Intéressante conversation ce dernier soir chez Kattie et Mark rencontrés à Melness le samedi précédent. Mark
travaille dans la communication sociale. Sa mission consiste à trouver les moyens économiques qui permettraient de sortir certains secteurs des Highlands de leur
isolement. Comme il l'explique, la population d'endroits comme Melness vieillit et se recroqueville. Il faut donc parvenir à offrir aux plus jeunes les moyens de rester sur place et de
préserver l'esprit des Highlands.
Ce n'est pas facile, mais cela excite son esprit. Il y a dans les Highlands, des ressources
exceptionnelles d'énergie qu'il faut parvenir à valoriser : le vent en est une. D'où cette floraison d'éoliennes un peu partout dans la lande. Mais il
faut que cette énergie serve aux autochtones et non aux londoniens qui se serviraient de cette économie pour disloquer la structure sociale de la société écossaise encore fondée
sur le système archaïque des clans. Le temps des « Highlands clearances » que j'évoquais dans un article précédent n'est pas si loin.
La soirée se termine sur l'évocation d'une figure que j'avais oubliée : celle du Brahan Seer dans
les prédictions ont marqué l'histoire écossaise. Il avait prédit le motif de « l'or noir », la menace venue de l’Orient, et il avertit les habitants d’Inverness : si les promoteurs ont
l'audace d’y construire un septième pont, la ville sera submergée. Les superstitions ont la vie dure au pays des sorcières de Macbeth !
New knight in Gernigoe Sinclair !
par Eric Bertrand
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Le « kit kilt » à partir de 499 livres. Les offres vont bon train et beaucoup d’étrangers s’achètent le kilt sans le prendre sur mesure. Les prix grimpent vite si on
veut s’équiper de pied en cape ! « brogs » (chaussure), chaussettes, « skean dhu », kilt, « sporan », « belt », veste, cravate…
Je n’ai plus ce problème ! Je cherchais simplement trois éléments pour les costumes de
théâtre : une paire de chaussettes avec l’oeillet écossais, une deuxième cravate Mac Leod pour Sheumas et une « jacket » pour porter avec le kilt. Il y en a
deux types : la « Bonnie Prince Charles », avec beaucoup de décorum, manchettes et clinquant, et
« l’Argyle », plus simple et décontractée.
J’opte pour l’Argyle dans le magasin du Nessie Exhibition Center à Drumnadrochit où nous avons fait
escale. Me voilà prêt désormais non seulement pour le spectacle mais aussi pour la cérémonie de mariage auquel nous sommes invités vendredi 8 juillet, à Binic. L’Ecosse nous poursuit cette
année !
Highlander...
par Eric Bertrand
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Retour à Inverness. C’est la capitale des Highlands. Ville très agréable située au milieu des montagnes, carrefour pour toutes les destinations et les aventures liées
aux Highlands : expédition à la recherche de Nessie, histoire des clans écossais, champ de bataille, îles de l’Ouest et du Nord « one day trips »,
« ceilidhs ( !) every night », concerts tous azimuts, châteaux, croisières, pêche au saumon, « whisky trails, hunting
lodges »…
Inverness est aussi un important centre commercial et tous les Highlanders y font leur shopping
avec l’orgueil de ne pas avoir à traiter avec Londres !... (C’est la pensée que me confiait Mark au moment du repas que nous avons pris chez eux et sur lequel je reviendrai prochaînement.)
L’air est léger au-dessus de la rivière Ness près de laquelle nous logeons. La température a
brutalement monté. 21° au lieu des 8 à 12° que nous avons eus depuis notre arrivée. C’est l’été pour les Highlanders qui sortent bras nus et en petite jupe sous les premiers
rayons du soleil. (A vrai dire, ils ont une réelle capacité à afficher la saison par le vêtement dés que pointe le plus délicat soleil à 10° !) Pintes de bière pour les garçons et les filles
devant les pubs. L’élégance du houblon sur le visage, elles la partagent moins que la mousse sur les lèvres !... Et des rires tonitruants accompagnent cette « élégance
émoustillée » qui pétille de hauts talons. Quelque part dans les eaux du Loch Ness la tiédeur du soleil est en train de transformer Nessie en gigantesque alligator.
Beaches on the west coast...
par Eric Bertrand
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La seconde histoire que relate Ian est celle de l’apparition de l’épée de Robert the Bruce,
souverain héritier de la lignée des Templiers. Elle surgirait du plafond, dans l’une des pièces du château, plongerait vers le sol, jusque dans la salle juste au-dessous, celle qu’on a longtemps
considérée comme le cachot et qui est en fait, à l’origine, un puits.
Ian descend avec nous au fond du puits. Il est impatient de voir commencer les recherches. Il est convaincu qu’on va
y trouver des éléments d’une extrême importance. Pour lui, ce secteur du Nord Est de l’Écosse est d’une richesse infinie et on n’a pas fini, sur ce chantier, d’aller de
découvertes en découvertes.
Quand nous rentrons dans la librairie, nous pouvons discuter. Les Australiens sont partis. Il nous montre
quelques-uns des objets découverts au cours de l’excavation : des pièces de monnaie romaines, pièces de pirates, une pièce espagnole en argent ayant appartenu à l’invincible
Armada, une pièce avec la figure et le nom gravé de Cromwell. D’autres pièces sont exposées dans la librairie du phare, sous des protections plastiques, mentionnant la date.
Et il continue. « Nous ne sommes décidément pas au bout de nos découvertes, et nous resterons
en contact ».
Find something in Girnigoe...
par Eric Bertrand
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« Il y a un esprit dans le château… »… Ian l’affirme avec aplomb. Celui de John
Sinclair ? Absolument pas ! John Sinclair n’est pas mort au château, son père ne l’a pas maltraité… d’ailleurs, on trouve sa tombe au cimetière de Wick et les dates de
sa mort ne correspondent pas avec la version qui raconte son atroce supplice au fond du cachot. Tout cela n’est qu’une calomnie colportée par la légende et
orchestrée par un historien partial, ennemi des Sinclair.
Mais attention, il ne faut pas être désappointé ! Le château recèle bien d’autres secrets et
Ian n’est pas un incrédule, uniquement préoccupé par les fouilles et la rénovation de l’espace historique cher à la famille Sinclair…
Beaucoup plus troublante à ses yeux est histoire de Hamish, cet Écossais à la barbe rousse qui est
apparu à plusieurs témoins enveloppé de son plaid. Ian affirme même avoir photographié sa fille à l’endroit signalé : sur la photo, on devine une figure humaine qui
correspond au portrait qu’en ont fait de nombreux autres visiteurs…
Il y a, en dehors de cette histoire que j’ignorais malgré ma fréquentation régulière du château, une autre
histoire totalement inattendue. Je la réserve pour demain.
Going around Sinclair Girnigoe
par Eric Bertrand
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