
Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou
d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses).
Il ne m’est pas facile de parler de Julien. Paradoxalement! Il m’a fallu un livre pour essayer de faire le tour de la question et "d’y voir Clerc"… Une chose est sûre, j’ai découvert Julien à 10 ans, sur un lit d’hôpital. C’était "Ivanovitch" et cette chanson là m’a ébranlé. Pourquoi ? Quel terrain propice a permis à "Ivanovitch" de se déployer en moi ? C’est encore ce que j’ai essayé d’expliquer.
Mais depuis cette chanson, je n’ai cessé de m’exalter à découvrir les autres chansons et textes de l’idole (dont les posters tapissaient ma chambre). "Zucayan", "Ce n’est rien", "la Californie", "L’’éléphant est déjà vieux", "Les menhirs", "La veuve de Joe Stan Murray"… Tous ces textes qui sont entrés en résonance avec mon moi profond au point de tracer comme un destin entre les States et les menhirs d’Ecosse ou de Bretagne.
Je suis resté trois mois immobilisé à écouter "Ivanovitch", trois mois à rêver de neige et de pays étrangers, et quand j’ai fini par me relever, j’ai suivi l’ombre voyageuse de Julien Clerc… J’ai fait pousser mes cheveux frisés, j’ai fredonné les airs et surtout j’ai voulu "éprouver" le texte des ces chansons dont le sens me fascinait et m’échappait parfois.
Et puis il y a eu Gainsbourg, Brassens, Souchon, mais toujours Julien Clerc et l’événement de la sortie de chaque album… Aujourd’hui, j’habite La Rochelle, je me suis fait un CD de ses meilleurs, ceux que j’ai sélectionnés pour le livre, et j’écoute à tue-tête ces vieux airs qui ont tant de force et qui épousent si bien l’horizon de la mer.
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