forêt de Loudéac, un Arthur buissonnier, partant, le pas vigoureux, également équipé de son podomètre, « fouler l’herbe menue ».

 

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Eric Bertrand - dans voyage
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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 06:03

                     Langue SMS, orthographe saccagée, vocabulaire anémique, mots exsangues, les copies que je ramasse sont avalées par la marge... Et c’est sans citer les dérives de l’oral, la multiplication des mots passe-partout qui servent une politique du moindre effort : des exemples ? Le mot « genre » qui remplace tout autre adjectif, ou la formule conclusive « voilà » à la place de tout raisonnement construit, ou encore le cache-misères « en fait », (très populaire au moment de l’oral du bac !), cheville pour enfoncer un clou mou !

                      Consterné par le niveau de connaissances de mes élèves de collège et par la pauvreté de leur lexique, harcelé par leurs sous-entendus ou agressions directes : « vous parlez une autre langue que la nôtre », « vous parlez trop », « vous faites des phrases ! »... je m’interroge sur le discours oral et adopte un peu la position du linguiste qui observe un phénomène, et ce phénomène est l’appauvrissement de la langue.

                        J’explique à mes élèves que je ne suis pas là pour employer un français de cour de récréation, que mon rôle et mon combat, c’est de parler « la langue de Molière » et que si je ne le fais pas, je ne vois plus l’intérêt d’enseigner. Cette langue porte la belle pensée des grands textes, elle facilite l’accès à la Littérature à laquelle tôt ou tard ils auront à se colleter... Elle cherche surtout à traduire dans toute sa subtilité la variété de la Pensée.

                        Dans cette optique, je viens de relire le petit appendice que George Orwell ajoute à son célèbre roman d’anticipation « 1984 » : le novlangue... L’auteur explique comment cette nouvelle langue qui s’impose dans un avenir proche est un moyen supplémentaire que choisit un état totalitaire pour imposer une pensée unique, propice au musellement des libres penseurs. Pensée « désydratée » telle que je l’avais présentée dans « Loft History 2084 »...

                            Le fait que le choix des mots fût très restreint y aidait aussi. Comparé au nôtre, le vocabulaire novlangue était minuscule. On imaginait constamment de nouveaux moyens de le réduire. Il différait en vérité de presque tous les autres en ceci qu’il s’apppauvrissait chaque année au lieu de s’enrichir...

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 06:19

              Je sais qu’il y a parmi les lecteurs de ce blog des amateurs de spectacles scolaires et de réadaptation d’œuvres célèbres, transpositions dans lesquelles je me suis spécialisé depuis l’époque de « la Tête de chou » ou de « Jack on the route » par le biais d’ateliers d’écriture ou de réflexion personnelle.

                Pour ceux-là donc, je signale qu’il est possible de me demander une version « you tube » privée qui présente le spectacle dans son intégralité en 3 épisodes plus bonus. Me contacter en privé le cas échéant !

 

Le Petit Prince (65) [1600x1200]

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 04:30

                 C’est une annéee charnière : Nolwenn quitte le collège et s’en va au lycée. Yann quitte l’école primaire et entre au collège... De nombreux collègues devenus des amis prennent leur retraite et quittent le collège ! J’espérais que dans une telle configuration, mon heure était venue de rejoindre le lycée après l’avoir déserté depuis trois ans révolus !

                Raté ! Encore raté pour cette année... C’est partie remise me souffle mon instinct de préservation ! J’avais pourtant bien envie de retrouver le vrai frisson de la Littérature que je fréquentais beaucoup plus aisément lorsque je préparais mes élèves au bac de français. Sentiment de déception qui s’exprime assez bien dans ces lignes de « l’Organisme » et que je laisse au lecteur le soin de décrypter :

 

Le pire, vois-tu, c’est qu’au moment où, à force d’énergie, on parvient enfin à « éduquer » nos élèves, à « filtrer la crasse », ils quittent le collège. Les meilleurs d’entre eux viennent alors te voir, comme si de rien n’était, avec un large sourire et ils te disent :

« Merci, monsieur, nous avons vraiment aimé tout ce que vous nous avez appris… »

Tu bredouilles quelque chose. Tu les laisses s’en aller. Tu les regardes avec un sourire gêné. Eux, ils volent vers d’autres horizons. Toi, tu restes là, imbécile, « entre les murs », dans le caniveau. Tu n’as plus qu’à recommencer à zéro avec la nouvelle fournée des vermisseaux, infestés des mêmes défauts, roulés dans « la même crotte » !...

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 05:07

               Jouer devant les parents et jouer devant les autres sixièmes, c’est une réalité bien différente et les acteurs de la petite troupe qui donne vie au « Petit Prince » l’ont fait savoir à leur manière... Peu d’enthousiasme à cette nouvelle représentation. La majorité croyait que le spectacle s’était définitivement évanoui après « la version définitive » de mardi dernier... Et pourtant non !

              Cinq groupes de sixièmes et leurs professeurs ainsi que tous ceux qui désiraient voir la pièce ont défilé dans les cinq salles mardi 15 entre 16 et 17h00. Les « Petits  Princes » n’en menaient pas large et si certains, mieux rôdés, plus volontaires, ont « assuré », les autres ont perdu leurs moyens ou ont carrément abandonné la place, préférant s’absenter purement et simplement pour ne pas affronter l’épreuve...

               Ce qui m’a obligé par exemple (pour sauver l’une des scènes importantes de la pièce !) à enfiler la tenue du géographe 2 et à me livrer aux mêmes jeux de scènes que celui que je remplaçais au pied levé, à savoir des bouffonneries diverses à la Dupont-Dupond ! Comme quoi le métier de la scène réserve toujours sa dose de surprises et fait du professeur un être caméléon !

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 04:32

                      A peine sorti le dernier roman, les lecteurs me posent la question du prochain... Il est difficile de répondre à l’heure actuelle et ceci pour deux raisons : c’est une loi biologique chez moi... quand un ouvrage sort, je continue de vivre autrement avec lui pour l’aider à faire son chemin, pour l’accompagner... Ce qu’on pourrait appeler : « le temps de la promo ».

                     D’autre part, j’éprouve une réelle difficulté à me « retirer » du champ d’investigation qu’a occupé le roman. C’est d’autant plus vrai que je sais à l’avance que le prochain habitera un univers diamétralement différent. Qu’on mesure l’écart entre « Pour y voir Clerc » et « L’Organisme », ou entre « Le Ponton » et « Le Ceilidh »...

                     Pour le prochain, plus de collège, plus d’ados, plus d’enseignement ! Mais quelque chose davantage en prise avec l’évasion !

 

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Eric Bertrand - dans livres
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