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Texte Libre

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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 06:11

Nous avons essayé la scène du bar qui débouche sur l’entrée en scène de Gilda… nous travaillons sur la lenteur, et l’impression de chaleur, de canicule. Gigi s’ennuie quand son ami le rejoint, il n’a pas très envie de discuter. Dans le rôle de Salvatore, Ronan est un peu trop énergique et sautillant. Il faut se livrer à un jeu sicilien qui consiste surtout dans une phase de parade. Il arrive sur scène sur son beau vélo blanc, il prend le temps de se montrer, de sinuer autour de la scène avant de poser le vélo.

 

              Gigi est de mauvaise humeur, on comprend, à travers les premières répliques, qu’il ne supporte plus beaucoup ce rituel journalier de la sieste auquel il refuse de se soumettre. Il faudrait que quelque chose se passe dans son pays pour qu’enfin il sorte de son engourdissement. Mathieu doit travailler sur cette ambiguïté du personnage : c’est un volcan qui sommeille… engourdissement et fulminations doivent diriger les différents moments de son discours. Car il ne s’agit pas non plus d’endormir le spectateur mais de l’emmener en Sicile.

 


Ceramiche per Carolina !



Rubrique Goncourt :
« Fils unique » en son genre !
 
On connaît l’austérité du petit frère (Jean Jacques !) lequel n’évite pas les épisodes savoureux et scabreux dans ses Confessions, mais on ignore tout des frasques du frère, François Rousseau !... C’est réparé !
              Fils unique fournit en tout cas l’occasion d’un travail sur le libertinage. Objet d’étude de la première : « un mouvement littéraire et culturel du XVI° au XVIII° ». Le roman offre le regard précis et décalé d’un personnage haut en couleur… François prend sa part du plaisir associé au libertinage de mœurs, généralement attaché à ce mouvement (on pense à Dom Juan, Valmont et autres Casanova, mais il appartient aussi au libertinage de pensée qu’on a trop facilement tendance à oublier au sujet de cette période. L’éducation que François a reçue est en effet marquée par la libre pensée si caractéristique du XVII° siècle qui a vu fleurir la première pensée libertine…
              Cette évidence m’amènera à choisir tout naturellement par la suite l’étude de Don Juan de Molière. Cet aristocrate bourreau des cœurs tient notamment des discours sur les femmes qu’il sera intéressant d’éclairer par le biais du roman d’Audeguy. Les discussions dans le « salon des Poissonnières » qu’il relate à la fin de son roman sont édifiantes. Il y a là des énoncés qui s’opposent et révèlent des conceptions radicalement opposées. Je fais lire aux élèves un extrait de la Coloniede Marivaux pour bien montrer que ces idées-là sont dans l’air du temps…
              En même temps, un détour par une lettre de Valmont (et peut-être aussi la projection du film les Liaisons dangereuses seront les bienvenus… Des extraits du roman soulignent certains aspects de la société du XVIII°. La barbarie de « la nation civilisée », la légèreté des mœurs, les privilèges des nobles, le développement de la pensée scientifique aussi bien dans les salons que dans les lieux expérimentaux : en particulier, cet épisode cocasse du roman où le héros, expert en horlogerie, met au point un automate doté de performances sexuelles assez édifiantes !
              Ajouter au passage la référence à l’illustre petit frère : pourquoi a-t-il écrit ses Confessions ? Il y a des aveux difficiles à Jean Jacques, des aveux qui font rire sous cape le libertin, aveux d’une perversité refoulée, un penchant à un certain masochisme… Evoquer aussi ces aveux de Jean Jacques dans le cadre d’une réflexion sur la difficulté d’écrire sur soi et de rester sincère. Et puis, à cette occasion, en venir au fameux épisode du ruban volé dont Audeguy nous offre une version nouvelle : ce travail figurera dans l’objet d’étude « réécriture ».
 
Organisation de ces pistes pour le cours de présentation
Ce travail vise notamment à donner des pistes pour l’objet d’étude : « un mouvement littéraire et culturel : le libertinage »
 
Exposé de Manon. Manon présente les différentes étapes de ce roman qui couvre tout un siècle puisque François, né en 1705 meurt à plus de 90 ans…
 
Présentation du livre en contexte
 
Intro : au cœur du XVIII° siècle connu pour être le siècle des Lumières mais aussi un siècle traversé par les courants de pensée libertine dont l’origine remonte au XVII°, pensée critique qui met à distance les fondements de l’édifice social en place (société de l’Ancien Régime). Cette dimension du mouvement est encore très présente au XVIII°, mais elle se mêle également à une autre tendance : celle du libertinage de mœurs…
 
Les deux frères en tête à tête
Rousseau dans Fils unique 
Rousseau dans les Confessions (Extrait du livre 1)
Le cas Jean Jacques : origine des Confessions. Pourquoi Rousseau a-t-il décidé d’écrire cette œuvre ? (Les sources du biographique)
Les douloureux aveux. L’objectif des Confessions est la réhabilitation de l’auteur.
Un exemple de « l’examen de conscience » : l’épisode du peigne brisé : dans les Confessions, dans Fils unique (p82-83)
 
Activités dirigées
 
Cavalcade au cœur du XVIII° siècle à partir de quelques extraits du roman d’Audeguy :
La société de l’Ancien Régime et ses usages (p131-132).
La persistance de la barbarie (p155-156). 
La liberté des mœurs et la corruption (41-42 / p131-132).
L’esprit scientifique (expériences et conception d’automates « d’avant-garde » ! p140-141).
Le goût de la conversation et du choc des idées (p224-229)
 
Discussion de salons
Le club des Poissonnières et le statut de la femme (p224-229)
Le théâtre tribune : extrait de la Coloniede Marivaux
 
Réaction de collègues :
 
Nous avons reçu les livres le 15/09 et après 2 semaines de lecture certains
élèves s'accrochent, alors qu'au départ ils étaient tous affolés. Comme nous
allons rencntrer Schneider, Laurens et Audouard à Marseille lundi 3/10, ils
essaient de lire assez vite ces 3 bouquins. Marilyn et Ni toi ni moi ont un
certain succès, surtout auprès des filles. En revanche, Un pont d'oiseaux
recueille assez peu de suffrages. Pour les autres titres, les élèves disent
adorer Journal d'hirondelle, ne rien comprendre à Quartier général du bruit.
Ouest, qui a été assez peu emprunté à ce jour, est paraît-il "intéressant",
avec des personnages "attachants". Je ne l'ai pas encore lu.  J’ai attaqué le
9° roman aujourd'hui et celui qui me laisse la meilleur souvenir pour
l'instant, c'est Fils unique.Je garde le "dictionnaire" (c'est ainsi que mes
élèves appellent Les Bienveillantes) pour la fin car à lui seul il en vaut
bien trois... J'avance donc vaillamment dans ce marathon en espérant que je
ne vais pas m'essouffler ni regretter de ne pas être allée au ciné depuis 3
semaines (à cause du "privilège" d'avoir les romans une semaine avant qu'ils
ne soient livrés aux élèves).

En ce qui concerne les activités que je pratique avec mes élèves, et à part
ce que certains d'entre vous ont déjà proposé, j'ai demandé de repérer au
cours des lectures les portraits dans les romans et d'ici quelques jours
nous les recenserons pour effectuer une étude de certains d'entre eux.
Je peux aussi vous dire qu'afin de favoriser l'intérêt que génère une
lecture  rapide, je fais venir la classe entière pendant les heures de
module et d'AI.
Merci à tous ceux qui envoient des propositions d'activités liées aux
oeuvres : on y trouve son bonheur.
 

 

 

 

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