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Fictions et variétés

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Cheminement du travail, de la réflexion sur un artiste à l'écriture d'une fiction ou d'un ouvrage autobiographique, du bilan d'un voyage à l'écriture d'un récit, d'une fiction ou d'une pièce, de l'écriture d'une pièce à sa mise en scène...Deux sites en relation directe avec ce blog : http://www.atelier-expression-artistique.com (théâtre et mise en scène), http://www.ericbertrand.fr (livres chez Aléas et Ellipses). 

 

 

Jeudi 31 août 2006
              « Journal du 19.06 : j’ai finalement prolongé l’apologue d’une manière inattendue. Je voulais simplement boucler la scène de façon spectaculaire et cela m’a amené à trouver un prolongement particulier à l’histoire…
              La légende d’Angelika, telle que je l’ai fait rapporter par Francesca, a quelque chose à voir avec l’origine du développement de la céramique dans le village. Du même coup, cela renforce davantage la fonction de Carolina dans la scène et souligne l’hommage particulier que je souhaite rendre au village de Santo Stefano di Camastra, dont la spécialité locale, c’est la céramique… »
 
              Le motif des céramiques est très présent dans le texte. Il collabore à l’impression du pittoresque du récit final (impression signalée par mes premiers lecteurs). La céramique est inscrite dans le paysage, et puis, Carolina, rappelons-le, est artiste en céramique et Gigi est fils d’un marchand de céramiques... Pour preuve, je joins la première phrase du récit :
« Le soleil était ardent, tenace. Il chauffait la céramique du sol dans cette petite ville sicilienne de Santo Stefano di Camastra où les artisans cuisent des masques et des objets d’ornement, de décoration ou de cuisine… »
 
              Au chapitre des « potins », je signale aux amateurs de scène, la rénovation du site qui comporte cette fois une série de vidéos qui dévoilent notamment tout le travail musical et qui donnent un bon aperçu du spectacle : « le Ceilidh ». Je rappelle l’adresse :
 
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Ecco il primo personnaggio e la prima attrice : Angelika...
 
 
 
 
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Mercredi 30 août 2006
             « Journal du 18.06 :l’apologue d’Angelika est écrit. C’est une belle histoire complètement inventée. Elle m’a été inspirée par la fameuse marionnette (« puppi ») chère au folklore sicilien. Cette Angelika trône en bonne place à la maison. Elle fait partie des « souvenirs » ramenés de Siracusa. J’ai lu hier que Pirandello avait été très marqué par ces éléments de la tradition sicilienne. Je n’ai pas cherché à exploiter la référence au passé des « rois normands » auquel se rattache cette marionnette.
              J’ai préféré inscrire en creux dans cette légende, les motifs essentiels qu’on retrouvera sous une autre forme dans le drame qui va se nouer sur l’espace du ponton. Quel est le sens de cet apologue ? La vie est sensation, ouverture au monde, il faut tenir ses sens en éveil pour ne pas passer à côté de la vie et découvrir la beauté du monde. Tout en racontant cette histoire (Francesca est une « diseuse d’histoires », un peu comme la « Donna mimma » de Pirandello), j’ai cherché à donner à cette scène une dimension théâtrale : la présence du public des enfants et adolescents et la fonction de Carolina sont sans cesse sollicitées, ceci dans le but d’éviter un trop long monologue à Francesca. »
 
              Angelika demain en photo dans ce blog. Je vais la décrocher de l'escalier où elle trône.
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Pupi in Sicilia...
 
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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Mardi 29 août 2006
              « Journal du 17.06 : puisque Francesca et Carolina ont un rôle à jouer dans la vie de ces adolescentes, il faut les mettre en scène dans un prologue où elles racontent un apologue qui renvoie au thème de la pièce : celui de l’éveil. Ce sera un apologue imaginaire et frileux qui anticipera sur l’autre apologue qu’évoque la pièce. Confrontation avec la vraie vie. Les enfants ne comprennent pas forcément l’histoire qu’on leur raconte mais sont confrontés à une fiction qui les interpelle.
              L’idée aussi, pour renforcer le caractère traditionnel (et en même temps comique sur la scène !), de faire entrer la conteuse Francesca sur une petite charrette tirée par Carolina. C’est aussi l’occasion de remettre en scène ma valise : elle a toujours beaucoup de succès auprès des élèves qui me voient arriver en cours avec elle. Cette valise est foncièrement un objet scénique : Carolina qui est aussi l’assistante de Francesca va en sortir une cafetière, des tasses à café, un coussin, des pinceaux et des craies, un tableau noir, la marionnette Angélika, figure fameuse du folklore sicilien sur laquelle je reviendrai. »
 
              Facteur d’unité, le prologue est en effet décliné dans tout le texte, tant au niveau de sa signification qu’au niveau de des images qu’il produit (notamment celles associées à la marionnette).
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Andiamo sulla spiaggia ! Dov'é il pontile ?
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Mardi 29 août 2006
              « Journal du 17.06 : puisque Francesca et Carolina ont un rôle à jouer dans la vie de ces adolescentes, il faut les mettre en scène dans un prologue où elles racontent un apologue qui renvoie au thème de la pièce : celui de l’éveil. Ce sera un apologue imaginaire et frileux qui anticipera sur l’autre apologue qu’évoque la pièce. Confrontation avec la vraie vie. Les enfants ne comprennent pas forcément l’histoire qu’on leur raconte mais sont confrontés à une fiction qui les interpelle.
              L’idée aussi, pour renforcer le caractère traditionnel (et en même temps comique sur la scène !), de faire entrer la conteuse Francesca sur une petite charrette tirée par Carolina. C’est aussi l’occasion de remettre en scène ma valise : elle a toujours beaucoup de succès auprès des élèves qui me voient arriver en cours avec elle. Cette valise est foncièrement un objet scénique : Carolina qui est aussi l’assistante de Francesca va en sortir une cafetière, des tasses à café, un coussin, des pinceaux et des craies, un tableau noir, la marionnette Angélika, figure fameuse du folklore sicilien sur laquelle je reviendrai. »
 
              Facteur d’unité, le prologue est en effet décliné dans tout le texte, tant au niveau de sa signification qu’au niveau de des images qu’il produit (notamment celles associées à la marionnette).
 
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E il pontile, dove è ?
par Eric Bertrand publié dans : Théâtre au lycée
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Lundi 28 août 2006
              « Journal du 16.06 : l’un des objectifs de mon travail tel qu’il se manifeste à travers les premiers fragments d’écriture, consiste à donner à cette pièce la dimension d’une fable sur l’éveil à la vie.
              Elle tourne autour de la figure d’une jeune fille, libre dans ses mœurs, Gilda. Les trois filles du village qui la regardent de loin sont fascinées, même si elles réagissent différemment. Cette liberté, cette impudence les renvoie à leur être propre. Elles sont encore dans le carcan de leur éducation et de leur culture : elles sortent à peine du cycle des histoires pour enfants que leur contaient Francesca et Carolina. Elles n’osent pas aller plus loin avec les garçons qu’elles aiment… »
 
              Cet aspect du travail est en effet l’un des points importants sur lesquels j’ai fait porter la réflexion à travers tout l’ouvrage. J’ai insisté sur la découverte de soi, le narcissisme, la naissance du désir, la pudeur, les tabous, la volonté de révolte… Et j’ai joué sur la variété des tempéraments pour en tirer une efficacité dramatique (essentiel pour le théâtre)
 
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Adolescenti nella città...
par Eric Bertrand publié dans : Civilisation sicilienne
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