C'est la question des volumes qui est passionnante chemin faisant et qui prend beaucoup de temps : les contours d'un personnage prennent du volume et ce volume oriente les "charges" de tous les
autres. Ce qui oblige à opérer des mouvements spiralés dans la création. C'est vraiment là le coeur de la création, ce qu'il y a de passionnant. Du coup, je ne respecte déjà plus mon engagement
d'une heure par jour (tant pis pour les autres travaux en cours!), je ne peux résister à l'attraction et j'avance avec une frénésie particulière vers ce terme qui se dérobe.
Un mot donc sur la scène 2 qui a été retravaillée : comme je connais parfaitement la fin, je continue dans le double langage des sorcières cette fois-ci puisque ces trois complices (Lou, Diana,
Suzy) jouent aux sorcières, elles tiennent un double langage au couple d'amoureux qui vient d'entrer dans le pub (Heather et Max) et cette scène (comme quelques autres où règne le double langage)
sera vraiment à relire quand on connaitra le dénouement. (D'où l'intéret de "lire" du théâtre dont de trop nombreux lecteurs doutent !)
Mais stop pour "le jeu" : le "maître" entre en scène (scène3), c'est lui qui "ouvre" officiellement le ceilidh... et il a pris ce qu'on appelle "la grosse tête" !
Par Bertrand
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Avant la scène 5 qui m'a donné beaucoup de fil à retordre (j'y ai travaillé trois heures hier), un mot de la petite scène 4. Elle offre un monologue, celui de john Sinclair dans son cachot. Le
spectateur découvre ainsi le château de l'intérieur et son malheureux héros, supplicié, celui qui a écrit la légende de Girnigoe. C'est aussi le thème de la pièce écrite par Ronald (il s'agit
bien d'une réécriture de la légende et non d'une transcription!). Le personnage de John est joué par Max, il offre un miroir troublant à ce personnage marqué par la fatalité.
On verra dans quel sens cette pièce offre une double jeu de miroirs, de mise en abyme pour employer une expression du domaine pictural (phénomène facile à comprendre si on regarde une boite de
vache qui rit...) : celle de "Macbeth" mais aussi celle de la situation réelle à laquelle sont confrontés les différents personnages impliqués. (Max, Heather, Ronald, Sheumas, Lou)...
Par Bertrand
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La scène 5...A l'origine, elle constituait une seule scène avec la suivante : c'est la relation de John Sinclair avec son père et son frère. C'est un moment de grande cruauté au cours
duquel le spectateur va comprendre pourquoi Le Master of Caithness a fait enfermer son fils au cachot de Girnigoe et sa compagne Fiona dans le donjon d'Ackergill.
Silhouette inquiétante que j'ai davantage remodelée à l'occasion de la réécriture de la scène, celle du frère cadet, William. C'est un lecteur de Machiavel dont l'ambition est masquée. Beaucoup
plus brutale et directe est l'ambition de Sinclair, le Master.
Face à ces deux monstres, John et Fiona paraissent bien innocents et purs dans leurs emportements qui les a conduits à la situation dans laquelle ils se trouvent. Frustration,
souffrance... D'autant qu'à la scène suivante, William décide de durcir encore le châtiment...
Par Bertrand
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Scène 7... On y arrive ! A vrai dire, j'ai passé le cap de la relecture et de la réfection hier, à l'issue d'une matinée de travail et certaines évidences me sont apparues. J'en suis donc dés
aujourd'hui dans la phase de deuxième relecture qui va fignoler mais aussi approfondir les mobiles et les tempéraments de chacun des personnages.
Les sorcières sont convoquées autour de William pour lui suggérer le meilleur des supplices à infliger à son frère. La scène est une scène de séduction et d'excitation, une sorte de pacte
diabolique. Assez plaisante à jouer me semble-t-il pour les futures sorcières...
A propos de la future pièce, contact a été pris avec un réalisateur de cinéma pour l'éventualité d'une coopération. L'idée est séduisante, mais elle coûte cher et le problème est de trouver le
financement et les justifications pédagogiques. Le résultat proposé serait un court métrage (douze minutes...D'où nécessité d'adapter...) A voir, à étudier cependant. Ne jamais rejeter à priori
ce qui pourrait donner l'occasion d'une réécriture !
Par Bertrand
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C'est enfin le dénouement ! La scène finale de la pièce opère le rapprochement préparé depuis le début entre la fiction et la réalité. Evidemment, les sorcières président à cette scène finale où
l'horreur, le burlesque et le frisson se déploient d'autant qu'une surprise de taille guette le spectateur. Cette surprise ne tarde pas dans l'épilogue...
Sur ce point, je ne dis plus rien afin de ménager le suspense mais l'objet de ma dernière relecture et mise au point a notamment touché l'arrangement et la progression secrête de la surprise
finale.
