C’est un étrange sentiment que celui de la relecture d’une œuvre définitive.
Jusqu’à présent, à chaque fois que je relisais « Pour y voir Clerc », c’était dans le but d’y apporter des corrections, des enrichissements ou simplement pour partir à la chasse aux
coquilles. Mais cette fois, j’ai le livre en main, dans sa version offerte à la lecture et je me suis donné ce plaisir.
Je vois avec un œil extérieur ce que j’ai voulu faire, ce regard posé sur une période
révolue, celle des années 70 et sur un âge un peu difficile, avec ses contradictions et ses incohérences, l’adolescence. Le côté « Julien Clerc »
m’apparaît plus gommé dans cette relecture, peut-être du fait que connais tellement ce répertoire inséré dans le livre que j’ai tendance à ne plus le lire.
Je me prends aussi pour objet et je m’aperçois à quel point j’ai fait des coupures et à quel point j’ai
recomposé le passé. Image fragmentée, forcément, mais image vraie, c’est ce qui s’impose à la relecture. Si j’avais encore le manuscrit sous la main, je rajouterais peut-être
encore quelques détails… Tout compte fait, ce serait trop ! J’ai voulu une forme vive, une série d’instantanés, comme des plages de CD, afin de favoriser l’identification du
lecteur. Je ne sais pas si c’est réussi. C’est tout le mystère et les velléités d’un livre dont je vous laisse désormais les commandes !
Il y a un livre idéal, celui où figurerait la photo de Julien Clerc, trônant au-dessus des
trois petits clichés qui renvoient à l’enfance, à l’adolescence puis à la naissance au monde à travers le voyage. Cette photo, par l’effet des projecteurs, faisait
symbole.
Il y a un livre idéal ou figurerait la dédicace à Fred qui a disparu en marge de la version
PDF et qui aurait complété si bien cet hommage.
Il y a un livre idéal où figureraient les informations sur l’auteur qui auraient permis de
situer cet ouvrage dans le prolongement des précédents (d’autant que je reviens sur deux d’entre eux dans le fil de l’écriture).
Mais il y a aussi un livre réel, compact, qui offre un texte, et le texte se donne à lire et
je ne résiste pas à l’envie de le relire.
Par ce lien, vous pourrez accéder aux infos relatives au
salon du Livre de St Jean d’Angély auquel je participe demain (entre 14h00 et 19h00) dans le cadre du lancement de « Pour y voir Clerc ». C’est mon premier
salon du livre dans la région (Charente plus précisément) et j’en profiterai pour présenter également les autres ouvrages dont l’éditeur m’a confié quelques exemplaires soigneusement empilés dans
un coin de la maison.
Second volet de la séquence événement ! Le coursier a fini par déposer
les livres hier, autour de 17h00. Sans prévenir. Cinq minutes plus tôt et la porte était à nouveau close ! Mais ça y est, je le tiens. Quarante exemplaires.
Première réaction ? Le papier est gaufré. Il manque une photo sur la couverture (voir la présentation du blog) et il manque aussi la dédicace (voir article du même
nom) et le récapitulatif des ouvrages.
Ce sont les minuscules désagréments. En dehors de cela, il me plaît beaucoup et
je vais entamer la période exaltante de la promotion. Ce qui, en langage de chanteur, pourrait s’appeler : « la tournée ». Des infos prochainement
sur ce blog et la photo définitive de la couverture.
L’urgence de l’événement me fait interrompre la série « contacts avec l’étranger ».
Quand j’ai reposé mon portable hier, vers 10h00, j’ai eu un coup au cœur et l’air
d’Ivanovitch m’est venu à l’esprit. « Il était arrivé, le fiacre l’emportait… ». Cette chanson qui, en même temps qu’elle dit l’arrivée dit l’attente…ces mots qui ouvrent les premières
pages de mon livre. Bref, « Pour y voir Clerc » est dans les parages !
C’est l’assistante de l’imprimeur qui m’a appelé pour annoncer la nouvelle. L’éditeur m’avait en effet averti
que le paquet, pour arriver plus vite, partirait directement de chez l’imprimeur. Un coursier devait passer dans l’après-midi, mais je n’y étais pas ! Cruel emploi du
temps !
Il faudra attendre quelques heures encore, mais je n’ai guère dormi !
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