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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

20 juin 2005 1 20 /06 /juin /2005 23:00

Des exercices de prononciation et d'articulation, des exercices d'occupation de l'espace et de prise en compte du groupe... Tout cela crée une ambiance, décrispe les individus, crée une synergie, mais ça ne marche qu'un temps. Les étudiants attendent autre chose. Parler de Molière, c'est évoquer une icône. Pas de discrédit comme on peut le sentir auprès de certaines classes de lycées, précocement écoueurées par une étude trop figé du maître... L'idée d'aborder Molière les enchante et les pétrifie...

Dans les faits, il s'agit de choisir un extrait. Et là se pose la question de la difficulté de la langue et de la nécessité d'expliquer le contexte. La difficulté de la langue même dans des scènes plus simples destinées à un public plus populaire : la farce par exemple, comme "le médecin malgré lui".

La seule ressource, c'est de partir d'une adaptation et donc d'un premier mouvement d'écriture. Variations sur le thème de la dispute entre Sganarelle et Martine. L'occasion de solliciter tous les travaux autour de l'énergie, de la voix, du corps et de la prise en compte de l'autre. Le thème de la dispute plaît, et le texte de Molière se dévoile enfin, après son adaptation... Ressources de l'écriture, et c'est précisément le travail que je viens d'achever. On en parle demain.

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19 juin 2005 7 19 /06 /juin /2005 23:00

L'une des premières séances... Comment dégeler le groupe et les faire bouger ? Comment les faire communiquer en français... Par le biais du mime ! Je les ai organisés en deux groupes et leur ai fait écouter une musique : la bande son du film "Elisa", pas la chanson, la musique pure, dont le rythme est particulièrement accéléré... L'objectif était de leur faire imaginer un scénario dans lequel chacun d'entre eux jouait un rôle particulier. Le résultat a été étonnant, plein d'énergie et de spontanéité. Du point de vue de la langue, c'est ensuite intéressant de leur demander de s'expliquer sur leur scénario et de confronter leur point de vue avec celui des autres, spectateurs...

Même activité à partir d'une autre BO de Gainsbourg : le film "la Horse". Et le scénario imaginé est très proche de la référence au polar. Comme quoi, la musique comporte bel et bien une atmosphère...

Que veulent les étudiants étrangers ? Ils ont manifesté un point de vue intéressant... A suivre.

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18 juin 2005 6 18 /06 /juin /2005 23:00

Un groupe hétéroclite en face de soi... Des individus bien distincts de tempéraments et d'origines sociales, ethniques. Certains d'entre eux n'ont jamais fait de théâtre et se demandent ce que "cet envoyé" de Rennes 2 est en train de leur proposer ! A ma demande, ils ont bousculé leurs chaises, écarté les tables, rangé les livres et les cahiers. Les Chinois surtout, très maniaques, très studieux, n'ont pas envie de perdre du temps...

Mais cet atelier fait apparaître les difficultés de langue et l'intéret de la pratique s'impose assez vite comme un moyen pour eux de progresser à l'oral et précisément dans les domaines suivants : la phonétique, la force de conviction, le rythme et le débit de la langue, la diversification du message oral.

Voilà rapidement les axes selon lesquels il faut les faire travailler pour gagner leur confiance et les amener à coopérer. Plutôt qu'un spectacle ou même qu'un travail sur des scènes, il faut commencer par des exercices. Et parmi ces exercices, il y a ceux qui impliquent la musique. L'exemple de l'utilisation d'une musique de film de Gainsbourg demain !

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17 juin 2005 5 17 /06 /juin /2005 23:00

Tout le monde a dû croiser dans sa carrière scolaire ce texte de Montesquieu qui évoque la curiosité des Français à l'égard des Persans qu'il imagine dans "Lettres persanes"... Comme toutes les fables littéraires, celle-ci est instructive et atemporelle... Montesquieu observe la chose suivante : sitôt que le Persan cesse de porter les signes distinctifs de son peuple, sitôt qu'il perd son côté "pittoresque" et "folklorique", il cesse d'amuser, il se banalise et les Parisiens se désintéressent de lui et, incrédules, se demandent "comment être persan?".

Retenons la leçon : il y a une expérience du même ordre à mener au théâtre avec un public étranger... Non pas en "utilisant l'étranger" comme une "curiosité folklorique" mais en comprenant l'immense richesse qu'il peut apporter (du fait de sa différence) au fonctionnement d'un atelier théâtre. Il faut donc voir cela de l'intérieur et ne pas s'en tenir encore une fois au cocktail savoureux que peut produire l'association sur une même scène de comédiens chinois, roumains, grecs, hongrois, vietnamiens, mauriciens, allemands, laosiens... On y vient demain.

