Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Texte Libre

<a href="http://www.paperblog.fr/" rel="paperblog sheumas" title="Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs" >
 <img src="http://media.paperblog.fr/assets/images/logos/minilogo.png" border="0" alt="Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs" />
</a>

Recherche

Fictions et variétés

undefinedundefinedundefined
Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 10:25

Margoton, Marinette, Fernande, Jeanne, Hélène aux sabots, Fanchon la Cousette, Pénélope, femme d’Hector, Princesse... vous les avez croisées dans les chansons de Brassens, elles sont souvent « gracieuses et fluettes » (pas toujours !) « ces nymphes de ruisseau,  ces Vénus de barrières » qui « frottent leurs joues à toutes les moustaches »… Mais, aussi nombreuses et différentes soient-elles, « tout est bon chez elles, y’a rien à jeter » et quand « le croque-notes » les accroche à sa guitare, elles ont toujours « rendez-vous avec vous ».

« Eh bien messieurs, qu’on se le dise, ces belles dames de jadis sont de satanées polissonnes ». Voilà ce qu’affirme dans un premier temps « le polisson de la chanson » et derrière ces « belles de bistrot », ils se précipitent avec lui, « ils tombent, tombent, tombent »,  les Pamphile, les Gontran, les Théophile, les Nestor ou les Archibald. Ils sont prêts à tout, ricochets, chasse aux papillons ou cueillette d’amandes « pour la bouche gourmande des filles du monde entier ». Et, « dans l’eau de la claire fontaine » Cupidon, le grand Pan, Vénus et Bacchus surveillent l’affaire et les défendent face aux cocus, croque-notes, gros dégueulasses ou « papa gâteau avec hotte sur le dos ». « Gare au gorille ! Il suffit de trois petits bonds » pour qu’ils retroussent « nonnettes et nonnains », « punaises de sacristies », jeunes veuve et « filles à cent sous ».

Mais ils savent aussi se mettre à genoux, se faire tout petits devant les jolies fleurs et les poupées. Leur apprendre à faire des ricochets, à effeuiller les marguerites, à tenir les filets à papillons ou à réparer les paratonnerres… Ils passent le pont, « font un tour sur la Grande Ourse » et, au fil du « boulevard du temps qui passe » ils fument « les bonnes vieilles pipes en bois » et laissent « couler dans leur cœur la fine liqueur de la treille ».

Sur un banc public, à l’abri d’un parapluie, « à deux pas des flots bleus, sur la plage de la Corniche » ou sous l’ombre d’un vieux chêne, « l’éternel estivant » « passe sa mort en vacances » et vous parle toujours de toutes ces « passantes », de « toutes ces femmes qu’on aime pendant quelques instants secrets ».

Brassens et les dames du temps jadis
Partager cet article
Repost0

commentaires