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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Dimanche 14 janvier 2007
Parenthèse dans l’évocation de la répétition de mardi, parce que j’ai eu au téléphone hier un garçon dont j’appréciais à la fois le talent et le sérieux et qui travaille à présent dans le secteur de l’audio-visuel. Il s’agit de Raphaël qui a joué d’abord dans « Jack, on the route again », puis dans « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut ». Il incarnait le père de Jack, puis Dean Moriarty, puis Serge
              C’est dire l’importance des rôles. Beaucoup de force et de concentration dans sa façon de jouer, et le souvenir de moments intenses, sur les routes américaines en compagnie de Jack (avec, en fond, la musique de Mike Oldfied, « Ommadawn »), ou dans le « Kangourou club », debout sur une table, entouré de la bande à Bonny and Clyde
              Raphaël propose d’être là pour la représentation, avec un matériel qu’on va louer. Il s’en occupe et me tient au courant (il est installé à Paris). A la différence du « professionnel » de l’an dernier qui n’avait même pas pris le temps de voir une répétition en entier, Raphaël demande le scénario (que je lui envoie dès lundi) et il sera là pour prendre des repères bien avant…
              Je vous en informe donc, notamment vous, les comédiens et musiciens du Ponton, qui avez toujours plaisir à retrouver l’émotion de la scène sur vidéo… Il y aura un tournage de qualité pour la dernière de l’atelier théâtre… Car vous avez compris que c’était (sauf cas de force majeur !) LA DERNIERE ! Que cette perspective vous donne envie de vous surpasser encore davantage…
              C’est en tout cas un immense plaisir de retrouver ainsi d’anciens comédiens et de les voir intervenir sous une autre forme à nos côtés !
 
Il padre............
 
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Samedi 13 janvier 2007
 
Acte 2, scène 3 (1). Au moment de l’accostage, il y a forcément du burlesque… Carolina, plus « leste », se hisse la première sur le ponton en réclamant vainement de l’aide des deux jeunes un peu sidérés par le spectacle. C’est Francesca qui pousse Carolina et, en poussant, elle tombe dans les bras de Lauredana.
              Enfin, les voilà toutes les trois « en haut ». Les commérages peuvent commencer : il y a de cela dans la gestuelle et les paroles des deux femmes qui se laissent aller à leurs bavardages si bien que, témoin silencieux, Lauredana (qui a, on s’en souvient, le goût du commérage !) ne peut pas en placer une… C’est justement sur ce motif qu’il faut travailler : l’éternelle question d’un personnage muet au théâtre… Quelle contenance lui donner ? Quand on comprend « qui » on joue, on peut facilement exister aux côtés de ceux qui parlent… Pour ne rien dire !
 
Che cosa si svolge sul pontile ?
 
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Vendredi 12 janvier 2007
Comme prévu, c’était mardi le retour à la scène. Il manquait Salvatore, malade, mais le reste de la troupe était présent et notamment Francesca et Carolina, qui ont jusqu’à présent travaillé seules et sur enregistrements MP3.
              Nous avons donc opté pour la mise au point des deux scènes « inédites » : celle pendant laquelle elles accostent au ponton et celle pendant laquelle elle « dérangent » les deux couples.
              Dans les deux scènes, les accessoires jouent un rôle important : elles arrivent en effet en bateau pneumatique. Motif burlesque de ce pneumatique et des tenues qu’elles vont porter. Elles arrivent par la salle et une poursuite les met en lumière dans cette traversée… Palmes, combinaisons de plongée accentuent le caractère ridicule et évacuent le souci du port de « maillot de bain » en public…
              Demain, je reviens sur la confrontation dans la première des deux scènes…
 
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A Torremuzza ?...
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Jeudi 11 janvier 2007
                   Je finis les propos sur Hugo aujourd’hui avant de revenir dès demain sur une série d’articles consacrés à la répétition de mardi soir et la reprise intense des activités liées au théâtre. J’ai du pain sur « les » planches. Mettons de côté la « levure hugolienne », j’y reviendrai quand tout sera fini. Une dernière indication importante cependant pour ceux que « la genèse » intéresse…
              La caractéristique d’un ouvrage collectif c’est qu’il répond à une norme unificatrice. L’éditeur vient d’envoyer à chacun des auteurs des consignes d’écriture (nombre de pages - et de signes – définis !). De la même façon, il propose quatre rubriques principales qui comportent chacune un certain nombre de pages.
             La difficulté, étant donné l’avance que j’avais prise dans ce domaine, c’est celle de tout recadrer ! En d’autre termes, de filtrer mes écrits… C’est sans doute un avantage, d’autant que l’éditeur insiste sur la nécessité de tenir compte du lectorat visé : un public de non spécialistes.
 
 
Un occhio sul pontile ?
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Mercredi 10 janvier 2007
J’ai parcouru les Misérables en trois jours, notamment réfléchi sur le chapitre « Javert déraillé » qui pose la question du « gouffre » et de la conscience, constamment à l’ouvrage dans ce roman. Valjean a fini par coincer Javert ! Et Valjean est le produit d’une conscience qui renvoie à Dieu, ce que Hugo appelle « le On qui est dans les ténèbres ».
              De beaux chapitres sont consacrés à Jean Valjean tout au long du roman et il est intéressant de les approfondir. J’aborde le 29.12, Notre Dame de Paris. C’est le personnage de Quasimodo qui attire d’abord mon attention et la façon dont Hugo le présente à l’échelle de l’édifice qu’il habite. Ce surdimensionnement est celui qui marque aussi bien le monstre Gwynplaine que le héros Gilliatt. J’achève le survol le 30.12, et je trouve entre l’archidiacre Frollo (visage d’André Cuny qui a terrorisé mon enfance, en contrepoint à celui tellement charmant de Gina Lolobridgida !) et Gwynplaine des similitudes intéressantes.
              Je reviens dans la foulée au roman Quatrevingt-treize, le dernier que je dois reparcourir avant de m’attaquer à l’écriture proprement dite (mais j’ai déjà noirci de nombreuses pages de notes et le plus dur sera de mettre de l’ordre là-dedans et de ne pas excéder les vingt pages demandées. Fin du survol de reconnaissance de Quatrevingt-Treize : une réflexion sur les trois figures de héros qui se disputent le tournant historique, monarchie, république, Terreur.
              A partir du 3.01, je reprends l’Homme qui rit et les Travailleurs de la mer que j’ai bien en tête et je travaille à la rédaction avant la reprise des cours qui, c’est une chance, sont prêts, mais ça, je l’avais anticipé !
 
UrsusHomo.jpg
 
Ursus, un vecchio amico !
 
 
par Eric Bertrand publié dans : publication
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