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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Jeudi 31 mai 2007
               A l’approche du spectacle (le 2 juin prochain) revenons à des préoccupations de spectacle. Une remarque judicieuse de Jean (sur la scène, joueur de mandoline) concernant le texte de la fin m’a fait introduire, in extremis une dernière modification au déroulement du spectacle : offrir au public une traduction approximative du texte dit en italien.
              A juste titre, il jugeait nécessaire de fournir à l’auditeur une clé de compréhension, même si, au départ, mon idée était simplement d’imposer le son de l’italien comme ultime chute… Mais, à la vérité, un peu de poèsie ne nuit pas… Dans un article du 13.05, j’avais donné la traduction. Or, à l’usage, sur les deux représentations, je n’ai pas exactement suivi les mots, j’ai laissé divaguer… Voici donc à peu près ce que le spectateur devrait entendre samedi soir :
 
Sono belle le cose
 
« Sono belle le cose, belli i contorni degli occhi e icontorni del rosso
Gli accenti sulle a, lacrime di pagliacci, le ciglia delle dive le bolle di sapone,
Il cerchio del mondo è bello, (l’ossigena delle stelle) la Befana sotto le stelle e la poesia dei ritorni di emigranti (e isole) come Gigi, cercando l’invisibile : (l’appartenenza) la Partenza.
E bello il fuoco e il sonno e il buio petulante gola dei fantasmi
E (il brodo) la polenta primordiale (padre nostro) della mamma nostra che cola in questi nomi… »
 
Version improvisée devant public
 
« Elles sont belles les choses, belles les couleurs du monde et beaux les yeux des femmes comme des larmes de Pierrot tristes ou des bulles de savon, le creux du monde est beau, elles sont belles les Befana sous les étoiles et la poésie du retour des émigrants comme Gigi, occupés à chercher l’invisible : le souffle du grand départ. Beau est le feu, le rêve, et la fameuse polenta que faisait si bien la mamma, et c’est à elle qu’est dédié ce spectacle… »
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Dominico all'accordeone...
 
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Mercredi 30 mai 2007
Présentation du film : « l’Eté meurtrier » : « Une beauté provocante amène le scandale dans le village où elle a élu domicile - Les hommes rêvent de la posséder, les femmes la détestent... »
 
         Bonny and Clyde, Bagdad Café, Thelma et Louise, Un Tramway nommé Désir, les années passées…J’ai déjà plusieurs fois évoqué l’influence du cinéma sur ces planches baladeuses, et notamment des films fétiches que je visionne régulièrement.
          Plus particulièrement cette année, « Cinema Paradiso », « Gilda », « Le grand bleu », « la vie est belle », ont été revisités au cours des articles qui concernent le Ponton. Mais je suis retombé sur un article écrit en septembre (le 27) à propos de la genèse del’écriture : j’y expliquais que Gilda avait quelque chose de la fameuse « elle » incarnée par Adjani dans le beau film de Jean becker : « l’été meurtrier ».
          Scandaleuse créature en effet, qui rappelle Gilda… mais également force suggestive du titre qui renvoie au cri de Gigi au début de la pièce : « ma che calore ! ». Tout est là ! Sous le feu de l’Etna, ce soleil cuisant qui exacerbe les passions, fait irruption et met en éruption l’ardent Sicilien au cœur de braise… Exagération ?! La pièce développe en tout cas ce thème et je crois que la version narrative le souligne encore davantage…
 
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Ma dio, che calore !
 
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Mardi 29 mai 2007
Pour finir ce bilan sur l’utilisation du « Ponton » au sein des classes, voici ce que j’ai proposé à ma classe de première L
 
Sujet de bac blanc : première L
Convaincre, persuader, délibérer : l’apologue
 
 
Documents :
 
  1. « Le Petit joueur de Fluteau » : Brasssens (Chansons)
  2. « Le Songe d’un habitant du Mogol » : La Fontaine. (Fables : livre XI)
  3. L’Ile des esclaves (Scène 2) : Marivaux.
  4. Le Ponton (création atelier expression artistique 2007) : extrait acte 2, scène 4 
Vous répondrez d’abord à la question suivante (4 points) : quel message chacun de ces apologues délivre-t-il au lecteur ? Détaillez votre réponse en vous appuyant sur les extraits proposés.
 
