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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Mardi 13 février 2007
              La scène 4. Autre scène « inédite » sous cette forme… Nouveau numéro de bravoure des deux sœurs où l’on voit l’excentricité de Carolina (qui a la drôle d’idée de venir faire ses céramiques sur un ponton : elle arrive péniblement à les véhiculer jusque là à la faveur d’une entrée en scène plutôt folklo, pots, pinceaux, peintures posés sur une planche !)
              Elle vient là aussi pour retrouver un peu de sa jeunesse, le ponton étant une constante sollicitation (la fameuse « branloire perenne » chère à Montaigne, d’où les propos cités ci-après…) Nous sommes encore dans les scènes d’expo et le lecteur-spectateur doit percevoir quelque chose derrière ces deux conteuses… Quelque chose qui touche leur vie privée et leur passé. Les fameuses fractures existentielles…
              L’un des facteurs comiques de la scène, c’est l’attachement viscéral de Francesca qui ne supporte pas de laisser partir sa « jumelle » et qui vient la retrouver malgré son grand âge ! D’où une nouvelle petite dispute suivie bien évidemment de réconcialiation !
 
« (…) Carolina : (agacée) : ici,c’est un endroit idéal pour trouver le silence et l’inspiration. A condition de ne pas être importunée… (Soudain gênée par son agressivité) Je dis pas ça pour toi ! Mais, vois-tu, pour réaliser mes céramiques, j’ai besoin de calme ! Et le calme, ça ne dure pas longtemps crois-moi !... Dés onze heures du matin, les jeunes du camping commencent à arriver sur la plage. Le ponton devient alors une véritable caisse de résonance ! On dirait qu’ils le font exprès et qu’ils n’ont que le ponton pour s’amuser !… Mais, j’ai très bien compris… Dans le fond, le ponton, c’est la jeunesse, le temps, la vie qui passe… Du matin au soir, ils défilent, ils se battent pour monter les premiers, ils plongent, ils disparaissent, ils reviennent à la surface, ils reprennent leur place, ils chuchotent, ils crient, ils s’esclaffent, ils pleurent, ils font des expériences… et des taches sur la peinture. Comme dans la vie réelle… »
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Un posto ideale per trovare l'ispirazione...
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Lundi 12 février 2007
Quelques détails sur la reprise des scènes de l’acte 1. Je ne vais pas reprendre les analyses que j’ai fournies à propos du texte et de son interprétation… On trouvera dans ce blog des indications précises sur chacune de ces scènes (et je vous invite, Marion et Aurélie à le faire afin de gagner du temps et réfléchir sur votre personnage : par ailleurs, la version narrative de l’ouvrage est très utile aussi pour mieux comprendre contexte et psychologie… et puis, sur la Sicile, il y a « Donna Mimma » de Pirandello vu en cours en seconde…)
              La scène du prologue : entrée en scène et réactivité des enfants. Le prologue dure environ 15 minutes et c’est un morceau de bravoure ! « Les enfants » sont appelés par Carolina qui entre à grands cris sur la scène.
              Quand ils sont installés, elles commencent leur discours. Le texte postule la présence du public et implique une série de réactions qui amènent les enfants à réagir. Les Befana leur indiquent à quels moments elles attendent une réaction (interrogations, applaudissements, excitations), mais en même temps, elles captent l’intensité de leurs regards. Et Jenny confie que c’est un réel plaisir de raconter cette histoire devant l’émerveillement de ses partenaires !
 
« … Carolina : à un enfant dans l’assistance.
Descendante du Petit Prince tombée d’avion ?... Non !... Drôle de poisson volant surfant sur une vague de nuages ?... Non !... Espèce de rêveuse aux cheveux d’or tombée des nues !... Non !... Non et non ! Niente cosi… »
 
Strano pesce caduto delle stelle?...... Niente cosi !
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Samedi 10 février 2007
              Pour la première fois aussi sur la scène, avec l’aide d’Alain, nous avons tenu à mettre en perspective la série musicale qui accompagne les scènes : cela donne de la profondeur à l’acte. Du rythme aussi.
              Quelques temps forts, « Via con me » de Paolo Conte quand les « Befana » essaient de danser et s’essoufflent, les rebonds sur le dernier Celentano, leur moment de rêverie amoureuse sur Cocciante et « il mio rifugio », celui de Gilda, lascive sur « Gli amanti di Roma », la parade de Gigi sur « l’Italiano » de Tutto Cuttogno et enfin le désoeuvrement des deux garçons sur Zucchero « Senza una donna » que je traduis pour eux sous la forme : « privé de femmes » !
              Une parenthèse demain… Reprise du blog lundi matin…
Senza una donna, solamente masquerri !
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Vendredi 9 février 2007
Pour redonner le moral à la troupe, rien de tel qu’un filage (même si, pour celles qui arrivaient, cette approche avait de quoi inquiéter…). J’ai fait quelques interruptions pour rappeler les grandes lignes mais globalement tout a pu se dérouler sans difficultés.
              Musique, bruitages, lumières, chronométrage, tournage, bref, il y avait de la variété sur la scène. Alain avait notamment préparé des bruitages qu’il a distillés tout au long de l’acte… D’abord, quand Gilda apparaît sur le ponton, à la scène 1, le spectateur entend la rumeur de la mer et quelques mouettes… De quoi se mettre dans l’ambiance ! Aussi bien côté public que côté scène… C’est important pour Gilda qui en profite pour se délasser et jouir de l’air du temps.
 
« (…) Gilda : il est à peine huit heures du matin… Qu’on est bien ! Elle se redresse, fixe l’horizon. Ma nouvelle maison est en face, à Torremuzza... Tout là-bas, sur la plage… Elle est blanche. Blanche sous le ciel bleu. Elle est belle ! Une maison de carte postale… Sur la colline, on distingue le village de Santo Stefano di Camastra. Le village de la céramique !... C’est l’été (…) »
 
Sono bella sotto il sole del mattino...
 
              Puis nouveau bruitage d’eau clapotante quand Francesca aborde au ponton. Enfin, au bar, scène 5, bruits de rue, klaxon…
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Jeudi 8 février 2007
L’atelier a repris la « vitesse de croisière » d’un mois de février… Les comédiens sont bien à leur place et nos « petites nouvelles » ont témoigné d’un excellent esprit de troupe. Aurélie sait déjà tout le texte de Lauredana et épouse très bien le point de vue de cette commère qui reproduit l’esprit des Anciens… Quant à Marion, qui hérite du texte le plus long à apprendre, elle témoigne d’excellentes aptitudes face à la difficulté. Enthousiasme et souplesse sont des qualités importantes quand on prend un rôle au pied levé.
              Pour Gilda, c’est une renaissance… D’abord, du point de vue du texte (Coralie a très bien dit le fameux monologue qu’elle redoutait tant) et puis du point de vue du jeu : beaucoup plus à l’aise dans ses manières, ses déplacements, et la nécessaire arrogance mêlée de narcissisme du personnage.
              Matthieu avait chaussé des lunettes de soleil dont il jouait parfaitement dans son numéro d’Italien. Et puis il a progressé dans la façon dont il articule la langue italienne et notamment son fameux « una principessa ! ». Jenny me fait remarquer que c’est sans doute une rémisniscence de l’un de mes films favoris : « la Vie est belle » (dans sa première partie, celle qui chante l’amour pour la « principessa » !). Je reviens dans les jours qui viennent sur le contenu de cette répétition et notamment sur l’intervention d’Alain, le technicien.
Synopsis
 
Principessa !
 
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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