12.06 : véritable séance d’écriture pendant que je surveille l’épreuve de français du bac. Cette fois, je suis bien parti dans un univers : celui de
l’adolescence. Je retrouve des images associées aux disques des années soixante-dix. Il me semble important, par le biais d’une autobiographie voilée, d’amener le lecteur à
retrouver cette période tellement particulière. Je crois aussi me décider en faveur d’un « tu » à la place d’un « je », un peu à la manière dont Rolin dans
« Tigre en papier » en fait l’usage. C’est une façon plus marquée de mettre de la distance.
Ce qui peut désorienter le lecteur, c’est peut être cet usage du « tu » à la place du « je ». Mais je trouve que cela donne un autre rythme et évite en tout
cas le sentimentalisme qu’auraient pu avoir certaines scènes. Cela donne même un brin de dérision que j’apprécie dans le cadre de l’autobiographie.
8.06 : le point de départ, un voyage en voiture et la redécouverte de vieux titres de Julien Clerc. Le tout sur une cassette de 90 minutes que j’écoute
sur un long trajet.
La difficulté qui se posait, c’était de trouver un moyen pour « entrer » dans certaines chansons afin d’agiter les souvenirs qu’elles
comportaient. Le motif d’un voyage seul en voiture permet « la rumination » à travers un ensemble de sélections telles qu’on les organise sur la plage d’un
enregistrement.
L’occasion aussi de revenir sur les conditions de l’enregistrement dans les années 70, ce qui constitue un fossé par rapport à notre époque ! Cet ouvrage se
veut en cela un regard amusé sur cette période.
Par ailleurs, ce travail à partir d’un support auditif m’amène à analyser ce mouvement de mémoire fondé non sur la
volonté mais sur la sensation, expérience que chacun peut faire (c’est ainsi qu’on ressuscite un moment, Proust l’a bien expliqué à partir du motif du
goût)
La première idée de cet ouvrage remonte au 28.05. Je peux considérer qu’il est bouclé depuis le 26 août, ce qui répond à la question qui m’est souvent posée à propos de
« la durée de gestation ». J’y avais répondu aussi précisément l’an dernier à propos du « Ponton » : l’avantage de ce blog, c’est notamment de retracer
en effet chacune des étapes de la création. Ce qui a été vrai également pour « le Ceilidh » se vérifie pour cet ouvrage que je boucle donc en 2 mois jour pour
jour…
La rentrée scolairé étant pour moi, on le comprendra un frein !
Nouvelle suspension de ce blog pendant quelques jours, l’heure du déménagement est venue. Dans la pièce et toute la maison, seul l’ordinateur faisait de la résistance !
Je débranche tout ce matin, transfert à La Rochelle. Délai de réouverture de ligne. Réemménagement. Tracas de rentrée…
Bref, rendez-vous plus tard ! En attendant, plongée dans la fin d’été !
Quant à l’ouvrage sur Julien Clerc, il est à peu près fini…
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