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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Lundi 21 janvier 2008
J’évoquais la venue de Julien Clerc à Brest et si je n’ai pas eu la chance d’aller le voir, deux de mes amies m’en ont fait un bon reportage que je mets en ligne avec leur autorisation (ainsi que leurs photos pour les fans !) Merci encore à Liliane et Nathalie ! 
 
Concert Julien Clerc
au Quartz de Brest le 19 janvier 2008,
tournée baptisée "Intimes"
 
Deux musiciens l'accompagnent, aux talents très divers, claviers, guitare, guitare basse, flûte etc. Lui-même au piano sur un "Bösendorfer"
 
Costume noir, sur une chemise noire ornée de broderies dorées, devant et sur le col. Longiligne et svelte, cheveux courts.
 
La salle : le grand théâtre du Quartz, rempli jusqu'au balcon du deuxième étage, 1500 personnes, tous âges, sans doute pas mal de soixantenaires, sa génération.
 
Il entame son concert par trois chansons d'Etienne Roda-Gil à qui il rend hommage
Il parsème son concert d'anecdotes : l'une sur Hair ; pendant qu'il enlève sa veste, il raconte qu'une femme lui a crié "à poil" et qu'il a répondu qu'il ne le faisait pas et qu'il ne l'avait jamais fait car pendant cette fameuse scène de Hair, où ses camarades, planqués sous la table recouverte d'un drapeau américain se déshabillaient, lui était dessus et chantait donc ne pouvait se déshabiller…; une autre sur Maxime Le Forestier qui dit toujours être beaucoup plus jeune que lui (ce qui est vrai… comme je l'ai vérifié, Juju est de 1947, Maxime de 1949), précise avant ou après avoir chanté une chanson que les paroles sont de Carla Bruni, mais c'était avant, dit-il… qu'il est content d'être à Brest (celle-là tout le monde le fait) mais rajoute que c'est parce qu'un grand navigateur, Francis Joyon, partage son hôtel, pense-t-il
 
Il chante, en version acoustique, et c'est formidable, This melody, Ma préférence, Femmes je vous aime, qui a attiré un cri dans la salle, nous aussi … Utile, Fais-moi une place, Les séparés d'après un texte de Marceline Desbordes-Valmore, précise-t-il, et beaucoup d'autres dont je ne connais pas le nom et rajoute plusieurs bis, dont évidemment Mélissa, accompagnés debout par presque toute la salle. Un courant passe, il fait chanter le public à plusieurs reprises et j'ajoute que le public chante presque bien… 
 
Beaucoup de plaisir. Il chante bien, joue excellemment du piano, possède une excellente diction, et ce genre de formation - trois musiciens, lui compris - est tout ce que l'on peut souhaiter. Une excellente soirée, d'où sont sortis des gens "épanouis et heureux"
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par Eric Bertrand
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Dimanche 20 janvier 2008
            Puisque l’acte d’écrire suppose une recomposition du réel, la situation du narrateur qui écoute la fameuse « cassette-madeleine » de Julien Clerc est imaginaire. Je n’ai pas écouté cette cassette un jour de déménagement comme je le prétends dans « Pour y voir Clerc »…
            Pourtant, les réminiscences qui accompagnent cette série de chansons sont vraies (pour la plupart !) Maintenant que le livre est sorti, que je suis soulagé, je me suis amusé à inscrire sur CD le contenu de cette cassette et voilà, pour ceux qui n’ont pas le livre, les perles qu’elle contient, dans l’ordre des chapitres : « Ivanovitch », « l’Eléphant est déjà vieux », « Adélita », « Zucayan », « Le Caravanier », « Sertao », « la Californie », « Cris, Tambours et masques de guerre », « Rolo le Baroudeur », « les Fleurs des gares », « Niagara », « Elle a au fond des yeux », « Le Patineur », « Des jours entiers à t’aimer », « La Fille de la Véranda », « Si tu reviens », « Ce n’est rien », « la Petite sorcière malade », « Yann et les dauphins », « La Veuve de Joe Stan Murray », « les Menhirs », « la Citadelle ».
            Ainsi Julien m’accompagne doublement en ce début d’année, par le texte et par les chansons. Parmi ces titres, s’il y en avait une que vous choisiriez, ce serait laquelle et pourquoi ?