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16 juin 2005 4 16 /06 /juin /2005 23:00

Quelle part le vécu joue-t-il dans l'écriture ? Cette question m'a été souvent posée et il y a fort à dire... je la traiterai un jour à la lumière de ce que j'ai écrit, notamment « la route, la poussière, le sable. »

Je me la pose en tout cas aujourd'hui car il est évident qu'à l'issue du stage que je fais cette année auprès des étudiants étrangers de Rennes, j'ai été "rattrapé" par un projet d'écriture...

Quand j'ai commencé ce stage de Master 2, j'avais choisi de travailler une matière qu'on appelle en jargon "FLE" : français langue étrangèr par le biais du théâtre (quel hasard !). J'ai donc créé à l'INSA, un atelier de théâtre et je me suis aperçu que, dans ce cadre, les étudiants manifestaient des besoins inattendus.

Ces besoins sont spécifiques : pas question de se lancer dans un projet du genre de ceux menés dans l'atelier ! Pas de démarche comparable ! Mais cependant, ces besoins ont impliqué de ma part le nouveau travail d'écriture que je suis en train de boucler en ce moment... Au point que l'écriture de Macbeth est, pour l'instant, ajournée. Qui sont les étudiants étrangers ? Quels sont ces fameux besoins ? Quel projet ? Pourquoi ne pas rédiger un mémoire de Master 2 ? Réponse dans les jours qui viennent !

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15 juin 2005 3 15 /06 /juin /2005 23:00

Un "ceilidh"... J'ai un vieux projet de roman inabouti au fond d'un tiroir : il devait porter ce nom ! Il commençait dans les îles Shetland. Un coin où je suis allé en janvier 1990, dans la dernière des quatre îles qui constituent l'archipel... La brume l'a engourdi ! La magie d'un moment indicible qui devait servir de prototype à la fiction. Je n'ai toujours pas pu dépasser cette référence au vécu.

Il faut croire en tout cas que le ceilidh est un thème récurrent. Certains diront une obsession ! 

Le ceilidh est un espace de socialisation dans les Highlands d'Ecosse. Le terme s'est un peu édulcoré avec le tourisme et le caractère "folklorique" de cette manifestation. Quand on va à un ceilidh dans un endroit comme l'Ile de Lewis, ou l'île d'Arran, ça se passe en général dans un pub. On vient en kilt. On boit. On communique. On chante. On danse. On réalise une prestation aussi : un air d'instrument, une chanson (en gaélique : souvent sans instrument, "mouth music" ou "puirt-a-beul"), un conte, une légende...

Mon premier ceilidh, c'était dans un coin reculé de l'île de Skye, un soir d'automne en 1983... Dans la journée, j'avais marché dans la brume et la tourbière des Cuillins of Skye, j'étais particulièrement disposé à me laisser envouter par la magie de la soirée. C'est là que j'ai entendu du gaélique et que j'ai eu envie de l'apprendre...

Il y aura du gaélique dans la pièce. L'essentiel va se dérouler pendant le ceilidh parce que c'est un lieu de concentration : musique, danses, claquettes irlandaises, récits, personnages. Il suffira de tirer les fils, de faire vibrer le fiddle ! Quant aux sources musicales : Silly Wizard, Run Rig, Corries, Clannad. Le choix n'est pas encore fait. La musique vient toujours coller au texte.

J'en suis là de cette rédaction, attardé en ce moment par un autre projet qui vient à terme et que j'aborde demain.

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14 juin 2005 2 14 /06 /juin /2005 23:00

Offrir un support aux chorégraphies. Permettre aux musiciens de travailler et de jouer des airs. Laisser la place aux chanteurs. Telles sont les premières fonctions des musiques dans nos spectacles. Ainsi la troupe s'est étoffée, le tartan s'est bariolé...

Mais l'autre fonction de la musique, c'est de donner du relief, de créer l'atmosphère. Ainsi, dans le spectacle sur Jack Kérouac, lorsque Dean et Jack rêvaient tous les deux, c'était sur le fond de la musique planante de Mike Oldfield extrait de "Ommadawn". Les sacs à dos jetés à côté d'eux, ils étaient allongés sur scène (c'était Raphaël et Kévin... des tout bons!)Dean s'exclamait en regardant le ciel étoilé : "quelle nébuleuse ! Plein gaz vers les étoiles..." et ces deux petits princes de la route se mettaient à dessiner leurs moutons...

Pour le "Macbeth" (reste à trouver le titre véritable) car plus le temps passe et plus je m'écarte du modèle initial, il y aura un lieu essentiel : le "ceilidh". C'est au "ceilidh" que la musique prend son sens dans les Highlands. On verra demain ce que "ceilidh" implique...

