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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 13:43

Le papillon est, parmi les insectes, l’un des plus légers, grâcieux, métaphoriques à des degrés divers... Il se pose à peine sur l’herbe et sur les fleurs (comme s’il voulait se faire immédiatement oublier) et ce sont ses ailes qui se poissent d’un pollen persistant. Comme si l’empreinte terrestre se déposait instantanément sur le fil de l’envol... Des chaussures de randonnée toute propres et un sac à dos couvert de la terre et de la poussière des chemins de Compostel !

Le pape François sur la scène du Vatican a quelque chose qui rappelle le papillon. Agitant les deux ailes blanches de sa robe immaculée, il en a la grâce et la légèreté. Et à le regarder quitter la chrysalide de sa papamobile, bénir la foule, se pencher, exécuter la suite de ses gestes emprunts d’humilité et de générosité, on se prend à rêver à l’effet papillon qui rendrait les hommes meilleurs...

Quand le papillon rappelle le pape François
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Eric Bertrand - dans Pape
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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:50

Qui a lu Dino Buzzatti ? L’auteur du « Désert des Tartares », si cher à François Mittérand, ou du « K », brillant recueil de nouvelles, avait entre autres talents, celui de comprendre le fond de l’homme et de l’Histoire. Hitler dans « Pauvre petit garçon », le fascisme dans « les Souris », la troisième guerre mondiale et la guerre froide dans « l’arme secrête »... Telles sont quelques unes des figures qu’il interroge tout au long de ces petites histoires qui dépassent largement le cadre de l’actualité des années 50, époque à laquelle elles ont été écrites.

Mais en même temps, ces récits explorent l’âme humaine, mettent en garde contre les vices de tout poil et honorent les vertus les plus simples, comme « l’humilité ». « L’Humilité » est une nouvelle qui s’intéresse à un ermite, le père Célestin, retiré du monde pour confesser les plus abominables sujets et leur offrir un soulagement ultime par l’absolution de leurs péchés.

Un jour, ce père Célestin voit arriver à lui un prêtre contrit, malingre, rongé d’inquiétude et qui le supplie de l’absoudre : après un long effort, il parvient à avouer « sa faute »... Péché d’orgueil murmure-t-il à l’oreille de celui qui comprend aussitôt ce léger frémissement intérieur à chaque fois qu’il entend ses fidèles l’appeler « mon révérend ».

Trois ans plus tard, le même prêtre meurtri par le même péché revient auprès de Célestin et déclare, tout aussi contrit, qu’on l’appelle désormais : « monseigneur ». Puis, dix ans plus tard, la même fragilité : « votre éminence ».... Puis, c’est un comble : « sa sainteté » ! ... A la fois agacé et amusé par cet original petit écclésiastique, le père Célestin absout, absout, absout...

Un jour, il est devenu vieux, usé... sent sa fin prochaine et décide de s’accorder un moment rien que pour lui, demande qu’on le porte à Rome et au Vatican où il désire rencontrer le Saint-Père... Il ne voit plus grand-chose, quand l’autre s’approche de lui mais il perçoit quelque chose d’immense, comme une lumière et il entend une voix, une voix simple et mal assurée...

Et la nouvelle s’achève ainsi : « Et dans la majesté vétuste du Vatican, pour la première fois dans l’Histoire, on assista à la scène suivante : le Saint-Père et un très vieux moine inconnu, venu d’on ne sait d’où qui, se tenant étroitement par les mains, sanglotaient ensemble. »

Quand Dino Buzzatti parle du pape François
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