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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Mardi 26 février 2008
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               Evidemment, je me suis projeté à travers ce personnage qui écrivait avec précaution son histoire au fur et à mesure qu’il avançait dans son aventure. Les points communs ? On les retrouve dans « La Route, la Poussière et le sable »… La même motivation, les mêmes paysages, la route, la fascination pour « le wild », les personnages.
Par quoi commencer ? Que le lecteur visionne à nouveau le beau clip de Fred qui figure au début de ce blog…
               D’abord la motivation… Pour quelle raison quitter la France et partir si loin de ce à quoi j’étais habitué, préparé ? Citadin lyonnais, installé dans une ville prospère, les études marchent bien, je m’entends bien avec mes parents, j’aime mon frère et ma sœur, j’ai des amis, je sors… Et pourtant, cela s’imposait à moi, je venais de passer ma maitrise, la logique aurait voulu que je passe l’examen final pour devenir professeur…
               Je ne voulais pas entrer dans le rang, être nommé sur un poste et l’occuper jusqu’à la retraite. J’avais un ami proche qui déjà thésaurisait, travaillait l’été et cherchait à entrer dans la banque qui allait ultérieurement lui offrir un emploi juteux. Je ne m’y reconnaissais pas, je voulais tenter autre chose, loin de tout. Juste tenter…

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par Eric Bertrand publié dans : Cinéma
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Lundi 25 février 2008
                La route qui mène Alexander Supertramp en Alaska est semée de rencontres et de temps forts : le hippie et sa femme qui revivent en sa compagnie les heures fortes de leur jeunesse. Le vieux retraité qui veut faire d’Alex son héritier et qui réapprend l’enthousiasme à ses côtés. La jeune fille sensible et artiste qui tombe amoureuse de lui… Le fermier qui tient une grosse exploitation et qui l’embauche pour un temps....
                 Ils sont tous charmés par ce garçon dont l’énergie les ébranle et les amène à se remettre en question. 

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par Eric Bertrand publié dans : Cinéma
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Dimanche 24 février 2008
               La véritable motivation de Alexander Supertramp, c’est ce que jack London appelle « the Call of the wild ». Ce magnifique roman qu’on traduit faiblement par « l’Appel de la forêt » et qu’on a encore trop tendance à considérer comme un roman pour enfants… Un enfant de nos collèges, avec bonbons, i.pod et portable dans les poches, peut-il comprendre ce que c’est que le « call of the wild » ?
Alex l’a bien compris. Le film met en parallèle deux périodes : celle de la quête de l’Alaska et celle de son séjour dans une carcasse de bus perdu au cœur de la nature.
               Un Ecossais, John Muir, a posé il y a plus d’un siècle le principe selon lequel « Wilderness is a necessity ». A partir de ce principe, il a créé les grands parcs de Yellowstone et Yosemite.Alex a trouvé que cet appel valait bien mieux que celui de la réussite sociale.

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par Eric Bertrand publié dans : Cinéma
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Samedi 23 février 2008
                     En même temps que le récit d’une aventure haute en couleurs, il m’a semblé que le film offrait un tableau très juste des Etats-Unis, marqué par les fausses valeurs d’une politique de la promotion personnelle, d’une éducation fondée sur l’argent, d’une éthique qui érige la réussite professionnelle comme principe unique.
                     Dans ce contexte, le libre penseur apparaît toujours comme un marginal, un dérouté. Les immeubles, les voitures, la densité du traffic, la rigueur de la loi et la présence obsédante de la police l’écrasent et le défient constamment. (Terrible image de Los Angelès au milieu du film…) Seule, la nature américaine lui offre les grands espaces et un cadre propice à l’épanouissement et aux fantasmes de la vie sauvage, loin des interstates (le film montre les grands lacs, les torrents tumultueux du Colorado, les massifs rouges du Grand Canyon, les rouleaux du Pacifique, les forêts d’Alaska et du Yukon cher à Jack London, souvent cité par Alexander Supertramp…)

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par Eric Bertrand publié dans : Cinéma
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Vendredi 22 février 2008
               C’est le titre d’un film qui secoue… Je l’ai vu lundi soir, il est long (2h30) et je n’ai pas bien dormi, bouleversé par cette histoire à laquelle je me suis dès le début identifié ! A tel point que je prévois une série de huit articles pour tâcher de l’expliquer, d’abord par l’intérêt du film puis par les échos qu’il a produits dans ma conscience par rapport à ce que j’ai déjà écrit.
               Le film raconte l’histoire vraie de Christopher MacCandless, 22 ans et promis à un brillant avenir. Alors qu’il est en passe d’intégrer la grande université de Harvard, il prend la route et abandonne tout. Le voilà lancé en direction de l’Alaska dont il fait un motif obsessionnel, « the wild ».
Dakota, Colorado, Californie, route, rail, rapides, voitures, trains de marchandises, kayak… Aventure semée de rencontres et de confrontations au bout de laquelle celui qui a choisi comme pseudonyme « Alexander Supertramp » entre en pleine fusion avec la nature âpre et sauvage d’Alaska où il devient un loup d’abord enragé puis famélique…
                 Vous pouvez retrouver certaines des images fortes de ce film sur les liens suivants :
http://fr.youtube.com/watch?v=UDorNilxPUY&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=2LAuzT_x8Ek

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par Eric Bertrand publié dans : Cinéma
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