Vous traiterez ensuite au choix l’un des sujets suivants : (16 points)
 
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Lundi 28 mai 2007
Avant de jeter un coup d’œil sur le dernier devoir à propos du « Ponton » donné en première L, quittons les murs du lycée et des classes pour un petit tour du côté de la Sicile et du reportage écrit sur place. Je vous amène à Pelerme ce matin…
              Palerme est une ville énorme, écrasée de soleil et « rumorosa », « rumeureuse » comme disent les Italiens pour indiquer le bruit. Je serais tenté par le néologisme.
              À condition de supporter Palerme, de faire abstraction du bruit et de la chaleur, de la foule et des voitures, alors la ville porte et l’esprit se débride.
              Palerme vous emporte au-delà des grandes avenues (via Roma, Maqueda, Corso Emmanuele), vers de petites rues étranglées, sinueuses, des façades de palais à l’abandon, des églises en ruines, fontaines baroques, des palmiers, des plantes luxuriantes un peu partout, dans les rues et sur les balcons, des touffes d’herbe entre les trottoirs des coins plus miséreux… Végétation parfois si présente qu’on a l’impression d’une étrange cité précolombienne reconquise par une jungle poussée dans les franges de l’imaginaire.
              Sur la Piazza Marina, tout près du port, d’anciens cytis magnolias se tordent sur des troncs aux racines compliquées : comme des cerveaux débobinés aux quatre vents, ils ont des contes à débiter… Dans les allées du jardin, une mariée circule doucement, environnée de la suite élégante de la noce. Un caméraman filme la robe blanche et le cortège des simulations, sourire ravi des mariés, premier baiser, visage ému, larme de citron, le citronnier fait partie de la noce. Le témoin mélancolique suit dans sa robe fourreau.
               C’est le théâtre de l’amour qui se joue, et c’est le caméraman le metteur en scène. Les deux époux futurs se livrent souplement aux doléances. Il y a, au bout du jardin, une estrade en bois… ça fait comme un ponton. Cachée dans un coin de palmier, une vieille femme, figure étrange, sorte de Befana della piazza, s’escrime à dessiner les formes des troncs des fameux magnolias séculaires. Elle rature, gomme, lève le crayon, c’est dur, si coriace, si rugueux, si proche et si lointain… au jardin des époux, ce vieil arbre, tout vouté, tout ridé, un arbre en miroir sur lequel sa main parcourt en tremblant les lignes de sa jeunesse.

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Albero e matrimonio Piazza Marina 
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Dimanche 27 mai 2007
Retour aujourd’hui sur la préparation proposée en classe autour du « Ponton » : sujet niveau seconde…
 
Corpus :
-         Document A : extrait de l’acte 2, scène 6 du Ponton
-         Document B : extrait des Champs d’honneur de Jean Rouaud.
-         Document C : « Stances à la Marquise » de Corneille.
 
Questions (sur six points)
-         Quels arguments en faveur du passé chaque texte développe-t-il ?
-         Pour chacun des trois textes, citez un procédé d’écriture (identifiez-le et commentez-le)
 
Le ponton (Acte 2, scène six)
 
(Carolina et Francesca se font appeler « les Befana sotto le stelle » : elles sont deux conteuses siciliennes attachées aux traditions de leur pays. Dans ce sens, elles ne supportent pas que Gigi, l’un des jeunes qu’elles connaissent bien, soit tombé amoureux de Gilda, une Américaine aux allures plutôt délurées. D’autant qu’elles apprennent qu’ils sont l’un et l’autre décidés à partir ensemble pour la Californie. Les autres jeunes du village, Salvatore et Ornella tentent de donner leur opinion.)
 
