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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

6 juillet 2005 3 06 /07 /juillet /2005 23:00

Un aspect important de la pièce, c'est l'atmosphère. Je l'ai déjà indiqué dés le début : la nécessité de créer une atmosphère pour renforcer l'illusion théâtrale...

A cette atmosphère participent les personnages, parce qu'ils sont, pour certains, hérités de "Macbeth", parce qu'ils évoquent dans leurs discours des lieux, des paysages et des impressions d'une certaine Ecosse, parce qu'ils jouent un aspect de l'histoire écossaise et parce que l'un d'entre eux est un Gaël, originaire de l'île de Lewis (Western Hebrides).

Il a comme tous les Gaels, l'amour profond de sa région d'origine et le besoin viscéral de parler cette langue gaélique qui passionne certains jeunes (qui la pratiquent même à l'université).

Sheumas est jeune mais il parle gaélique et, comme il est solitaire, on le surprend en train de dire un texte en gaélique. Il chante en gaélique aussi et pour cela, j'aurai recours au groupe de folk originaire de Skye, Run Rig, dont l'un de mes morceaux favoris "sraidean na roinn-eorpa", marquera le début et la fin de la pièce. Chant solennel, la langue gaélique y est merveilleusement servie, et toute l'Ecosse surgit de ce vieil air.

On verra demain ce que Sheumas dit exactement dans ce texte.

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5 juillet 2005 2 05 /07 /juillet /2005 23:00

La pièce étant enfin prête, il reste à l'organiser .C'est un autre métier qui commence, tout aussi passionnant : celui de metteur en scène. La première phase consiste à réserver la salle du Palais des Congrès, espace de réalisation idéal, dont l'équipe des techniciens est efficace et sympathique.

On a déjà évoqué les premiers contacts nécessaires par téléphone. Le choix de la date est important du fait de la mobilisation du public et de "l'événement" créé au sein d'un lycée. Cela n'est pas facile car l'attitude de certains collègues consisterait à vouloir "se débarrasser" de l'après-midi banalisé par le théâtre pour "finir le programme". Cette exigence janséniste, cette mortification, nous l'avons adoptée ces dernières années. (en jouant fin mars ou début avril) Mais c'est assez !

La date définitive retenue est celle du 31 mai. Elle sera le signe de la fin de l'année scolaire et elle permettra au moins d'avoir du temps pour préparer. Il nous faudra aussi proposer une autre date pour le Moulin à Sons, second lieu de représentation.

Du point de vue de la finition de la pièce, il me manquait encore le bout de texte gaélique que dit Sheumas. On verra demain comment j'ai trouvé la solution. 

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4 juillet 2005 1 04 /07 /juillet /2005 23:00

C'est enfin le dénouement ! La scène finale de la pièce opère le rapprochement préparé depuis le début entre la fiction et la réalité. Evidemment, les sorcières président à cette scène finale où l'horreur, le burlesque et le frisson se déploient d'autant qu'une surprise de taille guette le spectateur. Cette surprise ne tarde pas dans l'épilogue...

Sur ce point, je ne dis plus rien afin de ménager le suspense mais l'objet de ma dernière relecture et mise au point a notamment touché l'arrangement et la progression secrête de la surprise finale.

La scène se passe sur un bateau et me semble être en mesure de donner la secousse un peu comme dans les Hitchkock dont j'ai beaucoup observé l'art ces dernières semaines (d'où l'hommage discret rendu au maître du suspense dans le choix du nom de Rebecca)

Autre effet de bouclage : un coup de fil du Palais des Congrès hier annonce la date retenue pour la représentation finale, j'y reviens demain. 

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3 juillet 2005 7 03 /07 /juillet /2005 23:00

La scène 9 est pour moi l'occasion d'écrire et de scénariser un récit que j'ai entendu maintes fois quand j'étais à Wick : celui de la mort de John Sinclair. Evidemment, les faits sont arrangés en fonction de la dramaturgie de la pièce et de la logique des personnages. Quoi qu'il en soit, on retrouve la violence et la cruauté qui règnaient dans le récit originel.

Le cri de désespoir de John marqué par le "No hope" qu'on trouve effectivement gravé dans la pierre du cachot (à condition de se munir d'une lampe torche pour ceux qui veulent aller vérifier sur place !), la confrontation entre les deux frères, la dureté du châtiment, les conditions de la mort... Tels sont les éléments que j'ai repris pour bâtir cette scène, laquelle, décidément, se situe bien dans la même coloration que "Macbeth". Il fallait imaginer le dialogue, les mobiles, et c'est là qu'intervient le deuxième élément à prendre en compte dans la création : la logique de l'oeuvre en construction... A cette logique, les sorcières sont associées : c'est le thème de la scène 10.

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2 juillet 2005 6 02 /07 /juillet /2005 23:00

A la scène 8, on change de murs ! De Girnigoe à Ackergill, de l'autre côté de la baie des Sinclair. C'est là qu'est enfermée Fiona, la compagne de John. Il y a, autour d'Ackergill Tower, une légende de Green Lady, ces "dames vertes" qui reviennent hanter les lieux dans lesquels elles ont connu une mort violente. "Il était une fois... Une servante malheureuse qui s'est jetée du haut du donojn d'Ackergill, depuis son fantôme vient hanter les lieux... Cette légende était moins souvent citée que celle de John Sinclair mais je l'ai entendue au cours de mon année dans le Caithness.

