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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Jeudi 18 janvier 2007
Acte 2, scène 6 (2) Lorsqu’elles s’en prennent à l’Américaine, elles sont toutes les deux très virulentes. C’est un débat qui doit s’ouvrir et qui oppose la jeune génération à celle des anciennes. Gigi est nettement du côté de sa conquête lorsqu’il dit :
« (…) Gigi : Vous n’avez jamais quitté votre Sicile et votre province de Messine !... Vous avez toujours vécu dans vos contes, vos céramiques et vos marionnettes ! Et vous prétendez donner des conseils sur l’amour ? (…)
              Même Ornella qui entretient une relation affective avec les deux femmes (elle est restée du côté de l’enfance et de la délicatesse comme l’a révélé la scène précédente) finit par se moquer de leur caractère arriéré. On sait depuis le début qu’elle est attirée par ce que représente l’Américaine…
              C’est ce qui l’amène à vouloir les provoquer à travers le thème du surfeur.
«  (…) Ornella : Imaginez l’histoire !... Mettez un jeune Américain à la place de Gilda, un bel Américain, style surfer, sur le ponton, tous les matins !… Eh ben, je l’aurais suivi sans hésiter, moi aussi !... Par amour, je l’aurais suivi ! (…) »
              C’est pourquoi la tirade doit être dite avec beaucoup de jubilation et presque de cynisme de façon à mettre mal à l’aise les plus prudes
 
Che cosa significa ?
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Mercredi 17 janvier 2007
 
Mot d’accueil à tous ceux qui sont passés par la "blogosphère" aujourd’hui, sur France inter dans l’excellente émission « Blog à part » : bienvenue sur ce blog qui alterne les retours sur les répétitions, les petites histoires « en coulisses », le bilan et la pérennité d'expériences diverses menées au lycée, sur les planches depuis maintenant dix ans, qu’elles aient eu pour thème route, aventures humaines, voyages, sexe, drogue, poésie, société… à travers Gainsbourg, Kérouac, Orwell, Tennessee et bien d’autres… Un petit détour s’impose en tout cas par le site officiel : http://www.atelier-expression-artistique.com
 
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Mercredi 17 janvier 2007
             J’interromps le bilan de la répétition du 9/01 sur laquelle il me reste deux articles pour revenir sur celle qui a eu lieu hier. J’ai beau savoir par expérience qu’il y a dans tout projet théâtral des moments de doute et de crise, je crois pouvoir affirmer qu’hier, nous avons touché le fond et que je n’en ai pas dormi de la nuit ! Une accumulation de doutes, de contrariétés, d’interrogations. Alors je tire la sonnette d’alarme pour ceux de la troupe qui sont lecteurs de ce blog et pour les autres afin qu’ils constatent que toute aventure à médaille a son revers !
              Les comédiens ont perdu le texte ! Catastrophique, mais hier, ils ne savaient plus grand-chose, à part Gigi et Ornella, mais les autres !... Total, une répétition qui piétine, sans cesse interrompue par des remarques sur le fond, sur la forme, et le texte qu’il faut souffler ! Mauvaises excuses des comédiens : « trop de travail en ce moment ! », « on a pourtant révisé ! »… Le fait est là, ça ne passe pas la barre, et quand le texte revient, il est annoné ou débité, et sent la sueur et l’effort de mémoire…
              Et puis Gilda, le personnage pivot, n’est pas là ! Coralie révèle de plus en plus une fragilité physique… Il faudrait un personnage rayonnant, débordant de vitalité et, actuellement, elle n’en a pas les moyens. Je signalais déjà ses problèmes de dos, de genoux, ses béquilles… Elle qui doit danser, rouler des hanches et provoquer les jeunes frimousses…
              Alors j’ai fait le compte (il reste 11 séances), pris des mesures, imposé le texte su et la répétition sans le texte sous les yeux dès mardi prochain. Et puis un filage prochainement, plus de mauvaise excuse.
              Mettre la troupe au pied du mur ! Car derrière, il y a toute une équipe qui s’affine, les musiciens qui proposent des choses intéressantes (j’y reviendrai), Mathieu qui, dans le rôle de Gigi progresse de plus en plus avec de véritables propositions d’acteur, les « Befana » qui mettent au point un jeu irrésistible, Alain, le technicien qui, débordant de vitalité, s’est comme moi ennuyé hier …
 
Nebole sul pontile !
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Mardi 16 janvier 2007

            Acte 2, scène 6 (1) Nouveau numéro des « Befana »… Elles sont censées revenir en bateau du ponton et elles dérangent la « scène sentimentale » qui précède…

«  (…) Ornella : la lumière du matin fait scintiller les flots. Personne sur le ponton. Nous sommes seuls au monde, les yeux dans les yeux (…) »

              Leurs voix perturbent le silence amoureux. C’est la chanson des partisans qu’elles ont entonnée à tue-tête. Elles approchent de la rive à nouveau sous la lumière d’une poursuite et en vertu d’une sorte de rituel désormais bien huilé pour le spectateur.

              Quand elles montent sur le ponton, elles ont des « choses » à dire à l’Americana… On y revient demain !
Soli al mondo...
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Lundi 15 janvier 2007
Acte 2, scène 3 (2) Je reviens sur la deuxième partie de la scène… J’évoquais le côté cancanier des deux sœurs qu’il est toujours plaisant de jouer au théâtre. C’est en tout cas un registre qui convient bien à Françoise et Jennifer (très extraverties l’une et l’autre).
              Après s’être livrées à un numéro sur « les tourtereaux qui roucoulent » et qui laissent derrière eux des « plumes », « brindilles » et « œufs », elles changent de ton et vont « à l’assaut » pour obtenir des jeunes qu’ils libèrent l’espace !
              La scène devient conflit de territoire, avec ce que cela implique comme jeu de scène. Confrontation, dissuasion mutuelle, résistance, recul et Francesca y jette ses dernières énergies… La Befana retrouve les ressources de « l’emphase » ce qui lui permet de grossir la volonté de « la petite bonne femme » et autorise le discours social dans lequel elle se lance en brandissant le poing…
Sei tu l'Americana ?
 
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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