Puisque des films de Kéchiche il était question, je
mets en ligne aujourd’hui la deuxième partie du projet de travail en cours autour et à partir de « l’Esquive »…
Les hypothèses
Compléments : la personnalité du réalisateur et son parcours. Implications ?
Analyses à partir de l’affiche.
Le film et le milieu.
Le théâtre de Marivaux.
Je dirai demain comment ce film me sert aussi de rebond pour « récupérer » le programme officiel de la classe de quatrième.

Présentation de la pièce : « les Jeux de l’amour et du hasard »
Les enjeux de langage chez Marivaux
Les personnages de Marivaux et le thème de l’esquive.
La réalisation progressive de la mise en scène
Le début : les personnages, le décor, la communication (la fonction identitaire de la parole).
Le langage de la banlieue (intonations, verlan, insultes, néologismes, argot, autres langues, métaphores, syntaxe, gestuelle) et les situations
d’énonciation : les discours de Fathi.
Le projet du film : rencontre avec le théâtre de l’élégance et de l’aristocratie.
par Eric Bertrand
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Cinéma
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A propos de « la Graine et le mulet », j’évoquais un travail que je mène en classe de quatrième dans le cadre de
l’opération « Collège au cinéma » qui implique notamment la projection de « l’Esquive » aux élèves. Je profite de cette occasion pour montrer que, dans
l’enseignement du français, rien ne doit être jamais gratuit et que toute activité, pour l’élève qui sait en tirer parti, doit être l’occasion d’une ouverture et d’une
réflexion.
Voilà donc, à partir de demain, ce que je propose autour de l’Esquive… Film qui, on s’en souvient peut-être, évoque la réalisation d’une
mise en scène de la pièce de Marivaux « les Jeux de l’amour et du hasard » dans le cadre d’une cité de banlieue. Projet fou quand on sait l’écart qu’il y a entre le
degré zéro de la langue en banlieue et ce degré extrême de l’élégance que représente le théâtre de Marivaux… Et si, justement, les extrêmes avaient un point commun…
par Eric Bertrand
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Cinéma
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Le titre de l’article n’est pas simplement un jeu sonore dont le « mordant » Jack
était friand… C’est simplement un retour sur mon projet théâtre au collège… Si je reste en poste au collège (n’oublions pas que je demande dès cette année ma mutation au lycée), je monte un
projet à PAC en sixième comme je l’ai déjà expliqué précédemment.
A partir de quelle base ? Là était la question… Après avoir songé au Jack, j’en
suis venu moi-même à la conclusion que le texte était trop dur et « décoiffant » pour des sixièmes (même décoiffés !)
L’idée serait de revenir plus raisonnablement à des cadres qu’ils abordent dans les programmes de sixièmes… Pourquoi pas un atelier d’écriture à partir des
Fables de La
Fontaine. On sait que je réfléchis en ce moment à
l’animalité et ces créatures bondissantes conviendraient bien à cette expérience de théâtre.
Comme Shakespeare, on sait que Marivaux
La situation initiale est simple et très marivaudienne, deux êtres éplorés, déçus par l’amour, se trouvent rapprochés
par une complicité d’amitié. Ils ont soupiré, ils ont été blessés, ils ont plu, ils ont voulu plaire, prennent plaisir à se le dire, à se le faire remarquer, à analyser le flou du sentiment, à se
l’entendre dire, à se sentir seuls et à nouveau disponibles sans pour autant consentir à se vouloir abandonnés.
Car la machine à séduire est prompte à se déclencher et il est toujours si doux et enivrant de tomber peu a peu dans les mailles du filet amoureux. C’est à ce
plaisir là que cèdent facilement les deux amants blessés qui se recomposent un visage et un cœur et qui finissent par s’avouer qu’ils s’aiment.
La pièce est un peu lente,
manque de rythme, mais l’analyse est toujours aussi fine… c’est le
scalpel du naturaliste qu’on devine derrière les ombres des amants… Et l’obsession de Marivaux à faire durer cette situation de jeu qui précède la « chute dans le
mariage ». Le metteur en scène l’a bien compris quand, dans les derniers instants de la pièce, il fait allumer la salle. Les personnages disent alors, disent enfin, « qu’il faut se
marier » et la belle lumière de rêve dans laquelle baignait la scène a
cédé la place à la lumière crue des hommes et du monde et de la fin du
spectacle
jubilatoire des cœurs qui battent déjà beaucoup moins fort.
a fourni le plaisir de la scène aux premières expériences de l’atelier d’Expression artistique. Nous avons assisté mardi soir à la pièce moins connue de cet auteur, « La Seconde surprise
de l’amour » dans une mise en scène de Luc Bondy.
Comme je l’indiquais récemment, l’accès à You Tube m’amène à diffuser sur le net et de façon progressive, l’ensemble des
spectacles sur DVD que j’ai à disposition.
C’est un héritage important que je lêgue puisque beaucoup des acteurs qui ont participé à mes pièces n’ont pu récupérer tous les supports.
En même temps, pour tous ceux qui n’ont pas pu assister aux spectacles ou qui ont lu les pièces sans imaginer « le rendu » sur la scène, c’est
l’occasion de découvrir autrement les textes.
J’ai donc
mis en ligne Gainsbourg, quasi en intégral, « Jack », et je suis en train de travailler sur
« le Loft » dont l’acte d’introduction est déjà disponible. Vous pouvez accéder à ces vidéos en construction en tapant « sheumas1 ».
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