Cette aventure du film est donc palpitante du point de vue l’écho qu’elle a produit sur moi, par rapport à mon vécu et à par rapport à
mes livres : j’ai déjà évoqué « la Route » et « le Ceilidh », il faut aussi souligner l’évidence de la dette aux deux Jack (London et Kérouac) que j’ai
manifestée dans mon écriture de « Jack, on the route again ! ».
On se souvient que dans cette aventure théâtrale, j’avais suggéré à mes élèves écrivains d’écrire à partir de
Kérouac… A la vérité, j’ai fourni une grosse partie du travail à commencer par la lecture appliquée des grandes œuvres de Kérouac. « Sur la route » et « Les Clochards
célestes ». Voilà pourquoi on trouve dans la pièce des extraits (adaptés !) des « Clochards » dont la fameuse tirade d’un beau personnage baptisé Iris :
« Pourquoi compter avec la société et vivre parmi les moutons de Panurge ? La société est pourrie par l’économie industrielle. Se barder de diplômes, travailler, produire,
consommer, travailler, produire, consommer… Et tout ça pour servir d’un jour à l’autre de chair à canons au Vietnam ! Mais barrons-nous vite ! Disparaissons dans la nature rien que
pour sauver notre peau ! Après on en fera ce qu’on veut… La véritable solution serait la révolution des sacs à dos ! Ruck sack revolution ! Des milliers de millions de jeunes
Américains bouclant leurs ruck-sack et prenant la route, escaladant les montagnes, pratiquant la bonté, donnant l’image de la liberté par leurs actes imprévus... »
En souvenir de cette joyeuse troupe, je renvoie le lecteur à l’extrait de film proposé sur Daily Motion :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/eric%2Bbertrand/video/x2cbg5_jack-on-the-route-again_creation
Dans « Into the Wild », on n’est pas à l’époque beatnick, mais l’analogie reste forte… Et la
bande son du film s’y prête assez bien :
http://fr.youtube.com/watch?v=kJB02JWp5Oo&feature=related
par Eric Bertrand
publié dans :
Cinéma
1
créer un trackback
recommander
J’évoquais hier la fascination pour le « wild ». Il y a également les rencontres qui renvoient à des
réalités vécues sur la route. Celle de tous ces adultes qui expliquent qu’il faut rester fidèle à ses parents, qu’il faut profiter de la jeunesse mais aussi songer tôt ou tard à
s’installer : « settle down my son… » Combien en ai-je côtoyés au cours des lifts que j’évoque ?
Et puis, il y a cette rencontre avec les hippies qui sont aussi présents dans mon livre à travers la silhouette
mélancolique de Nathan avec qui nous passons une journée jusqu’à l’arrivée en Californie. Comment ne pas mentionner la figure de Samantha, la jeune fille de Philadelphie
tombée amoureuse et que j’ai laissée derrière moi un peu dans des conditions similaires à celles d’Alexander ?
Et
puis la débrouille et le plaisir qu’évoque Alexander,
"never so happy than the time when you are
penniless »… Les petits boulots pour empocher quelques dollars, les moyens du bord pour se laver (un jet d’eau fera l’affaire… belle scène dans le film)...
par Eric Bertrand
publié dans :
Cinéma
0
créer un trackback
recommander
La seconde motivation
L’Alaska, pour Alexander Supertramp, c’est l’évasion, la quête de l’imaginaire. L’Ecosse, c’était à mes yeux le
« grand-nord », loin des grandes villes, Edinbugh ou Glasgow et même Inverness, l’Ecosse des Highlands et d’Ossian, l’Ecosse gaélique…
Je ne vais pas refaire le
blog que j’ai tenu au moment où j’ai écrit « le Ceilidh », mais il y a tout cela
si le lecteur se reporte aux pages écrites il y a deux ans…et aux photos qui illustrent ce blog. Tout se tient, même les dernières pages de « Pour y voir Clerc »…

, plus profonde et directement liée à la précédente, c’était pour moi aussi l’appel du « wild »… qu’on trouve en souche dans « la Route » mais aussi dans la suite
immédiate à ce voyage.
Je savais qu’à mon retour des Etas-Unis, je partirais pour le Caithness. Que je n’aurais qu’une dizaine de jours pour me retourner… et par conséquent,
pendant que j’effectuais le voyage américain, j’avais déjà en perspective, le voyage écossais…
L’Ecosse jouait pour moi le rôle de l’Alaska du film.
par Eric Bertrand
publié dans :
Cinéma
0
créer un trackback
recommander
Evidemment, je me suis projeté à travers ce personnage qui écrivait avec précaution son
histoire au fur et à mesure qu’il avançait dans son aventure. Les points communs ? On les retrouve dans « La Route, la Poussière et le sable »… La même motivation, les mêmes
paysages, la route, la fascination pour « le wild », les personnages.
Par quoi commencer ? Que le lecteur visionne à nouveau le beau clip de Fred qui figure au début de ce blog…
D’abord la motivation… Pour quelle raison quitter la France et partir si loin de ce
à quoi j’étais habitué, préparé ? Citadin lyonnais, installé dans une ville prospère, les études marchent bien, je m’entends bien avec mes parents, j’aime mon frère et ma sœur, j’ai des
amis, je sors… Et pourtant, cela s’imposait à moi, je venais de passer ma maitrise, la logique aurait voulu que je passe l’examen final pour devenir professeur…
Je ne voulais pas entrer dans le rang, être nommé sur un poste et l’occuper jusqu’à la
retraite. J’avais un ami proche qui déjà thésaurisait, travaillait l’été et cherchait à entrer dans la banque qui allait ultérieurement lui offrir un emploi juteux. Je ne m’y reconnaissais pas,
je voulais tenter autre chose, loin de tout. Juste tenter…
par Eric Bertrand
publié dans :
Cinéma
0
créer un trackback
recommander
La route qui mène Alexander Supertramp en Alaska est semée de rencontres et de temps
forts : le hippie et sa femme qui revivent en sa compagnie les heures fortes de leur jeunesse. Le vieux retraité qui veut faire d’Alex son héritier et qui réapprend l’enthousiasme à
ses côtés. La jeune fille sensible et artiste qui tombe amoureuse de lui… Le fermier qui tient une grosse exploitation et qui l’embauche pour un temps....
Ils
sont tous charmés par ce garçon dont l’énergie les ébranle et les amène
à se remettre en question.
par Eric Bertrand
publié dans :
Cinéma
0
créer un trackback
recommander
Commentaires