Le Ceilidh (9) : la folie de Sinclair
L’un des motifs que j’alimente régulièrement en cours est celui de l’atelier d’écriture. Il me permet de lancer les élèves dans un projet où l’invention joue un rôle non
négligeable et où l’expression écrite est constamment sollicitée.
J’ai déjà évoqué à propos du B2i, les projets de schémas narratifs. Au niveau du cours en sixième, en traitant « le conte », je suis parti de l’activité connue
« le conte collectif » où chacun des membres d’une classe doit compléter une histoire dont le début est fourni par « le meneur de conte ».
Comme j’ai deux classes, j’ai deux contes. Après les tatonnements à l’oral (ces « abeilles » sont incapables de faire du miel sans bourdonner !), voilà les deux
travaux de base que j’ai pu distribuer le lendemain.
Par Eric Bertrand
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Afin que le conte servît davantage qu’à un exercice d’invention, voici, dans le prolongement de l’expression écrite, l’orthographe… J’ai travaillé avec les classes sur l’accord
de l’adjectif (qui franchit le rubicond, le malheureux !) et plutôt que de trouver un texte qui coïncidât avec cette leçon, j’ai écrit le début des histoires pour chacune
des classes, en le « truffant » d’adjectifs… Voici donc les deux dictées.
Par Eric Bertrand
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Leçon : les accords de l’adjectif
Trouver "la" dictée qui convienne est un véritable casse-tête... Je trouve cette formule de la dictée composée par mes soins beaucoup plus attractive, d'autant
qu'elle réactive chez les élèves les images abordées en cours précédemment... (cf : autres articles)
Il était une fois un très jeune garçon au regard doux qui habitait au bord du rivage dans une maison construite de coquillages blancs. Dans ce pays de lumière et de ciel bleu, les rayons du
soleil, adoucis par les flots, ne tombaient jamais de l’autre côté de l’horizon. Dans ce drôle de pays, même au plein cœur de ce que nous appelons la nuit, la lumière restait toujours crue et
vive et notre pauvre héros ne parvenait pas à dormir. Parfois, il s’allongeait sous l’ombre touffue d’un arbre et il gardait les yeux fermés rien que pour se reposer. Les coquillages, agités par
le mouvement de l’océan, la perle dorée qu’il conservait précieusement dans sa main parvenaient à le bercer.
Le Ceilidh (11) : le moment gaélique du dénouement
Par Eric Bertrand
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Leçon : les accords de l’adjectif
Même exercice de style que la veille mais avec l’autre classe et l’univers différent qu’elle a généré…
Il était une fois un paisible bûcheron qui vivait dans une forêt éloignée de tout. Cette forêt était très étendue et des êtres variés la peuplaient. Notre bûcheron occupait l’endroit le plus
joli et le mieux réputé et il ne savait pas que de l’autre côté des grands sapins une partie du territoire était enchantée et maléfique. Un jour, alors qu’il était occupé à tailler des haies
sauvages, il aperçut, au creux d’une clairière dorée par le soleil, une fille éblouissante de beauté qui se reposait allongée dans l’herbe fraîche, ombragée par les grandes fougères folles.
Par Eric Bertrand
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Pour continuer d’exploiter l’idée du conte, dans le cadre d’un travail sur les fonctions de l’adjectif qualificatif, je rédige la première étape de l’action de chacun des contes afin de disposer
du nombre d’adjectifs dont j’ai besoin (ceci pour simplifier le barème)
Evaluation en grammaire : l’adjectif qualificatif dans la phrase (6°F)
Analyse :
Donnez la fonction des adjectifs soulignés dans le texte suivant :
Désolé
de devoir quitter ses beaux rivages, mais poussé par la volonté de retrouver sa perle, notre héros prit le large. La mer était belle et les flots le portaient. Deux dauphins blancs se
relayaient pour le porter sur leur dos et augmenter sa vitesse de croisière. Parfois, il croisait de grands navires marchands qui s’en allaient eux aussi vers de lointains rivages. Il les suivait
de loin, attiré par les lumières qu’ils laissaient allumées pendant la nuit. Sous l’éclat réconfortant d’un projecteur, il était rassuré et se laissait bercer jusqu’au matin en même temps que les
algues blanches qui l’avaient accompagné.
Par Eric Bertrand
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Dernier article de cette série consacrée au collège, avant de reprendre de l’air demain, l’Ecosse s’invite dans le blog…
Evaluation en grammaire : l’adjectif qualificatif dans la phrase (6°E)
Analyse :
Donnez la fonction des adjectifs soulignés dans le texte suivant :
Le solide bûcheron, bien décidé à libérer la jeune fille au cœur si tendre partit un beau (épithète de matin et franchit d’un pas alerte les étendues qui lui étaient inconnues jusqu’à
ce jour. Joyeux, léger malgré ses kilos de muscle et sa hache bien affutée, il semblait parfaitement libre. Excités par la
perspective d’une aventure insolite, ses alliés les oiseaux étaient encore plus bruyants que les
autres matins.
Par Eric Bertrand
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Dans l’une de mes pièces qui se proposait de « revisiter » l’univers d’Orwell, (Loft History 2084) je m’inquiétais contre le danger de certaines
émissions de télé (comme le « loft story » de l’époque) et j’en dénonçais notamment par la voix de mes « lofters » les effets pervers
sur l’intelligence et la culture. On peut dire que depuis, les choses ne se sont pas arrangées et que les star’ac et autres programmes ont projeté aux devants de la scène une nouvelle génération « d’académiciens ».
Me trouvant (j’ai envie de dire
« par erreur » dans un poste d’enseignement au collège) mon impression en est encore renforcée dans la mesure où je suis au contact des plus
jeunes, ceux qui sont les « enfants de la télé ».
Quelle mission de Don Quichotte que de brandir cet étendard de la Belle Phrase et des Belles Lettres devant
une majorité de zébulons dont les références sont quasi exclusivement héritées de la pub et de la société de consommation ! (L’autre jour encore, un texte de La Fontaine mentionnait le mot « carrefour » et l’un de mes teenagers m’a demandé avec la meilleure foi du monde et du fond de ses grands yeux
lavasses : « C’est la grande surface ? »).
Et cela sans compter la tendance actuelle de l’enseignement, j’y reviens demain …
Jack, on the route again ! (2) : rencontres.
Par Eric Bertrand
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Je n’ai jamais eu l’habitude de défiler derrière des banderoles, ayant un peu horreur des
slogans et des foules.
Mais un article de blog peut
faire banderole…
Au lendemain des grosses
manifestations, je ne comprends toujours pas qu’on soutienne l’idée qu’il faille supprimer des postes, qu’il faille aligner la politique de
l’Education sur une politique du chiffre et du budget. Cela me ramène un peu à ces vieux et inutiles débats qu’on tient épisodiquement avec des élèves au sujet de l’utilité de la Poésie ou de la
Littérature… A quoi ça me sert ? Est-ce rentable ?...
Il y a quelques années, le linguiste Claude Hagège lançait un cri d’alarme à propos des langues qui meurent tous les jours et qui enlèvent, par doses homéopathiques, une part d’intelligence à l’humanité. Plus récemment encore le linguiste Claude Duneton déplorait « la mort du
français »…
Supprimer des options, réduire
les sections, contingenter les filières, n’est-ce pas aller dans le même sens et porter encore plus atteinte à l’Intelligence et à l’Esprit ?
Dans un monde de plus en plus formaté, mondialisé, quelle portion congrue dévolue à la variété et à la richesse des échanges !
Par Eric Bertrand
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