Je m’offre jusqu’à dimanche une nouvelle petite pause dans ce blog écossais qui touche à sa fin. En effet, je viens d’apprendre la bonne nouvelle selon laquelle je vais pouvoir mener, au sein de
la classe de 1ère L l’an prochain, la grosse opération du Goncourt des lycéens.
J’y reviendrai en temps voulu, mais disons que, je le sais par expérience car je l’ai déjà mené il y a de cela sept
ans, le projet est lourd et passionnant… La première étape consiste simplement à se rendre à Paris pour assister à une réunion d’entente en présence de
l’ensemble des organisateurs et des collègues du territoire qui participent à la même opération.
Je pars donc ce matin. La réunion est prévue demain à 10 heures dans le 16e arrondissement. Dimanche, je
reprendrai la plume (à laquelle je suis très attaché en ce moment, il faut dire : le projet sicilien progresse à grands pas et j’y reviendrai prochainement.) Autre
information importante qui touche le Ceilidh : j’ai enfin récupéré hier à Rennes, le film du spectacle. 1h30 exactement, pour ce bel hommage à l’Ecosse. Les amateurs
peuvent se manifester, il suffira de m’envoyer une cassette VHS. Prochainement disponibles sur le site également, quatre extraits qu’il me reste à zipper et que
je pourrai, le cas échéant, envoyer via le mail…
Let's go to Paris !
Photo en couverture du film : "le Ceilidh" en VHS.
par Eric Bertrand
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Goncourt des lycéens
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Visite ce mardi matin à l’un des membres de la famille Sinclair, Ian Sinclair, qui a racheté il y a quelques années le fameux phare situé à environ 500 m du château. Cette
« Lighthouse » était abandonnée et j’y venais régulièrement pendant mon séjour à Wick. Elle donnait sur un petit îlot fréquenté par les oiseaux de mer et, notamment,
les macareux, dès le printemps.
Ian Sinclair est en charge de la bibliothèque des Sinclair et c’est lui qui suit de très près, et
avec passion, l’avancement des recherches liées aux travaux entrepris sur le chantier de Girnigoe. En effet, depuis deux ans, d’importants travaux ont commencé, afin à la fois de
sauver le château et de mieux en évaluer les origines exactes.
Quand nous le rencontrons, il accueille en même temps trois Australiens dont Peter Sinclair, venu
spécialement sur les traces du groupe des Sinclair originaires des Orcades. Un petit temps d’observation de la bibliothèque riche en manuscrits, photos de rituel templier, épées de cérémonie,
arbre généalogique, lithographies du vieux Girnigoe et de la chapelle Rosslyn à Edinburgh, lieu qu’il y a son importance dans le Da Vinci Code que nos Australiens ont lu
avec dévotion : les Sinclair y occupent en effet une place privilégiée puisqu’ils sont présentés, sous la forme Saint Clair comme les descendants des Templiers et détenteurs
du secret du Graal. Puis Ian nous invite à une visite du château. C’est là que des révélations nous attendent…
Down to the castle with Ian Sinclair and Sleep, the dog !
par Eric Bertrand
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Civilisation écossaise
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Nouvelle petite parenthèse dans le voyage écossais : j’avais annoncé il y a quelques temps la parution d’une
interview dans ce journal de lecture spécialement consacrée à un public adolescent. Je donne aujourd’hui l’adresse car le numéro vient de sortir.
Le livre sur lequel il avait été demandé de m’exprimer n’est pas le Ceilidh mais leLoft history
2084. Cette pièce m’avait été « inspirée » pour un groupe de comédiens particulièrement dynamiques et talentueux auquel j’avais envie d’attribuer
des rôles plutôt excentriques et rebelles.
Dans le contexte sulfureux et polémique du fameux « Loft Story », j’avais écrit ce texte
avec la volonté d’ironiser sur un phénomène aussi particulier que celui du télé réalité. Petit clin d'oeil en passant à Yohann, Barbara, Céline, Fabien, Coralie, Myriam, Ophélie,
Sandrine, Gwen, Marion et les autres...
