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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Mercredi 15 novembre 2006
Gilda a rendez-vous avec Salvatore, et Gilda l’a rendue jalouse quand elle a parlé des deux garçons qu’elle a rencontrés en ville. Elle est à point pour tomber dans les bras de Salvatore. Mais celui-ci vient sur le ponton avec d’autres intentions. Il reste avant tout un manipulateur (curieux écho avec le personnage que jouait le même Ronan l’an dernier !).
              La première réaction de Tiziana, c’est de râler ! Elle a recours à ce masque pour cacher son trouble. Mais la scène de bouderie ne dure pas et Salvatore s’amuse assez vite au jeu de la séduction, juste pour voir, juste pour essayer « la scène de Roméo et Juliette » dont il parlait à Gigi un peu plus tôt. Tiziana la malheureuse, ne tarde pas à tomber dans le panneau et c’est un moment cruel.
 
« Salvatore : (il soupire) Ornella ne viendra pas, dommage ! Je l’aime bien, Ornella… (Il assure son espace. Tiziana est piquée au vif) On est bien là-dessus, tu ne trouves pas ? On a l’impression d’être sur une scène de théâtre, sur le balcon de Roméo et Juliette… (A part, il se souvient de ce qu’il a dit à Gigi) « Tu imagines ce que tu veux ! Tu fais ton cinéma !... Et si, par hasard, il y a une fille sur le ponton, tu en fais ta partenaire, c’est encore mieux !... Tu la fais entrer dans ton jeu. Tu lui donnes la réplique ! »… (Il prend un air inspiré et s’approche un peu plus de Tiziana) N’importe ! Toi, tu es venue jusque là… Alors, regarde vers le large, Tiziana ! Respire enfin ! Est-ce que tu sens, comme moi, ta poitrine qui se gonfle et tes yeux qui se dilatent… (Il lui ébouriffe les cheveux) Comme ça, ça te va mieux ! Ça te donne un air sauvage à tout faire craquer ! Embarquons-nous, Tiziana ! Tes cheveux se soulèvent, ta bouche est humide… »
 
Je demande à Ronan d’accompagner cette tirade d’une gestuelle qui mette en valeur « le marionettiste »… Et Tiziana est toute rouge de honte. Son corps se découvre…
 
 

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Un giro colla cinquecento !


 
 
Rubrique Goncourt :
 
Lecture des Bienveillantes (4/7)
 
 
              Autre aspect terrible du roman, c’est cette peinture impitoyable de la nature humaine, plongée dans les conditions de bassesse et de barbarie. Dégradation des corps, horreur des blessures, de la vermine, des bas instincts, pulsions sadiques, excrétions, sexe, chair purulente, spermes, caecum, fesses, verges… Cauchemars… La vie est arrivée à ce point d’horreur que la narration finit par confondre les deux niveaux de la réalité et du rêve… Une figure émerge de cette confusion, le souvenir auréolé de la sœur aimée (p374, exemple de réminiscence visuelle) Le personnage reste attachant par ces élans vers un idéal. Il y a aussi constamment, cet instinct d’humanité qui le distingue des autres : par exemple quand il s’inquiète du sort d’Ivan (fidèle serviteur d’origine bolchévik) qui, aux yeux des autres, n’est qu’un étranger qui doit mourir…
              Pour se tirer de cet enfer de Stalingrad dans lequel ils semblent tous perdus, un miracle présenté d’abord comme un rêve : en fait, c’est son sauvetage qui le ramène blessé à Berlin et qui fait de lui un héros du Reich. La blessure consiste en un trou de part et d’autre de la tempe, et cela lui confère une sorte de troisième œil, une acuité cynique qui lui enlève la propension au bonheur facile (image hugolienne qu’il faudra utiliser pour l’étude des Contemplations : p410).
 
