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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 05:59
Rendez-vous ce mardi matin avec Donald Farmer, le metteur en scène de la troupe d’acteurs de Wick. Ils ont acquis une réputation nationale puisqu’ils viennent de remporter le trophée de la meilleure trompe d’amateurs du pays. C’est Rena qui m’a demandé de rendre visite à cette personnalité locale que je n’avais jusqu’alors jamais rencontrée (et c’est pourtant lui qui, naguère, m’avait donné le mythique vélo avec lequel j’ai sillonné les chemins écossais. Il s’agissait du vélo de sa mère).
              Donald a monté beaucoup de spectacles et notamment du Molière. Il m’avoue avoir envie de lire le Ceilidh même s’il ne comprend pas un mot de français. Cependant, il en connaît la trame, grâce à Rena qui lui a rapporté les principales clés de l’intrigue. Lui aussi en vient à l’idée qu’il serait bien intéressant de monter une telle pièce à Wick. Sait-on jamais !                Rena, chez qui nous terminons la soirée, a toujours cet air de mijoter quelque chose. Elle a toujours aimé réservé des surprises et ne pas trop en dire : elle me demande cinq livres mais ne me dit pas pour qui elle les réserve. Elle parle du colossal travail de traduction de la pièce, colossal pour une personne seule, mais elle ajoute : «There is somebody else… ». On n’en saura pas plus…
              Dans cette région où chacun des noms de lieu évoque une réalité précise : Orkney, Baie des Sinclair, Girnigoe castle, Ackergill Tower… chaque mot, chaque allusion renvoie à une représentation particulière. Prenons par exemple le voyage en du train tel que l’évoque la sorcière :
 
« Diana : (S’allongeant à même le sol comme sur la banquette d’un wagon. Long soupir) Dans le Londres-Edimbourg, j’ai trompé l’ennui, huit heures d’affilée !... Et dans le Edimbourg-Inverness, cinq heures d’affilée, la banquette chavirait et me donnait la nausée…Et dans le Inverness-Wick, cinq heures d’affilée, la tête comme un cargo dans une marée noire… Bouh !... Je me suis réveillée dans le coaltar ou dans les nues !... »
 
              Ce passage comporte un fonds de plaisanterie locale sur la lenteur du train que seuls un autochtone peut apprécier). Sans parler du pub du Black Cat qui n’existe pas à Wick et qui produit sur le spectateur originaire de cette ville un effet qu’il ne crée pas chez le spectateur français. Autant d’éléments que le linguiste appellerait « indices contextuels » et qui interviennent dans la réception d’un message aussi particulier que le message théâtral.

HPIM1079.JPG

The old Sinclair Girnigoe in Noss Head library...

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