(…) Carolina : elle étouffe, totalement déstabilisée. Gigi, ma Gigi, c’est pas vrai !… Ma Gigi, tu es fou !... Non, Gigi, tu ne peux pas suivre cette fille !... Tu es sicilien, tu dois rester au pays…
Francesca : ça ne se passera certainement pas comme ça, mademoiselle Gilda !... Certainement pas !... Je vous le dis, à vous qui êtes bien trop jeune pour comprendre, les choses ne s’arrangent pas comme ça en Sicile !... Peut-être que cela se pratique de l’autre côté de l’Atlantique, mais ici, non ! Certainement pas ici !
Gigi : et qu’est-ce qui nous en empêcherait, Francesca ?... Tout ça, ce n’est que de l’habitude, de vieux usages mesquins entretenus depuis l’âge de glace par les anciens !
Ornella : j’ai du mal à le croire !... Vousêtes là, toutes les deux, Carolina et Francesca, nos gentilles conteuses, à nous faire la leçon comme les vieux sur le corso ! Je vous croyais vraiment plus marrantes !... J’ai l’impression d’entendre ma grand-mère parler avec ma grand-tante de Palerme !
Francesca : c’est pourtant la voix de la sagesse, mon enfant !
Gigi : j’avoue que j’ai aussi du mal !... D’autant que j’avais cru comprendre exactement le contraire dans l’histoire que vous nous avez racontée pendant votre dernier spectacle Porta Messina
Carolina : il ne faut jamais confondre les histoires avec la réalité, mon petit, jamais !... Les histoires offrent du rêve à bon marché, il faut juste savoir les écouter.
Gigi : si les jeunes ne sont capables que d’écouter et de répéter les mêmes histoires, alors, ça sert à rien ! Vous pouvez remballer la marchandise !... Avec des gens comme vous, le pays est condamné à se figer dans la céramique !... Je ne veux pas passer ma vie dans un pays où rien n’évolue ! Ici, tout est tracé d’avance !... Il n’y a pas d’avenir, il n’y a qu’un présent répété ! Je veux écrire mon histoire !
Salvatore : Gigi a toujours été mon copain !... Il a toujours eu des intuitions géniales ! Il a le don d’inventer des scénarii extraordinaires et j’ai hâte de découvrir le prochain !... S’il part, il va me manquer ! Mais je lui fais confiance !... Il tente l’aventure, et il a raison de le faire ! Il ne doit avoir aucun scrupule et suivre son inclination naturelle !
Ornella : chacun est libre ! T’as raison, Salvatore, il suit son inclination naturelle !... Tout ce qui est en train de lui arriver aurait très bien pu m’arriver à moi !... Et moi, c’est encore pire, je suis une fille !... Imaginez l’histoire !... Mettez un jeune Américain à la place de Gilda, un bel Américain, style surfer, sur le ponton, tous les matins !… Eh ben, je l’aurais suivi sans hésiter, moi aussi !... Par amour, je l’aurais suivi !
Francesca : je préfère te savoir avec Salvatore, ma petite Ornella ! Tu es bien mieux avec Salvatore, crois-moi !... Je le connais, c’est un gentil garçon… Ton surfer, laisse-le où il est ! On ne part pas avec le premier venu !
Carolina : on ne part pas ! Surtout si on croit aimer !... C’est le pire des pièges, Gigi !
Francesca : (Ironique) Gigi l’Amoroso, « croqueur d’amour, oeil de velours, comme une caresse !... » Tu connais la chanson !
Gilda : ma parole, vous ne connaissez que ça, vous deux, des contes et des chansons !... L’amour, croyez-moi, c’est autre chose qu’un refrain oublié ! L’amour, c’est vivant, c’est dans les tripes, dans les yeux, dans la tête et ça vous donne des fourmis dans les jambes !
Gigi : et puis, zut ! Qu’est-ce que vous en savez toutes les deux ?... Je ne vois pas pourquoi on se fatigue à vouloir discuter avec vous !... Vous n’avez jamais quitté votre Sicile et votre province de Messine !... Vous avez toujours vécu dans vos contes, vos céramiques et vos marionnettes ! Et vous prétendez donner des conseils sur l’amour ?
Salvatore : il a raison, vous vivez seules et vous ne voyez jamais personne !... Pendant l’été, vous ne vous adressez qu’à un public d’enfants qui sont beaucoup trop petits pour comprendre ces choses-là !
Gilda : et quand ils ont grandi, vous leur interdisez d’interpréter vos histoires !... Il a grandi, Gigi !... Il a grandi et il a certainement compris dans votre dernière histoire quelque chose que vous ne voulez pas admettre !... Quelque chose qui vous dérange et que vous avez refoulé !... Peut-être que vous jouez un double jeu dans vos spectacles ! Peut-être que cela vous aide à supporter la vie, parce qu’entre nous, elle n’est pas drôle votre vie !
Francesca : et qu’en sais-tu, toi qui ne nous connais pas et qui n’as entendu aucune de nos histoires !... Mais quel toupet !... Tu n’es pas d’ici, tu ne sais rien ! C’est facile de juger quand on ne connaît pas !... Elle se retourne vers Gigi. Gigi, tu ne peux pas abandonner les tiens comme ça !... Gigi, mon petit, tu dois t’occuper de ta mère et de tes sœurs… Gigi ! Un frère aîné doit veiller sur ses sœurs !
Carolina : Francesca a raison ! Elles sont encore petites, je les connais bien : cinq ans, six ans, sept ans et huit ans… Elles viennent régulièrement écouter nos histoires, elles sont toujours au premier rang…
Ornella : mais un jour, elles ne viendront plus ! Fini le temps de la Befana sotto le stelle !
Francesca : absolument !... Là, tu as tout à fait raison, Ornella... Les unes après les autres, elles iront traîner dans la rue, comme des chattes… A miauler après les matous… Et alors, qui va les surveiller ? 
Carolina : je repose la question : « qui va les surveiller ? ».Il n’arrive rien de bon dans la rue si personne n’est là pour veiller sur vous !... Croyez-moi, les enfants, il est dangereux de quitter le pays des histoires.
Elles se mettent à tournoyer autour du groupe, à la manière de harpies.
 