Réaction de collègue :
 
C’est une super idée. Hier nous avons rencontré au théâtre de la Criée à Marseille Michel Schneider. Des propos clairs et très instructifs sur sa relation à celle qu’il a appelée « ma Marylin ». en fait il a été pris par cette rencontre folle entre Greenson et sa patiente. Sa recomposition s’appuie donc sur des faits réels mais va vers l’invention, vers ce qu’il sent de la vie de ces deux-là.
Du coup, toute la dimension du romanesque qui envahit le champ du biographique aujourd’hui est encore là. Dans la proposition d’écriture que tu fais, il pourrait y avoir cette optique, de mêler le vrai, le faux, sans dire ce qui appartient et ce qui est inventé. Ça laisserait aussi du champ aux élèves.
Camille Laurens qui était là aussi est allée dans ce sens…c’est moi mais ce n’est pas moi etc…
Un autre aspect intéressant du roman de Schneider c’est qu’il n’est pas chronologique, là aussi il y a des pistes d’écriture il me semble.
 
              
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Mardi 14 novembre 2006
Après la parenthèse musique, je reprends l’analyse de la répétition du mardi 7.11.Rien de particulier sur la scène des voyeuses ou sur celle des deux couples interrompue encore une fois du fait de l’heure tardive et de la censure qui semble devoir l’accompagner !... Je reviens sur la scène entre Gilda et Tiziana.
              Quand Gilda grimpe sur le ponton, Tiziana est déjà installée. Elle occupe la scène d’abord, comme Gilda l’occupait précédemment. Il y a donc effet de mimétisme. Diane ne doit pas hésiter à jouer elle aussi dans la provocation. Mais en même temps, subsiste en elle une pudeur et le poids des conventions, de l’éducation. On entre dans une scène de dévoilement sous l’effet de Gilda. Par conséquent, ce qui est intéressant à jouer dès cette scène, c’est cette découverte de soi dont le révélateur est la sulfureuse Américaine.
              Sitôt qu’elle entend le bruit de l’eau, elle se referme. Trop de honte à savoir que quelqu’un a percé à jour la cuirasse derrière laquelle elle se réfugie… (C’est toute l’histoire de la marionnette Angelika qu’on met en abyme).
              Avec beaucoup d’art et d’aisance, Gilda la met à l’aise, lui caresse les cheveux, la fait sourire et même partager son secrêt… La voilà prête à accueillir Salvatore : deuxième étape de l’éveil.
 
“Tiziana : c’est mon secret !
Gilda : tu as des secrets à cacher, toi ? (Elle la jauge) Tu n’en as pas l’air !
Tiziana : pas “des secrets”, un secret !
Gilda : et on peut savoir quel genre de secret ?
Tiziana : (elle s’allume une cigarette) : de toute manière, comme tu es là avec moi, tu vas tout savoir dans les minutes qui viennent !
Gilda : alors, pas besoin d’attendre plus longtemps ! Un secret, ça doit se dire pour être un secret ! Si la personne qui écoute sait se taire, ça devient un vrai secret…
Tiziana : (elle réfléchit un instant) : j’aime bien ta façon de présenter les choses !
Gilda : si tu savais tous les secrets que j’ai déjà partagés, moi !... Tiens, je vais t’en dire un, puisque nous sommes là toutes les deux, isolées sur la mer !
Tiziana : dis tout de suite ! Dis tout de suite ! 
Gilda : non, toi d’abord … 
Tiziana : en fait, j’ai un rendez-vous !... Et ça serait sympa si, au moins aujourd’hui, tu acceptais de nous laisser tout seuls …
Gilda : un rendez-vous ici !... »
 
 
 
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Forse Gigi l'Amoroso sposa Gilda l'Amorosa, speriamo !
 
 
 

Rubrique Goncourt :
 
Lecture des Bienveillantes (3/7)
 