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13 juin 2005 1 13 /06 /juin /2005 23:00

La musique du loft ? Dans la pièce parodique "Loft History 2084", elle était forcément empruntée aux musiques qu'on entend non pas au coeur du loft mais pendant la programmation de l'émission, sous forme de flash publicitaires... Dés qu'une émission "fait de l'audience", la publicité s'engouffre dans la brêche pour procéder à un "matraquage en règle". Ainsi, l'acheteur potentiel est-il peu à peu bercé par la tentation surtout lorsqu'elle emprunte le canal de Mozart, Verdi, Prokoviev, Puccini, Bizet... Un CD a eu l'idée de regrouper tous ces airs sous le titre "la pub se la joue classique" et c'était une mine pour le spectacle...

A la différence près que nos lofters étaient des comédiens de théâtre rebelles, qui s'escrimaient à faire entendre la voix de la culture et de l'intelligence face à la dictature des médias... Et Big Brother avait choisi de remporter définitivement la bataille en la médiatisant... Tel était le point de départ de la fable.

Un groupe d'amoureux de Shakespeare et de Ionesco fait-il le poids contre les moyens déployés ?  La pub est une arme de destruction redoutable et terriblement opérationnel dans le cadre de ce loft d'un genre particulier : nous sommes en 2084 et le régime politique veut imposer une contre culture : la publicité endort l'esprit et sème la dérision. Quand les lofters tentent une tirade, risquent une critique, elle interrompt sans cesse le chant du sublime parce qu'elle rappelle au public les pâtes Barilla, les serviettes Vania ou encore le Gourmet Gold pour chats... La musique joue alors son rôle de contre-point dans le spectacle et collabore au sens de la fable du loft !

Rien à voir avec le rôle de la musique tel que je l'envisage pour le spectacle sur "Macbeth". Nous y revenons enfin demain après ce petit détour par la mémoire de l'atelier...

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12 juin 2005 7 12 /06 /juin /2005 23:00

Gainsbourg... Belle idée pour les textes et les musiques. La confluence des styles. L'influence de tous les musiciens anglo-américains... "Bryan Jones, Jim Harrison, Eddy Cocrane, Alice Cooper, Tee Rex, Elvis..." Et puis un personnage fascinant pour les jeunes qui le connaissent mal.

A l'origine, un travail sur les textes et sur les influences : Nabokov, Lewis Caroll, Baudelaire, Lautréamont... Un scénario pour théâtraliser l'ensemble et puis des musiques, toujours pour les claquettes. La pièce mettait en scène bien évidemment des danseuses et des lolitas déchainées, dansant sur l'air de "Initials BB". On entendait Serge en voix off sur un morceau de piano. Le magnifique morceau de "l'histoire de Mélody Nelson" : "Cargo culte". Des scènes plus violentes avec du djambé, "requiem pour un con", d'un érotisme débridé "couleur café", des scènes de frénésie, "Harley Davidson" ou "Ford Mustang", des repentances "Enfants de la chance", de l'auto-dérision avec "l'ami caouette" ou "sois belle et tais-toi"... Une Marilou "naïve comme une toile du noidier saurou" et exaltée, rêvant des paysages impossibles et flottant dans l'air sur un fond léger de violon...

Bref, des sollicitations nombreuses pour une oreille musicienne comme celle d'Arlette qui était dans la salle et qui, après la représentation, a lancé l'idée : le théâtre sera aussi l'affaire des musiciens... On va voir sous quelle forme à propos du "Loft".

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10 juin 2005 5 10 /06 /juin /2005 23:00

Le son... Depuis Jack on the route, le jeu consiste à choisir des textes rythmés (chez Kérouac, ce qui heurte le lecteur, c'est le rythme de certains passages, "le beat" de cet apôtre beatnick), des textes ponctués par des morceaux musicaux pour permettre aux claquettistes de réaliser leurs chorégraphies. Et ça crée effectivement une ambiance, une ambiance et un commentaire... Quand sur l'air de "on a tous quelque chose en nous de Tennessee", Sexy Sissy et Miranda voyaient partir la fille qu'elles avaient élevée, la mélancolie du ballet était plus forte que n'importe quel texte, d'autant que le morceau était joué au piano en live, par un musicien sur la scène...

L'aventure avec les musiciens du Moulin à Sons a vraiment commencé l'an dernier sur le Tennessee club, puisqu'une vingtaine de musiciens s'étaient associés et altenaient des morceaux dans ce "club" qui était une sorte de cabaret. La musique avait bien sa place. Les "cow-boys" de ce coin de désert côtoyaient sur cette "route 66" que chante Mitchell, chanteurs et guitaristes, pianistes, violonnistes, joueurs d'harmonica et danseuses... Les airs où l'on voit Fred Astaire danser sur "I'm in Heaven" rejoignaient les airs de Madonna ou de Dire Strait, de Pink Martini ou de Nora Jones... Avant cette association, on jouait sur des bandes son et l'idée est venue sur le spectacle à partir de Gainsbourg. On en reparle dimanche.

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