Dans l’une de mes pièces qui se proposait de « revisiter » l’univers d’Orwell, (Loft History 2084) je m’inquiétais contre le danger de certaines
émissions de télé (comme le « loft story » de l’époque) et j’en dénonçais notamment par la voix de mes « lofters » les effets pervers
sur l’intelligence et la culture. On peut dire que depuis, les choses ne se sont pas arrangées et que les star’ac et autres programmes ont projeté aux devants de la scène une nouvelle génération « d’académiciens ».
Me trouvant (j’ai envie de dire
« par erreur » dans un poste d’enseignement au collège) mon impression en est encore renforcée dans la mesure où je suis au contact des plus
jeunes, ceux qui sont les « enfants de la télé ».
Quelle mission de Don Quichotte que de brandir cet étendard de la Belle Phrase et des Belles Lettres devant
une majorité de zébulons dont les références sont quasi exclusivement héritées de la pub et de la société de consommation ! (L’autre jour encore, un texte de La Fontaine mentionnait le mot « carrefour » et l’un de mes teenagers m’a demandé avec la meilleure foi du monde et du fond de ses grands yeux
lavasses : « C’est la grande surface ? »).
Et cela sans compter la tendance actuelle de l’enseignement, j’y reviens demain …
Jack, on the route again ! (2) : rencontres.
Pour ceux qui suivent ce blog, je consacre cet article à l’un de ses grands
chapitres : le Goncourt des lycéens. Un courriel m’est parvenu au sujet de l’opération à laquelle j’avais activement participé il y a maintenant
deux ans.
J’avais évoqué dans un article
le DVD que le réalisateur du film avait eu la gentillesse de m’adresser en avant-première. Le film était en effet passé sur FR3 Bretagne mais je
n’avais pu la voir.
Tous ceux qui souhaitent la retrouver
ou la découvrir peuvent obtenir des renseignements via le lien suivant : Je suis heureux de vous annoncer que le film "LE GONCOURT DES LYCEENS" est désormais disponible pour tous les
professeurs de collège et de lycée dans le catalogue de l'ADAV. www.adav-assoc.com Il est aussi
disponible à l'achat sur la boutique en ligne de la production : www.aloest.com/boutique
Jack, on the route again ! (1) : on the road...
Il y a, autour des vidéos que j’attends, une sorte de fâcheuse fatalité. Je guette depuis
bientôt deux mois le fameux film du Ponton et on sait quelle difficulté rencontre Raphaël.
Un
effet ricochet met mes nerfs à l’épreuve autour de l’Ecosse et de sa réalisation par mon frère, via You tube. Comble de l’ironie, le paquet était
arrivé au bureau de poste dans la semaine et pour de sombres raisons, il est reparti chez l’expéditeur. Résultat, cela repousse l’échéance d’autant.
N’existe-t-il pas un aphorisme selon lequel « pour jouir d’une chose, il faut la désirer longtemps » ?
Loft History 2084 (8) : qui va quitter le loft ?
Le livre d’Annie Ernaux revient sur
mai 68 et montre aussi qu’il n’y a pas de mémoire sans mémoire collective. Pour pouvoir s’attacher à un livre autobiographique, le lecteur doit en
effet, selon l’expression employée par Finkelkraut « écrire à côté ». Dans ce cas précis, l’écrivain mêle le politique à sa propre histoire
personnelle et à celle de ses proches forcément bousculée par « les événements ».
Pour y voir Clerc s’attache à d’autres dimensions, celle du familial, du sentimental et de l’imaginaire,
autant de moyens de coller à une enfance puis à une adolescence marquée par certains motifs reproduits dans l’âge adulte. Qu’en est-il alors du politique ? Du sociologique ? Pas
grand-chose, il est vrai, ce qui montre que tout travail autobiographique opère des choix et qu’au risque de la dispersion, il vaut mieux choisir
cette voie.
Loft History 2084 (7) : lofters et Ionesco...
par Eric Bertrand
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A une remarque de Finkelkraut qui évoque le séminaire de Roland Barthes dans lequel ce dernier évoque deux types de narration, celle qui englobe et celle qui émiette, « l’album »
que l’on feuillète… Annie Ernaux affirme qu’elle envisage davantage son livre comme un « album ».
La réalité s’offre ainsi à la mémoire et en aucune façon comme un tout qu’il faudrait organiser. A la métaphore de l’album, j’ai proposé celle de la cassette ou du CD dans « Pour y
voir Clerc », dans la mesure où, dans ce cas présent, le passé se déplie de manière tout à fait fortuite à partir de plages musicales…
Loft History 2084 (6) : la bêtise à l'honneur...
par Eric Bertrand
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