 
              Affecté dans une région du Caucase, véritable tour de Babel des peuples et des langues, il réfléchit avec un linguiste sur le statut de juifs des peuples caucasiens… Sont-ils oui ou non juifs ? Les critères de réflexion sont bien sûr linguistiques mais aussi ethnologiques et religieux. Rien de très scientifique même s’il incline à croire qu’ils ne doivent pas être traités comme des Juifs. C’est pour cette relative « tiédeur » qu’on se débarrasse de lui et qu’on l’envoie sur le front de Stalingrad où la guerre s’enlise.
              L’un des attraits du roman, c’est qu’il met ce narrateur fin et cultivé en présence d’autres penseurs dont le discours est intéressant. Il prend le temps de les écouter et de recevoir leur discours : exemple du linguiste qui analyse par exemple la complexité des langues du Caucase, exemple de cet officier bolchévik qui explique l’analogie entre le système nationaliste socialiste et le système stalinien : (p365-370)… Les deux systèmes postulent un déterminisme (qu’il soit racial pour l’un ou économique pour l’autre), il y a toujours un ennemi objectif… et ce qui diffère, ce sont les catégories : les Juifs… / les bourgeois… Pour les deux partis, l’idéal est bien de construire un homme modèle. En même temps, le personnage conclut dans la supériorité du bolchévisme qui veut le bien de l’humanité alors que l’autre veut le bien pour l’Allemand. Cet avis positif ne va pas sans les nuances que souligne l’interlocuteur : l’idée que la Russie ne peut relever le défi, que l’humiliation est inscrite dans le peuple russe et que l’agitation en surface ne peut être qu’un masque.
 
Réaction de collègue :
Me voilà embarquée jusqu'à la dernière étape par notre Simon, élu par ses
nouveaux camarades de l'est. Moi qui espérais y échapper... Je pourrai
demander à Simon les détails de leurs discussions pendant les longues heures
du voyage...En ce qui concerne les débats des jeunes je leur fais confiance;
s'y jouent toutes les relations de persuasion que l'on connaît chez les
adultes, n'est-ce pas , en littérature, en politique,etc; la subjectivité y
a ss doute une grande part.  Simon est ravi, il aime ces paillettes et ces
responsabilités. Je crains même qu'il ait du mal à replonger ds ses
obligations plus scolaires et je crois déjà entendre mes collègues au
conseil.
J'essairai de vs faire un compte-rendu avec qq photos si je ne suis pas trop
épuisée.
Ravie d'avoir rencontré les camarades et d'avoir arpenté avec eux les rues
de Metz. J'espère pouvoir découvrir Rennes
 
Après un moment d'incrédulité face à la première place donnée à …., j'ai compris qu'en fait , en espérant secrètement les voir choisir un roman plus abouti, je leur demandais d'agir comme des lecteurs adultes et non pas comme ce qu'ils sont, c'est à dire des lecteurs en formation de 16 ans. J'ai essayé de me mettre à leur place et  du coup,  je trouve que leur choix est compréhensible et justifié (surtout pour Audéguy en fait!!)
 
 
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Lundi 13 novembre 2006
 
              Suite de notre réflexion sur l’habillage musical du texte tel qu’on l’envisage avec Jenny et Arlette, puisque, dans cet atelier, comme chacun sait, le texte ne se conçoit pas sans le travail de la musique et de la danse/ Claquettes
 
              Quand Gilda trône sur le ponton, composition au synthé sur le thème “streap-tease”, encore une fois si cela inspire Gilles!
              Toto Cuttogno : « l’Italiano ». Piano, violoncelle et chanteur.
              Paolo Conte : « Sotto le stelle del jazz » : basse, batterie, piano, trompette.
              Zucchero : « Senza una donna ». Le guitariste qui était venu du public pour s’installer à une table repart en fredonnant cette chanson. Chœur. Batterie. Synthé.
              Dalida : « Gigi l’Amoroso ». Mandoline et piano. « Ma Gigi, c’est toi là-bas dans le noir… », c’est le bandonéon, grand moment de l’an dernier (voir l’extrait du film sur le site du théâtre : « ceilidh », « movies », « le tango de Lou » sur http://www.atelier-expression-artistique.com) : Philippe, avec son bandonéon, apparaîtra dans le fond de la salle avec un éclairage en poursuite comme si Carolina hallucinait sur son amour perdu et que l’histoire de Gigi rendait présente son histoire.
              Adriano Celentano : « la barca » : guitare. Chœur.
              Gianmaria Testa : « Sono belle le cose ». C’est le texte qui boucle la pièce. Un poème nostalgique. Je le dirai, une bonne façon de terminer.
              Arlette est repartie avec le CD. Elle va maintenant pouvoir y travailler et dès mardi, je lui fournis le livre (l’éditeur m’a confirmé que les livres arrivent demain ou après-demain : avis à ceux qui les attendent !)

