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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 04:38
Est-ce parce qu'il s'agissait de la fin de la pièce, mais la répétition qui s'est globalement bien passée au Palais des congrès a « trouvé ses limites » (c’est un euphémisme !) dans ce passage pourtant essentiel pour clore l’aventure. Je resitue les choses. La pièce de Ronald, le Ceilidh, vient de se terminer au pub du Black Cat et deux des membres de la troupe, Rebecca et Heather ont été assassinées
 
              A bord d’une embarcation, le metteur en scène et ses complices ont réussi leur coup et quittent les côtes du Caithness. Les silhouettes de Girnigoe et d’Ackergill s’évanouissent dans le brouillard et Sheumas les amène en direction des îles Orcades…
 
« Maintenant, le tour est joué. Direction les îles Orcades ! Je connais bien les eaux du Pentland Firth : jusqu’au port de Stromness, nous en avons pour une trentaine de minutes. Là-bas, vous serez, comme convenu, accueillis à bord d’un cargo brésilien. Ce sont des hommes que connaît Lou. Aussitôt, vous filerez en direction de Rio de Janeiro ! »
 
              Ils ont deux meurtres sur la conscience et se félicitent de la tournure qu’ont prise les événements. J’explique qu’on est comme dans un final de roman (ou de film) noir. Au lieu d’afficher une certaine décontraction, un relâchement évident, je suggère aux comédiens de dire une partie du texte d’une voix blanche, face public afin de communiquer davantage le frisson d’angoisse
 
« Sheumas :Il a suffi de desserrer le frein à main ! Et plouf !... (Là, il arrête de ramer !) La voiture ne risque plus de remonter !...
Ronald :Avec l’épais brouillard qui s’est répandu dans la région, et tout l’alcool que nous avons bu, nous aurons été précipités au bas de la falaise ! La police peut nous chercher ! La mer est notre couverture ! Tout a fonctionné à merveille. 
Lou :Ça me glace les sangs ! »
 
              Cette angoisse est d’autant plus sensible qu’elle est soulignée par la musique lancinante de Silly Wizard aux deux bouts de la scène en même temps que par la lueur de la torche de Sheumas qui balaie la pénombre. Le spectateur est ainsi impliqué et rentre dans la conscience tourmentée de ces personnages qui ne dialoguent pas véritablement mais qui ont, dans cet horizon de mer et de brouillard un ultime rendez vous avec la partie sombre d’eux mêmes.
              Avant la reprise de la musique, Sheumas avertit le public… Profère un message codé, du style : « N’essayez surtout pas de venir du côté de mon repère ! Il risque de vous arriver malheur ! »…
 
« Lou : Ça doit être la pagaille dans le pub ! S’ils sont suffisamment malins, ils viendront directement sur la Baie des Sinclair… Ils auront du mal à découvrir la carcasse de la voiture et le cadavre de Rebecca dans les rochers…
Sheumas : (Il balade sa torche comme s’il était occupé à chercher les corps) Quel endroit maudit !... Pourtant, tout le monde sait bien qu’il est dangereux de venir se promener la nuit du côté de la Baie des Sinclair !
Lou : Et encore plus dangereux de s’y promener à la sortie du pub ! »
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Girnigoe and Ackergill Tower in the mist (Collection personnelle)

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