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par Eric Bertrand publié dans : Ecriture et réécriture
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Samedi 19 janvier 2008
            Il chante « les menhirs » et « Quand femme rêve »… Avant, on le traitait de chèvre sans savoir que cette voix emportait vers un ciel plus bleu, tout au fond de l’horizon, « là-bas, vers Ouessant ».
           « Quand femme rêve un cerf-volant »…De ce côté du monde occidental où la mer cogne, coud et découd ses moutons blancs, jette des boucles de lichen en haut des mégalithes et fait monter le vol des albatros, il revient enfin…
           « Ne m’attends pas trop longtemps à l’ombre fraîche des menhirs, la lande restera la même avec fougères et bruyères… »… Je vous l’annonce, moi qui viens hélas de quitter la Bretagne, Julien passe à Brest aujourd’hui… Mais j’ai deux amies qui y seront et qui nous en rapporteront un reportage…

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par Eric Bertrand publié dans : voyage
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Vendredi 18 janvier 2008
Au chapitre des retours de lecture, j’ai eu au téléphone celui de ma tante Jeanny qui occupe une belle place dans le récit. A travers elle, c’est, avec l’oncle Gilbert, la fibre lorraine qui s’exprime. L’occasion de revisiter « en présence de témoins » cette part de passé que j’ai reconstruite !
              Mais qui est donc « cette belle repasseuse ? » lance avec une pointe d’énergique indignation ce personnage incontournable de « Pour y voir Clerc » ? Elle ne s’en laisse pas compter ! « Je ne t’ai jamais laissé seul chez la repasseuse ! Il y avait toujours le Marco avec toi !… ça, j’ai pas compris pourquoi tu dis ça !»…
              Peu importe Jeanny, ce qui compte, c’est le cheminement du sens dans une œuvre, la quête d’une vérité plus profonde qui retrouve les faits, les arrange à sa guise et les livre tout brûlants au lecteur !
              « D’ailleurs, la « belle repasseuse » était vraiment moche 
             - Ah, là je ne suis pas d’accord ! Elle était drôlement belle la Jeannine quand elle était jeune ! 
             - Moi, elle ne me plaisait pas ! »

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par Eric Bertrand publié dans : Ecriture et réécriture
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Jeudi 17 janvier 2008
Les essentiels de Clerc
 
Le Courrier indépendant : • Avec Julien Clerc, vous êtes plutôt du genre "Best of" ou intégrale. Quels sont ses classiques dont vous ne vous lassez pas ?
 
Eric Bertrand :
 
J'ai collecté depuis 70 (comme je l'évoque dans le livre) tous les 33 de Julien... Je me rappelle, c'était mon cadeau de Noël(comme il sortait environ un album par an). J'ai été vraiment fan de 70 à 80, puis j'ai moins accroché aux albums plus récents, regrettant la marque de Roda Gil... Sauf quand il est revenu avec "Utile".
              J'aime beaucoup le dernier qui comporte "Double enfance". Pour moi, et j'y fais une large place dans le livre, l'essentiel de Julien est contenu dans des chansons comme "Ivanovitch", "Yann et les dauphins", "la petite sorcière malade", "l'éléphant est déjà vieux", "La Californie", "Niagara", "Zucayan"...
 
Le Courrier indépendant : • Avec ce livre, vous revenez au roman (depuis 1993 et "la Route, la poussière, le sable »…) votre départ de Loudéac a-t-il favorisé cette écriture ?
 
Eric Bertrand :
 
Comme je l'explique dans le livre, le thème américain m'a profondément marqué au point de former mon imaginaire (tel qu'il se développe dans "la Route, la Poussière et le sable"). En effet, je reviens avec plaisir à la forme narrative que je prise par dessus tout, et que j'avais un peu mise de côté avec l'atelier théâtre (même si les deux dernières pièces comportaient un volet narratif) »
 
Le Courrier indépendant :Pouvez-vous nous parler de votre départ de Loudéac, de votre installation à La Rochelle et des activités littéraires que vous y menez ?
 
Eric Bertrand :
          
J’ai donc quitté Loudéac fin août comme prévu pour une installation en bord de mer. J'avais besoin de cette présence toute proche de l'océan et de l'île de Ré dont je suis originaire. Jenny et moi avons eu la chance de trouver un poste à La Rochelle. Du point de vue littéraire, j'ai donc mis entre parenthèses le théâtre pour me concentrer sur mes livres (un essai sur le personnage de roman sort prochainement chez Ellipses) et pour m'implanter dans la région. Je garde toujours un attachement à Loudéac et mes contacts avec des Loudéaciens sont nombreux.
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par Eric Bertrand publié dans : publication
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