Je reviens rapidement sur le projet que j’évoquais avant-hier dans ce blog…
En ce qui me concerne, pour écrire les premières lignes, il faut avoir beaucoup mûri un projet et
avoir aussi traversé une période d’inquiétante dépression, comme s’il fallait loger dans ce creux là la matrice à venir… En tout cas, les signes avant-coureurs ne trompaient pas
et c’est à la date du 30 décembre, en fin d’après-midi que j’ai écrit les premiers paragraphes, sur une feuille volante (l’ordi portable étant momentanément inutilisable).
Je ne révèle encore rien de ce que j’ai en tête, mais la matière me tient à cœur et je l’aborde de
façon biaisée. Au fond, la forme que ce récit va prendre ne m’étonne guère car je l’avais anticipé suite à la lecture
d’une nouvelle de Kafka… A suivre !
Cela faisait un moment que je guettais l’événement : j’ai reçu hier enfin, par une lettre de la
responsable de publication d’Ellipses, la notification de la parution officielle de la fameuse « Petite histoire du personnage de roman », ouvrage collectif qui
s’adresse en priorité aux lycéens de premières qui ont à plancher depuis cette année sur cette vaste question…)
On se souvient peut-être que j’ai consacré en son temps un certain nombre d’articles à
« la genèse » de cette œuvre. Rappelons que le projet remonte aux environs du mois d’avril et qu’il a fallu neuf mois ( !) pour le voir aboutir (méandres de la
coordination …)
J’attends donc d’un jour à l’autre l’arrivée dans la boite aux lettres de deux
exemplaires qui me sont gracieusement offerts.
Des projets ? C’est la question que m’a posée mon éditeur lors de notre entrevue à Lyon… Des projets… Ce blog
montre que mes grandes périodes d’écriture se situent entre avril et septembre et que le reste du temps est davantage consacré à la promotion de l’ouvrage en cours.
Entre septembre et mars, il me manque du temps… Et cependant… Dans ces périodes de vacances, je
cours beaucoup dans les collines iséroises. L’élargissement des horizons autorise la « divagation » nécessaire à la création. Des idées affluent pour une nouvelle
entreprise et un signe qui ne trompe pas, lorsque je cours, c’est l’impression d’une « piaillerie de phrases ».
Je ne révèle rien sur ce blog avant d’avoir fait le départ entre les différentes sollicitations et
avant d’avoir avancé dans le projet, mais disons que trois hypothèses s’offrent à moi en ce début d’année et je trouve que chacune d’entre elles mérite d’être analysée de près
tôt ou tard !
Laquelle aura la priorité ?
Traditionnelle visite chez Aléas vendredi 28 à Lyon… L’occasion de retrouver les livres dans « leur écrin » et d’échanger quelques idées avec Maurice Glayman,
l’éditeur.
Les temps sont décidément difficiles pour les métiers du livre et tous ceux qui aiment la qualité.
La maison Aléas n’est pas aidée… Les vrais libraires disparaissent, les livres qu’ils publient ne sont pas sur les étalages… Prenons un exemple : quelqu’un passe commande,
coup de fil chez Aléas, commission, le livre arrive, est rangé dans un tiroir et le client repart, l’affaire est enlevée, quasi « sous le manteau »…
Ce qui se joue au grand jour, c’est le « tout marketing »… Pas moyen d’obtenir un soutien
quelconque, ni de la municipalité, ni de la surface de vente. La politique des libraires lyonnais est tournée vers les éditeurs parisiens, ce qui est un paradoxe quand on pense
qu’un éditeur situé au centre ville de Lyon pourrait être considéré comme un fleuron de l’identité lyonnaise… Pourtant, le directeur de collection ne manque pas d’initiatives
(une nouvelle collection vient d’être lancée sur le thème « pourquoi ? », et différents auteurs – philosophes en général – proposent à travers un ouvrage une réponse à un thème
qu’ils ont choisi)… La production d’Aléas est importante (il n’est qu’à voir le catalogue) et le site est très visité.
Face à cette situation déloyale, une part de
l’avenir de la petite édition ne se joue-t-elle pas
sur la toile ? (témoin l’indice de fréquentation de nos sites et du blog). Une amélioration pourrait être apportée : celle qui favoriserait
le paiement en ligne. Cela
faciliterait les transactions pour les lecteurs potentiels… C’est à voir…
Certains de mes proches, amis, lecteurs, connaissances m’interrogent parfois sur les retours que j’ai de mes lecteurs… « A quel public tes livres s’adressent-ils ?
Sont-ils accessibles à des jeunes ?… »
Pour répondre, puisqu’on reparle de la Route, je reprends ce commentaire qui m’est arrivé un jour sur le
blog, écrite par une élève anonyme du lycée où j’ai enseigné.
"la route,la poussière, le sable..." ce livre je l'ai adoré! je l'ai lu le mois dernier en tombant dessus par hasard à la librairie! et j'ai lu le résumé
qui m'a particulièrement charmée! je l'ai acheté et il m'a vraiment fait réver.Toutes ces aventures en si peu de temps! Aventures parfois si belles qu'elles paraissent irréalistes! Quand j'ai lu
ce livre j'avais presque l'impression d' y être !!! c'était assez etrange !!!et j'etais tellement "a fond dedans " que je l'ai lu en 3 jours je ne voulais pas le lacher !!! quand je m'en
détachais j' y pensais toute la journée c'etait comme une sorte d'obsession ! D'ailleurs en lisant ce livre on se pose pleins de questions après !? je me suis demandée si vous avez toujours des
contacts avec certaines personnes que vous avez rencontré ??? Car vous avez tout de même rencontré des gens avec beaucoup de coeur qui ne vous connaissait pas et qui en meme temps étaient assez
attachés !!! (samantha par exemple!)
Premier livre peut etre ...mais talentueux même magestueux et après cette lecture de livre je suis trop fière de vous avoir en cour !!! c'est une chance et je
pense que je me souviendrais de vous longtemps !!!
merci de m'avoir fait réver avec ce si beau roman !!!
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