« Journal du 19.06 : j’ai finalement prolongé l’apologue d’une
manière inattendue. Je voulais simplement boucler la scène de façon spectaculaire et cela m’a amené à trouver un prolongement particulier à l’histoire…
La légende d’Angelika, telle que je l’ai fait rapporter par Francesca, a quelque chose à voir avec l’origine
du développement de la céramique dans le village. Du même coup, cela renforce davantage la fonction de Carolina dans la scène et souligne l’hommage particulier que je
souhaite rendre au village de Santo Stefano di Camastra, dont la spécialité locale, c’est la céramique… »
Le motif des céramiques est très présent dans le texte. Il collabore à l’impression du pittoresque
du récit final (impression signalée par mes premiers lecteurs). La céramique est inscrite dans le paysage, et puis, Carolina, rappelons-le, est artiste en céramique et Gigi est
fils d’un marchand de céramiques... Pour preuve, je joins la première phrase du récit :
« Le soleil était ardent, tenace. Il chauffait la céramique du sol dans cette petite ville sicilienne de Santo Stefano di Camastra où les artisans cuisent des masques et des objets
d’ornement, de décoration ou de cuisine… »
Au chapitre des « potins », je signale aux amateurs de scène, la rénovation du site qui comporte cette
fois une série de vidéos qui dévoilent notamment tout le travail musical et qui donnent un bon aperçu du spectacle : « le Ceilidh ». Je rappelle l’adresse :
Ecco il primo personnaggio e la prima attrice : Angelika...
par Eric Bertrand
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Civilisation sicilienne
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« Journal du 18.06 :l’apologue d’Angelika est écrit. C’est une belle histoire complètement
inventée. Elle m’a été inspirée par la fameuse marionnette (« puppi ») chère au folklore sicilien. Cette Angelika trône en bonne place à la maison. Elle fait
partie des « souvenirs » ramenés de Siracusa. J’ai lu hier que Pirandello avait été très marqué par ces éléments de la tradition sicilienne. Je n’ai pas cherché à
exploiter la référence au passé des « rois normands » auquel se rattache cette marionnette.
J’ai préféré inscrire en creux dans cette légende, les motifs essentiels qu’on retrouvera sous une autre forme dans
le drame qui va se nouer sur l’espace du ponton. Quel est le sens de cet apologue ? La vie est sensation, ouverture au monde, il faut tenir ses sens en éveil pour ne
pas passer à côté de la vie et découvrir la beauté du monde. Tout en racontant cette histoire (Francesca est une « diseuse d’histoires », un peu comme la
« Donna mimma » de Pirandello), j’ai cherché à donner à cette scène une dimension théâtrale : la présence du public des enfants et adolescents et
la fonction de Carolina sont sans cesse sollicitées, ceci dans le but d’éviter un trop long monologue à Francesca. »
Angelika demain en photo dans ce blog. Je vais la décrocher de l'escalier où elle trône.
Pupi in Sicilia...
par Eric Bertrand
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Civilisation sicilienne
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« Journal du 17.06 : puisque Francesca et Carolina ont un rôle à jouer dans la vie de ces
adolescentes, il faut les mettre en scène dans un prologue où elles racontent un apologue qui renvoie au thème de la pièce : celui de l’éveil. Ce sera un apologue
imaginaire et frileux qui anticipera sur l’autre apologue qu’évoque la pièce. Confrontation avec la vraie vie. Les enfants ne comprennent pas forcément l’histoire qu’on
leur raconte mais sont confrontés à une fiction qui les interpelle.
L’idée aussi, pour renforcer le caractère traditionnel (et en même temps comique sur la scène !), de faire
entrer la conteuse Francesca sur une petite charrette tirée par Carolina. C’est aussi l’occasion de remettre en scène ma valise : elle a toujours beaucoup de succès auprès
des élèves qui me voient arriver en cours avec elle. Cette valise est foncièrement un objet scénique : Carolina qui est aussi l’assistante de Francesca va en sortir une cafetière, des tasses
à café, un coussin, des pinceaux et des craies, un tableau noir, la marionnette Angélika, figure fameuse du folklore sicilien sur laquelle je reviendrai. »
Facteur d’unité, le prologue est en effet décliné dans tout le texte, tant au niveau de sa
signification qu’au niveau de des images qu’il produit (notamment celles associées à la marionnette).
Andiamo sulla spiaggia ! Dov'é il pontile ?
par Eric Bertrand
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Théâtre au lycée
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« Journal du 17.06 : puisque Francesca et Carolina ont un rôle à jouer dans la vie de ces
adolescentes, il faut les mettre en scène dans un prologue où elles racontent un apologue qui renvoie au thème de la pièce : celui de l’éveil. Ce sera un apologue
imaginaire et frileux qui anticipera sur l’autre apologue qu’évoque la pièce. Confrontation avec la vraie vie. Les enfants ne comprennent pas forcément l’histoire qu’on
leur raconte mais sont confrontés à une fiction qui les interpelle.
L’idée aussi, pour renforcer le caractère traditionnel (et en même temps comique sur la scène !), de faire
entrer la conteuse Francesca sur une petite charrette tirée par Carolina. C’est aussi l’occasion de remettre en scène ma valise : elle a toujours beaucoup de succès auprès
des élèves qui me voient arriver en cours avec elle. Cette valise est foncièrement un objet scénique : Carolina qui est aussi l’assistante de Francesca va en sortir une cafetière, des tasses
à café, un coussin, des pinceaux et des craies, un tableau noir, la marionnette Angélika, figure fameuse du folklore sicilien sur laquelle je reviendrai. »
Facteur d’unité, le prologue est en effet décliné dans tout le texte, tant au niveau de sa
signification qu’au niveau de des images qu’il produit (notamment celles associées à la marionnette).
E il pontile, dove è ?
par Eric Bertrand
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Théâtre au lycée
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« Journal du 16.06 : l’un des objectifs de mon travail tel qu’il se manifeste à travers les
premiers fragments d’écriture, consiste à donner à cette pièce la dimension d’une fable sur l’éveil à la vie.
Elle tourne autour de la figure d’une jeune fille, libre dans ses mœurs, Gilda. Les trois filles du
village qui la regardent de loin sont fascinées, même si elles réagissent différemment. Cette liberté, cette impudence les renvoie à leur être propre. Elles sont encore dans le
carcan de leur éducation et de leur culture : elles sortent à peine du cycle des histoires pour enfants que leur contaient Francesca et Carolina. Elles n’osent pas aller
plus loin avec les garçons qu’elles aiment… »
Cet aspect du travail est en effet l’un des points importants sur lesquels j’ai fait porter la réflexion à travers
tout l’ouvrage. J’ai insisté sur la découverte de soi, le narcissisme, la naissance du désir, la pudeur, les tabous, la volonté de révolte… Et j’ai joué sur la
variété des tempéraments pour en tirer une efficacité dramatique (essentiel pour le théâtre)
Adolescenti nella città...
par Eric Bertrand
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Civilisation sicilienne
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