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"Sono belle le cose !"

Rubrique Goncourt :
Lecture des Bienveillantes (2/7)
 
 
              Sa place est désormais dans un Stabkommando et son rôle est plutôt celui de l’organisation, pas celui de l’exécution. Il avoue se trouver en conjonction avec la radicalité du régime même s’il n’aurait jamais auparavant imaginé en arriver là… Il admet difficilement la tendance qu’ont certains à jouir du massacre et perçoit comme un devoir la radicalisation des ordres qui arrivent d’en haut : « les » tuer tous… Il médite avec, à l’esprit, l’image de la politique de Staline et en déduit le principe suivant : si tout se fait, c’est toujours au nom d’une terrible nécessité… Et c’est lui qui se retrouve « chargé de tenir la boutique » comme l’indique l’officier qu’il remplace, lequel demande sa mutation, écoeuré par l’ordre, persuadé que le poste est réservé à des « bouchers ». Episode symbolique du petit Yakov qui joue du piano et qui, par accident est amputé puis exécuté : l’officier qui s’était attaché à lui est démis de sa fonction. Le narrateur lui aussi aimait le petit Juif et s’apprêtait à lui fournir de nouvelles partitions pour lui faire connaître d’autres compositeurs. Ainsi, le romancier procède-t-il par petites touches pour montrer que, quelque part, son personnage est cultivé, humain, généreux…
 
Réaction de collègue :
Paris a choisi : Poivre and co., Schneider et Miano...  Tout cela dans le
désordre...
 
Pour ma part, je souhaite rendre à Eric, qui me semble-t-il, a mis en 
route les échanges - merveilleuse idée - et les a nourris de toute sa 
réflexion littéraire et pédagogique, les honneurs et la gratitude qui 
lui sont dus.  En 
tout cas cet échange m'a vraiment beaucoup plu, enrichie, m'a aidé à 
penser mes perplexités et mes déboires et j'espère qu'il se poursuivra !
A Metz, nous avons évoqué la possibilité de créer un PQN (suggéré par 
Sylvain, qui riait de ce sigle peu glorieux...) ou Prix du Quart Nord 
Est, selon une liste de livres que NOUS aurions choisis, et pas 
forcément français. On a tout plein causé bouquins, et Babette s'est 
gentiment fichue de moi parce qu'à l'issue des délibérations, devant 
l'hôtel, je trouvais que ça sentait un odeur aromatique de "romarin" ? 
brûlé, dont je ne situais pas l'origine. C'était du cannabis... Cela 
dit, ça en dit long sur la décontraction de certains élèves par 
rapport aux règles et aux adultes.

Nous nous sommes en tout cas proposé de nous retrouver un jour - à 
Paris ? -pour une petite rencontre informelle, plus tard dans l'année.

Notre délégué, Baptiste, qui est super coincé et doté d'un sens aigu 
de la règle et du bien commun, était aussi assez surpris de certains 
fonctionnements du jury (et en particulier de l'"absence" de l'adulte 
présent, et du fait qu'il ait été "obligé" de "prendre" la parole), 
mais nous n'avons pas approfondi la question - je le soupçonnais 
peut-être de trop de rigidité ? - et lui avons offert "Dégâts des 
eaux" de Westlake pour le remettre du Goncourt : il n'a pas décollé du 
voyage et se bidonnait en loucedé, je vous recommande cette lecture. 
Du coup, je lui redemanderai des éclaircissements.
  J'espère en tout cas que les délégués se sentiront vraiment et avant 
tout les représentants de leurs camarades. Baptiste nous a dit qu'il 
avait l'impression que son argument selon lequel "on" attendait que 
les lycéens votent Nothomb parce que c'était l'auteur pour les jeunes, 
indépendamment de toute valeur littéraire, avait porté.

par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Dimanche 12 novembre 2006
Par souci de variété, je mets en ligne aujourd’hui et demain le résultat de notre échange de jeudi soir avec Arlette… Ceux qui ont suivi le blog l’an dernier connaissent cette précieuse amie et partenaire de l’aventure … L’un des moments clés de l’évolution du spectacle, se joue en effet au moment de la rencontre avec elle. Il s’agit comme à chaque fois de choisir les instruments et d’envisager jeux de scène et placements des musiciens. Voici le bilan de nos cogitations. On a le texte en main, le lecteur de CD, les CD et nous écoutons, pour en discuter, les propositions musicales que j’ai inserrées dans le texte.
 