La scène se passe sur un bateau et me semble être en mesure de donner la secousse un peu comme dans les Hitchkock dont j'ai beaucoup observé l'art ces dernières semaines (d'où l'hommage
discret rendu au maître du suspense dans le choix du nom de Rebecca)
Autre effet de bouclage : un coup de fil du Palais des Congrès hier annonce la date retenue pour la représentation finale, j'y reviens demain.
Par Bertrand
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Les propos de Sheumas donc... J'ai hésité. J'ai eu une petite formation en gaélique lorsque j'étais en Ecosse, à la fac d'Aberdeen où je suivais des cours. Dernièrement, j'ai acheté à
Inverness un cours sur cassettes.
Cependant, cela ne me permet pas d'écrire en gaélique, loin de là ! Voilà ce que j'aimerais faire dire à Sheumas : "I like to be walking in a landscape of ruins and moors and ocean. That is the
place where history and legends meet with present times".
Tel est en anglais le message que j'ai envoyé à deux amies écossaise, l'une à Bettyhill, Sutherland, l'autre à Dunnoon, pour demander la bonne traduction.
J'en suis donc aux derniers fignolages de ce point de vue. Cependant, le livre n'est pas fini. Avant de le soumettre à l'éditeur, j'ai un autre projet que j'évoquerai demain...
Par Bertrand
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Mon idée pour la réalisation de cette pièce, c'est d'y associer une version narrative. A chaque fois que je publie une pièce, certains de mes lecteurs déplorent que ce soit du théâtre, qu'ils
préféreraient infiniment le même thème sous la forme d'un récit linéaire... Et c'est vrai que j'ai eu envie par exemple de reprendre le thème de "Loft History" ou du "Tenessee club" sous cette
forme...
J'ai déjà eu l'idée, mais après coup, et ce qui m'a fait reculer, c'est l'idée de recommencer quelque chose qui est déjà derrière. Mais j'y reviendrai peut être un jour car les thèmes me
paraissent vraiment intéressants à traiter.
Pour ce qui est du "Ceilidh", je vais donc me lancer dans l'écriture d'une nouvelle qui reprendra le synopsis de la pièce. L'exercice sera intéressant à mener car les ressources, les
ficelles ne sont pas du tout les mêmes et du point de vue "lecteurs", cela permettra d'établir un rapprochement entre les deux formes d'expression. Ceux qui sont hermétiques au
théâtre entreront ainsi plus facilement dans la pièce.
Voilà pour ce qui est des projets de création. Je finis aussi le travail que je propose à Ellipses dans la semaine qui vient. Je serai en vacances. Je pars demain et ne me connecte pas pendant un
mois. C'est un principe : pas de connection pendant les vacances, mais du grand air ! Retour aux environs du 15 août ! Bonnes vacances à vous, faites le plein d'énergie et de sensations
! A bientôt !
Par Bertrand
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Retour de vacances hier au soir. Je reprends contact avec un clavier et une connexion internet. Je n'ai pas pour autant déserté le traitement de texte. Le petit portable est utile et permet de
s'avancer quand on est loin... J'ai écrit pas mal pendant la période qui vient de s'écouler, quoi ? Réponse demain !
Par Bertrand
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Le travail sur le théâtre est donc tiré sur feuillets A4 depuis hier et part chez l'éditeur ce matin.
En ce qui concerne le ceilidh, je le mijote encore. Ces vacances m'ont permis de modifier encore certains points et d'affiner le texte théâtral (toujours avec ce recul froid qui permet de se lire
"à ditance" et de sortir du tourbillon)
L'échéance que je me donne pour l'envoi à l'éditeur est celle de la rentrée scolaire. Il faut que le texte soit disponible pour les comédiens. Le problème est qu'il est double désormais. Si la
pièce est globalement prête (il manque une dernière relecture), elle est augmentée de son volet récit qui a été le gros chantier de la période du 4 au 13 août.
J'y reviens demain.
Par Bertrand
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A quelques semaines de "l'épreuve de la scène", le travail sur "le Ceilidh" s'achève. A la veille des vacances, la pièce était prête, elle avait été remaniée et en théorie achevée (voir le blog
de début juillet).
Cependant, ce que je disais du recul du temps, de la nécessité de "filtrage" permanent ... est à nouveau valable pour cette pièce que je n'ai pas retouchée pendant les vacances...
Quoique... L'élément moteur qui m'amène à retravailler la pièce, c'est ce qui m'a occupé pendant ces quinze derniers jours : l'adaptation du texte de théâtre en récit. J'avais indiqué dans quelle
optique j'envisageais cela... Je ne regrette pas de l'avoir fait, je dirai pourquoi demain.
Ce qui s'impose cependant, ce sont les menus aménagements que j'ai dû effectuer dans le récit et qui sont répercutés dans la pièce. D'où effectivement, ce "double ceilidh".
Par Bertrand
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