Corrigé
 
Les questions
Les arguments en faveur du passé :
-         « Les stances » : pour séduire Marquise, Corneille cherche à valoriser son image de grand poète. Le temps qui passe a fait de lui un poète éternel. Ce poète est, du fait de son expérience, capable de chanter mieux que quiconque la beauté et « les roses » de marquise qui, elle, est soumise à l’action du temps.
-         « Les Champs d’honneur » : face à son neveu qui s’enthousiasme pour le stylo bille, la vieille institutrice refuse le progrès et fait l’éloge du passé à travers l’évocation de la plume sergent Major. À ses yeux, elle incarne l’élégance (« les pleins et les déliés »), l’ordre, le sacré…
-         « Le Ponton » : face aux jeunes du pays qui ont envie de grandir et de rejeter le passé, les Befana incarnent la tradition sicilienne et l’héritage d’une vieille civilisation qu’une fille venue d’Amérique ne peut comprendre. Cet héritage passe par les chansons ou les histoires qu’elles racontent. Elles diffusent la sagesse, indiquent des règles de comportement, mettent en garde contre les dangers du monde extérieur.
 
Les procédés :
-         « Les stances » : la métaphore de « la rose » qui a pour objectif de faire réfléchir la marquise sur le caractère éphémère de la vie.
-         « Les champs d’honneur » : l’accumulation qui montre la résistance de la petite tante et son caractère intransigeant. La métaphore pour diaboliser la menace que représente le progrès. L’hyperbole, à la fin du texte.
-         « Le Ponton : » l’anaphore pour marquer l’indignation. La métaphore. La comparaison.
 
Les travaux d’écriture :
Le commentaire : dégager d’abord les deux points de vue : celui de la tante, en prenant soin de définir les arguments qu’elle utilise, et celui du neveu qui a lui aussi des arguments. La deuxième partie sera consacrée par exemple au regard du narrateur sur le neveu dont il faudra montrer l’enthousiasme et le caractère pragmatique, et sur la tante dont on peut remarquer la rigidité, la résistance et la capacité à s’emballer.
Rappel : le commentaire prendra soin de s’appuyer sur le texte et sur l’analyse des outils qu’utilise l’auteur.
Le sujet d’invention : soigner à la fois l’argumentation et la qualité du lexique.
La dissertation : la problématique porte sur la matière dont se nourrit l’œuvre d’art. Le plan attendu est un plan de type discussion : on peut d’une part considérer que les œuvres d’art existent dans la remise en question totale de ce qui existait auparavant et qu’un artiste cherche ainsi à se démarquer des normes. Les exemples peuvent être empruntés à tous les mouvements dits d’avant-garde qui consistent à faire table rase du passé. Littérature : révolution romantique au théâtre, bataille d’Hernani, dadaïsme On peut penser aussi à la peinture (le travail iconoclaste de Marcel Duchamp…), à l’architecture… Mais en même temps il faut rappeler la présence de la tradition dans la modernité, l’exemple des modèles anciens : tous les auteurs du XVIIe siècle (La Fontaine…) : le travail consiste à redéployer des motifs anciens, empruntés par exemple à la mythologie. Les domaines d’exploration sont nombreux aussi bien en peinture, littérature, chansons, cinéma…
Rappel : on valorisera la présence d’exemples analysés.

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par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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