Mais place au regard de notre jeune lectrice : voyez la page de « Interview complets », Eric Bertrand
sur :
Clin d'oeil.................
par Eric Bertrand
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Théâtre au lycée
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Rendez-vous ce mardi matin avec Donald Farmer, le metteur en scène de la troupe d’acteurs de Wick. Ils ont acquis une réputation nationale puisqu’ils viennent de remporter le
trophée de la meilleure trompe d’amateurs du pays. C’est Rena qui m’a demandé de rendre visite à cette personnalité locale que je n’avais jusqu’alors jamais rencontrée (et c’est pourtant lui qui,
naguère, m’avait donné le mythique vélo avec lequel j’ai sillonné les chemins écossais. Il s’agissait du vélo de sa mère).
Donald a monté beaucoup de spectacles et notamment du Molière. Il m’avoue avoir envie de lire le Ceilidh même
s’il ne comprend pas un mot de français. Cependant, il en connaît la trame, grâce à Rena qui lui a rapporté les principales clés de l’intrigue. Lui aussi en vient à l’idée qu’il serait bien
intéressant de monter une telle pièce à Wick. Sait-on jamais ! Rena, chez qui nous
terminons la soirée, a toujours cet air de mijoter quelque chose. Elle a toujours aimé réservé des surprises et ne pas trop en dire : elle me demande cinq livres mais ne me dit pas pour qui
elle les réserve. Elle parle du colossal travail de traduction de la pièce, colossal pour une personne seule, mais elle ajoute : «There is somebody else… ». On n’en
saura pas plus…
Dans cette région où chacun des noms de lieu évoque une réalité précise : Orkney, Baie des Sinclair, Girnigoe
castle, Ackergill Tower… chaque mot, chaque allusion renvoie à une représentation particulière. Prenons par exemple le voyage en du train tel que l’évoque la sorcière :
« Diana : (S’allongeant à même le sol comme sur la banquette d’un wagon. Long soupir) Dans le Londres-Edimbourg, j’ai trompé l’ennui, huit heures
d’affilée !... Et dans le Edimbourg-Inverness, cinq heures d’affilée, la banquette chavirait et me donnait la nausée…Et dans le Inverness-Wick, cinq heures d’affilée, la tête comme un cargo
dans une marée noire… Bouh !... Je me suis réveillée dans le coaltar ou dans les nues !... »
Ce passage comporte un fonds de plaisanterie locale sur la lenteur du train que seuls un autochtone
peut apprécier). Sans parler du pub du Black Cat qui n’existe pas à Wick et qui produit sur le spectateur originaire de cette ville un effet qu’il ne crée pas chez le spectateur français. Autant
d’éléments que le linguiste appellerait « indices contextuels » et qui interviennent dans la réception d’un message aussi particulier que le message théâtral.
The old Sinclair Girnigoe in Noss Head library...
par Eric Bertrand
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Civilisation écossaise
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La conversation roule sur divers sujets. Nous parlons du Ceilidh. Ishbel a visité le site et
avoue qu’elle y a pris grand plaisir. Ce qu’elle trouve intéressant, c’est cette vision « romantique » du Caithness qu’elle juge « bliech » (« gris,
désolé » en dialecte local !) Elle aime beaucoup les noms des personnages. « Ronald Macdonald ! That’s the chap who makes the hamburgers ! »
Nous en venons à Macbeth, pièce qu’elle adore et qu’elle a fait étudier à ses élèves (elle
est prof d’anglais) à partir de la citation de la Bible : « Where there is envy and selfish ambition there you find disorder and every evil practise ». Elle la cite de
mémoire, aussi demande-t-elle à Fred d’aller chercher « the Holy Bible ».
Il revient aussitôt avec le Livre « à la tranche vert chou ». Elle ne tarde pas à
retrouver la référence. La phrase donne en effet à méditer sur le sens de Macbeth mais aussi sur celui du Ceilidh. L’ambition égoïste… N’est-ce pas la pulsion essentielle de Ronald
Macdonald, celle qui génère les forces du crime ?
Painting in Ackergill
Tower
Diana : Ouragans sur la lande ! La bruyère agite sa chevelure fauve et la terre se lève sur la mer comme un vaisseau démâté !
Suzy : L’océan hurle sa démence et la falaise et les récifs ont l’œil vers le large ! Ils harponnent les navires, déchiquettent les naufragés !
Lou : Les tourbillons sont affamés. Le gouffre noir exhibe son nombril !
Diana : Les tentacules remontent du fond des abysses et des monstres énormes bavent dans l’écume !
Suzy : Les vieux massifs d’Ecosse se soulèvent et crachent des jets de vapeur pestilentielle. Les créatures affolées errent de tous côtés.
par Eric Bertrand
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Civilisation écossaise
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