              La scène s’ouvre sur l’apparition de « la Befana sotto le stelle » : c’est une sorte de farandole avec les enfants, fidèles aux deux conteuses. Gilles, qui avait composé un morceau au synthé pourrait, à la place de Angelo Branduardi : « la demoiselle », proposer une nouvelle impro sur le thème folklorique. C’est une idée à retenir.
              Paolo Conte : « Via con me ». Trio jazz. Morceau de claquettes.
              Richard Cocciante : « Il mio rifugio ». Gianmaria Testa : « Gli amanti di Roma » : au moment où il y a rêverie amoureuse, et c’est le cas quand Carolina se souvient, et quand Gilda anticipe sur son été torride, on fera apparaître dans le public « un beau guitariste ». Les textes seront si possible chantés.
              Adriano Celentano : « C’é sempre un motivo » au synthétiseur et sans doute appui paroles que j’assumerai cette fois-ci sans le kilt (j’aime ce texte !)...
              La suite demain...

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Altri musiciani a prossimita del pontile !

 

Rubrique Goncourt : le tiercé des régions.
 
Si on reprend le découpage des régions que nous propose le GDL et qui place
ainsi l'académie de Nantes dans le Sud-Ouest (bienvenue dans le Sud, même si
de chez moi cela fait pas mal de kms), nous nous retrouvons avec 6 tiercés
auxquels il faudrait ajouter celui des lycées étrangers dont nous n'avons
pas de nouvelles (dommage).
-Nord-Est: Miano, Poivre, Vallejo
-Nord-Ouest: Nothomb, Boulin, Miano
-Paris et région parisienne: ?(à compléter)
-Rhône-Alpes: Miano, Schneider, Vallejo
-Sud: Miano, Schneider , Vallejo
-Sud-Ouest: Audeguy, Miano, Poivre
Tiercé des tiercés: Miano, Vallejo, et ex-aequo Schneider et Poivre
Réaction de collègue :
 
>
Les 13 délégués du Sud, réunis à Perpignan ont élu Valléjo, Schneider et
> Miano.
> Nina ma déléguée a été élue avec Chris, de Nice.
>
 
Les 11 délégués de l'Est ont élu Miano, les Poivre et Vallejo. Un 
garçon et une fille ont été élus, Simon, de Briey, élève de Florence, 
et Christine (la grâce même) de Strasbourg, élève de Didier.
Les profs quant à eux ont fait une épatante visite de Metz, très belle 
ville chaleureuse (dont j'imaginais qu'elle était une triste et grise 
ville de garnison), sous la houlette d'un truculent et enthousiaste 
vieux petit Québécois, M. De L'Isle, comme Rouget.
Il y eut toutes sortes d'échange, et nous débattîmes entre autres  
ardemment de littell.
 
A Rouen, le tiercé est (dans l'ordre) : "Journal d'Hirondelle", "Ouest", et
"Contours du jour qui vient".
Il reflète vraiment ce qui s'est passé dans la classe : ce sont les livres
qui ont le plus circulé, dont ils ont le plus parlé, quitte à polémiquer
parfois . Nothomb avait ses détracteurs, mais aussi ses partisans. Valléjo a
bénéficié d'un très bon bouche à oreille, le 1er élève qui l'a lu ayant été
emballé. Miano les a beaucoup touchés. A mon grand étonnement, "Fils unique"
n'était pas loin du tout. Tous les autres livres sont vraiment très loin
derrière.
 