Mon idée était de faire entrer en fusion les deux légendes, de les rapprocher dans le temps et d'unir les deux drames auxquels elles sont attachées. La fin de la scène débouche sur le fameux drame et Fiona devient la "Green Lady".

On peut avoir une petite idée de ce château qui, à la différence de Girnigoe, n'est pas une ruine !

http://www.ackergill-tower.co.uk/

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1 juillet 2005 5 01 /07 /juillet /2005 23:00

Scène 7... On y arrive ! A vrai dire, j'ai passé le cap de la relecture et de la réfection hier, à l'issue d'une matinée de travail et certaines évidences me sont apparues. J'en suis donc dés aujourd'hui dans la phase de deuxième relecture qui va fignoler mais aussi approfondir les mobiles et les tempéraments de chacun des personnages.

Les sorcières sont convoquées autour de William pour lui suggérer le meilleur des supplices à infliger à son frère. La scène est une scène de séduction et d'excitation, une sorte de pacte diabolique. Assez plaisante à jouer me semble-t-il pour les futures sorcières...

A propos de la future pièce, contact a été pris avec un réalisateur de cinéma pour l'éventualité d'une coopération. L'idée est séduisante, mais elle coûte cher et le problème est de trouver le financement et les justifications pédagogiques. Le résultat proposé serait un court métrage (douze minutes...D'où nécessité d'adapter...) A voir, à étudier cependant. Ne jamais rejeter à priori ce qui pourrait donner l'occasion d'une réécriture !

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30 juin 2005 4 30 /06 /juin /2005 23:00

La scène 5...A l'origine, elle constituait une seule scène avec la suivante : c'est la relation de John Sinclair avec son père et son frère. C'est un moment de grande cruauté au cours duquel le spectateur va comprendre pourquoi Le Master of Caithness a fait enfermer son fils au cachot de Girnigoe et sa compagne Fiona dans le donjon d'Ackergill.

Silhouette inquiétante que j'ai davantage remodelée à l'occasion de la réécriture de la scène, celle du frère cadet, William. C'est un lecteur de Machiavel dont l'ambition est masquée. Beaucoup plus brutale et directe est l'ambition de Sinclair, le Master. 

Face à ces deux monstres, John et Fiona paraissent bien innocents et purs dans leurs emportements qui les a conduits à la situation dans laquelle ils se trouvent. Frustration, souffrance... D'autant qu'à la scène suivante, William décide de durcir encore le châtiment... 

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29 juin 2005 3 29 /06 /juin /2005 23:00

Avant la scène 5 qui m'a donné beaucoup de fil à retordre (j'y ai travaillé trois heures hier), un mot de la petite scène 4. Elle offre un monologue, celui de john Sinclair dans son cachot. Le spectateur découvre ainsi le château de l'intérieur et son malheureux héros, supplicié, celui qui a écrit la légende de Girnigoe. C'est aussi le thème de la pièce écrite par Ronald (il s'agit bien d'une réécriture de la légende et non d'une transcription!). Le personnage de John est joué par Max, il offre un miroir troublant à ce personnage marqué par la fatalité.

On verra dans quel sens cette pièce offre une double jeu de miroirs, de mise en abyme pour employer une expression du domaine pictural (phénomène facile à comprendre si on regarde une boite de vache qui rit...) : celle de "Macbeth" mais aussi celle de la situation réelle à laquelle sont confrontés les différents personnages impliqués. (Max, Heather, Ronald, Sheumas, Lou)...

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28 juin 2005 2 28 /06 /juin /2005 23:00

Scène 3... L'entrée en scène du maître donc... Etrange personnage que ce Ronald. Il entre flanqué de Rebecca (à qui il rend hommage) et de Sheumas. Il annonce son projet de pièce mais d'abord tient à lancer le ceilidh en demandant à l'ex Lady Macbeth de réciter la fameuse tirade.

Le pub vibre de chant de menace et le ton de la pièce est donné. Ronald flatte tous ces gens du Caithness présents ce soir là, il leur demande de retrouver le sens de l'histoire et de la légende puis il laisse la place au texte de théâtre.

Les comédiens sont en place. Seule Rebecca pose sur la scène son regard d'acier.

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27 juin 2005 1 27 /06 /juin /2005 23:00

C'est la question des volumes qui est passionnante chemin faisant et qui prend beaucoup de temps : les contours d'un personnage prennent du volume et ce volume oriente les "charges" de tous les autres. Ce qui oblige à opérer des mouvements spiralés dans la création. C'est vraiment là le coeur de la création, ce qu'il y a de passionnant. Du coup, je ne respecte déjà plus mon engagement d'une heure par jour (tant pis pour les autres travaux en cours!), je ne peux résister à l'attraction et j'avance avec une frénésie particulière vers ce terme qui se dérobe.

Un mot donc sur la scène 2 qui a été retravaillée : comme je connais parfaitement la fin, je continue dans le double langage des sorcières cette fois-ci puisque ces trois complices (Lou, Diana, Suzy) jouent aux sorcières, elles tiennent un double langage au couple d'amoureux qui vient d'entrer dans le pub (Heather et Max) et cette scène (comme quelques autres où règne le double langage) sera vraiment à relire quand on connaitra le dénouement. (D'où l'intéret de "lire" du théâtre dont de trop nombreux lecteurs doutent !) 

Mais stop pour "le jeu" : le "maître" entre en scène (scène3), c'est lui qui "ouvre" officiellement le ceilidh... et il a pris ce qu'on appelle "la grosse tête" !

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