A Poitiers, ni Nothomb ni Poivre ( ouf !) mais Audeguy, Miano et Bataille.
 
on connait donc les tiercés de
Rennes( nothomb boulin miano)
nantes ( audeguy miano poivre)
sud ( vallejo scheineder poivre)
est ( miano poivre vallejo )
 
voici le choix de Lyon , sans ordre :
 
Miano - Scneider - Vallejo
 

Bonne continuation à tous ceux qui vont se rendre à Rennes. N'oubliez pas de
nous raconter cette étape qui n'est pas vraiment l'ultime.
Dans la région Sud, ceux qui ne vont pas à la finale regrettent surtout de
ne pas rencontrer certains d'entre vous, notammant Agnès et Eric (au fait,
serez-vous à Rennes?) qui nous ont accompagnés avec tant de passion.
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Samedi 11 novembre 2006
11.11 : Répétition du 7.11 (3/5)
 
              Scène inédite : celle de l’apparation de Gilda sur le ponton… Pour proposer cette répétition de la scène, il fallait attendre que Coralie ait eu le temps de découvrir son personnage… Arrogance, lascivité, narcissisme, volonté de jouissance… Il y a tout cela dans Gilda, et elle l’a bien compris.
              Je lui rappelle également que c’est la première fois qu’elle apparaît au public, et que, logiquement, elle trône sur son ponton. C’est donc une scène lente, qu’il faut savourer. Elle joue la provocation, comme si elle devinait que quelqu’un la regarde (le public, certes, mais aussi les trois filles qui la scrutent du rivage avec des jumelles !…) Le public en tout cas  la découvre et ne l’aime pas. Il y a quelque chose de choquant dans son attitude. Coralie, par son jeu, doit tout faire pour déranger.
 
« (…) La vie est si facile ici… Elle se contemple dans l’eau comme en un miroir. Je baigne mon visage dans le miroir de l’eau… Mes traits sont lisses. Fins. Les odeurs fortes de la mer me remuent le ventre. Le soleil me trouve belle et, comme un nénuphar doré (pas jaune ! Pas blanc !), comme un nénuphar doré, je m’épanouis à la surface du jour. (Elle se contemple. Se caresse les bras, les jambes, se frotte les yeux, les ouvre tout grands) La musique du grand jour monte de la place du marché et je referme les yeux pour l’écouter."
 
Musique – Gianmaria Testa : « Gli amanti di Roma »
"Sono bella sotto il sole..." Gilda.
Rubrique Goncourt :
              Moment intense que celui de ces délibérations. Tables dressées. Climat d’attente. Scénarisation du suspense. Caméras de France 3, de TV Rennes, délégués venus du Grand Ouest, circulant ébouriffés dans les couloirs, tiercé sur les lèvres, avant le huis clos de trois heures… Nous autres collègues enfin réunis, enfin identifiés, faisons traîner un bon café et de bonnes conversations…
              Le verdict va tomber. Une porte dérobée branle. Mais il n’y a pas de poignée. « La poignée, s’il vous plaît ! » réclame une voix fébrile.
              Piétinement dans l’escalier en colimaçon. Les délégués vont se relaxer deux minutes à l’extérieur, respirer l’air frais, le grand ciel bleu, répéter le discours à tenir. Des noms circulent, en même temps que les voitures. Une manif passe. Claxon strident. Banderolle. A moins que ce ne soit l’impatience qui se cherche des métaphores. Ils remontent l’escalier. La porte ne peut plus se dérober.
              Les délégués retiennent le souffle, silence absolu dans la salle… Verdict dans le désordre : Nothomb, Miano, Boulin…
              Chloë, la déléguée de la classe, rentre éblouie de cette journée à Rennes.
              Demain, les tiercés en régions...
 
Réaction de collègue : quelques résultats à partir d’aujourd’hui…
A Nantes, ont été retenus :
Miano
Audeguy
...et les Poivre
( J'ignore l'ordre )
Mystérieusement, Nothomb, présente dans la majorité des sélections, a disparu du choix final...

N.B. : visite du Nantes des écrivains très agréable, avec en plus un petit miracle puisqu'en sortant du passage de la Pommeraye , lieu de tournage de "Lola", nous nous sommes retrouvé-e-s nez à nez avec ...Anouk Aimée en personne. Quel talent, ce prix Goncourt des lycéens !
 
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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